Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 29 : Chapitre 29

Par DarkSpielberg

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Antakya n’est pas une ville très connue, par contre, ce qu’elle était autrefois le fut.

- Éclaire-moi.

- Autrefois cette ville s’appelait Antioche, cette cité avait été fondée en 300 avant Jésus-Christ sur la rive gauche de l’Oronte après la victoire de Séleucos Ier contre Antigonos . Elle a connue un énorme essor démographique rivalisant avec celui des autres grandes villes. Toutes les religions et populations y trouvaient accueil. Grâce çà cela, Antioche devint riche et florissante. Ce qui est amusant, c’est que la ville est bâtie sur le même plan qu’Alexandrie.

- Y a t’il un rapport entre les deux ?

- Pas à ma connaissance. Antioche fut capitale de la Syrie en 64 avant Jésus Christ avec l’avènement de Pompée, depuis elle n’a cessée de s’embellir. Mais en 387, Théodose tenta d’instaurer son pouvoir sur la cité en imposant une taxe énorme. Alors le populations se révoltèrent et toutes les statues de la famille impériale furent renversées. Sachez enfin que le christianisme a une emprise importante sur la ville. C’est sur cette terre que les fidèles de Jésus furent appelés pour la première fois « chrétiens ». En 1098, les croisés s’emparèrent d’Antioche, puis les Turcs en 1517, enfin elle passa à la Syrie en 1920.

- Antakya est proche d’Iskenderun ?

- Oui, et de Alexandrette également.

- Que de vieux souvenirs.

- Attendez.

Indy sortit les mémoires de Barberousse.

- Peut être qu’un peu d’aide sera la bienvenue.

Il parcourut les pages.

- Hum…Barberousse touchait au but, il se serait allié aux musulmans pour attaquer Constantinople, mais son armée a vite été défaite, par décourage il annonce son dégoût avec la vie et le désir d’en finir. Les pages sont vierges après.

- Cela explique sa disparition, il s’est suicidé.

- Tiens c’est intéressant, « en 1098 un moine du nom de Pierre Barthélemy découvre au fond d’un puits caché sous la cathédrale d’Antioche la pointe d’un fragment de fer de lance. La ville, alors en guerre, retrouve la paix grâce à ce fragment, les croisés, en le voyant, retrouve le courage et la force de lutter. Le musulmans se retirent après 43 jours de bataille. »

- Des musulmans, comme à Constantinople.

- Mais c’était bien avant Barberousse, il en aura entendu parler.

- Comme Stratner.

- Ça explique tout.

- Stratner est encore plus obsédé que moi, dit Indy.

- C’est un guerrier, il ne lâche rien tant qu’il n’est pas sûr d’avoir remporté la victoire.

- Était-ce votre ami autrefois ?

- Je l’ai aidé, il était aussi passionné que moi pour l’archéologie, c’était un ami oui, jusqu’à ce qu’il change.

- Qu’est-il arrivé ?

- Il a voulu dérober des objets au musée pour les cacher chez lui afin de les étudier, je l’ai dénoncé. Il a été renvoyé deux jours plus tard. Depuis nos routes se sont séparées. Il est devenu malhonnête et mauvais, ça ne m’étonne absolument pas qu’il se soit rallié aux nazis.

- Est-il dangereux ?

- Pas plus que moi, il est trop vieux pour ça, mais il est très rusé, soit prudent fils, si il t’attrape, ton cerveau a intérêt à être plus développé que le sien.

Indy rit.

- Je ne plaisante pas, et ne compte pas t’échapper en lançant ton lasso.

- C’est un fouet père.

- Peu importe.

Indy sourit. Il plongea sa main droite dans la, poche droite de sa veste et en ressortit une montre à gousset.

- Je l’avais presque oublié, dit-il en la regardant.

- Elle ne doit plus être à l’heure.

- Non, elle s’est arrêtée quelques heures après que vous me l’ayez donnée.

- Pourquoi ne l’as tu pas remontée ?

- Je ne regarde pas la montre.

Indy tourna la montre pour montrer la photo miniature d’Anna.

- Elle était vraiment très belle. Elle sentait toujours comme…

- Une rose. Je me rappelle. Quand elle me prenait dans ses bras, je gardais l’odeur sur mes vêtements. Chaque fois que je la regardais, elle me faisait penser à un ange.

- C’était un ange, elle l’est toujours.

- Je comprends que vous n’arriviez pas à l’oublier.

- Quand on perd quelqu’un comme elle, plus rien n’a de sens. Heureusement que tu es là. Tu es mon unique raison d’être encore de ce monde.

- Père.

Ils s’étreignirent affectueusement.

- Père, il y a une chose que vous devez me dire, pourquoi cette passion pour le christianisme ?

- C’est arrivé peu après la mort de ta mère, j’avais tout laissé tomber, et alors je me suis dit qu’en étudiant l’histoire du Christ, je trouverais un moyen de ramener Anna, ou au moins de me faire entendre d’elle.

- Vous n’aviez pas besoin de faire tout cela pour qu’elle vous écoute.

- Si j’ai voulu consacrer ma vie à trouver le Graal, c’était pour trouver Dieu, j’étais convaincu qu’en trouvant la relique je retrouverai Anna.

