Dans le chapitre précédent, Sebastian donne rendez-vous à Ominis dans la crypte. Un élève de Serpentard est retrouvé blessé près de la salle de défense contre les forces du mal et Seb part à la recherche d'Ominis pour s'assurer qu'il ne s'agit pas de lui.
Point de vue de Sébastian :
J'entendis des pas dans mon dos.
-Qu'est ce qui ce passe ?
Je connaissais trop bien cette voix.
-Evelyne. ai-je murmuré.
-Si tu t'inquiètes pour ton meilleur ami, il va bien. Enfin pour le moment. La prochaine fois ce ne sera sans doute pas le cas.
Il n'en fallu pas plus pour que je me retourne, mes yeux lançant des éclairs.
-Alors c'est toi qui à tenter de tuer cet élève ?
Elle m'as rit au nez. Avant son rire était doux et léger, mais il n'avait désormais plus rien d'attendrissant. On aurait dit qu'elle se moquait de l'univers. C'était peut-être le cas.
-Qui a dit que j'avais essayé de le tuer ? Il n'était que blessé à ce que je sache.
-C'est pour ça que j'ai dit tenter. Parce que tu n'as pas réussis. Ce qui m'étonne de ta part d'ailleurs.
-C'est juste que sa mort n'était pas mon objectif. Je voulais simplement te faire peur. Pour le moment. Te voir courir comme un fou dans les couloirs à la recherche de ton si précieux Ominis me remplis de joie. Que ce passera-t-il s'il disparaît ?
Cette fille a vraiment un grain.
-De quoi tu parles ?
-Tu sais très bien ce que je veux dire. Son sourire sadique disparut de son visage. Tu veux savoir pourquoi je suis partie ?
Je la connaissais assez bien pour savoir qu'elle n'attendait aucune réponse de ma part.
-Ce n'est pas que je ne t'aimais plus. Bien au contraire. Mais TOI, crachat elle, Toi tu ne m'aimais plus. Et tu ne m'avais jamais aimé.
Je la regardais sans comprendre. Moi, ne jamais l'avoir aimé ? Evelyne perdais complètement les pédales. Et puis, quel était le rapport avec Ominis ?
-Evelyne, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Je t'aimais vraiment tu sais ?
-Non. Parce que tu aimais quelqu'un d'autre. Et ça je ne pourrais jamais l'accepter. En plus... franchement, je ne te pensais pas comme ça. Je suis partie pour que tu puisses vivre ton amour tranquillement, sans petite copine encombrante, mais non, tu as continué à collectionner les filles et à leur faire croire qu'il n'y avait qu'elles.
-Mais de quoi tu parle à la fin ?! me suis-je impatienté.
Elle à rit. Encore. Mais cette fois c'était un rire triste.
-Je ne pense pas que tu me prennes pour une idiote. Donc en plus de faire croire à toute ces filles que tu les aimes, tu te le fais croire à toi aussi. J'ai de la peine pour toi mon pauvre.
Elle s'est tue puis à pris une grande inspiration. Son regard et le sourire malicieux qui apparut sur son visage ne me donnèrent clairement pas confiance.
-J'avais d'autre projets pour toi mais j'ai une idée. On va jouer à un petit jeu toi et moi. Je vais te faire comprendre qui tu aimes vraiment. Mais pour ça, tout les moyens seront bons. Tu as jusqu'au nouvel an pour trouver de qui il s'agit ou tu devras sortir avec moi.
-Qu'est ce que j'y gagne au juste à ton petit jeu ?
Son sourire carnassier s'élargit.
-Ce que tu as à gagner ? Je joue les cupidons et je t'ouvre les yeux gratuitement. Grâce à moi tu prendras enfin conscience de la personne que tu aimes vraiment. En plus je suis quasiment sûre que c'est réciproque C'est plutôt intéressant, non ?
-Et toi ? demandais je dubitatif. Son marché m'avait tout l'air d'une arnaque
-Quoi moi ? dit-elle.
-Eh bien, qu'est ce que tu gagne à faire ça ?
