L'air ne se contente pas de se refroidir ; il se fige, lourd et coupant comme du verre pilé. La pression résiduelle qui s'abat subitement sur les ruines de la colonie est si dense que le moindre inspire brûle les poumons. Megumi glisse instinctivement un bras devant Tsumiki, ses muscles tétanisés par un réflexe de survie pure. Ce n'est pas l'émanation poisseuse d'un fléau, ni la haine millénaire de Sukuna. C'est une puissance brute, qui semble écraser la structure même de l'espace autour d'eux.
Au sommet de l’immeuble éventré, la poussière de béton s'écarte lentement, révélant une haute silhouette qui se détache contre le ciel d'encre.
L'inquiétude s'installe, viscérale, étouffante. L'inconnu qui se tient là est immense, mais sa stature dégage une lourdeur athlétique presque effrayante. L'effet de distorsion d'une énergie résiduelle fait plier la lumière autour de sa carrure, rendant ses contours flous, presque surnaturels, monstrueux. Il ne descend pas ; l'espace se contracte sous ses pieds pour le déposer au sol dans un silence de mort, à quelques mètres du groupe. Pas un bruit de pas, rien qu'une ombre massive, intimidante, dont les traits restent dissimulés, et qui menace de faire s'effondrer le sol sous son simple poids spirituel, approche l'enterrement.
Megumi recule d'un pas, la main prête à dégainer un mudra, le front perlé de sueur devant cette présence inconnue et écrasante.
C’est alors qu’une voix traînante, brisant la chape de plomb d'une ironie familière, résonne depuis cette masse de muscles :
— Franchement… je disparaissais quelques semaines et vous transformez déjà le Roi des Fléaux en lézard de compagnie…
L'assemblée se fige instantanément, le souffle coupé par le contraste de ce ton absurde. L'inconnu avance enfin dans la faible lumière du jour, permettant à ses traits de se dessiner. Ses cheveux blancs et son aura insolente demeurent inchangés, mais son visage est plus marqué, plus athlétique. Il abaisse doucement une paire de lunettes de soleil, dévoilant l'éclat azur des Six Yeux.
Ye-ji le dévisage, son cerveau subissant un bug de chargement complet face à cette nouvelle carrure. Elle pointe un index dubitatif vers lui, les sourcils froncés :
— Sensei… c'est vous ? Pourquoi vous ressemblez à un déménageur ? On dirait un vieux routier !
Gojo s'arrête net, lorgnant ses propres bras massifs avant de jeter un regard faussement outré à la jeune fille. Il plaque une main sur son torse, pinçant les lèvres :
— Un vieux routier ?! Non mais s'il te plaît, Ye-ji ! Quelle ingratitude ! Je passe des semaines enfermé à maintenir ma santé mentale, je reviens sculpté comme un dieu grec prêt à sauver le monde, et on me traite de chauffeur de poids lourd ? Je t'assure que mon charisme est resté intact, d'accord ?!
Megumi lâche une inspiration brusque, ses propres yeux oscillant entre la stupeur et une incrédule reconnaissance :
— … Gojo Sensei ?
L'homme hausse ses larges épaules, son indignation s'évaporant pour laisser place à un sourire radieux :
— Oui, bonjour Megumi ! Apparemment, la prison cubique donne une envie folle de faire du développé couché ! T'as vu ça ?!
— IL Y A UNE VERSION DLC DE GOJO SATORU ?! IL ÉTAIT CACHÉ DERRIÈRE LES MUSCLES ! IL EST ENCORE PLUS CHEATÉ QUE DANS LES DESCRIPTIONS ! hurle Takaba en tombant à genoux dans le plâtre.
Le regard de Satoru Gojo balaie la scène, s'attardant sur Tsumiki éveillée, sur les ombres de Ye-ji et sur l'accoutrement de l'humoriste. Son sourire se fait sincère, empreint d'une grande fierté.
