A travers le temps

Chapitre 22 : Notre moment 2/2

Par moustik80

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L’Angleterre de l’époque victorienne était régie par un ensemble rigide de règles et de barrières sociales : codes de conduite en public, formules de salutation codifiées, usages stricts à la cour et, plus généralement, une myriade d’exigences implicites qui régissaient chaque aspect de la vie. Fleur, élevée au sein de cette société, les connaissait toutes par cœur. Elle avait grandi en respectant scrupuleusement ces conventions, rappelées quotidiennement par son entourage et son éducation.

Dans cette société implacable, la pression pour se conformer était constante. Être une femme respectable signifiait devenir une épouse dévouée, donner des enfants à son mari, tenir la maison avec élégance et recevoir ses invités avec grâce. Il ne s’agissait pas simplement d’obéir à une morale religieuse, mais de répondre aux attentes d’un monde où tout écart risquait le scandale.

Depuis l’adolescence, Fleur savait pourtant qu’elle préférait la compagnie des femmes. Mais un tel penchant était considéré non seulement comme immoral, mais aussi contre-nature. Elle avait tenté de refouler ces élans, de les enterrer sous des couches de bienséance et de devoirs… jusqu’à ce qu’Hermione entre dans sa vie.

Hermione, l’Américaine énigmatique. Avec sa beauté troublante, son accent singulier, ses manières franches, et cette aura d’indépendance qu’elle portait comme une seconde peau. Fleur se sentait irrésistiblement attirée par elle. Et plus encore : Hermione réveillait en elle un courage nouveau, une soif de vérité, le désir de s’affranchir des chaînes invisibles qui la retenaient depuis trop longtemps. Grâce à elle, Fleur commençait à rêver non seulement d’aimer… mais d’aimer librement.

Allongée dans son lit, le corps pâle mais brûlant d’Hermione blotti sous le sien, Fleur ressentait une forme de bonheur qu’elle n’aurait su décrire autrement que comme absolu. Un bonheur sincère, profond… une vérité silencieuse gravée dans chaque battement de cœur.

"Comment quelque chose d’aussi merveilleux, d’aussi vrai, d’aussi pur, pourrait-il être un péché ?" pensa-t-elle, alors que le bout de son doigt traçait lentement des cercles paresseux autour de l’aréole tendre du sein gauche de sa bien-aimée.

À chaque contact, Hermione répondait par un soupir, un souffle, un gémissement doux, presque chuchoté. Ces sons, Fleur les découvrait avec fascination, ils semblaient résonner au creux même de son ventre. Elle les aimait. Elle les désirait. Ils la rendaient vivante.

Un rire léger s’échappa de ses lèvres alors qu’un nouveau gémissement résonnait contre sa gorge. Puis, poussée par une impulsion presque joueuse, Fleur baissa la tête et posa délicatement le bout de sa langue sur l’aréole déjà frémissante. Pas une seule fois. Elle recommença, encore et encore, explorant avec lenteur, ajoutant à ses caresses quelques coups de langue taquins, de brèves et délicates pressions, de petites morsures à peine esquissées.

L'effet fut immédiat.

Le souffle d’Hermione se hâta, ses gémissements gagnèrent en volume, en intensité, en urgence. Chaque soupir, chaque cri contenu devenait une offrande. Un hymne charnel à l’instant.

Fleur, ravie d’avoir découvert cette façon de rendre sa compagne folle de plaisir, s’acharna doucement, implacablement, guidée par l’écho délicieux de cette réaction. Il était presque troublant qu’un geste si simple puisse éveiller une telle tempête, et pourtant… elle en savourait chaque instant.

Sous elle, Hermione se cambrait, tremblait, les yeux fermés avec une telle ferveur qu’on aurait cru qu’elle priait. Fleur était en train de la réduire à l’état d’une poupée de chiffon, consumée, offerte, ivre de désir. Et loin de lui faire peur, cette perte de contrôle la faisait se sentir entière. Comblée. Aimée.

Son corps parlait à sa place : frissonnant, tremblant, humide d’une envie trop longtemps contenue. Une pression brûlante montait en elle, prête à éclater comme une étoile au cœur de l’univers.

C’étaient les sons d’Hermione, halètements, soupirs, gémissements qui poussaient Fleur à continuer, à explorer, à jouer. Son plaisir devenait un guide, un appel auquel elle répondait avec passion. Elle s’amusait à taquiner les seins de sa compagne avec une intensité délicieusement suggestive, mêlant espièglerie et dévotion.

Finalement, Hermione, submergée par la chaleur et le désir, supplia entre deux gémissements :

— Prends-moi… maintenant… s’il te plaît.

