*Les quatre frères quittent le repaire à toute allure dans leur véhicule, roulant à vive allure au travers des rues quasiment désertes, grillant feux rouges et stops. Donatello, derrière le volant, tourne brusquement, ses frères secoués dans tous les sens à l’arrière du véhicule, avant que ce dernier ne se stoppe aussi brutalement qu’il roulait, juste devant la maison de la grand-mère de Lou. Les mutants sortent à grande allure du véhicule, les armes déjà en main, prêts à en découdre. Ils enfoncent la porte d’entrée, avancent en mode ninja, le visage fermé, arme en main, le pas léger et mesuré, leurs sens en action ; ils traversent les couloirs, alertes au moindre bruit, au moindre mouvement. Leonardo lève le poing, signalant à ses frères de s’arrêter. Il tend l’oreille, reconnaissant la voix d’Old à l’étage. Les mutants montent les marches deux par deux, dans un silence pesant. Ils s’approchent de la porte de la chambre de Lou, entendant des gémissements ; ils se préparent à entrer mais sont pris de court alors que la porte s’ouvre de l’intérieur devant eux. Les frères écarquillent les yeux alors qu’ils découvrent leur amie et sa grand-mère attachées et bâillonnées sur le lit de la jeune fille. Au côté de Lou, Old a placé l’une de ses griffes acérées sous son cou. Les tortues se figent un instant avant que Raphaël ne fasse un pas en avant, ses saïs serrés entre ses mains, dont les jointures blanchissent.*
-Lou ! La vieille ! Espèce de…
* S’énerve Raphaël alors que le leader pose sa main sur l’épaule de son frère, le coupant dans son avancée. Le rebelle tourne la tête vers son chef, le regard noir. *
-Putain Leo !
-Stop Raph ! Tu te calmes !
*Old regarde la scène avec une satisfaction malsaine. Leonardo pose son regard sur son amie. *
-Tout va bien aller, Lou …
*Old éclate d’un rire victorieux alors que sa griffe entaille doucement la gorge de l’humaine qui grimace, tandis qu’un fin filet de sang commence à couler de son cou. Michelangelo grimace, Donatello détourne le regard, impuissant, Raphaël bouillonne violemment alors que Leonardo resserre sa prise sur son épée. *
-Arrête Old ! Elles n’ont rien à voir dans tout ça !
-Hhahah ! Au contraire, elles ont tout à voir, si elles me permettent de vous détruire !
-Old !
*Supplie presque Leonardo, tout en faisant un pas en avant.*
-Depuis quand les monstres ont-ils des humains pour amis ?!? hahah
-Old, laisse-les partir, c’est entre toi et nous !
-Tu as raison, mais non ! Je trouve cela bien trop amusant pour arrêter maintenant !
*La jeune fille remue un peu tout en gémissant sous son bâillon, son regard plongé dans celui de Leo.*
-Pardon… Lou…
*Murmure le chef, comme pour confesser que tout cela est de sa faute, à lui et ses frères. Elle le regarde, les sourcils froncés, ne comprenant pas son excuse soudaine, alors qu'Old éclate de rire encore plus fort. Relevant le menton de l’humaine pour lui susurrer à l’oreille sans quitter les tortues du regard.*
-C’est eux qui m’ont mené à toi ! Et c’est à cause de ça que tu vas mourir !
*Les yeux de la fille s’écarquille de peur à cette menace nullement voilée. Alors qu’un kunai fend l’air en direction du chat mutant qui décale quelque peu la tête pour l’éviter sans perdre son sourire, alors que Leonardo tourne la tête, fou de rage vers son frère.*
-Putain Raph ! Tu aurais pu la blesser !
-Alors quoi ? On va laisser ce connard la torturer devant nous sans rien dire !
