Son papa lui avait toujours dit que la magie était belle, pleine de douceur et d’enchantement. Il faisait jaillir de sa baguette des étincelles rouges et bleus pour elle, faisait danser les étoiles de son plafond d’un coup de poignet, illuminait des cailloux d’un petit coup dessus.
Son papa était trop fort. C’était le meilleur.
Il dansait avec sa maman le soir, la faisant rire. Elle aimait regarder son papa et sa maman danser.
Ils ne dansaient plus depuis quelques temps maintenant. Son papa ne faisait plus danser les étoiles de son plafond, n’illuminait plus les cailloux. A vrai dire, ils avaient même quitté la maison, donc qu’importe, elle n’avait plus d’étoiles sur le plafond de là où elle dormait maintenant.
Elle ne savait pas ce qu’il se passait mais elle entendait ses parents se disputer. Elle entendait sa maman pleurer quand les créatures argentées apparaissaient. Elle avait beau prendre sa maman dans ses bras, rien ne changeait vraiment.
Cette nuit-là, la lune était pleine. Elle aurait voulu la regarder depuis dehors mais son papa a dit qu’il valait mieux qu’ils jouent à cache-cache et ils s’étaient cachés dans le sous-sol.
Cette nuit-là, la lune était pleine. La lumière de l’astre ne cachant absolument pas le sang qui recouvrit les murs alors que des monstres dévoraient son papa et sa maman et qu’elle hurlait.
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« Tu vas arrêter de chialer oui ! »
La petite fille qu’elle était se crispa aux cris avant de pleurer un peu plus, elle cacha juste son visage dans ses jambes et serra fort les dents. Si Lorraine ne l’entendait pas, elle ne hurlerai pas. Si Lorraine ne la voyait pas, elle n’existait pas. Si Lorraine -
Elle émit un cri quand Lorraine lui attrapa le bras, trop fort, lui faisant mal tout en la tirant vers un homme qu’elle ne connaissait pas.
« La p’tite dernière Greyback, chopée la semaine dernière. Désolée pour le chialement. »
Elle continuait de pleurer alors qu’elle s’asseyait sur le sol où elle avait été jeté. Elle voulait sa maman. Elle voulait son papa. Elle ne voulait plus voir Lorraine, Ricardo ou John. Ils étaient tous méchants. Ils lui faisaient mal. Ils parlaient de loup-garous et de magie noire et elle voulait rentrer à la maison.
« Cute. » fit l’homme en lui prenant le menton dans les mains. « Comment tu t’appelles petite ? »
Elle pleura encore plus dans les mains du monsieur. Il faisait peur. Elle avait peur. Elle voulait maman, elle voulait papa. Elle voulait rentrer à la maison et voir les étoiles de son plafond danser avant de dormir.
« Elle parle pas. » lança Lorraine en reprenant l’attention de Greyback vers elle. « Elle fait que chialer. Mais je l’ai senti en la mordant, elle est pleine de magie. »
L’homme la regarda à nouveau et elle hoquetait à cause de ses larmes. Il avait des yeux dorés, mais pas le joli doré du collier de sa maman, non, plutôt le doré sale, comme celui du robinet du jardin. Elle voulait rentrer à la maison.
« Une p’tite prodige hn ? » la voix était douce mais elle avait peur. Elle avait peur, elle voulait rentrer, elle avait peur, elle voulait rentrer - « Tu vas devenir une magnifique louve j’en suis sûr. »
Il se releva, la laissant là, avant de prendre Lorraine violemment par le bras. Elle se cacha les oreilles pour ne pas entendre ce qu’il hurla. Elle pleurait. Elle voulait maman, elle voulait papa.
Elle voulait rentrer.
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Les cris furent une nouvelle fois ce qui la réveilla, quelques temps après cette pleine lune rouge de sang. Les cris et les hurlements, les ordres et les bruits de corps tombants au sol. Elle essaya de se faire encore plus petite qu’elle ne l’était, dans sa petite cage d’argent qui lui faisait mal dès que sa peau nue la touchait trop longtemps. Elle ne comprenait pas pourquoi. Juste qu’elle avait mal. Presque aussi mal que certains soirs où les hurlements des autres se mêlent aux siens.
Le silence se fit dans le campement et elle essaya vraiment de ne pas faire de bruit. Aucun bruit. Le silence. Comme ça Lorraine ne lui crierai pas dessus parce qu’elle pleurait. Comme ça Lorraine ne l’attraperai pas à lui en laisser des manques bleues et sanglantes sur les bras en la sortant de sa cage.
Sa cage c’est mieux que dehors. C’est bien la cage. Sa cage c’est bien.
« Putain Pad’. »
Elle releva les yeux vers l’inconnu, qui avait les même yeux que le monsieur qui avait été là il y a quelques temps. Ce doré sale, terne. Elle posa ses mains sur sa bouche pour ne pas faire de bruit, se mettant un peu plus en boule dans son coin de cage. Elle était bien dans sa cage.
