Les Chroniques de Methos

Chapitre 6 : Partie I: Le dernier chevalier - Chapitre 6: Sérénade

3361 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 01/03/2021 20:44

Avril 2002, Paris, France

Émilie éclata de rire. Elle riait tellement fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. 

-Je crois que c'est la meilleure qu'on m'ait jamais raconté ! articula-t-elle en se tenant les côtes. 

-Je ne plaisante pas, répondit Methos. 

Il affichait un air grave qui sema le doute dans l'esprit de la jeune femme. Cessant subitement de s'esclaffer, elle lui lança un regard interrogateur auquel il répondit par un hochement de tête. 

-C'est vrai ? demanda-t-elle d'un ton hésitant en se tournant vers le nouveau venu. Vous... Vous n'êtes pas une légende ? Vous existez vraiment ?

-En chair et en os, acquiesça Arthur. 

Il y eut un moment de silence, pendant lequel Émilie continua de le fixer d'un air éberlué, soudain remplacé par un large sourire. 

-Mais c'est formidable ! s'exclama-t-elle avec ravissement. Du coup, est-ce que vous êtes Breton ou Romain ? Parce qu'il y a pas mal de théories contradictoires qui circulent, et... 

-Je suis le fils d'Uther Pendragon et d'Ygraine de Tintagel, répondit Arthur, les sourcils légèrement froncés. Je n'ai jamais été Romain !

-Je ne voulais pas vous offenser, assura la jeune femme, se rendant compte de son erreur. Mais on dit tellement de choses sur vous qu'il est difficile de savoir où se trouve la vérité. 

-Et que dit-on de moi exactement ? interrogea le roi d'un ton pompeux. 

-Eh bien... réfléchit-elle un moment, que vous avez été reconnu roi légitime en retirant une épée d'un rocher, ou d'une enclume, selon les versions. Que c'est la Dame du Lac qui vous aurait donné Excalibur, l'épée magique. Que vous avez réuni des chevaliers autour de la Table Ronde de Camelot pour accomplir la quête du Saint Graal. Que vous avez repoussé à plusieurs reprises les invasions saxonnes. Que la reine Guenièvre aurait eu une liaison adultère avec votre plus proche ami, Lancelot. Et que, blessé mortellement par Mordred, la Fée Morgane vous a emmené jusqu'à Avalon, où vous attendriez votre heure avant de revenir un jour. 

N'ayant pas d'autres exemples à l'esprit, elle se tut. Le visage d'Arthur affichait un sourire aimable, mais Émilie ne put que remarquer que son regard était triste. 

-Certaines sont des balivernes, déclara-t-il d'un ton très calme, mais d'autres sont vraies. N'est-ce pas, Galahad ? ajouta-t-il en s'adressant directement à Methos. 

L'Immortel ne répondit pas, ses yeux perçants fixés sur Arthur, qui le défiait du regard. Incrédules, Mac, Amanda, Émilie et Joe les dévisagèrent à tour de rôle. 

-Quoi ? Tu es le fils de Lancelot du Lac ? s’écria Émilie, rompant le silence.

-Pas tout à fait, répondit Methos, mal à l’aise. Il y a eu un malentendu à un moment et la légende a retenu deux personnages différents, mais en fait…

-Non ! coupa Émilie, ses yeux soudain exorbités dans la stupeur. Non. Non ! Non, non, non, non, non ! Non !  

-Émilie... soupira Methos. 

Mais la jeune femme s'était mise à faire les cent pas en secouant la tête et continuait de répéter l'adverbe de négation comme un disque rayé. Elle n'avait cependant pas l'air en colère. Au contraire, elle semblait beaucoup s'amuser. 

-Alors comme ça, lança-t-elle au bout d'un moment, se retenant à grand peine de sourire, c'est toi Lancelot du Lac ? 

-Oui, confirma Methos à mi-voix. 

À ces mots, tous les regards se tournèrent vers lui. 