- En trouvant le Graal vous comptiez tuer la mort, votre mort.

- Depuis que ta mère est partie, la mort ne m’a jamais autant effrayée.

- Vous étiez seul avant.

- je pensais l’être, j’ai été aveugle, quel imbécile !

- L’erreur est humaine père, et je vous pardonne.

- Tes pardons ne seront jamais assez nombreux, j’ai été un mauvais père, je le reconnais.

- Non, vous avez fait ce qui vous semblait juste, j’aurai fait la même chose.

- Dieu nous pardonne Indiana.


Indy détourna le regard vers les autres personnes dans le compartiment, des hommes, des femmes et des enfants de tous âges.

- Vous m’excuserez mais je dois aller aux toilettes.

- Fais donc, je ne peux que t’attendre ici.

Indy se leva et alla dans le wagon voisin, il le traversa jusqu’à la moitié lorsqu’un homme passa en lui percutant l’épaule. Ils se regardèrent dans les yeux. Des yeux bleus avec des cheveux blonds. Indy fit mine de rien et continua son chemin jusqu’aux toilettes, là il ferma la porte et attendit en écoutant. Il entendit le déclic d’une arme et vit lentement la poignée se déplacer. Il tira alors violemment la porte. L’homme manqua de tomber en avant, Indy l’attrapa et lui envoya deux coups de poing en plein visage, lui brisant le nez avant de le faire s’évanouir. Il lui fit les poches et trouva un carnet rouge, à l’intérieur, une carte indiquait son identité : Mikel Vögler, agent du troisième Reich, la carte était frappée du symbole nazi.

- Allez, c’est reparti !

Indy rouvrit la porte et regarda le couloir, personne. Il sortit et ferma la porte avant de revenir discrètement à sa place pour annoncer la bonne nouvelle à Henry.

- Père, vous devez venir avec moi.

- Pourquoi ? Que se passe t’il encore ?

- Nous avons de la compagnie.

Trois hommes apparurent à l’autre bout du wagon.

- Quand je vous le dirai, allez vous cacher dans le wagon de marchandises, à l’autre bout du train.

- D’accord.

Henry se leva, Indy regarda les nazis.

- Allez-y !

Henry s’éloigna en courant, Indy attendit et le suivit, les nazis aussi. Deux passèrent dans le wagon suivant, le troisième fut poussé hors du train par Indy caché au-dessus de l’interstice des deux wagons. Indy rentra ensuite dans le wagon suivant puis dans le suivant qui était le wagon-restaurant. Il se fit accueillir par trois détonations de pistolet automatique. Indy plongea sous le bar et prit différentes bouteilles pour les jeter sur son adversaire. L’une des bouteilles éclata alors en plein sur le visage du nazi, lui crevant les yeux, Indy alla vers le wagon suivant. Le nazi trouva la force de tirer.

Indy aussi, mais contrairement à lui, il alla droit au but.

Il longea les trois wagons suivants sans trouver personne, enfin il arriva au wagon-marchandise.

- Père ?

Il chercha, revolver à la main.

- Père !

Personne. Une trappe menant au toit était ouverte. Il monta sur des caisses et atteignit le dessus du wagon. Henry était trois voitures plus loin agrippé au toit. Le nazi courait pour l’attraper. Indy tira deux coups de feu qui, à défaut d’atteindre leur cible, attirèrent l’attention du nazi. Celui-ci se retourna et répliqua. Indy se coucha, le nazi épuisa vite toutes ses balles à cause de sa fureur.

- Allons Jones, vous n’êtes pas une fillette, battez-vous comme un homme !

Indy se releva et rangea son arme, il s’approcha du nazi. Tous deux se fixèrent. Le nazi décrocha un gauche, Indy esquiva et donna une droite que le nazi attrapa, ce dernier donna trois coups dans l’estomac d’Indy puis le jeta en le fauchant d’un coup de pied. Indy voulut se relever mais resta couché. Le nazi se retourna et fit vite de même. Ils passèrent un tunnel. Après cela, Indy se releva le premier et donna un coup de pied au visage, le nazi lui attrapa la cheville et le renversa, il lui colla ensuite la tête sur le bord du wagon. Indy prit alors son revolver, le pointa contre l’estomac de son adversaire, et tira.

Le nazi s’affala. Indy le repoussa et se releva, il alla vers son père.

- Je vous avais dit de vous cacher père.

- Il était plus rapide que moi.

- Il vous faudrait une arme.

- Oh non, jamais de la vie.

- Tenez, apprenez au moins à vous en servir, dit-il en lui jetant son revolver.

- Je sais très bien comment fonctionnent ces engins.

- Très bien, dans ce cas je vais le reprendre.

Henry visa brusquement son fils et tira, juste à côté de lui.

- Père, mais que faîtes vous ?

Indy entendit quelque chose tomber derrière lui, il se retourna et vit le nazi blessé par une balle désormais tué par deux.

- Quelle horreur, range moi ça immédiatement !

- Père…

- Non ça suffit, allez viens, revenons à nos places, nous sommes bientôt arrivés.

Indy le suivit.

- Vous tirez très bien, vous le savez ?

- C’était purement au hasard.

Quelques heures plus tard le train ralentit, Antakya, destination atteinte.




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