J'était de plus en plus perdu.
Elle rit à nouveau.
-J'y gagne un passe-temps et peut-être même toi si tu continues à te leurrer jusqu'au bout. Je t'aime et pour ça, je veux ton bonheur. Si tu le trouve avec cette personne, alors je vous laisserais. Mais tu sais que je suis là. a-t elle lancé en me faisant un clin d'œil. Elle s'est retournée et est partie.
J'aurais du lui dire non clairement dès le départ. Parce que maintenant elle va partir du principe que j'ai accepté, ce qui n'était pas mon intention.
Bordel, dans quelle galère je viens de me fourrer ?!
Point de vue d'Evelyne :
Effectivement mon objectif était de le tuer. Enfin non. Au départ je voulais discuter, mais quand je l'ai vu, lui qui m'avait volé l'amour de ma vie, ma rage à pris le dessus. Et j'ai donc changé mon plan. Au lieu de parler, j'allais lui lancer un sort, n'importe lequel ferait l'affaire. Mais évidemment, il a fallut qu'un imbécile passe au moment où je l'ai lancé. Mais finalement ce n'est pas plus mal. J'ai déjà beaucoup d'idées concernant mon marché avec Séb et je sens qu'il va très vite regretter d'avoir accepter de jouer avec moi.
Point de vue de Sébastian :
Le seul endroit où je n'avait pas encore cherché était notre repère secret : la crypte. Je n'y était pas encore aller car j'appréhendais ce que je risquais d'y trouver. Maintenant qu' Evelyne m'avait confirmé qu' Ominis allait bien j'aurais pu, non, j'aurais du arrêter là. Mais je voulais quand même le voir. J'en avais besoin. Je me rendis donc dans la tour d'astronomie pour y chercher mon meilleur ami. Ce qu'Evelyne avait dit, et aussi pas dit, me trottait encore dans la tête. Qui pouvais bien être la fille dont elle parlait ? Certainement pas Cathy en tout cas. Elle ressemble plus à un joli bibelot qu'on expose sur une étagère qu'autre chose.
Sans m'en rendre compte j'était déjà arrivé devant l'entrée de la crypte. Je rassemblais mon courage avant d'activer le mécanisme. Ce que je vis en entrant m'étonna quelque peu. Ominis était assis à même le sol, le dos appuyé contre une des colonnes, un livres entre les mains.
-On avait dit ce soir, non ? Ou alors je te manquais déjà ? a-t il lancé.
Mon cœur manqua un battement. Oui. Tu me manquais déjà. Tu me manque à chaque fois que t'es pas là.
-Je confirme qu'on avait dit ce soir mais je passais dans le coin, alors je suis venu.
Ma sœur m'aurait sûrement sermonné pour mon mensonge, mais elle n'est pas là pour le faire alors je continue :
-Mais si tu veux on peut faire ça maintenant.
Son visage se tordit en une moue désapprobatrice.
-Je suis pas sûr qu'on devrait le faire.
Je me doutais qu'il me répondrait quelque chose de ce style.
-Pourquoi ? Je ne vois pas le problème.
-Tu sais très bien pourquoi. Et puis... non rien laisse tomber.
J'était curieux de savoir ce qu'il allait dire. Ça ne lui ressemble pas de ne pas finir ses phrases.
- Ba vas-y, finis ta phrase.
-Je... Il hésita puis continua. J'allais dire que ça me suffisais amplement de me voir comme toi tu me vois.
D'habitude la crypte est froide et humide mais là, je mourrais de chaud. J'allais enlever ma cape, quand je compris la raison de cette soudaine chaleur. La pièce ne s'était pas réchauffée, contrairement à mon joues qui arboraient maintenant une teinte cramoisie. Les paroles d'Evelyne me revirent en tête. "Je ne te pensais pas comme ça". "En plus de faire croire à toute ces filles que tu les aimes, tu te le fais croire à toi aussi.". J'ai secoué ma tête pour chasser toutes ces pensées insensées de ma tête. Ce n'était pas possible, voyons.
Si ?