— … Vous avez survécu sans moi, finalement…
— Yuta affronte actuellement probablement Kenjaku, il était parti à sa recherche… Ce n'est pas terminé, tempère Ye-ji en reprenant son sérieux. Et certaines colonies sont encore actives. Kogane ? État des lieux ?
Le shikigami de l'arène surgit instantanément, déployant des dizaines de panneaux lumineux dans l'air. Le visage de Gojo se fait sérieux à la lecture des rapports géopolitiques de la crise : les colonies restent actives, les pertes civiles s'accumulent et la fusion progresse.
— Donc… tant que Kenjaku existe… le Culling Game continue, résume Megumi.
— CORRECT, confirme le Kogane.
Gojo pousse un soupir, fixant le ciel de la colonie avec une lassitude passagère, avant que son aura ne crépite d'énergie maudite.
— … Alors on termine ça vite.
Quelques secondes de silence passent.
C'est alors que Ye-ji observe une interaction visuelle intense entre son mentor et l'humoriste, amusée.
— Ah. Entre anomalies du système, vous allez vous comprendre.
Gojo abaisse ses lunettes, détaillant Takaba à travers les Six Yeux comme une défaillance de programmation divine. Un sourire immense étire ses lèvres.
— « Anomalie du système »… J’aime énormément cette formulation !
— TOI AUSSI T’ES UNE ANOMALIE SANS NOM ?! le pointe Takaba.
— Enfin quelqu’un qui me respecte ! s'émeut Gojo.
— Je pense que le monde ne survivra pas à une alliance intellectuelle entre ces deux-là, prophétise Higuruma en se tenant la tête.
Gojo demeure fasciné par le concept de la technique Comedian :
— … Alors c'est de toi dont Itadori parlait après la sortie de la boîte ? Tu viens vraiment de transformer Ryomen Sukuna en parasite social ?
— Oui. C'était la meilleure chute possible !
L’homme le plus fort du monde a besoin d'une seconde de silence pour assimiler la portée métaphysique de la plaisanterie.
— Sensei…Sukuna a essayé de voler le corps de Megumi, informe Ye-ji, la voix encore un peu tendue par le souvenir de l'affrontement.
Le sourire de Gojo s'éteint instantanément, balayé par une colère froide, d’autant plus terrifiante qu’elle est totalement silencieuse. L'air autour de lui semble s'alourdir, l'Infini compressant la poussière ambiante en un micro-climat étouffant. Il tourne lentement les yeux vers son élève, la carrure droite.
— Yuji m'en a parlé rapidement…
— Ye-ji est arrivée juste avant l'irréversible lâche Megumi la gorge sèche. Et Mukya l’a interrompu de force.
L’exorciste fixe l'ombre de la jeune fille, mesurant à travers les Six Yeux l'exactitude et la violence du désastre auquel ils venaient d'échapper à quelques secondes près. Sukuna avait un plan échafaudé de longue date, une stratégie millimétrée, et l'entité du Voile était le seul rempart exogène ayant causé son échec. Gojo fait un pas en avant, sa nouvelle carrure projetant une ombre protectrice sur l'adolescent. Posant une main large derrière le crâne de Megumi, il lui ébouriffe vigoureusement les cheveux.
— … T’as eu une peur bleue, hein.
Megumi garde un silence obstiné, baissant légèrement les yeux, ce qui constitue la plus explicite et la plus honnête des réponses pour qui le connaît.
— Bon. Heureusement que votre petit groupe est composé d’une anomalie antique, d’un humoriste capable de briser les lois de la réalité, et de gamins têtus, incapables d’abandonner les leurs, reprend Satoru en laissant son aura maudite s'apaiser. Parce que sinon… Sukuna m’aurait vraiment pris quelque chose de précieux cette fois.
Ye-ji glisse à nouveau ses doigts dans ceux de Megumi, qui verrouille instantanément sa prise sans même y réfléchir, comme pour s'ancrer dans le présent. Gojo note le geste du coin de l'œil, un sourire las mais sincèrement attendri aux lèvres.
