La lumière froide des néons baignait la chambre de soins intensifs, où Steve McGarrett reposait, toujours inconscient, mais dans une stabilité relative.
Le bruit constant des appareils qui surveillaient ses fonctions vitales était le seul son perceptible dans la pièce silencieuse, mis à part le léger souffle du respirateur qui assurait son maintien en vie.
Dr. Sheridan, médecin en chef des soins intensifs à l’hôpital Queens, entra dans la salle de soins intensifs avec une précision méthodique, les yeux fixés sur l’écran des machines.
Sheridan était un homme d’une quarantaine d’années, calme et professionnel, avec un regard de vétéran des situations extrêmes. La situation de Steve était complexe, mais il était confiant dans les traitements qu’il avait administrés jusqu’à présent. Il prit un moment pour vérifier les constantes sur l’écran des appareils. La fréquence cardiaque de Steve avait diminué, se stabilisant à un niveau bien plus raisonnable que celui observé lors des dernières heures. La pression artérielle, autrefois erratique, était revenue à des niveaux normaux, et la saturation en oxygène, bien que toujours relativement basse, s’était améliorée grâce au respirateur.
Sheridan s’approcha du lit de Steve et examina les deux grandes lignes de perfusion qui traversaient son bras, les raccordant à des seringues contenant des liquides et des médicaments. L’une administrait un sédatif léger pour éviter toute agitation, l’autre une solution saline pour maintenir son équilibre hydrique. Il vérifia la machine hépatique, un appareil spécialisé dans le soutien temporaire du foie en attendant une greffe. L’écran clignota brièvement, indiquant que la machine fonctionnait correctement. Le corps de Steve, bien qu’affaibli, répondait aux soins.
Sheridan examina ensuite les bandages qui couvraient la plaie thoracique de Steve. L’incision était nette, le bandage redevenu sec et propre. Il toucha délicatement la zone, s’assurant qu’aucune infection ne s’était déclarée. Il connaissait le dossier médical de Steve avec ces multiples blessures accumulées dans sa carrière. Toute complication pourrait devenir catastrophique.
Il décida qu’il était temps de passer à une évaluation plus approfondie des poumons de Steve. Il ordonna à l’infirmière de préparer le scanner thoracique. Les radiographies récentes avaient montré des signes inquiétants de lésions pulmonaires, mais les médicaments administrés au fil des heures semblaient avoir permis une certaine récupération. Alors que Steve était déplacé pour le scanner, Sheridan s’assura que son état restait stable. Les machines qui surveillaient ses constantes clignotèrent en indiquant que la situation restait critique mais sous contrôle.
/
L’examen du scanner révéla que les poumons avaient effectivement repris une fonction correcte, un résultat favorable. Le poumon gauche, qui avait été plus affecté par la trajectoire de la balle, montrait désormais des signes d’oxygénation normale. Le médecin relâcha un peu la pression dans ses épaules. Ce n’était pas encore gagné, mais c’était un bon signe.
Sheridan s’éloigna un peu de l'écran de surveillance, ses doigts caressant brièvement le bord du lit de Steve. Tout n’était pas gagné, mais les signes étaient positifs. Il s’approcha du respirateur, écoutant son souffle profond et régulier, un souffle mécanique qui faisait office de vie pour Steve, mais aussi un rappel brutal de la fragilité de la situation. Le respirateur avait été d’une aide précieuse, mais il savait que le moment approchait où il pourrait être retiré. Il décida de commencer à le réduire progressivement pour observer la réaction du patient. Si les poumons suivaient le rythme, il pourrait être transféré dans une chambre et mis sous un masque à oxygène. Il n’était pas encore prêt à le débrancher entièrement, mais la transition devait se faire doucement.
Avec un dernier regard vers Steve, Sheridan nota les derniers détails sur le dossier médical avant de sortir de la pièce. Le respirateur serait peut-être retiré sous peu, et Steve serait déplacé dans une chambre.
