Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 34 : Chapitre 34

Par DarkSpielberg

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Indy fut emmené jusqu’à El-Alamein situé juste à côté d’Abou Mena. Du petit village tranquille il ne subsistait plus que des maisons en ruines et des carcasses de véhicules d’assaut.

El-Alamein avait été le théâtre de deux batailles décisives entre la 8éme armée britannique et les troupes du Maréchal Rommel. Le premier affrontement avait eu lieu le 11 juillet 1942. Les allemands étaient sortis vainqueurs de cette bataille. Le 1er octobre, une contre-offensive placée sous le commandement du général Montgomery fut repoussée par les nazis mais les britanniques reprirent l’avantage et l’armée de Rommel fut mise en déroute le 3 novembre 1942 après un gigantesque combat de chars. Cette bataille permit de repousser les troupes ennemies en Libye puis hors d’Afrique. La population avait due fuir le village, le rendant abandonné, fantôme, c’est à peine si l’on se souvenait de son existence, ce qui en faisait un refuge idéal.


Indy fut amené dans une maison dont l’unique pièce ne contenait qu’un bureau et une chaise. Il y avait des documents et des cartes de l’Égypte sur le bureau, sur la chaise, il y avait Valonius.

- Asseyez-vous professeur Jones, je vous en prie.

Indy obéit.

- Voulez-vous un rafraîchissement ?

Il ne répondit rien.

- Bon, tant pis.

Valonius se servit un verre de whisky qu’il but d’un trait.

- Alors, comptez-vous encore faire preuve d’une évasion spectaculaire ou accepterez-vous de mourir dignement ?

- L’aventure me le dira.

- L’aventure ? Elle causera votre perte, comme elle a causée la mienne.

- Tu n’es pas perdu, juste égaré.

- Quelle différence ? Vous croyez peut être que je vais écouter vos belles paroles pour me laisser convaincre que j’aurais du me noyer au lieu que Stratner me sauve ?

- Exactement.

- Ah !

- Tu aurais pû revenir à New-York.

- Je n’étais pas en état de retrouver mon assassin.

- Pas moi, ta famille.

- Ma famille est ici, j’ai une nouvelle vie maintenant.

- Une nouvelle mort plutôt.

- Quel dommage, je ne pensais jamais que j’aurai à achever mon professeur un jour.

- Tu n’en n’aura jamais le cran.

- Détrompe toi j’ai bien l’intention de vous faire payer ce que vous m’avez fait.

- Est-ce une raison pour rejoindre le camp des êtres le plus immondes de cette terre ?

- Ils ne sont pas ce que vous pensez ! Ils ont des sentiments. Ils pensent, ils aiment, ils ont peur, comme tout le monde, vous les jugez pour le symbole qu’ils ont sur leur uniforme.

- Un symbole qui a déjà coûté la vie à des millions d’innocents !

- Ces hommes ne font qu’exécuter les ordres d’un fou, ils n’ont pas le choix, ils doivent le faire pour leurs familles, pour leur vie.

- Stratner t’a promis quelque chose quand il t’a secouru ?

- Il a promis de prendre soin de moi.

- En échange de quoi ?

- Rien. J’ai rejoint son camp de ma propre volonté, en signe de reconnaissance.

- Quand tu rouvrira les yeux il sera trop tard pour t’apercevoir de ta folie.

- En attendant je t’arracherai les tiens avec joie.

- Et que compte tu faire quand Stratner aura activé le pouvoir de la lance ?

- Je la lui prendrai. Ce monde a besoin d’une autorité, et cette autorité, c’est moi qu’il l’apporterait.

- La lance n’a pas de maître, et elle n‘en aura jamais.

- Elle se soumettra à mon pouvoir.

- Tu te crois plus puissant que Dieu ?

- Dieu ne peut vaincre la mort.

- Et si il n’y a plus de manuscrit ? Si il n’y a plus de sorcier ?

- Il y en aura.

- Bien, tu a prévu quelque chose pour moi ?

- Je te tuerais avec ton amie et ton père après que vous ayez assisté à mon sacre.

- Je te croyais intelligent, mais pas aussi fou.

Valonius le frappa à sa tempe gauche. Il refrappa ensuite au ventre.

- Ça me démangeai depuis longtemps.

- Tu le regrettera, frapper un professeur ne peut t’apporter que des ennuis.

- Tu crois peut être m’intimider ?

Valonius se retourna vers les deux hommes à l’entrée.

- Bring die Fraü !

Ils s’éclipsèrent.

- Je t’ai apporté un cadeau.

Ils revinrent en tenant Sophia.

- Lâchez-moi sales brutes !

- Non.