Un autre homme apparu, les cheveux longs et noirs. Elle regarda le sol plutôt qu’eux. Elle voulait son papa. Elle voulait sa maman. Elle voulait la maison.
Mais elle avait l’impression que ça n’arriverai jamais. Jamais jamais jamais.
Comme les monstres sous le lit qui ne l’attraperont jamais jamais jamais.
« Hey. »
Elle releva juste les yeux pour regarder le monsieur aux cheveux noirs qui s’agenouillait devant sa cage, baguette prête à l’ouvrir.
« Non ! » cria-t-elle.
Le monsieur ouvrit grands les yeux avant de lever les mains.
« Hey loupiotte, » reprit-il avec une voix douce, très douce. « il ne t’arrivera rien promis. Cela ira même mieux sans les barreaux qui te font mal hn ? Qu’est-ce que tu en penses ? »
Elle releva la tête pour lui répondre, les yeux pleurant toujours et la bouche tremblante. Elle ne pouvait pas sortir. Lorraine allait être en colère. Elle ne devait pas sortir. Lorraine allait crier.
L’homme face à elle ne sembla pas comprendre ce qui l’empêchait d’ouvrir la porte mais il lui sourit, doucement, comme maman souriait quand elle arrivait après l’école.
« Il n’y a que moi, toi et Remus ici. » dit-il en pointant le monsieur aux yeux dorés, qui restait loin de l cage. « Que nous trois d’accord ? »
Elle regarda longtemps le monsieur aux cheveux noirs. Parce que Lorraine ne pouvait pas être partie sans elle. C’est à cause de ce que l’autre monsieur aux yeux dorés avait dit qu’elle était dans cette cage. Sa cage était bien. Elle était loin des autres, loin de Lorraine, Ricardo ou John.
Sa cage c’était bien.
« Je vais ouvrir la porte ok ? Et après, je vais te prendre dans mes bras. »
Elle s’enfonça un peu plus le dos contre les barreaux qui lui faisaient mal. Elle serra fortement les yeux et les lèvres pour ne pas crier, pleurant encore et encore. Elle ne vit même pas le moment où la cage s’ouvrit. Ni même quand le monsieur entra légèrement pour la prendre dans ses bras.
Elle s’accrocha juste à lui et se mit à pleurer encore plus, à crier. Elle avait mal. Elle voulait maman. Elle voulait papa. Elle voulait rentrer.
Le monsieur aux cheveux noirs lui murmurait à l’oreille mais elle n’entendait pas. Il la tenait contre lui, son visage dans son torse, mais elle ne voulait pas ouvrir les yeux de toute manière. Elle entendit une grosse explosion mais elle ne releva pas la tête.
Elle laissa l’homme aux cheveux noirs la porter, pleurant et criant, jusqu’à s’endormir.
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Elle se réveilla dans un lit énorme, pleins de couvertures sur elle. Elle regarda ses bras, où pleins de marques avaient disparues tandis que d’autres étaient sous des bandages et des pansements. Elle ressemblait à une momie, comme papa lors du dernier Halloween.
Elle voulait papa.
« Hey loupiotte. »
Elle releva la tête vers le monsieur aux cheveux noirs, qui lui sourit doucement en fermant la porte derrière lui. Dans ses mains, un plateau avec quelque chose de fumant. Elle regarda son ventre quand ce dernier émit un très grand son.
Le monsieur ricana et elle sentit les larmes arriver à ses yeux.
« Ohnonnonnnon, bichette. »
Il s’assit rapidement avec elle et elle s’enfonça un peu plus dans le lit pour être loin de lui. Il posa le plateau devant elle avant de lever les mains doucement.
« Ne pleure pas loupiotte. C’est tout pour toi d’accord ? On a une gentille dame qui est venue vérifier si tu allais bien et elle a dit que tu devais beaucoup manger pour reprendre des forces. Alors tadam. »
Elle resta enfoncée dans les oreillers du lit. Regardant l’homme qui continuait de lui sourire malgré qu’elle pleurait. Elle fronça les sourcils.
Lorraine hurlait toujours dès qu’elle voyait qu’elle commençait à pleurer.
« C’est Moony qui a cuisiné, le monsieur qui était avec moi tu te souviens ? » il ne dit rien quand elle ne répondit pas, continuant comme si elle l’avait fait. « Je suis incapable de cuisiner alors heureusement qu’il sait le faire. On a un grand verre de jus de fruit, pleins de bonnes vitamines, avec un verre d’eau. Ensuite on a du cawl, c’est une très bonne soupe avec laquelle Moony a grandit. Puis en dessert, du chocolat. Parce que le chocolat c’est la meilleure chose pour faire partir tous les soucis. »
Elle s’avança doucement vers le plateau alors qu’il pointait chaque chose du doigt. Il ne fit que reculer de ce dernier, en souriant et en parlant de choses qu’elle n’était pas sûre de comprendre. Elle avait faim…
Elle attrapa la cuillère et commença à manger, regardant tout de même au cas où le monsieur ferait comme John et lui piquerai son assiette. Il ne fit que sourire en la voyant faire et continuer à parler de… de la cuisine et du monsieur aux yeux dorés.
