Nuit une, jour un.
Steve regarde sa fille plonger dans son passé. Elle parle seule, des petites phrases par-ci, d’autres par-là. Il comprend que ce sont des choses qu’elle a vécues. Il l’écoute, la gorge serrée. Elle dort, elle rêve, elle cauchemarde, son cœur s’emballe. Il comprend que le médecin ne lui a pas menti, tout se joue là. Sa fille va-t-elle survivre à tout ça ?
« Va te cacher, ma petite libellule, vite. », dit Stella faiblement avant de rentrer dans son cauchemar.
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John est dans son garage avec la petite. Il travaille sur sa Mercury. Il entend Joe arriver :
« Vas te cacher, ma petite libellule, vite.
- John. Je viens chercher l’enfant. Donne-la-moi.
- Non, je veux la garder.
- Tu ne peux pas. Il faut qu’elle quitte le coin. Une famille l’attend à Paris.
- Elle reste ici. », dit-il tandis que la petite éternue dans sa caverne d’Ali Baba.
Joe la sort du meuble en la tirant brusquement. John lui demande de la rendre en le bousculant. Joe sort son arme la met en direction du père de Steve. John désarme rapidement son adversaire grâce à la petite qui pleure et qui essaie de quitter la main de Joe.
« Je t’ai dit, elle reste ici, dégage ! Je n’hésiterais pas à tirer. »
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Stella arrête subitement de répéter cette phrase. Il comprend que son cauchemar est enfin terminé. Il ne sait pas ce qu’elle a vu, ce qu’elle a vécu, mais sur son monitoring, chaque bip lui a montré les passages où sa peur était présente...
Le second cauchemar arrive... Le monitoring bip de nouveau. Steve s’empêche de toucher sa fille pour la soutenir. C’est un moment très difficile pour lui, pour elle. Il sait qu’il a devant lui encore beaucoup de choses à vivre.
« Laissez cette petite tranquille, je vous en supplie ! »
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« Va te cacher, ma petite libellule, vite, dit John quand l’enfant lui fait comprendre que des inconnus arrivent. Elle n’a pas le temps. Un homme l’attrape. John est ligoté sur une chaise, stella debout sur le canapé tenue par un autre homme. »
« Écoute-moi, champion, dit John à son fils au téléphone quand l’un des hommes ordonne ce dernier de lui téléphoner, je te demande pardon pour t'avoir menti... »
« Laissez cette petite tranquille, je vous en supplie ! », continue-t-il à dire après l’appel téléphonique, à ces ravisseurs.
- Ne t'inquiète pas pour elle, répond Victor à John. Quoi qu'il arrive, elle vient avec nous. »
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Sa fille fait des spasmes durant ce rêve. Il n’a pas le temps de souffler, un autre cauchemar prend la relève assez vite.
« Non ! Non ! Ne me laissez pas encore seule ! », dit-elle en pleurs.
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Wo Fat éteint la lumière où est enfermée Stella, puis il quitte la pièce.
« Non ! Non !, hurle l'enfant en tambourinant dans la porte. Ne me laissez pas encore seule ! », crie-t-elle en larmes.
Wo Fat l'entend, il entre dans la pièce, elle se plaque dans un coin, terrorisée.
« Tu n'es plus avec John ici ! C'est l'heure de dormir, alors tu dors ! Demain, une grosse journée nous attend !
- Je veux partir d'ici ! Laissez-moi partir ! », dit-elle en tapant dans la porte une fois celle-ci de nouveau close.
Wo Fat revient dans la pièce tue un de ces hommes devant elle pour la calmer.
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Sa fille a une peur immense. Un bond incontrôlable lui fait terminer ses paroles. Steve n’en peut plus. Il a toutes les difficultés du monde à voir son enfant souffrir, à vivre de nouveau son passé sans rien pouvoir faire pour l’aider. Elle dort paisiblement, un moment de répit pour lui. Il ouvre la porte, derrière celle-ci, il voit Danny assit au sol à attendre que son ami quitte enfin cette chambre.
« Salut, mon pote. Tu ne devrais pas rester là.
- Comment tu vas, Steve ?
- Je vais bien, ouais, je vais bien.