-Pourquoi est-ce que ça ne m'étonne pas ? questionna l'anthropologue d'un air plus enjoué que jamais. Et cette histoire avec Guenièvre... ?

-Est malheureusement vraie, termina l'Immortel.


*** 

 

Août 522, Camelot, Royaume de Logres

           Il régnait un silence oppressant pour un jour de victoire. Les troupes étaient rentrées à Camelot après avoir chassé l'ennemi saxon de leur territoire, mais leurs cœurs n'en étaient pas pour autant allégés. La bataille avait été d'une violence sans nom et le roi, courageux et hardi, n'avait encore une fois pas su rester en l'arrière.

           Methos avait beaucoup de respect – voire d'admiration – pour le jeune souverain, et il veillait toujours à rester à ses côtés lors des batailles pour lui éviter d'avoir à subir de trop graves blessures. Mais ce jour-là, il avait échoué. On avait ramené le roi agonisant jusqu'à la forteresse, persuadé qu'il ne survivrait pas de toute façon. Mais Arthur avait tenu jusqu'au château et on avait fait venir Merlin. 

           En apprenant la nouvelle, Guenièvre s'était précipitée. 

-Je veux le voir ! martelait-elle, secouée de sanglots, alors qu'on l'empêchait de se rendre au chevet de son époux. 

-Ma reine, répéta Methos d'une voix douce, il ne peut guère vouloir que la dernière vision que vous eussiez de lui soit celle de son agonie.

-Soyez maudit ! hurla-t-elle avant de s'enfuir aussi vite que le permettait sa lourde robe de velours. 

Touché par sa détresse, Methos hésita un moment, puis la suivit. Elle s'était réfugiée dans son boudoir et s'était affalée devant sa coiffeuse sans refermer la porte derrière elle. Methos resta un moment sur le seuil, la regardant pleurer toutes les larmes de son corps, sans savoir quoi faire.

           L'Immortel jeta un regard autour de lui : le corridor était désert. Il entra alors dans la chambre et referma la porte derrière lui. Guenièvre sursauta et le dévisagea un instant, trop choquée par son audace pour parler. Il s'approcha lentement, s'agenouilla devant elle et prit sa main délicate dans la sienne. 

-Ma reine, reprit-il la gorge nouée, je n'ai point su défendre votre époux, notre roi. S'il venait à mourir par ma faute, je suis prêt à quitter Camelot et à errer à jamais sans but ni famille. 

-Lancelot, soupira Guenièvre. Si je devais perdre mon époux aujourd'hui, qui d'autre que vous pourrait poursuivre la quête du Graal ? 

-De nombreux chevaliers seraient honorés de mener à bien cette tâche ardue, assura Methos. 

-Mais vous avez toujours été le plus loyal, le plus fidèle d'entre tous, rappela la souveraine. Vous devez rester. Je vous l'ordonne ! Ce sera votre châtiment.

-Comme il vous plaira, ma reine, dit Methos en baissant la tête.

Guenièvre caressa doucement sa joue de ses longs doigts délicats et le força à la regarder. Sans qu'il n’eût le temps de réagir, elle avait déjà plaqué ses lèvres contre les siennes et s'était laissée glisser sur ses genoux, à même le sol.

-Ma reine, souffla Methos, nous ne devrions point... 

-Mon époux est en train de mourir par votre faute, rappela-t-elle. Vous me devez bien un peu de réconfort. 

Déchiré entre sa conscience et son désir, l'Immortel laissa la souveraine l'embrasser sans résister. Mais lorsque ses mains commencèrent à se balader dans ses culottes, il ne put se retenir plus longtemps.

           Depuis le premier jour où il avait posé les yeux sur ses cheveux roux sauvages et sa peau diaphane, il n'avait cessé de se répéter qu'il pouvait tomber amoureux de toutes les femmes de la cour, mais pas de cette femme-là. Mais les choses interdites avaient toujours un attrait particulier, et la beauté de Guenièvre n'y faisait pas exception.

            Leurs ébats ne durèrent que quelques minutes mais furent d'une formidable intensité. Reprenant son souffle, Methos se rendit compte avec horreur de la trahison dont il venait de se rendre coupable.