— Bon ! Au moins, on peut dire qu'une chose positive est sortie de ce désastre apocalyptique !
— Sensei… s'il vous plaît, proteste Megumi, les joues légèrement teintées de rose, bien qu'il ne relâche absolument pas la main de sa petite amie.
— Il ne faisait jamais ça avant, il fuyait dès qu'on parlait de sentiments, s'amuse Tsumiki, adossée contre un pan de mur avec un sourire de grande sœur retrouvé.
— TSUMIKI ! Toi aussi tu t'y mets ?! s'offusque le garçon, devenant carrément écarlate sous les rires étouffés de Ye-ji.
— OOOOH, LAISSEZ PARLER L'AMOUR ! LE HÉRISSON EST DEVENU UN PETIT ÊTRE AFFECTUEUX !, ajoute Takaba en essuyant une larme imaginaire, toujours engoncé dans la veste trop petite de Megumi.
Ye-ji secoue la tête avec un sourire et interroge à nouveau le Kogane concernant la position exacte de Yuta Okkotsu et de Kenjaku, mais le petit shikigami doré confirme, après plusieurs grésillements holographiques, que le faux Geto reste introuvable pour l'heure dans les limites des colonies connues.
Gojo retire totalement ses lunettes, l'air résolu, ses épaules massives se tendant sous haut.
— Ce n'est pas grave. Maintenant que je suis enfin dehors… c’est lui qui doit courir pour sa vie. Il se tourne vers la fille à l'ange qui vient de refaire discrètement son apparition. Hana ? Tu penses pouvoir emmener Tsumiki en sécurité à l'abri, auprès de Shoko pour qu'elle l'examine ?
La jeune femme acquiesce immédiatement, secondée par la voix d'Angel qui promet de veiller personnellement à ce qu'aucun résidu de l'âme ou de la technique de Yorozu ne subsiste dans son corps. Avant de s'éloigner vers la sortie de la colonie, Tsumiki s'arrête un instant et attrape gentiment la manche de Ye-ji.
— Fais bien attention à lui aussi, murmure-t-elle avec une infinie tendresse. Il a l’air fort comme ça avec ses shikigamis, mais sur le plan émotionnel, c'est une catastrophe ambulante.
— Je regrette déjà qu’elle parle autant…, bougonne Megumi.
Pourtant, un fin sourire étire ses lèvres tandis qu'il regarde sa sœur s'éloigner en toute sécurité, le cœur enfin allégé d'un poids millénaire.
C’est alors que Yuji déboule en courant à travers les ruines, les mains fermement plaquées contre ses tempes, le visage décomposé et l'air totalement au bout de sa vie.
— JE VAIS DEVENIR FOU ! C'EST PLUS TENABLE, JE VAIS DEVENIR COMPLÈTEMENT FOU !
— Qu’est-ce qu’il y a encore ?, s'enquiert Megumi, la mine lasse mais l'esprit aux aguets.
— IL HURLE DEPUIS DIX MINUTES ! NON-STOP ! IL N'ARRÊTE PAS DE S'ÉGOSILLER DANS MA TÊTE, J'AI L'IMPRESSION QUE MON CRÂNE VA EXPLOSER !
Comme pour valider ses dires, une fente buccale se déchire brutalement sur la joue droite du garçon, la voix de Ryomen Sukuna tonnant dans l'air, vibrante d'une impuissance et d'une rage noire :
— JE TE TUERAI, BOUFFON ! JE TRAQUERAI TON ÂME JUSQU'AU FOND DES ENFERS ET JE TE SOUMETTRAI AUX PIRES SUPPLICES !
— Tu ne peux plus, lui rétorque calmement Takaba en réajustant la veste de Megumi sur ses épaules d'un geste désinvolte. Les conditions d'utilisation de la réalité ont changé, mon vieux.
— JE TE DÉTESTE PLUS QUE LE SINGE AUX SIX YEUX ! TU ES LA PIRE ABOMINATION QUE LA TERRE AIT PORTÉE !