Quand elle posa la cuillère, plusieurs minutes plus tard, elle avait mal au ventre mais elle n’avait plus faim. Le monsieur aux cheveux noirs lui sourit une nouvelle fois et, d’un coup de baguette, fit disparaître le plateau du lit.
« C’était bon ? » elle acquiesça tout doucement. « Moony est vraiment bon cuisinier hein ? Je ne survivrai pas sans lui. »
Elle se tassa sur elle-même, se cachant dans les couvertures alors qu’il perdait son sourire. Il sembla pousser un soupir et elle baissa les yeux parce qu’elle savait ce qu’il allait arriver après.
Lorraine criait et la secouait fort après avoir soupiré.
« Hey. » dit-il d’une voix douce « Je ne sais pas ce que tu as vécue avec les gens qui t’ont mis dans cette cage.. Mais je te promets que ni moi, ni Remus ne te feront du mal d’accord ? »
Elle ouvrit la bouche mais il ne sembla pas l’entendre vu qu’il pencha la tête sur le côté.
« Je suis désolé loupiotte mais tu vas devoir enlever le drap de ta bouche pour que je comprenne. »
« Papa disait que les monst’es ne m’att’ape’ont jamais jamais jamais... »
Elle recommença à pleurer en le regardant être triste. Elle avait mal à la gorge. Elle avait mal à la gorge et voulait maman et voulait papa et voulait rentrer à la maison.
« Je suis désolé bichette que les méchants t’aient attrapée. » fit-il en s’approchant d’elle, tendant les bras sans la toucher pour autant. « Tu veux venir ? »
Elle secoua la tête rapidement. Parce que Ricardo avait l’habitude de faire ça pour la mordre et pour lui tirer les cheveux et pour la griffer et et -
« Ok. » il baissa les bras mais s’approcha un peu plus, ses mains entre eux. « Je vais te dire un secret d’accord ? »
Elle pencha la tête sur le côté, se frottant les yeux sur les couvertures.
« Moony qui a cuisiné, lui aussi les méchants l’ont attrapé quand il avait cinq ans. C’est pour ça qu’il les chasse. Et comme j’aime fort Moony, je le suis dans sa quête. »
Elle fronça les sourcils. Parce que l’autre monsieur n’avait pas cinq ans du tout. Il était adulte. Elle avait quatre ans, elle savait qu’il ne pouvait pas avoir cinq ans.
« C’était y a longtemps mais, comme toi, il a la trace sur les côtes. »
Elle passa l’une de ses mains sur le côté droit de son ventre. Elle avait vu les grosses traces de dents qui étaient là. Elle avait faillit être dans le ventre d’un monstre.
« C’est pour ça qu’on t’a trouvé. » continua le monsieur aux cheveux noirs « C’est pour ça que je peux te promettre qu’on te fera pas de mal. On chasse les méchants nous. Et on a sauvé la petite loupiotte que tu es. »
Cela avait du sens. Les chevaliers ne chassent pas les princesses, ils chassent les montres. Mais ils sauvent les princesses des monstres aussi. Les princesses sont pas dans des cages par contre… Maman avait dit que les donjons étaient des grandes cages alors peut-être…
« D’accou’d.. » finit-elle par dire.
« Je m’appelle Sirius » sourit le monsieur « Mais on m’appelle aussi très souvent Padfoot ou Pad. »
« Pou’quoi ? » dit-elle en fronçant les sourcils.
« Parce que je peux faire ça. »
Elle ouvrit grand la bouche et les yeux en le voyant devenir un grand chien noir. Celui-ci s’approcha encore plus d’elle, sa tête proche de la sienne, et lui lécha la figure.
Pour la première fois depuis très longtemps, elle se mit à rire.
« Pad' il faut qu’on - »
Le monsieur aux yeux dorés s’arrêta dans sa phrase en rentrant dans la chambre. Elle avait peur à nouveau. Il soupira. Elle ne voulait pas être secoué par Lorraine. Il secoua la tête avant de sourire.
« Pad’ on a dit pas de chien dans le lit je te rappelle. »
Le chien noir ne fit qu’aboyer joyeusement, tout en étant sur ses jambes. Elle n’était pas sûre de comprendre si le monsieur était énervé ou non. Elle voulait se cacher dans les draps mais le chien ne pouvait pas la suivre si elle faisait ça…
Papa disait toujours que faire mal aux animaux était pire que faire mal aux humains, parce qu’ils ne pouvaient pas forcément se défendre.
