Ceux qui survivent

Chapitre 21 : Dimitri

Par ShleyAsheila

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Le jour déclinait. Rosa avait avancé avec Sasha  vers le village de Dauper, évacuant les civils qu’elles croisaient. Puis elles s’étaient séparées. Son amie s’était rendue dans son village natal, espérant ne pas être arrivée trop tard. De son côté, Rosa avait tracé jusqu’à Erm, un autre petit village un peu plus au nord-ouest. Elle se souvenait des mois passés là-bas, lorsque sa mère et elle étaient réfugiées suite à la chute du mur. Elles avaient globalement étaient bien accueillies, ce qui contrastait avec ce qu’avaient vécu d’autres habitants. Elles n’étaient cependant pas restées car les ressources commençaient à manquer et deux bouches en plus à nourrir était déjà beaucoup. Mais Rosa gardait un souvenir tendre de ces quelques mois chez ces fermiers et agriculteurs simples et bienveillants. 

Aussi, elle s’était empressée de galoper jusque là-bas dans l’espoir de les arracher au sombre destin qui les attendait s’ils restaient chez eux. Tout comme Sasha, elle espérait ne pas être arrivée trop tard. 

Lorsqu’elle arriva, elle nota que l’évacuation ne l’avait pas attendue. Les maisons étaient vides et les derniers civils prenaient la route vers Yarckel, le district ouest du mur Sina. Un jeune adolescent d’environ douze ou treize ans, armé d’une fourche lui indiqua qu’il était le dernier, qu’il avait veillé à ce que tout le monde évacue et que rien ne leur arrive alors qu’ils prenaient la route.

-Et que comptes-tu faire avec ta fourche ? demanda Rosa d’un ton doux.

-J’la plante dans les titans s’ils s’approchent ! répondit-il d’un ton volontaire, joignant le geste à la parole et mimant une attaque avec son arme de fortune.

-Tu es courageux, remarqua-t-elle. Mais crois-moi, plus tu évites les titans, mieux tu te portes. Dépêche-toi de te mettre à l’abri. 

-Et vous, vous allez tuer des titans avec votre arme ?

Le regard de Rosa tomba sur la lame un peu émoussée qu'un forgeron retraité lui avait remis dans un village précédent. La voyant sans équipement, il lui avait dit que c'était mieux que rien. Elle l'avait donc attachée à la selle de son cheval.

-J’espère franchement éviter ça. Mais s’ils vous attaquent, je n’aurai pas le choix. Je ne vous laisserai pas vous faire manger en chemin.

Même si combattre sans équipement tridimensionnel était comme un combat perdu d'avance. Mais elle ne pouvait pas dire ça au gamin. Alors elle croisait juste les doigts pour qu’aucun titan ne pointe le bout de son nez.

-Ah ouais ça c’est gentil m’dame !

Sur ce, il trottina en direction des silhouettes au loin qui avançaient dans la lueur déclinante du soleil.


Rosa donna un coup de talon à son cheval et prit la même direction. Elle fut impressionnée par la discipline dont faisaient preuve les habitants d’Erm. La colonne de civils marchait d’un bon pas. Les quelques chevaux dont ils disposaient servaient à transporter des sacs ou tirer quelques charrettes sur lesquels les plus âgés et les infirmes avaient été installés. Il ne semblait pas y avoir de panique ni de mouvement de foule. Chacun avançait, faisant attention à son voisin.

-Rosa ? appela la voix d’une femme.

La concernée baissa les yeux sur une dame âgée. Ses cheveux blancs étaient retenus en un chignon et elle portait un châle aux motifs oranges sur les épaules.

-Madame Palls ! s’exclama Rosa en la reconnaissant.

Elle mit pied à terre, gardant les rênes de son cheval dans une main.

-Dis donc, comme tu as grandi ! Que fais-tu ici ? Tu reviens nous voir en fière soldate ?