La situation se stabilisait lentement, mais la réalité restait implacable : l'attente de la greffe était désormais le point clé pour que Steve puisse s'en sortir vivant. Les prochaines heures, peut-être même les prochains jours, seraient décisifs. Sheridan savait que, bien qu’il y ait des signes d’amélioration, l'urgence d’une greffe restait un défi majeur. L’espoir, fragile mais présent, se glissait lentement dans l’esprit de Sheridan, alors qu’il continuait de surveiller ce patient dont la vie était suspendue à un fil, chaque minute comptant pour que le miracle de la greffe se produise à temps.
/
Les bips réguliers des machines résonnaient dans l’espace clos de la chambre, envahissant ses oreilles comme une symphonie étrange et irrégulière. Un son qui semblait à la fois rassurant et lointain, une constante dans la brume épaisse qui enveloppait son esprit. Chaque pulsation de la machine se mêlait à ses propres battements cardiaques, créant une mélodie qui semblait lui parler d’un monde entre la vie et la mort. L’impression d’être suspendu quelque part, entre deux mondes, persista, comme si son corps n’appartenait plus tout à fait à ce moment-là.
Steve tenta de cligner des yeux, mais la lumière dans la pièce le frappait douloureusement, une lueur blafarde qui le faisait se refermer sur lui-même. Il ferma les paupières une nouvelle fois, cherchant une issue à cette sensation d’étouffement. Son corps était lourd, engourdi. Chaque mouvement semblait un effort surhumain, mais il savait qu’il devait essayer.
Lentement, il chercha à se concentrer sur sa respiration. L’air était frais, un contraste frappant avec la chaleur oppressante qui l’avait envahi plus tôt. Ses pensées étaient confuses, éclatées, comme des morceaux de puzzle éparpillés autour de lui. Il se sentit pris dans un brouillard dense, et il dut faire un effort pour repousser cette torpeur qui le maintenait suspendu dans le vide.
Quand il ouvrit à nouveau les yeux, les contours de la pièce commencèrent à se préciser, bien que tout autour de lui soit encore flou. Il était dans une chambre d’hôpital, les murs blancs, un léger halo de lumière qui traversait les rideaux tirés. Il tenta de bouger, mais une douleur sourde et insidieuse se fit sentir dans son corps, l’obligeant à se figer. Il avait l’impression que chaque mouvement l’emportait dans une mer de douleur. Ses bras étaient suspendus à des câbles, attachés par des tubes et des fils qui traversaient sa peau.
Un flash d’une explosion le traversa soudainement, suivi d’une image floue d’un impact violent, puis l’obscurité. Un frisson d’angoisse se fit ressentir dans son dos alors que le souvenir de la douleur et de la perte de conscience remontait à la surface. Il réalisa peu à peu qu’il était relié à plusieurs machines, des sons et des bips remplissant l’espace autour de lui.
Ses mains bougèrent lentement, cherchant à comprendre la source de ses douleurs. L’intraveineuse se trouvait dans son bras, et il sentit son cœur battre contre sa poitrine, chaque pulsation semblant plus difficile que la précédente. Il essaya de respirer plus profondément, mais un poids invisible sur sa poitrine lui faisait mal, rendant chaque inspiration laborieuse.
Au loin, des voix parvinrent à ses oreilles, mais elles étaient lointaines, comme un écho à travers un tunnel. Il chercha à se concentrer sur elles, son esprit brisé cherchant un ancrage. Il distingua des silhouettes floues. C’était une sensation étrange, presque étouffante, qui renforçait son incapacité à se rendre pleinement compte de la situation.
Mais alors, une voix s’éleva près de lui. La voix de Danny. « Steve ? » Ce simple mot le fit frémir, le tira un peu plus hors de la brume. Il sentit une vague d’émotion s’emparer de lui, et son cœur battit plus fort. Danny… il était là. Il avait survécu. Il n’était pas seul.
Danny s’approcha davantage. Steve perçut la silhouette de son ami se pencher près de lui. La lumière de la pièce se fit plus claire autour de lui, un peu moins floue, à mesure que son esprit luttait pour se stabiliser. Il voulait parler, dire quelque chose, mais la gorge lui faisait mal, comme si chaque mot était un effort insurmontable. Ses yeux se fermèrent un instant sous la fatigue, et il sentit sa respiration se faire plus irrégulière.