- Je déteste que l’on vienne fouiner dans mes affaires. On dit souvent que la curiosité est un vilain défaut, heureusement les défauts peuvent être corrigés.

- Laisse-la, c’est moi que tu veux !

- Non, j’aurai besoin de vous deux, car l’un de vous sait où se trouve le manuscrit, donc je dois garder l’autre comme moyen de pression, celui qui me le dira aura la vie sauve. Vous avez jusqu’à minuit, d’ici là, je vous laisse méditer en tout confort. Emmenez-les.

Les gardes saisirent Indy.

- Au fait, votre partenaire est charmante.

Sophia lui cracha au visage.

Valonius essuya et rit.

- Je t’apprendrai les bonnes manières ma jolie, sois en sûr. Allez !


Ils furent enfermés dans une prison installée dans une maison. Sophia était furieuse.

- Mais pourquoi je ne suis pas restée à New-York ?

- Calme-toi.

- Que je me calme ? Depuis que je suis avec toi, je n’arrête pas d’échapper à la mort !

- Et bien continue, dit Indy en souriant.

- Ça te fait rire ?

- Il n’y a que ça à faire ici.

- Ah oui ? Pourquoi ne ferais-tu pas plutôt l’acrobate pour nous sortir d’ici ? Tu y arrive très bien d’habitude.

- Tu sais j’ai vieilli.

- Quelle excuse !

- Non c’est vrai, il y a des tas de choses que je ne peux plus faire.

- Quel dommage.


Après une journée terriblement longue et ennuyeuse, la nuit arriva enfin. Indy était allongé contre le mur de la cellule tandis que Sophia faisait les cent pas.

- Tu ne te repose jamais ?

- Tu crois que j’ai envie de me reposer ? Dans quelque heures nous finirons décapités.

- Pas sûr, ils peuvent rater leur coup.

- Très drôle.

- Allez, viens là.

Sophia s’allongea près d’Indy.

- Tiens, tu porte encore ce truc ? Dit-il en montrant une bague à son annulaire représentant deux dauphins entremêlés.

- Euh…oui, je n’ai jamais trouvé le temps de la retirer à vrai dire.

- Pas envie plutôt.

- Euh…

- Pourquoi es-tu réellement venue me chercher à Antakya.

- Je te l’ai dit, pour t’aider à retrouver…

- Arrête, ça ne marche pas avec moi, je sais très bien voir quand tu me mens.

Ils se fixèrent dans les yeux.

- Alors…pourquoi ?

- Parce que…parce que je…

Ils approchèrent leurs visages, leurs lèvres…

- Eh Indy !

Ils les éloignèrent aussitôt.

Sallah venait d’apparaître à la fenêtre.

- Sallah ?

- Comme je suis heureux de vous revoir en vie !

- Ils ne t’ont pas eu.

- Non, j’ai pû fuir avec les chevaux, mais quand je ne vous ai pas vu revenir, j’ai fait demi-tour, et je vous ai vu avec les soldats.

- Sallah, tu es notre seul espoir, fais-nous sortir d’ici.

- Indy, il y a des nazis dans tous les coins.

- On s’en fiche, fais quelque chose !

- Combien de temps vous êtes là ?

- A minuit ils nous tueront si nous ne leur disons pas où est le manuscrit.

- Alors écoutez, dites-leur où il est et- amenez-les à Siouah, comme ça vous pourrez prendre plus facilement le manuscrit et nous pourrons fuir avec les chevaux.

- Tu es fou ! Je ne vais pas leur parler de Siouah !

- Tu a une autre idée ? Dit Sophia. Ton ami n’a pas l’air de mâcher ses mots quand il dit vouloir nous tuer.

- D’accord…d’accord Sallah. Mais reste loin de nous surtout.

- Pas d’inquiétude mon ami, tiens, voilà une carte du désert, Siouah est indiqué par une croix. On se revoit là-bas, bonne nuit.

Il disparut.

- Tu l’a trouvé où celui-là ?

- Au Caire, il y a neuf ans, quand je cherchais l’Arche d’Alliance.

- Eh bien, tu a décidément de drôles de relations.


Valonius arriva comme prévu à minuit.

- Il est temps mes chers amis. Dites-moi où se trouve le manuscrit ?

- Tu crois que je vais te le dire ?

- Indy…

- Bien sûr.

Valonius tendit un pistolet automatique.

- Je ne traite pas de cette façon, dit Indy.

- Eh bien tu va apprendre.

- Nous allons te guider jusqu’au manuscrit, après quoi, tu nous laissera partir.

- Oui à la première requête mais pas à la seconde.

- Laisse partir la fille alors.

- D’accord.

Il fit signe, l’un des gardes ouvrit la cellule.

- Quand partons nous ? Demanda Indy.

- Tout de suite.




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