« Cela ira pour cette fois mais si je te revoie dans le lit, tu es de corvée de vaisselle pour le mois. »
Le chien redevint Sirius en un instant. Elle ouvrit à nouveau grand la bouche.
« Mais c’était pour la bonne cause Moonyyyy. »
Moony re-secoua la tête et haussa un sourcil en regardant son camarade. Elle passa son regard sur les deux hommes avant de se cacher sous les couettes.
« Tu lui as fait peur. Grand méchant loup que tu es. » fit la voix du monsieur aux cheveux noirs. L’autre homme ne répondit pas. « Oui oui grand méchant loup que tu es. Je le dis haut et fort. »
« Sirius. Il faut qu’on aille acheter des trucs pour la petite. »
« Magie. Transfiguration. As-tu seulement été à l’école Mumus ? »
Elle sortit la tête des couettes à la mention de magie. Elle savait que le monsieur aux cheveux noirs était sorcier, comme papa l’était. Il avait été dans une grande école et il avait rencontré maman après ses études, en voyageant. Il y a avait pleins de photos de leur voyage sur les murs de la maison.
Elle voulait maman. Elle voulait papa. Elle voulait rentrer.
« Pad’. »
Sirius se tourna vers elle et, sans demander cette fois, la prit avec les couvertures pour la mettre sur ses genoux et la prendre dans ses bras.
« Tu te rappelles, ni moi ni Remus ne te feront du mal. On est les chasseurs hn ? »
« Maman.. »
Elle se crispa en sentant une nouvelle main dans son dos mais il ne se passa rien de plus que des caresses.
« Je suis désolé loupiotte. Avec les autres.. chasseurs, on essaye de retrouver tes parents je te le promets. Mais en attendant, il faut que l’on t’achète des vêtements et pleins d’autres choses d’accord ? »
Elle voulait maman. Elle voulait papa. Elle voulait rentrer.
Elle entendit du mouvement autour d’elle mais elle ne releva pas son visage de là où elle était. Elle était cachée du monde comme ça. Elle était bien.
Les couvertures, la cage, c’était bien.
« Je vais appeler Lily et y aller avec elle. Tu restes ? » reprit la voix du monsieur aux yeux dorés.
« Yup. »
« 'Key. Je reviens dans quelques heures. »
Elle entendit le craquement des os du monsieur derrière elle, un bruit bizarre puis celui de la porte. Elle ne releva pas la tête, restant dans les bras du monsieur aux cheveux noirs jusqu’à s’endormir à nouveau.
.
Elle se réveilla une nouvelle fois, bien plus tard, et seule.
La petite brune écouta attentivement les bruits de l’endroit avant de se dire qu’elle pouvait bouger sans que quelqu’un ne l’entende. Probablement. John savait toujours quand elle bougeait, hurlait dès que ses pieds écrasaient une banche ou une feuille.
Elle se leva tout doucement des couvertures avant d’aller ouvrir la porte avec lenteur. Elle n’entendait toujours rien mais de la lumière semblait venir de l’escalier, d’en bas. Alors elle referma la porte et retourna dans le lit, retourna sous les couvertures.
Dans sa cage.
Elle pouvait rester là. Elle aimait bien dans la cage. C’était mieux que d’être à portée de Ricardo et Lorraine.
Même si elle entendait des pas sur le bois, même si elle entendait les pas se rapprocher, la cage c’était bien. La cage la mettait hors de portée. Elle pouvait se mettre au fond de celle-ci et ils n’essayaient pas de l’attraper. Parce que les barreaux faisaient mal. Si mal. Trop mal.
Mais moins mal que si Lorraine, Ricardo ou John l’attrapaient.
La porte s’ouvrit et elle n’essaya même pas de lancer un regard pour savoir qui cela pouvait être. Elle ne voulait pas savoir. Si elle ne voyait pas, personne ne pouvait la voir. Elle était cachée dans les nombreuses couvertures, cela faisait un gros tas dans le lit qu’elle soit dedans ou non.
Elle se retint très fort de hurler quand une main se plaça non loin d’elle par dessus les draps.
« Hey. » la voix n’était pas celle du monsieur aux cheveux noirs.
Elle ne répondit pas et ne bougea pas d’un pouce. Peut-être que si elle ne répondait pas, il penserai qu’elle dormait et partirai. Peut-être qu’il penserai qu’elle n’était pas là du tout.
Elle s’enfonça encore plus dans les draps quand la main bougea pour faire un puits de lumière, montrant face à elle les yeux dorés de celui dont elle avait oublié le nom. Il lui sourit, un petit sourire.