Danny, les yeux remplis d’inquiétude, posa doucement une main sur le bord du lit, sa voix douce, mais ferme. « Hey, Steve, tu m’entends ? C’est Danny. » Sa main se posa alors sur son bras, cherchant à attirer son attention. « Allez, Steve, je sais que tu peux y arriver. Concentre-toi sur moi. Respire lentement, ok ? »
Steve sentit son cœur se serrer. Il voulait lui répondre, mais chaque tentative de parler se heurtait à la douleur qui semblait s’intensifier dans sa gorge. Ses doigts se crispèrent légèrement, une tentative désespérée de se reconnecter avec la réalité.
« Steve, regarde-moi. Je suis là, on est tous là. Kono est là aussi, d’accord ? » La voix de Danny était douce, mais pleine d’une insistance presque palpable. Il se penchant vers lui, pour être plus proche. « Respire doucement, Steve. »
Steve sentit une nouvelle vague d’émotion le traverser. Il savait que Danny avait raison. Il était là. Il était vivant. Il devait simplement respirer, juste ça, respirer profondément. Il chercha à suivre les instructions de son ami, son esprit flou cherchant à se concentrer. L’air était frais dans la pièce, et il se força à inspirer lentement, bien que chaque mouvement lui demande un effort considérable. Petit à petit, il sentit l’air remplir ses poumons, une bouffée de réconfort, bien que la douleur persistait.
« C’est bien, Steve, c’est bien. » La voix de Danny s’éleva de nouveau, encourageante. « Allez, encore un peu. »
Steve était dans un état de confusion, luttant pour retrouver ses repères. Chaque minute semblait s’étirer, mais au fond de lui, il savait qu'il devait s'accrocher. Luttant contre la lourde fatigue qui menaçait de le submerger à chaque instant, il se força à respirer plus lentement, à se concentrer sur chaque petit mouvement, chaque petit signe qu’il était toujours là, vivant. Danny était là, près de lui, et cela suffisait pour lui donner la force de continuer.
Un bruit de porte se fit entendre. Lou et Chin entraient dans la chambre, portant des tasses de café. Leur présence, malgré la fatigue évidente sur leurs visages, apportait un peu de réconfort dans cet environnement froid et clinique. Les yeux de Chin brillaient d’une lueur de soulagement, comme s’il avait peine à croire ce qu’il voyait. Lou, quant à lui, était clairement heureux de voir Steve réagir, même de manière aussi minimale.
« T’inquiète, mon pote, on a ce qu’il te faut ! » lança Lou avec un grand sourire, en posant une tasse fumante sur la petite table près du lit de Steve. Il lança un regard complice à Danny, avant de jeter un coup d’œil à Steve, comme s’il n’arrivait pas à croire qu’il le voyait enfin réveillé. « Pas d’horaires pour le café, hein ? » Il laissa échapper un rire léger, plein de cette énergie contagieuse qui lui était propre. « On sait tous que t’es du genre à te réveiller quand tu veux, mais... fallait bien que tu nous fasses un petit effort pour nous épater, non ? » Il adressa un clin d'œil à Kono et Danny, visiblement ravi de voir Steve revenir parmi eux.
Les mots de Lou eurent un effet immédiat. Steve tenta de sourire, ses lèvres bougèrent faiblement. Il aurait voulu lever la main, leur faire signe, leur dire qu’il allait bien. Mais tout ce qu’il réussit à faire, ce fut une expression fatiguée, un sourire difficile à maintenir sur ses lèvres. Ses muscles étaient engourdis, son corps tout entier lui semblait encore étranger. C’était comme s’il venait de réapparaître dans un monde qui n’était pas tout à fait le sien. Il essaya d’ouvrir les yeux davantage, se concentrant sur leurs visages. Chaque détail, chaque mouvement semblaient si lents, mais tellement précieux.
/
Cela faisait plus de 30 heures que l’avion s’était écrasé, un laps de temps qui semblait avoir duré une éternité. L’équipe toute entière était maintenant réunie autour du lit de Steve, chacun avec ses propres émotions mêlées d’espoir et de crainte.