- Ce n’est pas ce que je vois. Je t’ai apporté des affaires et de quoi manger.
- Je mangerai quand elle pourra manger, Danny !
- Elle mange, Steve ! Elle est juste en manque.
- Qu’est-ce que tu dis ?
- J’ai été voir son médecin. Elle fait des hallucinations à cause de la faim. Elle pense qu’elle est avec ses bourreaux. Elle pense qu’on la prive de nourriture. C’est un manque qu’elle a eu toute sa vie à cause de ces hommes, à cause de son refus de manger durant...
- Durant mon absence.
- Non, des autres enflures. Steve, ce n’est pas de ta faute. Elle se bat pour survivre. »
Steve prend son sac et claque la porte de la chambre. Danny décide de rentrer chez lui.
« Oh ! Oh ! C'est qui ça, Wo Fat ? », dit Stella inquiète en se crispant.
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« Parle-moi de Shelburn, dit Wo Fat, à Steve.
- Je ne sais rien. Aucune idée de ce que cela peut-être !
- Ton père a passé beaucoup de temps et d'énergie à mener une enquête sur Shelburn. Je ne peux pas croire qu'il n'est pas partagé ses découvertes avec toi !
- Je ne sais rien, absolument rien.
- Et Joe White que t'a-t-il dit ?
- Il ne sait rien sur Shelburn.
- Ce n'est pas vrai, dit-il en regardant Stella. Mais elle, elle le sait !
- Quoi ! C'est une petite fille !
- Elle a vécu avec ton père ! Il ne t'a rien dit sur elle non plus !
- Vous n'avez aucune idée de ce que signifie Shelburn ! Qu'est-ce que vous avez fait à cette enfant Wo Fat ? Si elle ne vous dit rien, c'est qu'elle ne sait rien !
- C'est faux ! Elle sait !, s'énerve-t-il. Elle refuse de me le dire ! Vous ne me laissez pas le choix tous les deux ! Dites qui est Shelburn !, hurle-t-il.
- Je vous dis que je ne sais pas !, hurle-t-il plus fort en regardant l'enfant.
- Mauvaise réponse ! »
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Stella se met à hurler dans la pièce, des larmes coulent le long de son visage, elle se débat contre ses liens sur son lit. Son père se lève de sa chaise. Il ne peut pas la toucher, il sait que cela va amplifier ses peurs. Il marche, les mains sur sa tête espérant qu’elle cesse vite de crier. Les médecins interviennent. Un calmant lui est injecté.
Quand Steve le voit, il est hors de lui :
« Vous pouvez la soulager ? Pourquoi vous ne le faîtes pas ?
- On ne peut pas monsieur Mc Garett. C’est trop risqué pour son cœur ! On peut la tuer en lui donnant des calmants en continue ! Elle est seule, c’est à elle de se battre.
- C’est pire qu’une désintoxication votre truc !
- Ça l’est oui. »
Steve se souvient de cette phrase, la scène où il l’ait vue pour la toute première fois en Corée. Il se souvient de la suite, sa fille se faisant violemment frapper. Elle n’avait pas crié, elle n’avait pas pleuré. Il la regarde. Il comprend que ce qu’elle vient de crier, les larmes qui ont coulé sont celles qu’elles auraient voulu sortir ce jour-là.
Grâce à ces calmants, sa fille parle encore, sans se débattre, elle est plus calme. Elle sort quelques phrases par-ci, par-là. Son coeur bat faiblement. Ils les écoutent. Il essaie de comprendre quand elle a pu entendre cela et par qui. Il arrive à se situer dans le temps, elle a la voix de l’enfant qu’elle avait à chaque moment. Il est content malgré la douleur qu’elle peut subir, ce ne sont que des phrases, elle ne rentre pas dans ces cauchemars.
« Ne regarde jamais Steve dans les yeux. » « Très clair, Monsieur le Gouverneur, elle n’existe pas pour l’état-civil. » « Ne dis jamais à Steve qui est Shelburn, tu as bien compris ? » « Il te garde pour Shelburn. » « Tu crois qu’il veut te garder. » « C’est un secret. ».« Malia. », dit-elle en laissant couler une larme.