Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 44 : Chapitre 44

Par DarkSpielberg

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- Qu’est-ce que c’était ? Qu’est-ce que c’était que cette magie ? Demanda Valonius toujours aussi intrigué alors qu’ils marchaient tous vivement à l’extérieur du tombeau.

- Ce serait assez technique à expliquer, répondit Indiana. Mais je dois avouer que je m’interroge aussi.

- En tous cas, nous nous en sommes sortis vivants, mais sans ce que nous cherchions.

- Il n’y avait rien là-dedans, je te l’avais pourtant dit Kurt, mais tu es si têtu.

- C’est vous qui m’avez appris à me comporter comme cela, ne l’oubliez pas.

- Et c’est grâce à moi que tu es encore en vie, toi qui compte tellement sur Stratner.

- Il est vrai que vous m’avez sauvé, mais j’estime que notre dette n’en est pas réglée pour autant.

- Rancune personnelle j‘imagine ?

- En quelques sortes, mais il est vrai que tu a fait plus que Klaus et ça je ne peut l’ignorer.

- Le choix t’appartient à toi seul, tu es un homme libre, pas un esclave.

- Pas un esclave…

- Décide toi-même de ton destin.


Ils rejoignirent le bateau.

- Quel est le programme maintenant ? Demanda Indy

- Nous allons revenir à Shanghai, Stratner disposera de vous, quant à moi, eh bien…j’agirais selon ses ordres.

Indy s’avança vers lui.

- Très bien, mais sans nous.

Il envoya son poing dans la tempe de Kurt qui tomba sous le choc, Indy attrapa Sophia par la main et ils s’enfuirent. Valonius donna l’alerte, des soldats quittèrent le navire pour aller les poursuivre.

Xian étant très proche, Indy et Sophia entrèrent rapidement dans le village. Les Chinois les observèrent courir avec étonnement, ce fut de même avec les soldats. Indy entraîna Sophia dans la maison la plus proche et attendit que le soldats passent. Il souffla et se retourna, une famille de chinois était en train de manger, ils le regardaient tous avec perplexité. Indy se contenta de sourire.

- Nous allons rester ici un petit moment, le temps qu’ils partent.

-Oui.

- Au fait Sophia…merci.

Sophia répondit par un sourire.

- Bon allez, maintenant dis-moi ce que tu a trouvé dans ce temple.

- Ce tombeau. J’ai trouvé notre prochaine destination : l’Everest.

- L’Everest ? Tu te moque de moi ?

- Il y a un temple, il doit être situé à sa base, pas besoin d’aller bien haut, comment aurait il pû être construit sinon ?

- Il va falloir aller au Tibet. Encore faut-il trouver un moyen de transport.

- Nous trouverons, en attendant, si tu m’expliquais ta démonstration de tout à l ’heure.

- Je ne peux pas vraiment l’expliquer, les sensations me traversaient, je sentais ces statues en moi.

- Ces spectres plutôt alors. Tu vois toujours dans l’au-delà, ton don n’est pas aussi perdu que tu ne le pensais.

- Non, ce n’était pas mon don, c’était quelque chose de différent.

- Quoi que ce soit, tu n’a pas à en avoir peur, il peut nous être très utile, et même sauver des vies. Avec un peu de chances, tu a peut être ramené ce bon vieux Kurt à la raison.

- Peut être.


Plusieurs heures plus tard, ils décidèrent de quitter Xian par la route, espérant trouver un moyen de transport vers le Tibet.

- Au moins nous serons tranquilles, dit Indy. Kurt repart à Shanghai, sans le moindre indice ou objet. Avec les ossements nous serons à égalité, ce qui nous donnera un moyen de pression.

- Tu penses toujours que ton père est vivant ?

- Bien sûr qu’il l’est. Ils ont besoin de lui, ils les aide.

- A quoi ? Ils savaient d’avance où se trouvait le tombeau de l’empereur et ton père ne sait pas où se trouve le temple de l’Everest.

- Je ne sais pas, mais tant qu’ils le gardent, je garde l’espoir.

Un camion arriva, ils firent signe, il freina et s’arrêta. Indy demanda sa requête en chinois. Le conducteur accepta, se rendant lui-même à Lhassa, capitale du Tibet, ils montèrent.


Le trajet fut long, très long, et donc très ennuyeux. Le paysage de rizières et de ciel nuageux avait cédé place à un ensemble de terres gelées avec un ciel totalement blanc.

- Bon sang, il fait froid ici.

- Bienvenue au Tibet, dit Indy.

- L’Égypte est bien loin.

- Nous avons fait du chemin depuis, et c n’est peut être pas encore terminé.

- Que ferons nous après ?

- Nous retournerons à Shanghai, libérer mon père.

- Tu oublie que toute l’armée allemande s’y trouve aussi.

- Juste une partie, et ce n’est plus vraiment un problème.

- Tu n’est pas invincible Indy.

- Je le sais bien, il en faut parfois peu pour me vaincre.

- Comme ceci ?

Elle se pencha pour l’embrasser, le chauffeur parla et arrêta son camion.

- Que se passe t’il ?

- Nous sommes arrivés.

- Parfait.

Ils descendirent.