« Hey. » redit-il et cette fois elle acquiesça la tête. « Tu te rappelles ce que Siri’ a dit à propos de lui et moi ? On est des chasseurs de méchants. On ne te fera pas de mal d’accord ? »
Elle n’acquiesça pas une nouvelle fois, juste elle le regardait comme si ce fait pouvait le faire partir.
Il lui présenta sa main libre, il y avait pleins de petites cicatrices autour de ses ongles et deux trois longues autour de son avant-bras. Il en avait même plusieurs sur le visage. Elle recommença à sentir les larmes venir.
« Je sais, désolé, les cicatrices ça fait peur. Mais promis, je sais très bien me battre contre les méchants. »
Peut-être que c’était pour ça les cicatrices, se dit-elle. Parce que les méchants devaient bien en faire non ?
« On a une gentille dame qui voudrait te voir, pour tes pansements et voir comment tu vas. Et après, que dirais-tu de prendre un bain chaud ? Et manger aussi. »
Son ventre gargouilla à la notion de nourriture. Elle le regarda sans comprendre, vu qu’elle avait mangé la dernière fois qu’elle était réveillée, tandis que le monsieur riait légèrement.
« Yep. Je pense que la nourriture est une bonne idée. » elle acquiesça doucement. Il lui présenta à nouveau sa main devant elle. « Tu veux bien venir avec moi ? »
Elle regarda la main pendant plusieurs secondes avant de la prendre timidement. Il sourit à cela et l’aida à sortir de sa cage de couvertures. Puis à sortir du lit et descendre les escaliers.
En bas, il y a avait un salon et une petite cuisine où le monsieur aux cheveux noirs attendait avec une dame avec des habits de médicomage. Elle se cacha légèrement derrière la jambe du monsieur aux cicatrices mais celui-ci s’abaissa à ses côtés alors que la dame venait doucement à sa hauteur également.
« C’est Poppy. » dit-il avec un sourire. « Elle s’est occupée de moi pendant toutes mes années d’écoles parce que je me faisais souvent mal. »
« Bonjour jeune fille. » fit la femme en lui faisant coucou de la main. « Je veux juste regarder si tes bobos se sont bien soignés. C’est moi qui ai fait tes bandages quand tu es arrivée chez Sirius et Remus. »
Elle regarda les deux hommes pendant quelques secondes, les deux acquiesçant à son attention, avant qu’elle ne s’approche de la femme aux cheveux grisonnants. Cette dernière sortie une baguette de sa poche et elle ouvrit la bouche, surprise. Elle était magicienne, comme papa.
Pas comme Lorraine, John et Ricardo.
Peut-être qu’elle pouvait lui dire si papa et maman la cherchait !
« Vous savez où sont mon papa et ma maman ? »
Les trois adultes autour d’elle s’arrêtèrent dans leurs gestes, surpris de la question. Le monsieur aux cheveux noirs faillit remplir de trop sa tasse de thé à cause de ça. Elle baissa la tête et ferma fortement la bouche pour se faire toute petite. Peut-être qu’elle n’aurait pas dû demander. Peut-être qu’ils la renverraient à Lorraine si elle posait trop de questions.
« Je suis désolée chérie... On ne sait pas qui sont tes parent. »
Oh.
C’était pas grave ça. Elle pouvait le dire.
« Mon papa c’est Ich’abod C’ane et ma maman c’est Abbie Mills. »
Un silence lui répondit.
Oh.
Le silence c’était jamais une bonne chose. C’était maman qui disait ça, quand papa ne lui répondait plus tout d’un coup alors qu’ils se disputaient.
« Je suis désolé louvette. » fit le monsieur aux cheveux noirs en se mettant à son niveau à son tour. « Ils.. Ils sont partis dans les étoiles. »
Elle fronça les sourcils. Avant de penser à Tichat. Tichat était le chat qui avait toujours été à la maison, puis maman avait dit que Tichat était partie vivre dans les étoiles et qu’elle ne pourrait pas revenir. Mais qu’elle la regarderai depuis là haut.
« Ils sont pa’tis sans moi… ? »
« Oh mon petit coeur. » fit la dame avec tristesse, en lui caressant le bras « Ils n’ont pas eu le choix. Je suis sûre qu’ils préféreraient être avec toi. »
Elle ne fit même pas attention aux larmes. Ils étaient partis. Sans elle. Elle était toute seule. Tout toute seule.
Elle pleura, pleura et pleura dans les bras du monsieur aux cheveux noirs, qui la berçait sans que cela ne change rien.
Elle voulait papa. Elle voulait maman. Elle voulait être dans les étoiles avec eux. Elle voulait être à la maison.
Mais elle ne pouvait plus.
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Elle se réveilla à cause des voix. Des voix du monsieur aux cheveux noirs et de celui aux yeux dorés. Ils ne semblaient pas se rendre compte qu’elle s’était réveillée mais elle les entendait quand même.