La jeune fille se rappelait que la femme devant elle avait été la première à ouvrir sa modeste maison à la mère et la fille qui étaient arrivées dans leur village. Elle leur avait proposé une couchette aménagée dans la pièce à vivre. Son logis était petit mais chaleureux. Elle avait partagé avec elles sa soupe de fèves et le pain qu’elle cuisinait elle-même. Rosa se souvenait de ses mains calleuses, abîmées. Elle lui avait expliqué que dans le temps, elle vivait en ville et gagnait sa vie en lavant le linge des autres. Le contact répété avec l’eau froide et les produits avait eu un effet irrécupérable sur sa peau. 

-J’ai pour mission d’aider les civils à évacuer, commença Rosa. Je suis heureuse de voir que vous avez déjà commencé. Mais comment avez-vous…

-C’est Dimitri, répondit la vieille femme en désignant au loin le jeune homme et sa fourche. Il se balade souvent dans les environs. Certains disent qu’il n’en fout pas une pendant que ses parents se cassent le dos sur le champ de pomme de terre. Moi je crois surtout qu’il apprend la vie. Il aime parcourir la forêt et connaît plein de choses sur les plantes, les herbes comestibles, médicinales. C’est sûr, ça fait pas pousser le champ de patates mais bon…

La femme eut un rire et haussa les épaules. Rosa se rappela soudainement qu’elle avait des tendances bavardes et constater qu’elle n’avait pas changé lui réchauffa le cœur. 

-Bref, il était en balade et est revenu en catastrophe en disant avoir entendu un grondement sourd et vu des oiseaux s’envoler comme s’ils avaient senti quelque chose. Les gens disent que Dimitri est un branleur, mais on est tous d’accord sur le fait qu’il a un bon instinct qui le trompe rarement. Tu sais, avec ce qui s’est passé à Trost le mois dernier, tout le monde est un peu sur le nerfs. On a déjà discuté de comment on évacuerait, si jamais. Bah voilà, on le met en pratique. Tant pis si on débarque à Yarckel et qu’en fait, il n’y a rien. On préfère ça à attendre et voir. 

-Eh, mamie, arrête de papoter et avance, tu vas perdre le convoi ! taquina la voix de Dimitri. Oh m’dame, vous êtes encore là ? ajouta-t-il en remarquant Rosa.

-Madame Palls était en train de me compter tes exploits. Tu as un très bon instinct.

-Ah euh… merci…

Il parut gêné et se gratta la tête de sa main qui ne tenait pas sa fourche.

-Vous allez v’nir avec nous ?

-Je vais faire un bout de route avec vous, oui, confirma Rosa doucement.

Elle avait songé que la nuit était en train de tomber. Avec Sasha et les autres soldats de l’unité nord, ils avaient balayé une bonne partie des villages alentour. Elle pouvait bien s’autoriser un petit moment. La vieille dame reprit sa marche d’un pas bien alerte pour son âge. Rosa l’imita, tirant sur la bride de son cheval et Dimitri se posta de l’autre côté.

-Tu savais que Rosa a vécu parmi nous ? demanda madame Palls à l’adresse du jeune homme.

-Ah, non je savais pas. Rosa c’est vous ?

-Oui c’est moi. C’était y’a cinq ans, et je ne suis pas restée longtemps.

-Oh, les dames réfugiées ? C’était vous ?

Rosa eut un hochement de tête avec un petit sourire tendre. Ces souvenirs réchauffaient son cœur et elle était encore impressionnée que de telles sensations subsistent dans un contexte où ils pouvaient se faire manger à tout instant. Fort heureusement, aucun titan n’était en vue et la nuit tombait. Ils devraient bientôt devenir inactifs en attendant les premières lueurs du jour.

-En tout cas, reprit Dimitri, c’est gentil d’votre part d’être venue nous voir. Et de dire que vous nous sauveriez si besoin.

-C’est normal. C’est mon devoir de soldate. Sauver des vies.

Comme pour appuyer son propos, elle exécuta le salut si souvent répété. Le poing sur le cœur, une promesse de se battre pour la survie de l’humanité. 