-Je, je... je vais partir alors. Mais on peut se retrouver ce soir quand même. Seulement si tu veux bien sûr. Ai-je bafouillé.
Il accepta d'un hochement de tête.
Je sortis de la crypte précipitamment et me dirigea vers la salle commune des Serpentard. Depuis quand la présence de mon meilleur ami me mettait dans cet état ? Une petite voix s'insinua dans ma tête." Es-tu sûr qu'il s'agit toujours ton meilleur ami ?". De nouveau j'ai secoué ma tête pour chasser cette pensée. Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?
Sans le vouloir j'ai bousculé une élève, faisant tomber le livre qu'elle tenait par la même occasion.
-Je suis désolé je ne t'avais pas vue. me suis je excusé avant de ramasser son livre.
-Ne t'en fais pas, c'est rien.
J'ai relevé la tête pour lui rendre son ouvrage. C'est là que j'ai vu de qui il s'agissait.
-Oh. Cathy. Que faisais tu ici ?
-Quelle question ! s'est elle exclamé. Je passait voir comment tu allais. Tu étais blanc comme un linge tout à l'heure. Enfin bon, tu à l'air d'aller mieux alors je vais y aller. Quoi que... tu es sûr que tu n'as pas de fièvre ? T'as l'air d'avoir chaud.
Un vrai moulin à parole cette fille ! Mais elle n'avait pas tord, j'avais toujours aussi chaud.
-Je crois que je vais rentrer si ça ne te dérange pas.
-Ah d'accord pas de soucis. Tu veux que je reste ? Je peux aussi aller chercher ton ami. Comment il s'appelle déjà ?
Ominis. Mon coeur s'est emballé et j'ai vacillé. Qu'est-ce qui se passe putain ?
Cathy s'est rapproché et a passé son bras en dessous du mien.
-Séb, t'es sûr que ça va ? Tu me fais peur là.
-Oui, oui ça va, je dois juste me reposer un peu et ça ira mieux.
Elle a soupiré avant de dire:
-D'accord mais je te raccompagne jusqu'à ta chambre.
-Non s'il te plaît je vais y aller tout seul.
Je me suis écarté avant de lui demander une dernière fois de partir. Une fois à l'intérieur je me suis écroulé sur mon lit avant de m'endormir.
Point de vue d'Evelyne:
Je suis très fière de mon sort. En soi je n'ai rien fait de mal, j'ai juste accentué les symptômes. Bien sûr, si quelqu'un découvre ce que j'ai fais je serais sûrement dans une très mauvaise position mais ce n'est pas grave. Je crois qu'il commence à comprendre. Mais là j'ai quelque chose de plus important à faire.
-à nous deux, Ominis. ai-je murmuré;
Point de vue d'Ominis :
Sebastian m'as parut très étrange tout a l'heure. Déjà, il est partit de façon précipité. Habituellement il serait resté pour discuter avec moi ou juste lire par dessus mon épaule. Ensuite, il n'a pas insisté pour qu'on fasse le sort. Et puis surtout, il m'a semblé troublé. Très troublé. Je ne l'avais jamais vu comme ça.
Quelqu'un posa sa main sur mon épaule.
-Comment ça va Ominis ?
J'ai sursauté. Je n'avais sentit la présence de personne.
-Bien et toi Evelyne ? Je ne t'avais pas entendu arriver.
Elle ne m'avait pas manqué. Sa présence n'augure jamais rien de bon.
-Moi ça va. Si tu ne m'as pas entendue c'est normal, j'ai jeté un sort à mes chaussure pour qu'elle ne fassent pas de bruits.
-Pourquoi ?
-Je trouvais que ça faisait classe de pouvoir se faufiler sans un bruit derrière les gens.
Je suis presque sûr qu'elle mentait mais j'ai fais comme si de rien n'était.
-Si je ne te connaissais pas je me dirais que tu viens simplement pour prendre de mes nouvelles. Mais je te connais. Pourquoi es-tu là ?
Elle rit. C'est dingue la façon dont le rire d'une personne peut radicalement changer en si peu de temps.