« Pad, on peut pas - »
« Pourquoi pas ? Elle est sans famille Remy. »
Elle entendit un soupir et elle fit tout pour ne pas bouger, pour ne pas se faire entendre. Elle n’était pas là, elle n’existait pas. De toute manière papa et maman étaient partis sans elle. Elle était sans famille. Elle était toute seule. Toute seule.
« Ne me regarde pas comme ça. » continua l’homme aux cicatrices. « C’est sérieux - »
« Je suis Sirius amour. » elle entendit le grognement de réponse. « Réellement Moony. On est adulte, on peut totalement le faire. On sera pas les premiers, ni les derniers, à avoir une enfant sur les bras alors qu’on est jeunes. »
« Ce n’est pas anodin d’adopter Sirius ! » il eu un court silence avant qu’il ne recommence plus doucement. « Qui te dit qu’elle n’a pas une tante ou un oncle quelque part ? Des grands-parents ? »
« Des gens qui ont l’habitude de gérer la lycanthropie depuis qu’ils ont son âge ou quinze ans ? »
Cette fois, le silence fût plus long. Elle ne savait pas ce que voulait dire lycanto- lycantro- lycanchose. Mais cela ne changeait rien. Elle n’avait pas de tante ou d’oncle. Ou elle ne les connaissait pas. Et papy et mamie étaient viiiieux. Ils étaient dans une maison avec pleins d’autres gens tout aussi vieux. Et elle ne voulait pas vraiment vivre là-bas...
« Rem’. » reprit Sirius « Tu sais comment ça va se finir pour elle si elle finit dans une des maisons pour orphelins du Ministère... »
Elle entend encore une fois Rem’ soupirer. Longtemps.
« Je te hais. » fit-il, mais cela semblait pas du tout plein de colère.
On aurait dit quand son papa le disait à sa maman, après qu’elle se soit mise à rire parce qu’il n’arrivait jamais à ne pas se faire tremper par le robinet du jardin. Il était à moitié cassé et une fois sur deux, papa devait le réparer. Et finissait plein d’eau.
« Tu dis ça depuis qu’on est en cinquième année et pourtant ce fût l’année où j’ai le plus visité les placards de l’école à cause de toi. »
« Pad’ ! »
« Oh aller, elle dort ! J’ai le droit de parler de nos magnifiques aventures romantico-sexu- »
« Elle ne dort pas depuis longtemps. » le coupa Rem’.
Elle ouvrit un œil pour regarder le monsieur aux cicatrices la regarder avec un sourire amusé. Sous les yeux grands de Sirius. Qui se posèrent ensuite sur elle, et elle le ferma bien vite pour ne pas être vue.
« Tu aurais pu me prévenir ! » dit-il entre les dents, elle pouvait entendre l’air siffler.
« Excuse-moi d’être préoccupé par notre discussion et par la folie de mon petit-ami, plutôt que vérifier que la petite fille dans son lit dort bien. »
Elle se cacha la bouche pour cacher son léger rire. Sirius fit un grand bruit, mettant une de ses mains sur son coeur.
« Déjà ça se met en équipe contre moi. Je suis vexé. »
« Tu es une dramaqueen. » corrigea Rem’ en levant les yeux au ciel.
Elle ne se cacha pas, pas beaucoup du moins, quand il s’avança et se baissa pour être face à elle. Il lui sourit.
« Hey louvette. Que préfères-tu : manger ou dormir ? »
Derrière lui, Sirius le regardait avec des yeux pleins d’amour. Elle avait vu ce regard très souvent sur sa maman et son papa. Beaucoup beaucoup beaucoup.
Elle fronça les sourcils à la question. Elle n’avait pas spécialement faim mais elle n’avait pas envie de dormir non plus. Alors elle haussa les épaules.
« Poppy a vérifié tes bandages et t’a donné une potion pleine de nourritures, comme une bonne soupe. Elle a dit que tu aurais bientôt plus aucune trace de bleus ou de griffures. Juste la cicatrice sur tes côtes, comme moi. »
Elle acquiesça même si elle n’était pas sûre de tout comprendre. Elle garderai une cicatrice, comme lui et toutes les cicatrices qu’il avait. Elle savait de laquelle il parlait parce que Sirius lui avait dit tout à l’heure, quand elle s’était réveillée et avait mangé.
« Est-ce que ça te dirai de découvrir l'appartement ? » lui fit Sirius en s’approchant d’eux, une de ses mains se cachant dans le dos du monsieur aux cicatrices.
Elle hésita quelques secondes. Ils n’étaient pas comme Ricardo, John ou Lorraine. Ils étaient assez gentils avec elle. Mais le monsieur qu’avait vu Lorraine avait été gentil avec elle avant d’être très méchant avec Lorraine. Du coup, est-ce que ça voulait dire qu’ils allaient être méchants plus tard ?