Chin observait Steve avec une intensité palpable. Ses sourcils étaient froncés, mais ses yeux brillaient d’un espoir qu’il n’avait pas osé nourrir pendant les premières heures, celles de l’incertitude totale. La journée de la veille avait été chaotique, une des pires de sa vie après le jour de la mort de Malia, mais, Steve était là, respirant difficilement mais vivant, luttant pour revenir à la vie.
Lou se tenait à côté de Chin, sa présence toujours aussi rassurante malgré la gravité de la situation. Il jeta un regard à Steve, avant de se tourner vers Danny et Kono, un sourire difficile à cacher. « On peut dire qu'il est sacrément coriace, celui-là », murmura-t-il, mais l'émotion dans sa voix trahissait son soulagement. Il avait vu des situations difficiles, mais celle-ci semblait différente. Steve n’avait pas simplement survécu, il se battait.
Quelques instants après, Lou s'éloigna discrètement et attrapa son téléphone. Il connaissait l'importance de tenir tout le monde informé, surtout lorsque les choses étaient aussi incertaines. Il se rendit dans un coin plus calme et composa un numéro. L'attente sembla interminable, mais enfin, la ligne s'établit.
« Gouverneur, ici Lou. » Sa voix était plus grave que d’habitude, marquée par la fatigue et l’inquiétude. « On a des nouvelles de Steve. Il se réveille doucement, mais il n'est pas encore hors de danger. Il se bat, mais les prochains jours seront décisifs. »
Une pause. Lou écouta, hochant lentement la tête. « Je vous remercie de votre soutien. On fait tout ce qu’on peut pour l’aider. »
Il continua, sa voix empreinte d’une détermination calme. « On ne pourra pas fonctionner comme une équipe efficace tant qu’on ne saura pas comment il va. Vous avez raison, il faut lui laisser du temps. » Lou attendit encore quelques instants avant de répondre. « C’est compris. Une semaine de répit, ça marche. »
Il raccrocha et, d’un pas assuré, retourna auprès de l’équipe. « Bon, vous l'avez entendu, » dit-il en se tournant vers Chin, Danny et Kono. « Le gouverneur nous donne une semaine de répit. Une semaine pour nous assurer que Steve se stabilise, pour être là pour lui, et pour prendre soin de l’un des nôtres. Il sait très bien que nous ne serons pas opérationnels si on ne connaît pas l’issue de sa santé. »
Il marqua une pause, ses yeux se posant une nouvelle fois sur Steve, dont la respiration était encore laborieuse. « Une semaine, les amis. C'est tout ce qu’on a. Mais on va l’utiliser pour nous assurer qu’il va s’en sortir. »
La pièce se remplit d’un silence lourd, mais cette fois, ce n’était pas la crainte qui dominait. C’était une forme de soulagement, d’unité. Ils avaient un peu de temps, mais ils savaient aussi que la situation restait fragile. Et pendant cette semaine, tout ce qu’ils feraient, chaque décision qu'ils prendraient, serait tourné vers la récupération de Steve.
Danny, à l'autre bout du lit, restait attentif, ses yeux rivés sur Steve, mesurant chaque mouvement, chaque respiration. Il n’arrivait pas à chasser cette angoisse qui lui serrait la poitrine, mais il n’avait pas le droit de se laisser submerger. Pas maintenant. Pas quand Steve avait besoin de lui plus que jamais. Il lança un regard vers Kono, qui était restée calme à ses côtés, surveillant les machines.
« Il va y arriver, Danny. Il est plus fort qu'on ne le pense », dit-elle doucement, posant une main réconfortante sur son épaule, avant de se tourner à son tour vers Steve, son regard plein de tendresse.
Steve semblait avoir pris conscience de leur présence, les yeux à moitié ouverts, comme s’il se battait contre la fatigue et la douleur pour rester éveillé. Chaque mouvement de sa poitrine, chaque respiration semblait lui demander un effort considérable, mais il était là, et c’était tout ce qui comptait pour eux.