-Vous savez, parfois j’me dis que j’devrais aussi faire comme vous.

-Qu’est-ce que tu racontes, s’exclama madame Palls en lui donnant une affectueuse tape derrière la tête. T’es pas fait pour être soldat, bougre d’âne !

-Mais j’suis pas fait non plus pour les champs d’patate, moi.

-Madame Palls disait que tu as une sacrée expertise en plantes et tu connais très bien la flore qui t’entoure.

-Oh oui, je trouve ça passionnant ! Quand ma mère se rend en ville pour livrer nos récoltes, elle me rapporte souvent des livres. Des encyclopédies sur les fleurs, les plantes, je connais plein de trucs !

-C’est peut-être pour ça que tu es fait, alors. Tes connaissances ont plein d’utilité. Par exemple dans la médecine et la pharmacologie.

Elle nota que le regard de Dimitri s’était mis en briller. Il la contemplait comme si elle lui avait dit la chose la plus merveilleuse du monde.

-C’est vrai ? Vous croyez ?

-C’est une piste à creuser, en tout cas. Mais effectivement, ce serait dommage de gâcher un tel intérêt et de telles compétences en venant t’embourber dans l’armée.

-Ca c’est bien parlé ! encouragea la vieille dame en levant le poing.

Dimitri sembla réfléchir intensément à l’idée. 

-Dites, madame Rosa. Vous aimez ce que vous faites ? Je veux dire… l’armée…

Elle eut un moment de réflexion. Personne ne lui avait jamais vraiment posé cette question.

-Oui. Je crois. Parce que c’est mon moyen d’atteindre mon but. Et que j’ai tellement envie d’y arriver que même les titans, même les combats, même les moments insoutenables où on croit mourir, où on voit mourir me paraissent valoir le coup si je parviens à réaliser mon rêve.

-Et c’est quoi ?

Elle leva le visage vers le ciel désormais totalement chargé de nuit. Observer la voûte étoilée lui conférait un sentiment de liberté. Lui rappelait qu’il existait tant de choses au-delà des murs et que le ciel, lui, ne connaissait pas de telles frontières.

-Voir ce qu’il y a au-delà, souffla-t-elle. 

Dimitri ouvrit de grands yeux surpris. Madame Palls affichait un petit sourire mais un léger voile d’inquiétude passa dans son regard : 

-Noble rêve, dit-elle. Mais méfie toi. Dans notre monde, on n’aime pas ceux qui rêvent trop grand. 

Rosa s’apprêtait à lui demander pourquoi, quand une voix grave tonitrua à travers la nuit : 

-Ackerman !

Un cheval arrivait au galop vers le trio qui s’était laissé distancé par le reste du groupe. Rosa vit un soldat qu’elle ne connaissait pas mais arborait le blason du Bataillon. Il tira sur ses rênes et s’arrêta à quelques pas.

-Rosa Ackerman, reprit-il en la fixant. Vous êtes attendue au district d’Ehrmich.

-Hein ? Mais…

-Ordre direct du major Erwin. Vous devez venir. Vite.

L’urgence dans le ton employé lui fit comprendre qu’elle ne devait pas discuter. Elle se tourna alors vers madame Palls, lui prit les mains : 

-Soyez prudente. Mettez-vous à l’abri. Tout ira bien.

-Je te remercie, Rosa. Ne t’en fais pas pour moi. Prends soin de toi.

-Et toi, Dimitri, je te souhaite de trouver ta voie. Cultive ta passion. Elle est importante.

La fourche sur l’épaule, le jeune garçon lui adressa un signe de tête déterminé. Tandis que le soldat du Bataillon commençait à s’éloigner dans la nuit, Rosa se remit en selle, prête à le suivre. Elle adressa un signe de main à ses deux compagnons de route temporaires et dirigea son cheval de sorte à s’élancer derrière son aîné du Bataillon. C’est alors que la voix de Dimitri l’interrompit dans son élan : 

-Merci madame pour vos conseils ! Faites attention à vous ! Et puis…

Il hésita. Elle aurait juré qu’il était rouge mais dans la nuit, il était difficile de dire si c’était le cas.