-Nous n'aurions point dû faire cela ! s'exclama-t-il en se redressant soudain.

Faisant fi des protestations de la reine, l'Immortel remonta ses braies et rajusta sa tunique avant de sortir dans le couloir. Il venait de tourner à l'angle du corridor lorsqu'il tomba nez à nez avec Yvain, le Chevalier au Lion.

-Seigneur Lancelot ! s'écria-t-il en le reconnaissant. Notre enchanteur vous envoie quérir, déclara-t-il. Le roi est au plus mal.

Écartant le jeune chevalier de son chemin, Methos courut jusqu'à la chambre d'Arthur et y entra en trombe.

-Est-ce qu'il est... ? commença-t-il mais il fut interrompu par Merlin, qui lui fit signe de fermer la porte.

-Il vient de trépasser, répondit le druide.

Dévasté, Methos se jeta à genoux devant le lit, rongé par la culpabilité. Il était sur le point de prier pour le salut de son âme lorsqu'Arthur ouvrit soudain les yeux.

 

***


Avril 2002, Paris, France

           -Merlin connaissait mon secret depuis plusieurs années, expliqua Methos. Nous avons raconté à la cour qu'il avait réussi à sauver le roi et j'ai expliqué à Arthur les règles du Jeu et tout ce qu'impliquait l'Immortalité. Sa formation ne fut pas longue, car il savait déjà parfaitement se battre. Lorsque j'ai jugé qu'il était prêt, je lui ai avoué ce qui s'était passé avec Guenièvre, et lui ai offert ma tête. Mais il a refusé. À la place, il m'a envoyé en exil, et je n'ai plus jamais revu Guenièvre. Qu'est-ce que tu as fait d'elle ? demanda-t-il à l'adresse d'Arthur.

-Je l'ai envoyée au couvent de Glastonbury, répondit-il. Quel autre choix me restait-il après que tu l'aies déshonorée ?

-Donc la tombe que les moines ont retrouvée après l'incendie, c'était vraiment la sienne ? questionna Émilie, incapable de se retenir malgré les propos misogynes du roi.

-Oui, confirma Arthur. Après mon combat contre Mordred, je ne pouvais plus rester à Camelot. Mes fidèles chevaliers m'avaient vu subir une blessure à laquelle il était impossible de survivre, et Merlin a pressé Morgane de me faire transporter à Glastonbury. Pour éviter que mon peuple n'apprenne la vérité, Merlin a rapporté que je me reposais sur l'île d'Avalon, d'où je reviendrais un jour pour remonter sur le trône de Logres.

-Et de toute évidence, ce jour a fini par arriver, fit remarquer Methos d'un ton sarcastique. Sauf que le royaume de Logres n'existe plus...

-L'Ankou est de retour, déclara Arthur. Je ne peux pas rester les bras croisés.

Le visage de Methos se déforma dans un rictus méprisant :

-L'Ankou n'a jamais existé ! s'exclama-t-il d'un ton acéré.

-L'Ankou ? répéta Émilie en regardant alternativement Methos et Arthur. Vous voulez parler du messager de la mort ? Celui avec la charrette ?

-L'Ankou existe, insista Arthur. C'est lui qui a initié Mordred.

-Ça t'a vraiment réussi, de vivre en moine pendant mille cinq cent ans, persifla Methos. En fait, toutes ces inepties incohérentes sur la Table Ronde, elles viennent directement de toi.

-Tu peux me gouailler autant que tu voudras, Galahad, répliqua Arthur, mais l'Ankou est de retour et il veut précipiter l'heure de l'Ultime Combat.

-Pfff, siffla Methos.

-Toi qui a vécu et voyagé ces quinze derniers siècles, reprit Arthur, n'as-tu donc pas remarqué que le monde est à nouveau envahi par les ténèbres ?

-Mais le monde a toujours été comme ça ! s'écria Methos. L'être humain a le fond mauvais, il ne pense qu'à faire la guerre, piller, violer. Ça n'a rien de nouveau.