-Tu es toujours aussi perspicace à ce que je vois. Je dois te parler. Mais ce serait mieux en privé si ça ne te dérange pas.
Evelyne adorait poser des questions sans attendre de réponses. Je l'ai suivi sans protester.
-Où tu m'emmènes ?
-Tu le sauras bien assez tôt.
-Pas assez à mon goût en tout cas.
Nouveau rire de sa part. Je ne me rappelais pas qu'elle riait aussi souvent.
-Voilà c'est ici.
-Je te rappelle que je suis aveugle.
Elle a encore rit. Ce qui est très agaçant. Elle ne peut pas arrêter de se comporter comme une folle cinq seconde ?! Elle va finir par me faire peur.
-Et donc, où sommes-nous ?
-Dans la salle sur demande.
J'en avais déjà entendu parler mais je ne pensais pas qu'elle existait vraiment.
-Comment l'as-tu trouvée ?
-Je ne te le dirais pas, c'est un secret. a-t-elle murmuré près de mon oreille.
Quand s'était elle rapproché de moi ? Je n'en avais pas la moindre idée.
-Que fait-on ici ? Je doute que tu m'es amené ici afin de prendre le thé.
-Effectivement. Nous allons devoir parler toi et moi.
-Et de quoi au juste ?
-Voyons, ne fait pas l'innocent.
Et c'est repartit pour des énigmes incompréhensibles. Elle adore dire les choses sans les dire, ce qui fait qu'on ne comprends absolument rien.
J'ai soupiré avant de lui dire :
-Va droit au but. Je ne supporte pas ta façon de tourner autour du pot.
J'ai senti le mécontentement dans sa voix lorsqu'elle a dit :
-Tu n'as jamais su apprécier l'art de la conversation à sa juste valeur.
-Parler avec toi tire plus vers les menaces passives-agressives que vers la conversation. ai-je répliqué.
J'ai sentit qu'elle se raidissait (preuve qu'elle était beaucoup trop proche de moi) mais elle s'est presque immédiatement détendue. Très mauvais signe. Lorsqu'elle a repris, c'était avec une voix douce comme le miel.
Ca puait l'arnaque à plein nez.
-Nous avons un ami en commun n'est-ce pas ?
-Oui effectivement. Même si je ne suis pas sûr qu'il te considère comme une amie.
Elle n'a pas réagit à ma pique et a continué.
-Ce serais dommage qu'il lui arrive quelque chose tu ne trouve pas ?
-C'est une menace ?
-Oui. a-t'elle sèchement répondu. Et je n'hésiterais pas.
-Tu ne m'auras pas. Tu ne mettre jamais tes menaces à exécution.
-Tu as peut-être raison. Mais d'autre sans chargerons volontiers si je ne m'en sens pas capable.
J'ai réprimé un frisson. Il n'était pas question qu'elle voit que j'avais peur d'elle.
-Tu n'es pas du genre à faire des menaces juste pour le plaisir. Dis moi ce que tu veux.
Elle ricana, sans doute satisfaite de voir que son plan marchait. Parce qu'elle avait évidemment un plan. Elle en a toujours un. Pour absolument tout.
-Ne t'approche plus de lui. Ne lui parle plus. Ignore le. Et ne dis rien à personne concernant notre conversation.
J'ai douté. Elle n'oserait tout de même pas faire ça ! Si ?
-Je vais y réfléchir.
Très mauvaise réponse. Maintenant qu'elle a compris que cette menace fonctionne sur moi, elle va l'utiliser pour que je sois sa marionnette, un simple pantin obéissant à ses ordres.
-On se revois bientôt Ominis. a t-elle susurré avant de rire de son jeu de mot pourri. Quand son rire s'est éteint, elle est partie, me laissant seul avec cette grande question :
Pourquoi ne lui ai-je pas dit non, bon sang ?
Merci d'avoir lu, je suis vraiment désolé que la suite est mis autant de temps à arriver j'essaierais d'être plus régulière pour les prochains chapitre. N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me donner votre avis, ça fait toujours plaisir ( ° = 3 =°)