Gojo plaque instantanément une main massive sur son cœur, feignant une blessure narcissique profonde et une offense intirable :
— Oh non… Il me trompe ouvertement avec Takaba maintenant ! Tout fout le camp, mon statut de némésis officielle vient de s'effondrer !
— S’IL VOUS PLAÎT, JE VOUS EN SUPPLIE, JE PEUX PAS VIVRE AVEC UN SUKUNA DEVENU HATER PROFESSIONNEL SUR RÉSEAUX SOCIAUX DANS MON CERVEAU !, implore Yuji en se laissant tomber à genoux dans la poussière de plâtre, les bras tendus vers le ciel.
Higuruma lâche discrètement un petit soupir de dépit, comme s'il regrettait de faire partie de cette timeline.
Megumi laisse échapper un rire franc, court mais sincère. C'est le tout premier depuis le début de ce maudit tournoi, et ce son purement humain réchauffe instantanément l'atmosphère glaciale du groupe.
Pourtant, le répit est de courte durée. Ye-ji adopte alors une mine sombre, ses yeux gris ancrés au sol, les bras croisés sur sa poitrine. L'encre de Mukya se tapit sagement à ses pieds, lourde d'un mutisme respectueux.
— Au fait, Sensei… On a une très mauvaise nouvelle à vous annoncer. Quelque chose qui nous fait mal à tous. Vraiment mal.
Le sourire de Gojo s'évanouit à la seconde même où il croise son expression. L'ambiance bascule sans transition dans une gravité de plomb, une tension si épaisse que Takaba lui-même cesse ses pitreries et observe un silence inhabituel, presque solennel.
— … Qu’est-ce qu’il y a ?, demande calmement le mentor, sa voix ayant perdu toute sa légèreté pour retrouver la texture tranchante de l'acier.
Megumi se tend immédiatement à ses côtés, ses doigts se resserrant inconsciemment, devinant le nom douloureux qui s'apprête à franchir les lèvres de sa copine. Le vent siffle lugubrement entre les blocs de béton brisés, soulevant des volutes de poussière grise. Gojo, grâce à la perception absolue de ses Six Yeux, comprend instantanément à la simple posture des adolescents qu'il s'agit d'une fêlure profonde. D'une blessure qui ne guérira jamais tout à fait.
— Nanami-sensei…, lâche Ye-ji dans un souffle.
Le nom suspend net le cours du temps. Gojo se fige de tout son long, le regard fixe, braqué sur le vide. Personne parmi les élèves ne trouve la force ou le courage de compléter la phrase, le silence pesant des ruines se chargeant d'énoncer le verdict de mort.
— … Quand ? Et comment ?, demande-t-il d'une voix trop tranquille, d'une linéarité effrayante.
— À Shibuya…, répond Yuji, les yeux rivés au sol, les poings si fortement serrés que ses ongles s'enfoncent dans sa chair. C'est Mahito qui l'a eu. Juste après qu'il ait affronté des vagues de fléaux alors qu'il était déjà brûlé au second degré.
Gojo fixe le sol fissuré sous ses bottes, la lueur de ses yeux azur semble s'assombrir. Pendant de longues et interminables secondes, il garde un mutisme total, une absence de réaction plus terrifiante que n'importe quel éclat de rage ou de destruction. Puis, un rire amer, sec et brisé, passe la barrière de ses lèvres serrées.
— … Bien sûr. Fidèle à lui-même jusqu'au bout. Ce type était tout simplement incapable de laisser des enfants mourir à sa place ou de prendre sa retraite quand il le fallait.
Il marque une pause, ses épaules massives s'affaissant imperceptiblement sous le poids de la perte, avant de relever ses Six Yeux vers Yuji.
— Est-ce qu’il a souffert ? Dit-moi qu'il est parti sans regrets, Yuji.