Sans un mot, Fleur se glissa entre ses cuisses entrouvertes, animée par une seule pensée : l’entendre encore. Elle s’abaissa lentement, puis, sans la moindre hésitation, enferma doucement le clitoris d’Hermione entre ses lèvres.

Le choc du plaisir fut immédiat, foudroyant. Hermione arqua le dos violemment, laissant échapper un gémissement guttural, profond, presque sauvage. Elle ne s’était jamais sentie aussi exposée, aussi consumée, ni aussi vivante.

Mais à peine la première vague de plaisir retomba-t-elle qu’une seconde s’annonçait déjà, plus forte, plus irrésistible. Fleur, infatigable, persévérante, poursuivait son œuvre avec une dévotion presque religieuse. Chaque mouvement de sa langue, chaque succion bien placée envoyait une nouvelle décharge de plaisir à travers le corps d’Hermione.

— Oh putain… oh putain… oh putain… murmura-t-elle, haletante, les mains crispées sur les draps.

Des mots crus, certes mais dans ce contexte, pour Fleur, ils avaient la beauté brute d’une confession sincère. Elle aimait les entendre, aimait cette vulnérabilité offerte sans retenue.

Elle aurait voulu prolonger ce moment indéfiniment… mais le corps d’Hermione céda. Dans un cri silencieux, elle fut emportée par un orgasme violent, son corps se contractant dans une série de spasmes délicieux. Ses paupières frémirent, ses jambes tremblèrent, et elle s’abandonna tout entière à cette vague irrépressible d’extase.

Fleur se redressa alors lentement, caressant doucement la cuisse d’Hermione, déposant un baiser discret sur l’intérieur de sa jambe. Ce n’était pas qu’un simple plaisir charnel c’était une offrande, une union.

Hermione, encore haletante, tendit les bras vers elle, les yeux brillants.

— Viens ici, s’il te plaît… Je veux te tenir.

Fleur sourit tendrement et se glissa tout contre elle. Hermione la serra contre son cœur et déposa un baiser doux sur le sommet de sa tête, avant de fermer les yeux.

D’autres moments viendraient. D’autres soupirs, d’autres baisers, d’autres corps enchevêtrés dans la pénombre. Mais pour l’instant, il n’y avait rien de plus précieux que cette étreinte. Ce simple instant de paix.

Hermione ne voulait jamais la laisser partir.

Elle avait parcouru un long chemin depuis ce jour où, en larmes, elle était restée figée devant la tombe de Fleur, dans le vieux cimetière de Beckenham. Aujourd’hui, Bella était là, vivante, dans ses bras. Sa compagne. Et Hermione n’osait qu’espérer qu’elle puisse devenir encore davantage. Ces pensées, ces promesses d’un avenir possible… Mais une ombre s’insinua soudain dans son esprit.

Je reste une imposture. Même si je lui dis que je l’aime, cela pourrait la faire fuir.

Elle se savait menteuse, intruse dans ce siècle qui n’était pas le sien. Et pourtant, au creux de cette nuit douce et silencieuse, alors qu’elle tenait Fleur contre elle, Hermione choisit d’oublier ses peurs. Elle choisit de vivre cet instant comme s’il pouvait durer toujours.

Trop effrayée pour avouer ses sentiments, ou même pour révéler la vérité sur qui elle était vraiment, Hermione préféra laisser ses gestes parler. Par l’amour, elle voulait tout lui dire.

Elle glissa lentement ses doigts dans les longs cheveux soyeux de Fleur, savourant leur douceur. Puis, avec un sourire tendre, elle murmura :

— Allez, allonge-toi… Nous n’en avons pas encore fini.

Fleur éclata de rire, léger, cristallin, puis s’exécuta docilement. Hermione, la peau pâle baignée d’ombre et de désir, se pencha sur elle.

Et là, sous le poids doux de son amante, Fleur leva les yeux et croisa les prunelles d’Hermione.

Ce regard.

Il y avait dans ces yeux-là une profondeur abyssale, un tumulte d’émotions à peine contenues. Une intensité troublante, à la fois fascinante et un peu effrayante comme si Hermione portait en elle les secrets d’un autre monde. Et peut-être était-ce le cas.

Mais Fleur n’eut pas le temps d’y penser davantage. 

Prenant doucement l’initiative, Hermione posa ses lèvres sur celles de Fleur, lui offrant un baiser lent, profond, presque brûlant. Elle y versa tout ce qu’elle n’avait jamais su dire, tout ce qu’elle n’osait confier. Chaque battement de son cœur semblait se fondre dans ce contact, chaque respiration était une offrande.