-J’vous trouve jolie, lâcha-t-il sans oser la regarder, les poings serrés sur sa fourche.

Madame Palls émit un rire attendri. Rosa le regarda surprise avant de lui sourire, touchée par sa déclaration si spontanée : 

-Merci. Prends soin de toi, Dimitri. A la prochaine !

Après un dernier signe de main, elle s’élança dans la nuit. Les sabots de son cheval frappèrent le sol alors qu’il partait au galop. Direction Ehrmich.


***

La porte s’ouvrit sur un soldat qui salua avec détermination son major.

-Elle est là, annonça-t-il d’une voix forte.

D’un signe de tête, Erwin lui fit comprendre qu’il pouvait la faire entrer. A la fois timide et impressionnée, Rosa pénétra dans la pièce. Rapidement, elle scanna les environs et vit qu’elle était seule avec le major et le caporal-chef. Ce dernier la dévisageait sans s’avancer vers elle. Erwin, en revanche, se leva de son siège et l’accueillit d’un sourire aimable.

-Bonsoir Rosa. Je suis heureux de te rencontrer.

Il l’invita à prendre place face à lui, de l’autre côté du bureau. Elle comprit que c’était plus un ordre qu’une invitation et elle obtempéra. Elle n’osait rien dire, pas même répondre au bonsoir qui lui avait été poliment lancé. Son regard alternait entre les deux hommes. Qui représentaient la hiérarchie du Bataillon. Ceux qu’elle n’avait vus que de loin. Elle n’avait jamais imaginé se retrouver dans un entretien particulier avec eux alors qu’elle n’était qu’une jeune recrue encore sans expérience.

Calmement, Erwin reprit sa place et son regard d’azur balaya son visage. Elle avait l’impression qu’il lisait en elle comme dans un livre ouvert, ce qui l’impressionna encore plus. Ses mains posées sur ses genoux vinrent se crisper. Elle ne savait pas pourquoi elle était là. Pourquoi le major l’avait faite rapatrier à Ehrmich. Au début, elle avait songé que peut-être, ses autres camarades y étaient et qu’il voulait qu’elle rejoigne son groupe. Mais lorsqu’elle était arrivée, elle n’avait vu aucun visage familier et le soldat qui était venu jusqu’à elle l’avait immédiatement conduite vers les quartiers de commandement. Elle avait croisé plusieurs hommes et femmes portant le blason de la Garnison et quelques Brigades Spéciales. 


-Rosa, commença Erwin en croisant ses doigts dans un geste mesuré, l’invitation a dû te paraître un peu… impromptue. Mais j’avais besoin de te voir. Et de te parler.

-Moi ? dit-elle d’une petite voix. Pourquoi ? Est-ce qu’il y a un… problème ?

-Que sais-tu de Reiner Braun ?

La question la désarçonna. Elle s’attendait à tout sauf à ça. Sans pouvoir se contrôler, elle sentit le rouge lui monter aux joues et se força à maîtriser la tempête d’émotions que cette simple question faisait surgir. Elle bafouilla un peu avant de parvenir à se reprendre.

-Eh bien… on était dans la même brigade d’entraînement. Je dirais que c’est quelqu’un de… fiable. Il a toujours beaucoup aidé ceux qui étaient en difficulté. Il a été très bien classé. 

Elle s’interrompit, ne sachant pas trop comment continuer. Elle ne comprenait pas le sens exact de la question. Que devait-elle développer ? Ses compétences au combat ? Ses capacités relationnelles ? Ses qualités humaines ?

-Que sais-tu de son histoire ?

-Pas grand-chose, avoua-t-elle. Il n’a jamais beaucoup parlé de lui. Je sais qu’il vient du même village que Bertolt et qu’ils ont dû fuir comme beaucoup il y a cinq ans. Je ne crois pas qu’il ait encore de la famille. En tout cas, il n’en parle jamais.