Ye-ji tourne ses yeux gris vers Yuji. Le garçon aux cheveux roses accuse le coup de plein fouet, soudainement transformé en unique dépositaire des derniers instants de l'exorciste à la ligne de partage des sept dixièmes.
— … Oui, murmure Itadori, la voix brisée par l'émotion remontant à la surface. Mais… il avançait encore, Sensei. Même à moitié conscient, même grièvement brûlé… il continuait d’avancer dans les couloirs du métro pour aider les gens.
Le regard perçant des Six Yeux se plante directement dans celui du garçon, d'une intensité absolue, lisant la vérité nue dans ses pupilles.
— Et juste avant de… d'être touché…, reprend Yuji en déglutissant avec peine, il s’est retourné vers moi. Et il m’a dit : « Je te confie le reste. »
Satoru Gojo ferme lentement les yeux, absorbant l'écho de ces dernières paroles et assimilant le sacrifice final de son ancien camarade. L'air autour d'eux cesse de vibrer, comme si la nature elle-même respectait son deuil.
— … Ouais. Ça lui ressemble tellement, souffle-t-il d'une voix feutrée, d'une douceur d'autant plus rare qu'elle émane de sa nouvelle carrure massive. Merci d'avoir été avec lui jusqu’au bout, Yuji. Grâce à toi, il n'est pas mort seul dans ces tréfonds.
Une lueur dangereuse et tranchante s'allume alors au fond des yeux bleus du plus fort des exorcistes, une promesse de destruction froide et implacable dirigée contre le souvenir du monstre qui avait osé briser son ami.
— … Nanami devait probablement être furieux. Pas pour lui-même ou pour sa propre vie. Il devait être furieux, parce que tu devais assister à ça.
Yuji tressaille imperceptiblement, sachant à quel point cette analyse frappe juste. Gojo esquisse un sourire triste, nostalgique, les yeux fixés sur un point invisible dans le ciel de la colonie.
— … Ce type était vraiment beaucoup trop adulte et responsable pour un métier aussi pourri que le nôtre.
— Et… il y a aussi Nobara…, murmure doucement Ye-ji, sa main serrant un peu plus fort celle de Megumi pour lui donner du courage.
Megumi baisse immédiatement les yeux vers les gravats, ses mâchoires se contractant, tandis que Gojo semble redouter physiquement la sentence qui s'apprête à tomber. Le silence s'étire, lourd, avant que Yuji ne reprenne la parole avec une immense difficulté :
— … On ne sait pas, Sensei. En fait… on ne sait pas du tout. Elle a été touchée au visage par la Transmutation de Mahito. Arata Nitta est arrivé juste après pour figer ses blessures et stopper l'aggravation de son état… mais depuis ce jour… elle ne s’est jamais réveillée. Son cœur bat, mais elle reste plongée dans le noir.
L'incertitude totale de la réponse s'avère presque plus cruelle et destructrice pour le moral qu'une mort franche et définitive. C'est un deuil en suspens, une place vide qui pèse sur chacun.
— On a simplement continué à avancer parce qu'il le fallait, parce que les événements s'enchaînaient trop vite, ajoute Megumi d'une voix feutrée, presque inaudible sous le vent. Mais à vrai dire… personne d'entre nous n'a vraiment trouvé la force d'en parler à voix haute depuis Shibuya. On a juste enfoui ça.
Gojo ferme à nouveau les paupières, additionnant mentalement le poids exorbitant des sacrifices consentis par les siens durant sa séquestration forcée : la fin tragique de Nanami, l'état végétatif de Nobara, le traumatisme psychologique profond de ses élèves et le désastre humanitaire de Shibuya qu'il n'avait pu entraver de l'intérieur de sa boîte.
Lorsqu'il rouvre les yeux sur les deux adolescents et sur Ye-ji, son timbre de voix est empreint d'un regret insondable, dépouillé de toute son arrogance habituelle.
— … Vous avez porté tout ce fardeau seuls, dans l'ombre, pendant tout ce temps. J’ai vraiment raté beaucoup trop de choses en mon absence…
À suivre...