Fleur sentit à nouveau cette intensité sourde, ce feu contenu qu’Hermione portait en elle. Cette femme était un mystère, un orage silencieux et pourtant, chaque geste, chaque regard, chaque soupir semblait murmurer quelque chose de plus grand. C’était à la fois enivrant et déroutant.

Le baiser s’approfondit lentement, leurs langues se rencontrèrent, se cherchèrent, se découvrirent. Fleur glissa ses doigts dans la chevelure brune de sa compagne, savourant la texture soyeuse de ses mèches entre ses doigts. Ce simple geste, si naturel, éveilla chez Hermione une vague de tendresse bouleversante.

Emportée par le tourbillon de ses émotions, Hermione accéléra légèrement le rythme. Ses baisers devenaient plus ardents, plus pressants. Elle ne voulait pas seulement lui donner du plaisir ; elle voulait que Fleur ressente combien elle était aimée, désirée, chérie. Elle voulait inscrire dans sa peau tout ce que son cœur n’osait encore dire.

Le baiser sembla durer une éternité, une éternité douce, précieuse, suspendue dans le temps. Puis Hermione laissa ses lèvres glisser lentement vers la mâchoire de Fleur, avant d’atteindre le creux de son cou. Là, juste sur le point de pulsation, elle déposa un baiser léger, puis un autre, puis un troisième. Chaque contact déclencha un frisson et un gémissement doux de la part de la jeune aristocrate.

Hermione s’attarda, laissant sa bouche goûter la peau fine et parfumée de Fleur. Une impulsion sauvage monta en elle : celle de mordre légèrement, de laisser une trace, un signe discret mais indélébile. Une marque qui dirait elle est à moi. Mais elle se retint.

Elle savait que c’était impossible. Un hématome, une trace visible et cela pourrait attirer les soupçons, provoquer des questions, causer du tort à Fleur. Non. Pas maintenant.

Alors elle s’efforça de maîtriser ce désir primal, et se contenta de savourer le moment, ce moment parfait, fragile, où le monde n’existait plus en dehors de cette chambre, de cette peau, de cette chaleur, de cette femme.

Hermione se redressa un instant, le souffle encore court, et laissa ses doigts glisser doucement sur la peau satinée de Fleur. Chaque geste, chaque frôlement, était chargé de curiosité et d’une tendresse presque sacrée, comme si elle découvrait un trésor qu’elle n’osait brusquer.

Fleur sentit ces caresses légères comme des papillons sur sa peau, et son cœur s’emballa. Les gestes d’Hermione n’avaient rien de précipité ; c’était une lente cérémonie d’adoration, une exploration méthodique, presque révérencieuse. Elle semblait vouloir apprendre par cœur les courbes, les creux, les frémissements, chaque secret du corps de la femme qu’elle tenait entre ses mains.

Hermione traçait un itinéraire intime, partant des épaules jusqu’à la pointe des pieds, mémorisant la moindre aspérité, chaque grain de beauté, chaque soupir déclenché. De temps à autre, elle ponctuait son exploration de baisers doux, déposés comme autant de promesses sur la peau chaude de Fleur, derrière une oreille, sur le creux du genou, à l’intérieur du poignet.

Fleur ferma les yeux, se laissant porter par cette vague lente, profonde et enveloppante. C’était une sensation nouvelle, presque irréelle. Elle n’avait jamais été touchée ainsi non pas avec désir seul, mais avec une sorte d’admiration émue. Une vénération silencieuse.

Seule une femme sait vraiment comment aimer une autre femme, songea-t-elle, le souffle court.

Hermione, de son côté, se perdait dans l’instant. Elle suivait l’intérieur d’une cuisse d’un baiser lent, tandis que ses doigts effleuraient la hanche opposée. Elle sentait Fleur frémir sous elle, son ventre se tendre, ses jambes trembler doucement. Chaque réaction lui confirmait qu’elle était exactement là où elle devait être.

En atteignant l’endroit le plus intime de son amante, Hermione sentit son propre désir s’enflammer. Mais elle se retint. Pas encore. Elle voulait que cette attente soit aussi délicieuse que le moment à venir. Elle voulait lui offrir un souvenir inoubliable, quelque chose qui vivrait en elles bien au-delà de ce moment.

Au lieu de poursuivre son exploration plus loin, Hermione remonta lentement vers les lèvres de Fleur et lui offrit un baiser doux, mais chargé de promesses.

— Tu es si belle. Tes longs cheveux blonds, tes yeux azur, ton sourire, tes pommettes... Je ne me lasserai jamais de te regarder, murmura-t-elle tendrement. Je veux garder cette image pour l’éternité.