Elle nota du coin de l'œil que Livaï avait quitté son poste d’observation appuyé contre le mur pour venir s’approcher. Il se posta à côté d’Erwin, demeura debout et la toisa. Elle ne se sentait pas tout à fait à l’aise, ainsi observée par son regard dur. Il n’était pas bien grand mais dégageait une aura impressionnante. 

-Toi et lui, commença-t-il d’un ton direct. C’est quoi votre relation ?

Le ton qui ne s’embarrassait pas de fioritures la surprit autant qu’il déclencha une forte gêne chez elle. A nouveau, elle rougit et dû lutter encore plus fortement que précédemment pour retrouver la maîtrise d’elle-même.

-On a entendu dire que vous étiez proches, continua Livaï, imperturbable.

-Ou… oui, un peu, répondit-elle en détournant le regard. On est… enfin… on discute. 

-C’est tout ? insista le caporal-chef en croisant les bras sur sa poitrine.

-Oui…

Elle avait un ton mal assuré. Elle jeta un coup d'œil à son interlocuteur et vit qu’il ne la lâchait pas du regard. Erwin n’esquissa aucun geste pour intervenir, laissant faire son subordonné.

-Enfin non, souffla-t-elle finalement.

Elle avait senti que Livaï n’était pas convaincu par sa réponse et qu’il voulait de l’honnêteté. De toutes les façons, mentir ne jouerait pas en sa faveur et il apprendrait ou comprendrait bien assez tôt la vérité.

-On est… parfois très proches.

Elle n’était pas très sûre de ce qu’elle avançait. Elle voulait être proche de lui mais depuis l’épisode de la veille et la réaction de Reiner suite à leur baiser, elle n’était plus sûre que cette volonté soit réellement partagée. Même s’il disait l’aimer beaucoup et tenir à elle.

-Enfin… c’est un peu compliqué. Mais je l’aime bien, avoua-t-elle, un peu honteuse.

-Ts, c’est pas tes histoires de cœur qui nous intéressent.

-Livaï, reprit doucement Erwin, comme pour le calmer. Ne traumatise pas comme ça notre jeune recrue.

Il reporta son regard bleu sur Rosa. Un regard où elle y lut à la fois une détermination sans faille et une certaine douceur. Il ne voulait pas la brusquer ou lui faire peur. Mais il avait un but à atteindre et il y parviendrait.

-Nous ne voulons pas être intrusifs. Mais nous avons besoin de jauger ta fiabilité.

-Ma… fiabilité ? demanda-t-elle, surprise.

-Oui. Nous avons besoin de savoir si tu serais prête à tout pour l’avenir de l’humanité. Y compris faire face à des vérités… dérangeantes. Tu as juré d’offrir ton cœur pour l’humanité. Ce serment était-il sincère ?

Rosa eut quelques secondes de flottement, ne comprenant toujours pas où voulait en venir le major. Mais elle se ressaisit et bientôt, un éclat déterminé vint remplacer le voile de doute qui flottait dans ses yeux. D’un geste vif, elle plaqua son poing fermé sur son coeur : 

-Bien évidemment, major. Ce serment était sincère et je suis toujours prête à faire ce qu’il faut pour l’avenir de l’humanité.

Erwin eut un sourire avant d’échanger un regard avec Livaï. Ce dernier la jaugea à nouveau avant de hocher la tête : 

-Elle me plaît. J’aime cet éclat dans son regard. Tu peux y aller.

Rosa ne comprenait pas. Y aller ? Le caporal-chef semblait inciter son supérieur à faire quelque chose. Mais quoi ?

-Bien, reprit Erwin. Rosa. Écoute-moi. Ce que je vais te dire risque de ne pas te plaire mais souviens-toi que tu as juré de donner ton cœur pour l’humanité. Rappelle-toi de ce serment et de ton devoir. Et rappelle-toi que, parfois, le devoir nous pousse à piétiner nos sentiments pour une cause plus grande.




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