Elle hésita quelques secondes. Ils étaient gentils. Ils ne la forçaient pas à parler, à arrêter de pleurer, à arrêter de crier. Ils lui disaient pas de se taire et de ne pas bouger.
Elle hésita quelques secondes, avant d’acquiescer.
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Rose regardait la jeune femme aux cheveux de feu avec la bouche ouverte et les yeux pleins d’émerveillement. La dame s’appelait Lily et elle était trop trop gentille. Elle lui avait apporté des robes pleines de couleurs et des peluches de pleins d’animaux différents.
Elle adorait ses cheveux. C’était joli.
Sirius, ou plutôt Padfoot, se tourna sur le dos pour attirer son attention et elle sourit en passant ses mains dans la fourrure douce.
C’était trooop bien la magie.
Lily ricana mais elle continuait de caresser Padfoot parce que c’était un câlineur et il était souvent triste si elle ne le faisait pas. C’était Remus qui l’avait dit.
« Dis-moi que tu as des photos Moony. » fit la jeune femme en ricanant.
« Sur le frigo. Mais pas besoin de l’amener à James ou Pet’, je pense qu’ils le découvriront bien assez vite. »
Padfoot émit un aboiement bizarre à cela mais il ne bougea pas de sa place. Ou plutôt, il profitait trop des caresses qu’elle lui offrait. C’était trop cool d’avoir un chien, tout en ayant un Sirius. Et un Remus.
Cela faisait deux semaines qu’elle était là, dans ce duplex avec deux chambres. Elle avait revu Poppy depuis, deux trois fois, pour que la médicomage puisse vérifier si tout continuait à bien aller. Elle avait rencontré une professeur de là où Sirius et Remus et pleins de leurs amis avaient été à l’école. Même que Sirius l’appelle des fois ‘’Maman’’ plutôt que Minnie.
Lily était une des amies qu’ils s’étaient fait à l’école. Elle le savait parce qu’elle avait vu les photos. Y en avait pleins le mur du salon et elle essayait de deviner qui était qui quand ils lui racontaient des histoires de leurs années d’études et des blagues qu’ils avaient pu faire.
Y avait vraiment beaucoup de photos. Elle aimait bien.
Puis Remus avait mis une d’elle sur le dos de Padfoot sur le frigo et elle avait pleuré parce qu’elle aurait voulu que papa et maman soient là avec elle. Parce qu’ils lui manquaient mais qu’elle allait bien avec Sirius et Remus.
Elle faisait des cauchemars beaucoup. Elle avait eu peur la première fois qu’ils crient et la tapent, comme John le faisait. Mais Sirius l’avait pris dans ses bras, lui murmurant que c’était qu’un mauvais rêve, avant de la mener dans le lit qu’il avait avec Remus.
Elle dormait souvent là-bas après des cauchemars. Des fois, quand le soleil n’était pas si loin, Remus lui lisait une histoire ou lui en racontait une. Si elle ne dormait pas, ils partaient préparer le petit-déjeuner.
« Comment ça se passe ? » demanda Lily avec un sourire.
Elle écoutait mais sans vraiment écouter. Padfoot avait visiblement décidé de plus vouloir être passif et cherchait à lui manger les mains. Cela la faisait rire.
« Bien. Quelques cauchemars mais ça se passe bien. Elle nous parle plus et elle semble ok de l’arrangement pour le moment. »
Elle émit un petit cri quand Padfoot lui lécha le bras. Avant de s’élancer pour écraser le méchant chien, qui fuit. Elle fronça les sourcils avant de lui courir après.
Du coin de l’oeil, elle vit Remus lever les yeux au ciel tandis que Lily cachait son sourire derrière sa main.
« Est-ce que ça veut dire que Wortmail et Prongs ont perdu leur pari de qui aurait des enfants en premier ? »
Elle réussi à attraper Padfoot par le cou, bizarrement il s’était arrêté, et elle finit dans les bras de Sirius, pendue à son cou à moitié. Elle rigola au changement de forme.
« T’iche. ‘Mus il tr’che. »
Le châtain ricana légèrement à sa bouille. Elle bouda encore plus.
« Ils auraient dû savoir que je ne pouvais pas laisser mon amour de loup sans louveteau très longtemps. »
Elle pencha la tête sous le rire de Lily. Elle était pas sûre de comprendre. Sirius et Remus allaient avoir des louveteaux ? C’était beau les bébés loups. Ils avaient regardé un reportage sur les loups la nuit dernière et elle voulait bien un louveteau aussi. La rousse lui avait donné une peluche de loup et elle l’aimait déjà beaucoup beaucoup beaucoup. Même qu’elle était montée pour la mettre à côté de celle du chien sur sa table de nuit.
Sirius lui avait fait pleins de bisous de chatouilles à ça sans qu’elle comprenne trop pourquoi. Mais ça l’avait fait rire.