-Cette fois c'est différent, insista le légendaire souverain. Même toi, Galahad, tu as perdu la foi !

-La seule chose en laquelle j'ai jamais eu foi, coupa Methos d'un ton sec, c'est le Graal.

-Quoi ? s'immisça Émilie. Le Graal existe ?

-L'Ankou est persuadé que le seul moyen d'atteindre le Graal est de gagner le Prix, expliqua Arthur.

-Eh bien qu'il essaie ! s'emporta Methos. Il ne serait pas le premier et certainement pas le dernier.

-Tu me déçois beaucoup, Galahad, confia Arthur d'un air navré.

-Mon dieu, tu me brises le cœur, ricana Methos.

-Il n'y a pas que le monde qui ait changé, constata le souverain. Si tu me refuses ton aide, alors je retrouverai l'Ankou moi-même et mettrai fin une fois pour toute à son règne de terreur.

À ces mots, il adressa un signe de tête à Joe et MacLeod, et baisa à nouveau la main d'Émilie et d'Amanda, puis se dirigea vers la sortie.

-Tu ne crois pas que tu y es allé un peu fort ? fit remarquer Joe avec un regard sévère lorsqu'Arthur eut disparu.

-Non, répondit Methos d'un air buté. Il est devenu complètement dingue, c'est quand même pas ma faute !

-Mais comment peux-tu être sûr que ce l'Ankou n'existe pas ? insista le Guetteur. Après tout, Methos aussi est un mythe pour la plupart des Immortels, et pourtant, tu existes bel et bien.

L'Immortel ne répondit pas, se contentant de secouer la tête en fusillant Joe du regard. Puis tout à coup il tourna les talons et sortit à son tour. Émilie se précipita à sa suite, non sans lancer un regard de reproches à Joe.

-C'est pas la peine de te vexer ! appela-t-il dans un soupir exaspéré.


***

 

           Émilie avait tout juste eu le temps de voir le break bleu marine de Methos sortir de la cour du Blues Bar sans pouvoir l'arrêter, et dut se résigner à le suivre par ses propres moyens. Après une heure passée dans les transports en commun, la jeune femme arriva enfin Rue de la Faisanderie, où vivait Methos. 

-Adam ? appela-t-elle en frappant doucement à la porte. C'est moi... 

Elle vit la silhouette de Methos se dessiner au travers du verre fumé et la porte d'entrée s'ouvrit pour elle. 

-Je n'ai pas envie de parler, prévint l'Immortel en la laissant passer. 

-D'accord, approuva la jeune femme.

Elle avança dans la pièce et accrocha sa veste au porte-manteau. 

-Je peux en avoir une ? demanda-t-elle en désignant la bière posée sur la table de salon. 

-J'ai du panaché, si tu préfères, proposa Methos. 

-Je croyais que tu n'aimais pas ça, s'étonna Émilie en le regardant s'avancer vers le frigidaire. 

-Non, acquiesça-t-il, mais je sais que toi, tu préfères. Je veux que tu te sentes ici chez toi, ajouta-t-il en lui tendant la bouteille qu'il venait de décapsuler. 

Émilie la saisit et adressa à Methos un sourire empreint de reconnaissance. Ils s'installèrent dans le salon, Methos sur son fauteuil qui ressemblait à un trône baroque, les pieds posés sur la table basse. Ainsi avachis, ils se contentèrent de boire leurs bières en écoutant un disque de The Police.

           « I loved you since I knew ya, I wouldn't talk down to ya, I have to tell you just how I feel : I won't share you with another boy », chantait Sting. « Roxanne, you don't have to put on the red light»[1]

-Tu dois me prendre pour un coureur de jupons, lâcha Methos au bout d'un moment.

-Non, répondit Émilie en se redressant un peu dans son propre fauteuil.