Fleur sourit en sentant ces mots glisser contre sa peau comme une caresse, et glissa doucement ses doigts dans les boucles brunes d’Hermione.

— Tu es magnifique toi aussi, répondit-elle dans un souffle, ses yeux brillants d’émotion.

Hermione la contempla une seconde de plus, le cœur battant, avant de se pencher à nouveau, descendant lentement jusqu’à la poitrine de son amante. Les seins de Fleur n’étaient peut-être pas généreux, mais ils étaient parfaits à ses yeux — harmonieux, élégants, d’une douceur presque irréelle. Elle les contempla un instant, comme si elle observait une œuvre d’art, puis pencha la tête pour embrasser le sein droit.

— Ohh… souffla Fleur, dans un murmure à peine audible, tandis que ses paupières se fermaient sous la vague de plaisir.

Hermione commença à jouer avec le petit bourgeon dressé, alternant les caresses de la langue, les légers mordillements, les succions lentes et taquines. Elle savourait chaque frémissement de Fleur, chaque gémissement discret qui lui échappait. Puis, avec un dernier baiser, elle relâcha l’aréole pour passer à l’autre sein, répétant les mêmes attentions, cette fois un peu plus intenses, comme pour répondre au rythme accéléré de la respiration de sa bien-aimée.

Fleur se cambra légèrement sous elle, consumée par le désir, les doigts crispés sur le drap. Chaque contact l’électrisait, chaque mouvement d’Hermione l’enveloppait d’une chaleur brûlante. Elle avait l’impression d’être en feu, offerte à une passion qu’elle ne maîtrisait plus.

— Continue… s’il te plaît… haleta-t-elle entre deux soupirs.

Hermione leva brièvement les yeux vers elle, un sourire espiègle aux lèvres.

— Quelqu’un aime les filles, hein ? taquina-t-elle d’une voix douce et provocante, tout en déposant un baiser juste sous la poitrine de Fleur.

Puis, elle reprit son chemin, ses lèvres traçant une ligne de feu en descendant lentement le long du ventre tendu de sa précieuse Bella.

Débordante de désir et d’amour, Hermione ne perdit pas un instant de plus. Avec une détermination douce mais irrésistible, elle se glissa entre les cuisses ouvertes de sa Bella, se retrouvant face à son centre vibrant, tremblant d’envie. Le parfum capiteux de son intimité monta aussitôt à la tête d’Hermione, éveillant tous ses sens dans un tourbillon enivrant.

Incapable de résister davantage, elle s’inclina et enfouit son visage dans la chaleur palpitante de Fleur, s’abandonnant avec une ferveur presque démente. À la première caresse de sa langue, Fleur s’arqua en arrière, un cri aigu et étouffé s’échappant de sa gorge, surprise par l’intensité de la sensation.

— Oh mon Dieu ! s’écria-t-elle instinctivement en français, sa voix presque brisée par le plaisir.

Hermione, entre deux baisers brûlants contre les lèvres humides de son amante, releva la tête un instant, ses yeux brillants d’espièglerie.

— Tu veux que j’arrête ? demanda-t-elle avec un sourire en coin, sa voix chaude, presque rauque.

— NON ! hurla Fleur, haletante, ses mains venant se glisser dans les cheveux d’Hermione pour l’encourager à rester là, tout contre elle. Elle n’aurait supporté qu’elle cesse.

Hermione gloussa doucement, puis replongea entre ses cuisses avec encore plus d’envie.

— Tant mieux. J’adore t’entendre gémir en français… c’est tellement sexy, souffla-t-elle avant de reprendre son œuvre.



Fleur était déjà trempée, et les attentions expertes d’Hermione ne faisaient qu’intensifier la flamme ardente qui consumait son corps. Chaque coup de langue, lent et précis, ajoutait une couche à cette tension brûlante, jusqu’à ce qu’elle menace d’exploser.

De son côté, Hermione se laissait emporter par la passion, grognant doucement contre l’intimité de sa bien-aimée. Elle sentait Fleur frémir, se cambrer, incapable de rester immobile tant les sensations la submergeaient.

— Je vais te faire jouir comme jamais, murmura Hermione, un sourire malicieux au coin des lèvres.

Elle glissa alors son pouce sur le petit bourgeon gonflé de désir, le massant avec une délicatesse exquise, tandis que sa langue continuait d’explorer les replis intimes de Fleur en longues caresses lascives. Elle ne cherchait pas seulement à lui donner du plaisir — elle cherchait à l’emmener ailleurs, loin, très loin.