« Faut plus de balles alo’s ! » dit-elle en réfléchissant. « La balle de Padfoot ça va pas suffi’e pou’ des lou’eteaux. »
Sirius lui sourit avant de la chatouiller, la faisant rire encore alors qu’elle essayait de se débattre.
« Je parlais d’une certaine petite louvette ici présente moi. Je partage pas ma balle ! »
« Tu partages pas grand-chose ouais. » rétorqua Remus en levant les yeux au ciel, son petit-ami fit un bruit vexé.
« C’est vrai Siri’. » ajouta Lily avec un sourire « Tu ne voulais ni me prêter James ni me prêter Remus. »
Le brun lui répondit par une grimace. Tandis que Rose fronçait les sourcils sans comprendre.
« Y a pas de lou’ette dans la maison. » fit-elle penseuse.
« Bah. Y a quoi dans mes bras ? »
« Moi ? »
Oh.
C’était elle la louvette. Mais elle était pas un louveteau. Elle aimait bien les loups oui mais elle n’était pas un louveteau.
Sirius la déposa au sol et se mit à sa hauteur. Elle avait toujours les sourcils froncés sans comprendre vraiment.
« J’ai une question pour toi louvette. »
« Siri- » Remus fût coupé par un mouvement de main du susnommé.
« Est-ce que ça t’irait de vivre avec Moony et moi ? »
Elle pencha la tête sur le côté. Sans comprendre encore une fois. Elle ne vivait pas ici déjà ? Avec eux ? Papa et maman étaient partis, elle était toute seule. Toute seule. Mais Moony et Padfoot étaient là eux. Ils étaient gentils. Et rigolos. Surtout gentils et elle aimait bien être ici.
Elle ne voulait pas partir.
Elle commença à pleurer.
« Je dois pa’ti’ ? » demanda-t-elle en regardant Sirius dans les yeux.
Qui paniqua en lui attrapant les deux joues dans ses deux grandes mains. Il secouait la tête rapidement.
« Nononon louvette. Justement. Ça serait pour que tu restes. »
« Ce que veut dire Pad cariad, » commença Remus, qui s’était levé pour se mettre à sa hauteur lui aussi. « c’est que uh.. »
« Je jure par Morgane que si tu dis ce que je penses que tu vas dire Rem’, je te fais devenir rose. » le coupa Lily.
Remus lui lança un regard blasé, il regardait souvent Sirius comme ça quand il disait des bêtises, avant de la regarder à nouveau.
« Est-ce que tu voudrais que Pad et moi on soit tes deuxième et troisième papa ? »
Il regarda encore une fois Lily, d’un regard qu’elle ne comprit pas trop. Auquel la rousse répondit par un mouvement de tête comme si elle était d’accord.
Elle serra fortement sa robe dans ses mains sans trop comprendre la question. Sirius lui embrassa le front et elle le regarda à nouveau.
« Tu as tout le temps que tu veux pour répondre Rose ok ? » il lui sourit « On voudrait juste prendre soin de toi, comme ton papa et ta maman ont fait. C’est un travail d’équipe de s’occuper des enfants, et comme ils ne peuvent plus, on veut prendre la relève. »
Elle acquiesça sans vraiment comprendre. Mais une chose était sûre.
« Veut pas pa’ti’. » murmura-t-elle en baissant les yeux.
« Et bien personne s’en va. » affirma Sirius « N’est-ce pas Remus d’amour ? »
« Personne s’en va. Hors les surnoms ridicules. » répondit-il en lui lançant un de ses regard blasés qu’elle commençait à bien connaître.
« Pitié non. » ils se tournèrent tous vers Lily qui buvait son verre soda. « On a un tableur avec Mary de qui sort le plus de surnoms stupides entre Siri’ et James. J’ai besoin de données. »
« Pas aidant Evans. » lança Remus en se levant, la prenant dans ses bras alors qu’elle se frottait les yeux pour enlever ses larmes.
Et que Sirius était au sol entrain de rire.
« J’en ai besoin pour mon étude Lupin. »
Il leva les yeux au ciel avant de la regarder et de pointer la rousse du doigt.
« Tata Lily est méchante. »
Tata. Elle avait une tata. Une tata jolie avec des cheveux trop beaux et qui lui avait offerts des peluches.
« Non, tata est genti’e. Elle m’a donné un louuuup. »
Lily émit un drôle de son mais c’était le visage de Remus qui l’intriguait le plus. Il était tout doux. Pas avec les doigts mais tout comme. Et il souriait comme si elle lui avait dit un secret. Il frotta son nez contre le sien et elle ricana.
« Pas que mais si c’est ma nièce, je veux lui faire des câlins aussi ! »
Elle ricana un peu plus quand la rousse força Remus à la faire venir dans ses bras, avant de se faire chatouiller et embrasser les joues.
C’était pas la maison avec papa et maman. Mais elle était bien quand même.