Chin croisa les bras, observant la scène avec un sourire discret. « Ce n’est pas fini, mais il est là, dans la course. » Il jetait un regard affectueux à Steve.
Lou hocha la tête, ajoutant avec un sourire amusé : « Un miracle, mais aussi une sacrée dose de têtisme. Ce mec ne nous lâche jamais. » Il se tourna vers l'équipe, son sourire s’élargissant. « Et qui dit que les Hawaiians ne sont pas des résistants ? »
Danny ne put s'empêcher de sourire, mais ce sourire, bien que sincère, semblait suspendu dans l’air. Il se tourna brièvement vers Lou et Chin, qui échangèrent un regard entendu. C’était un moment rare, une victoire fragile après des heures d'incertitude, mais le soulagement de voir Steve éveillé ne signifiait pas la fin de la bataille. Non, c’était un début.
Il regarda Steve, les yeux à peine ouverts, luttant contre la douleur et la fatigue. Il était là, il respirait, mais tout le reste restait un mystère. Combien de temps avant qu’il soit totalement alerte ? Combien de temps avant qu’il puisse comprendre l’étendue de ces blessures ? Et surtout, combien de temps avant qu’un foie compatible soit disponible pour lui, si Danny ne peut pas être donneur ?
Danny sentit un poids dans sa poitrine. Il n’avait pas osé en parler à voix haute, mais il ne pouvait pas ignorer cette vérité qui planait au-dessus d’eux tous : Steve n’était pas encore sorti d’affaire. Le plus dur restait à venir. Ils étaient là, ensemble, dans cette pièce, mais l’attente de la greffe était une épreuve supplémentaire qu’ils allaient devoir affronter. Ce n’était qu’une question de temps, mais ce temps était ce qui leur faisait le plus peur.
Il s’approcha du lit de Steve, se pencha légèrement en avant et murmura, presque pour lui-même : « T’inquiète pas, mon pote. On va te sortir de là. » Il caressa doucement la main de Steve, cherchant à lui transmettre un peu de réconfort. Mais l’incertitude demeurait.
Kono, toujours à ses côtés, observa Steve avec une attention soutenue. « Il est fort, Danny. Il est là, il se bat, et c’est déjà une bonne chose. » Elle marqua une pause avant de tourner son regard vers lui, ses traits tirés par l’épuisement. « Mais tu as raison, le plus dur est loin d’être terminé. »
Danny hocha la tête, se sentant un peu vidé, mais déterminé à ne pas faiblir. Il prit une profonde inspiration, se redressant légèrement. « Je vais appeler Sheridan. Il faut qu’il vienne. » Il savait que le médecin devrait être informé immédiatement du réveil de Steve. Si Steve avait repris connaissance, il serait essentiel qu’il soit supervisé par un professionnel, en particulier étant donné l’état critique dans lequel il se trouvait encore.
Il s’éloigna légèrement, prenant son téléphone portable pour appeler le Dr Sheridan. Il attendit quelques secondes avant que la voix du médecin ne réponde. « Danny, qu’est-ce qui se passe ? »
« Il s’est réveillé. » La voix de Danny trahissait une pointe d’émotion, mais aussi une certaine urgence. « Il est bien là, vivant, mais… il est encore loin d’être totalement alerte. Il a besoin de votre évaluation, de savoir où il en est exactement. »
Il attendit quelques instants avant de continuer. « On sait qu'il est stable, mais c’est à ce moment-là que les choses commencent à se compliquer, non ? »
Le Dr Sheridan répondit calmement : « Je suis en route. Donne-moi cinq minutes, Danny. »
Il raccrocha rapidement et retourna auprès de Steve, où Lou et Chin observaient, tout en essayant de trouver la bonne distance, de ne pas envahir l’espace du réveil fragile de leur coéquipier.
/
Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit et le Dr Sheridan entra dans la chambre. Il observa l’équipe réunie autour du lit avec un regard rapide, avant de se concentrer sur Steve. « Alors, voilà notre héros, hein ? » Dit-il, une touche de légèreté dans sa voix, mais on sentait la tension derrière ses mots. Il s’approcha du lit, ajusta les réglages des machines autour de Steve, tout en jetant un œil aux résultats affichés sur l’écran.