*Fulmine Raphaël. Michelangelo, qui était en retrait, fait un pas en avant pour se placer a hauteur de Raphaël, disant tout bas en regardant Leonardo.*
-Frangin, Raph a raison…
*Il pose son regard empli de tristesse sur les deux prisonnières, alors que la grand-mère pose doucement sa main ridée sur celle de sa petite-fille afin de lui apporter du réconfort. Comme si l’ancienne ne ressentait plus de peur maintenant que les quatre frères étaient arrivés.*
-Fini de jouer les carapacés ! Poser vos armes, ou bien je les tues !
*Menace Old avec un grand sourire de vainqueur. Raphaël grogne entre ses dents en direction de Leonardo qui commence à abaisser ses armes.*
-Leo… Bordel, on ne va pas…
*Le leader lui lance un regard noir avant de porter son attention sur Donatello.*
-Don… Tu l’as ?
*Il le questionne tout bas, alors que Donatello arque dans un premier temps un sourcil avant de comprendre et de hocher faiblement la tête. Tous posent leurs armes au sol, avant qu’ils ne les lâche entièrement, Donatello lance vers Old une boule sonore, uniquement audible par l'ouïe des félins. Old hurle de douleur, ses pattes sur les oreilles alors qu’il tombe à genoux, sous les regards perplexes de ses acolytes qui ne comprennent pas sa réaction. Les garçons ramassent leurs armes en vitesses, fonçant dans le tas. Frappe et propulsant au loin les ravisseurs. Donatello profite du chaos pour aller libérer les deux victimes.*
-Tout va bien aller !
-Donnie !
*Lui dit choquer la jeune fille alors que la grand-mère ajoute.*
-Et bien, vous vous êtes fait attendre ! J’ai bien cru un moment que la boule de poils allé nous transformer en sushi !
-Hahaha, pardon madame…
*Rigole malgré lui Donatello, devant l’attitude décomplexer de la vielle dame. Elles se relèvent et suivent Donatello hors de la maison, les mettant à l’abri dans le camion, alors que les trois frères finissent de se battre à l’intérieur. Une fenêtre explose les tortues en sortent suivis de deux combattants, alors que Leonardo hurle à son frère de démarrer le camion. Le scientifique enclenche la première et démarre à toute allure. Ses frères sautant sur le haut du véhicule, alors qu’il accélère en direction de leur repaire. Tournant dans les rues afin de s’assurer de ne pas être suivi. Arrivé au repaire, ils amènent leurs « invitées » dans le salon, les installant sur le canapé, alors que Michelangelo court à la cuisine chercher de quoi boire.*
-Comment vous sentez-vous ?
-Bien Leo… Grâce à vous. Merci
-Ils auraient quand même pu faire un effort d’arrivés plus vite !
-Grand-mère ! T’es sérieuse là ! Ils viennent de nous sauver !
-Oui oui !
*Dit telles de façons nonchalante, alors que les garçons la regardent surprise et amusés a la fois. Le maître entre dans la pièce attirée par le bruit, Michelangelo le rattrapant avec les verres d’eau.*
- Non-content d’avoir mis le temps, ils nous on amenaient où ? *dit-elle en reniflant l’aire* Les égouts ! Et beurk, ça sent le rat !
*Tous palis d’embarrant devant sa dernière phrase alors que Michelangelo, se retient de rire. Splinter, levant un sourcil avant de tourner discrètement son nez vers son bras pour se sentir avant de reprendre son attitude serein.*
-Effectivement ! L’odeur et bien présente ! Enchanté, je suis le père de ces quatre trouble faite. Splinter et mon nom ! Et vous devez être la grand-mère de Lou ?
-Enchantée, je suis bien la grand-mère de cette foutue tête de mule !
-HEEEE !
*La vielle tend la main à Splinter qui la prend. Elle la serre faisant une drôle de tête.*
-Je vois, si je puisse dire, que le rat et plus gros que prévu !
*Michelangelo explose de rire, alors que ses frères essaient tant bien que mal de contenir leurs rires devant leur maître, alors que Lou, devient livide de honte, frappant son front avec le creux de sa main.*