- Mon Dieu ! S’exclama Sophia devant le froid et la neige.

- Il est bien loin.


Lhassa était un charmant petit village doté d’une architecture unique malheureusement amochée par la neige et le temps couvert.

- L’Égypte est vraiment loin, se désola Sophia.

- Sais-tu comment est né le Tibet.

- Non, mais…

- Il a été crée au VIIéme siècle par un roi guerrier aux influences chinoises et indiennes, Songtsen Gampo. Les Tibétains ont pu prospérer grâce aux ressources venant de Chine, ils ont aussi crée leur propre alphabet. Puis vint le temps des guerres où, étant de vaillants combattants, ils parvinrent à prendre la capitale chinoise de l’époque : Chang-An. Le Bouddhisme est devenu la religion d’État à la fin du VIIIéme siècle, ce qui a contribué à la construction de centaines de monastères. Le pays appartient aux Mandchous de 1720 à 1904 avant de passer aux britanniques jusqu’en 1908. A présent, c’est un État libre.

- Qui le gouverne ?

- Tenzin Gyatso, le Dalaï Lama, chef des Lamaïstes réformés, appelés aussi « les bonnets jaunes ».

- N’en dis pas plus, tout ceci est un peu trop technique pour moi.

- Je ne trouve pas.

- Si je te le dis.


Le monastère du Potala dominait le village, il s’étendait tel un château fort., sorte d’immense forteresse blanche aux nombreux remparts.

- Plutôt sobre comme bâtiment.

- Ce n’est pas le genre d’endroit conçu pour être visité.

- Tout de même, ils auraient pû faire un effort.

- Viens, nous devons trouver un guide pour l’Everest.

- Je voudrais bien voir à l’intérieur.

- Tu ne pourra jamais entrer.

- Ah oui ?

- Sophia…Sophia !

Elle était déjà entrée à l’intérieur, Indy n’avait pas le choix, il fit de même.

Il n’y avait que des étables et de porcheries dans la cour du palais, plusieurs escaliers menaient aux étages supérieurs, Sophia monta l’un d’eux. Indy courut la rattraper, il la retrouva face à un moine en toge rouge. Indy expliqua son désarroi et emmena Sophia. Mais le moine ordonna de rester et de le suivre. Ils allèrent au plus haut et entrèrent dans une vaste salle comportant une décoration plus indienne que chinoise au fond de laquelle était assis un vieil homme chinois : le Dalaï-lama en personne. Devant lui, ils s’inclinèrent respectueusement. L’homme rendit le salut et fit signe de s’asseoir.

- Vous êtes bienvenus étrangers, dit-il, que venez-vous chercher ici ?

- Nous ne sommes que de passage, nous ne resterons pas longtemps.

- Je veux vous aider, dites-moi où vous devez aller.

- Chomolungma.

- En quoi provoquer la colère de la déesse mère du monde peut vous être utile ?

- Nous cherchons juste un temple.

- Le temple de Qen Shua ? Le disciple de Milarepa ? Il n’y a que la mort là-bas.

- Nous cherchons des ossements magiques, ayant appartenus à Qin Shi Huangdi.

- Ces ossements, le disciple les a rassemblé dans son temple, ils peuvent guérir de maladies du sang, repousser les démons, et prédire l’avenir. Si vous les voulez pour cela, détournez-vous de votre chemin.

- Nous ne sommes pas les seuls à les vouloir, les nazis sont derrière nous.

- Les Nazis. Le plus grand fléau du monde ne doit pas trouver ces ossements, ils sont la clé d’un pouvoir incommensurable, le mal ne doit surtout pas s’en emparer.

- Nous pensions que les ossements étaient dans le tombeau de Xian.

- Trop dangereux, lieu hanté, mais Milarepa courageux a osé profaner le lieu, et réveiller les démons. En emportant une partie des ossements il a emporté une partie du mal avec lui.

- Mais il en restait alors ?

- Ossements magiques peuvent disparaître d’eux même.

- Je me demande si…si ceux que j’ai détruit en Allemagne n’ont pas aussi détruit ceux du tombeau.

- Que voulez-vous en faire ?

- Nous voulons les détruire, avec les autres reliques et la lance du destin.

- La lance maudite de Longinus.

- Vous la connaissez ?

- Son maître est venu jadis, il est parti finir ses jours au sud, emportant avec lui ses derniers pêchés.

- Nous aiderez vous ?

- Oui.


- Nous partons dans dix minutes, pourvu que les sherpas soient à la hauteur. L’Everest est loin d’être simple à grimper.

- Tu veux connaître l’avenir pour savoir ce qui nous attend ?

- D’accord.

Elle leva les bras au ciel et ferma les yeux.

- T’en fais pas un peu trop là ?

- Mmmmm.

- Sophia ?

- Mmmmm.

- Hé !

- Arrête, tu me déconcentre.

- Laisse tomber.

- De quoi as-tu peur ?

- De rien, de toutes façons, l’avenir n’est jamais écrit.

- Ça dépend.

- Je fais mon propre avenir.

Il l’embrassa longuement, et passionnément.

- Waouw, fit-elle.

- Tu avais prévu cela ?

- Peut être.

- Dans ce cas...

Il recommença, plus longuement cette fois.




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