Le Dr Sheridan s’approcha lentement du lit de Steve, son regard passant méthodiquement sur les machines, le rythme des bips et des pulsations qui indiquaient la stabilité précaire de son patient. Un silence pesant suivit son examen. Puis, il se tourna vers l’équipe, sa voix calme mais autoritaire.
« Tout va bien. Steve est stable. Il respire, son cœur fonctionne correctement. » Il marqua une pause, comme pour permettre à chacun de digérer l’information. « Il a survécu à l’épreuve. Mais… » Il jeta un regard vers Steve, « Il est encore trop fragile, trop endormi pour comprendre ce qu’il traverse. »
Un silence s’installa dans la pièce, seulement brisé par le bruit léger des appareils. Danny, toujours près du lit de Steve, fixa le médecin, une question muette dans ses yeux. « Mais… il peut vraiment rester dans cet état pendant longtemps ? »
Le Dr Sheridan soupira, puis se tourna vers Steve. Il s’agenouilla près du lit, cherchant à capter son regard. « Steve… » appela-t-il doucement, son ton bienveillant. « Tu es entre de bonnes mains. Tu t’es accroché, et tu es stable. Mais il te faut un peu plus de temps. »
Steve cligna des yeux, son esprit encore embrouillé, mais un frisson d’inquiétude traversa son visage. Le Dr Sheridan continua, sa voix rassurante : « Avant de te parler de ton état et de tout ce qui vient ensuite, tu dois être pleinement alerte. Tu vas récupérer, on en parlera plus tard, reposes-toi. »
Steve fit un effort pour cligner des yeux en signe de compréhension, luttant contre la lourdeur de son corps. « C’est… c’est grave ? » Sa voix était inaudible, mais le médecin, par expérience, a compris.
Le Dr Sheridan lui sourit légèrement, mais ses yeux restèrent sérieux. « Ce n’est pas facile, Steve. Mais tu es là, et c’est déjà une victoire. »
Les mots résonnèrent dans l’air comme une alerte silencieuse. Danny sentit un poids supplémentaire s’ajouter à la situation. Steve allait devoir affronter la vérité de son état, mais pas encore. Pas tant qu’il n’était pas prêt à entendre tout ça.
« Et la greffe ? » demanda Danny en s'éloignant de Steve pour ne pas qu'il entende. Il se tourna vers le Dr Sheridan, impatience et inquiétude se mêlant dans ses yeux.
Le médecin baissa brièvement les yeux avant de répondre, l’air grave. « Les résultats pour savoir si vous êtes compatible ne devraient pas tarder. On les attend dans la soirée. Mais… pour l’instant, nous n'avons aucun foie en liste. » Il continua. « Ça peut prendre du temps. Ça peut durer des jours, voire des semaines avant d'en avoir un qui soit potentiellement compatible et accepté par le corps de Steve... »
La tension dans la pièce devint palpable. Les regards échangés, les silences pesants, tout cela faisait écho à une incertitude qui n’avait pas encore trouvé de réponse. Steve était encore loin d’être sorti d’affaire, et la bataille qui l’attendait, même une fois éveillé, ne faisait que commencer.
/
Petit mot de fin de chapitre :
Bonjour à toutes et à tous ! Je suis ravie de voir que des lecteurs sont au rendez-vous. Honnêtement, je ne m'attendais pas à autant de lectures et de téléchargements, alors merci !
Comme je le précise dans ma description, je publie activement sur FFnet et AO3, en anglais. J'ai cinq fanfictions déjà terminées que je compte partager ici petit à petit — Altruisme est donc la première de la série.
Sur les autres plateformes, j'ai l'habitude de conclure mes chapitres ainsi : « si ce chapitre vous a fait réagir, laissez un commentaire, je les lis tous ! » Alors surtout, n'hésitez pas. Que vos retours soient positifs ou critiques, ce sont eux qui me font avancer et qui nourrissent ma motivation.
Bonne lecture à vous ! :)