Fleur haletait, ses gémissements atteignant un niveau nouveau, à la fois sauvage et désespéré. Chaque nerf de son corps vibrait, et puis soudain, elle se tendit violemment, incapable de contenir la vague qui montait en elle.

— MON DIEU ! hurla-t-elle, alors qu’un orgasme fulgurant l’éclata de l’intérieur, la propulsant hors du temps, hors d’elle-même.

Hermione n’eut même pas le temps de s’écarter. Un flot chaud jaillit contre son visage, l’enveloppant soudainement.

Oh merde, c’est une fontaine ! pensa-t-elle, surprise mais triomphante.

Loin d’être gênée, Hermione accueillit cette offrande comme un trésor, la savourant avec respect, un brin d’émerveillement dans les yeux. Peu de choses l’avaient rendue aussi fière d’elle-même.

Fleur, tremblante, haletante, s’effondra contre le matelas, incapable de parler, mais plus vivante, plus désirée, et plus aimée qu’elle ne l’avait jamais été. Même dans le silence, Hermione avait tout dit, avec sa bouche, avec son corps, avec ses gestes. Et Fleur l’avait entendu. Chaque souffle, chaque caresse, avait résonné comme une déclaration d’amour.

Hermione, encore brûlante de désir et avide de satisfaction, eut soudain une idée délicieusement audacieuse. Un sourire espiègle aux lèvres, elle se redressa légèrement, puis se retourna lentement pour se positionner au-dessus de Fleur, son postérieur parfaitement galbé juste au-dessus du visage de sa bien-aimée.

— Laisse-moi te montrer quelque chose qu’on fait chez nous, souffla-t-elle, malice dans les yeux.

— Et qu’est-ce que c’est ? murmura Fleur, encore engourdie par l’extase de son propre orgasme, un sourire rêveur aux lèvres.

— On appelle ça un "69", chérie. Comme on dit chez moi : donne, et tu recevras.

En voyant l’intimité encore humide et palpitante d’Hermione s’abaisser doucement vers elle, Fleur n’hésita pas une seconde. Un sourire avide éclaira son visage.

— Je crois que je vais adorer le 69… dit-elle, avant de plonger avec ferveur dans cette nouvelle découverte.

Très vite, les deux femmes s’accordèrent dans une harmonie parfaite, leur passion se reflétant dans chaque mouvement, chaque souffle, chaque soupir. Elles se donnaient sans retenue, chacune trouvant dans le plaisir de l’autre une intensité nouvelle.

Hermione gémit contre la peau de Fleur, enivrée par la chaleur de sa bouche, par cette langue avide qui explorait son intimité avec une expertise inattendue. Fleur, elle, s’enivrait de chaque frisson qu’elle provoquait, savourant les réactions de sa partenaire, cherchant à la mener toujours plus haut, toujours plus loin.

Elles se léchaient, s’embrassaient, se découvraient avec une ardeur presque fébrile, dans un enchaînement de caresses bues et rendues, de soupirs et de halètements qui montaient crescendo. Elles n’étaient plus deux femmes, mais un seul être de désir, de plaisir, d’abandon.

Et puis, tout s’emballa.

Leurs corps se tendirent en même temps, leurs respirations se suspendirent une fraction de seconde, puis un cri, un double cri emplit la pièce, brisant le silence dans un éclat d’extase partagée.

Elles s’effondrèrent ensemble, tremblantes, haletantes, les corps moites, le cœur battant à l’unisson. 


Épuisée mais comblée, Hermione roula doucement sur le côté et s’allongea près de Fleur. Dans un geste tendre, elle attrapa la main de la jolie blonde, entremêlant doucement leurs doigts. Aucun mot ne fut échangé pendant de longues minutes. Il n’y en avait pas besoin. Ce qu’elles venaient de partager dépassait les mots : un moment d’intimité pure, profond, parfait. Leur simple contact suffisait à exprimer tout ce que leurs cœurs ressentaient.

Après un instant, Fleur se tourna lentement vers Hermione, glissa ses bras autour d’elle et enfouit son visage contre son cou. Sa respiration, calme et régulière, se fit bientôt plus profonde, signe qu’elle s’était endormie paisiblement.

Hermione resta encore un moment immobile, écoutant le souffle de Fleur contre sa peau. Elle ferma les yeux, savourant ce bonheur fragile, volé au temps.

— Je t’aime, Fleur, murmura-t-elle doucement à l’oreille de la belle endormie.

Puis elle se laissa emporter à son tour par le sommeil, le cœur léger, un sourire tendre et comblé aux lèvres.






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