Elle avait parlé d'une voix douce, sans une once de reproche, mais l'Immortel ressentait le besoin de se justifier :

-Ce qui s'est passé avec Guenièvre, reprit-il en retirant ses pieds de la table et se penchant en avant, c'est l'une des choses que j'ai faites que je regrette le plus.

-Il t'a pardonné, rappela Émilie d'un ton qui se voulait apaisant.

-Il a renoncé à se venger, souligna l'Immortel, nuance.

-C'est toujours ça de pris, insista l'anthropologue. Tu devrais voir le verre à moitié plein, pas forcément à moitié vide.

Methos dévisagea la jeune femme d'un air absent. Il aurait tellement voulu la serrer contre lui à cet instant. Si seulement elle savait, pensa-t-il, si seulement elle savait...

-Je ne te mérite vraiment pas, souffla-t-il.

À ces mots, la jeune femme se leva, posa sa bière sur la table et s'assit à cheval sur les genoux de son compagnon :

-C'est vrai que j'évite de me poser trop de questions, admit-elle à mi-voix, mais je me doutais bien que tu n'étais pas vierge. Je n'ai pas nécessairement envie de connaître tous les détails de ta vie sentimentale, mais je dois quand même avouer que je profite pas mal de tes cinq mille ans d'expérience.

Devant tant de franchise, Methos esquissa un sourire amusé. Il passa sa main dans sa chevelure tout en la dévorant des yeux.

-J'ai été marié soixante-huit fois, déclara-t-il. Je me souviens de chacune d'entre elles, mais aucune ne te ressemblait de près ou de loin.

Touchée par le compliment, Émilie sentit un « je t'aime » naître dans sa poitrine, mais elle put le retenir de justesse avant qu'il ne passe ses lèvres.

           « Un malhonnête stratagème ! Ces trois mots-là n'affirment pas : il y a une question dans « je t'aime » qui demande « et m'aimes-tu, toi ? ». »[2]

           À la place, elle se pencha en avant et embrassa Methos avec une telle ardeur que c'était comme si elle avait prononcé les fameux trois mots. L'Immortel lui rendit son baiser, l'entourant de ses bras et la serrant contre lui. 

           Il n'avait pas menti en affirmant qu'il n'avait jamais connu de femme comme elle. Pour la toute première fois de son existence, il pouvait partager son secret. Il mourait d'envie de lui dire ce qu'il ressentait vraiment pour elle, mais en ces temps modernes, il ne voulait pas prendre le risque de l'effrayer.

           « And though it's just a line to you, for me it's true and never seemed so right before. And then I go and spoil it all by saying something stupid like « I love you ». »[3]

           Oubliant Guenièvre, Arthur et la menace fantôme de l'Ankou, Émilie et Adam passèrent le reste de l'après-midi à se montrer leur amour réciproque dans un échange passionné de baisers, caresses, sueur et gémissements.

 

***


           À plusieurs kilomètres de là, Arthur avait regagné sa chambre d'hôtel miteuse avec vue sur le périphérique. Assis au pied du lit, il réfléchissait. Il avait été naïf de croire que Galahad lui serait resté fidèle après tout ce temps. Lui-même n'avait jamais vraiment pu lui pardonner son faux-pas avec Guenièvre, malgré ses innombrables prières.

           Cela faisait mille cinq cent ans qu'il ne s'était plus battu. Sans Galahad, il n'avait aucune chance de pouvoir arrêter l'Ankou.

           Son regard tomba sur le morceau de papier, posé sur la commode, où le professeur avait griffonné l'adresse du Blues Bar. Arthur l'avait plié pour le mettre dans sa poche et venait juste de remarquer ce qui se trouvait au dos. Il saisit le papier et le déplia. Un portrait y était imprimé et Arthur reconnut aussitôt la femme brune qui semblait le dévisager. Le souverain lut attentivement l'annonce qui accompagnait la photographie et redressa brusquement la tête. Le temps de la chevalerie était révolu.


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[1] The Police Roxanne (1978) 

[2] Jean-Jacques Goldman Sache que je (1997)

[3] Frank Sinatra Something stupid (1967)

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