Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 27 : Chapitre 27

Par DarkSpielberg

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Trézibonde était un petit village situé dans une région reculée de la Turquie.

- Franchement, si le fragment est ici, ce sera fantastique.

- J’aime votre façon de m’encourager.

- Je suis juste réaliste.

- Réfléchissez, le fragment a plus de chances d’être ici que dans la capitale.

- Je ne sais pas, je me fie uniquement à mon intuition, et elle me dit que nous ne trouverons sûrement rien ici.

- Moi aussi je me fie à mon intuition, c’est grâce à elle que je suis encore en vie, et vous avec moi.

- Fais attention à ne jamais perdre ce don, c’est notre sixième sens.

- Pas de danger. Vous savez quelque chose sur cet endroit ?

- Pas le moindre, l’Orient n’a jamais été ma tasse de thé.

- La mienne non plus je dois dire.

- Parfait !


Les enfants jouaient dehors en souriant, en voyant Indy et Henry, ils coururent vers eux pour les emmener vers l’homme qui devait être le chef de la ville. Il les regardait d’un air perplexe, c’était un vieil homme barbu aux cheveux décrépis. Indy lui montra le sceptre, il eut un regard affolé en voyant l’objet et fit signe de le ranger, puis il montra de son index une église non loin de là. Indy s’inclina respectueusement et fit signe à son père d’aller dans cette direction.


Henry vit une inscription au-dessus de l’entrée de l’église.

- Il est inscrit le nom de l’église, essaye de le deviner.

- Dites-le.

- Sainte-Sophie.

- Ça alors, vous parlez d’une coïncidence !

- Je ne serais pas étonné d’en découvrir d’autres.

Ils entrèrent, c’était une petite église.

- Elle date du XIIIéme siècle à mon avis, c’est très rare d’en trouver une ici, en territoire Islamique, c’est très étrange aussi, dit Henry.

Les vitraux montraient la crucifixion.

- C’est toujours la même histoire qui est racontée.

- Normal, il ne vont pas te montrer le débarquement de Normandie !

Indy rit brièvement, il avait remarqué quelque chose.

- Et ça c’est normal, dit-il en montrant un vitrail.

Vitrail sur lequel il y avait la lance du destin.

Ils abaissèrent immédiatement les yeux, mais il n’y avait aucune statue.

- Zut !

Il y avait cependant une inscription sur le mur.

- Intéressant, dit Indy.

- Tu peux lire ça ?

- Bien sûr père, un professeur d’histoire peut tout faire, voyons cela…ce texte raconte l’histoire de la ville…elle a été fondée 700 ans avant Jésus Christ par Sinope, elle a appartenu aux Romains en 63 avant d’appartenir aux Byzantins. Elle fut la capitale de l’ami Grec de Trezibonde de 1204 à 1461, fondé par Alexis Ier. Les Turcs se sont emparés de la ville en 1461, elle devint alors une province de l’empire Ottoman. Les vénitiens ont participé à la décadence de la ville.

- Alexis Ier était le roi de Constantinople en 1453, il a sûrement été caché le fragment ici pour éviter que les turcs ne le trouvent à la prise de la Cité.

- Apparemment cette ville a des liens très ancestraux avec un monastère…le monastère de Sumela.

- Le fragment doit être là-bas.

- C’est fort probable, là-bas il aurait été caché des guerres et des changements de politique.

- Mais ce n’est pas simple d’entrer dans un monastère.

- Je n’ai jamais dit que ce serait simple.

Indy sourit.

- Quoi ?

- Pour une fois votre croyance va nous servir.

- Pourquoi ?

- Vous établirez le contact.

- Les moines ne parlent qu’entre eux.

- Ils feront bien une exception.


Le monastère était situé à quelques kilomètres de la ville. Il s’agissait d’un vieux bâtiment construit comme une immense maison dissimulée derrière un vaste mur.

Indy alla frapper à la grande porte de bois, un moine ouvrit, Indy engagea le contact.

- Bonjour, nous aurions besoin de votre aide pour…

La porte se referma aussitôt.

- Je te l’avais bien dit.

Indy refrappa.

- Maintenant, c’est à vous d’essayer père.

La porte se rouvrit, le moine réapparut, Henry parla en Turc.

Le moine sembla l’écouter, avec attention. Au bout d’un moment, Henry montra le sceptre, le moine repoussa l’objet de sa vue et referma la porte.

- Bravo, c’était bien joué, jusqu’à maintenant.

La porte se rouvrit, le moine fit signe d’entrer.

Ils découvrirent un immense jardin où se baladait une trentaine d’autres moines, tous vêtus de toges marrons. Le monastère était construit sur six niveaux. Indy et Henry suivirent le moine à l’intérieur. Tous les regards se tournèrent vers eux. Ils allèrent jusqu’au dernier niveau et s’arrêtèrent devant une lourde porte de bois richement ornée de symboles religieux. Le moine fit signe d’attendre et s’engouffra dans la salle.

- Je me demande comment un tel endroit peut prospérer sans difficultés en terre islamique.

- Leur présence passe inaperçue, ils sont bien cachés.

- Ils ne doivent être ici que pour garder une seule chose.

- Le message du Christ.

- Où plus encore.


Ils traversèrent la pièce, il n’y avait rien, hormis un coussin rouge posé par terre au fond de la pièce sur lequel était assis un homme au crâne rasé, il était plutôt jeune. Il fit signe de s’asseoir et dit dans sa langue :

- Qu’êtes-vous venu chercher ?

- La lance du destin, répondit Indy. Vous avez l’un de ses fragments ici.

- Non.

Indy soupira mais resta discret.

- Nous l’avions, mais notre peur à son égard était telle que nous avons préféré le cacher ailleurs.

- Où ça ?

- Il est enfoui dans les environs de la ville d’Antalya.

- Antalya ?

- Une ville au sud du pays.

- Je vous mets en garde, abandonnez votre quête pendant que vous le pouvez encore, sinon l’obscurité s’emparera de votre cœur.

- Il est trop tard.

- Il n’est jamais trop tard.

- Nous avons les autres fragments, nous avons le sceptre.

- Mais cela importe t’il plus à vos yeux que l’amour que vous porte votre famille et vos amis ?

- …non.

- Dans ce cas, laissez tomber votre recherche du pouvoir.

- Nous ne pouvons pas, d’autres cherchent à s’emparer de la lance, à des fins purement maléfiques.

- N’ayez aucune crainte, la lance n’a aucun maître. Mon ordre a protégé le fragment que les italiens nous ont apporté depuis sept siècles. Mes ancêtres ont vu des peuples entiers se faire massacrer pour l’obtenir.

- Mais le fragment seul est sans pouvoir.

- Mais l’illusion suffit à faire miroiter les yeux des hommes. Je vous met en garde, oubliez la lance du destin, il en va de votre vie.

- Nous ne voulons que la mettre à l’abri.

- En mettant à jour les fragments vous n’avez fait qu’échouer dans ce but.

- Si vous tenez tant à nous dérouter, pourquoi nous avoir dit où vous avez caché le fragment ?

- Pour que vous puissiez décider vous même de votre avenir. Vous avez le choix.

Il y a un train qui part pour Antalya dans deux heures, un autre vous ramènera à Ankara, c’est à vous de décider.

- Nous irons à Antalya.

- Alors que Dieu vous aide.

Ils s’inclinèrent respectueusement et sortirent.

- Je n’ai pas bien saisi les intentions de cet homme, dit Henry. Voulait-il nous aider ou non ?

- A votre avis ?




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