Le Retour De Voldemort

Chapitre 1 : Le Retour De Voldemort

Chapitre final

3990 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 10/12/2020 07:21

Le Retour de Voldemort… Cela faisait une semaine maintenant que chaque jour, ce titre faisait la une de nombreux journaux magiques du monde des sorciers. Et en cette matinée du 31 juillet 2016, La Gazette du Sorcier n’avait pas fait exception à la règle : une nouvelle fois, le titre s’étalait en gros caractères en première page de son journal. La principale différence du célèbre quotidien se voyait surtout sur l’ajout d’un point d’interrogation qui venait clôturer le titre. Ce qui, admettons-le, était un excellent moyen pour créer le suspense et fidéliser les lecteurs ! Mais à la lecture de l’article, nombre de sorciers restaient avec beaucoup plus de questions que de réponses, ce qui faisait ainsi planer une grande peur sur le monde entier, qu’il soit magique ou non. Car en effet, il n’y avait pas que les sorciers qui étaient perturbés par cet événement majeur. Même les moldus semblaient avoir pressenti qu’il y avait quelque chose de terrible qui était en train de se produire. Les interrogations de la part des moldus poussa même les autorités de la communauté magique à lancer des sortilèges d’apaisements aux non-sorciers. Mais concernant les gens doués de pouvoirs magiques, le doute persistait si fortement qu’il ne pouvait être apaisé par de la simple magie de base. Serait-ce là réellement le retour de Lord Voldemort ? Ou bien n’était-ce qu’un ancien mangemort, ayant réussi à échapper aux mailles des filets des Aurors, et qui venait terminer l’œuvre de son maître noir ? Ou bien encore, peut-être n’était-ce qu’un nouvel adepte des forces des Ténèbres, qui se faisait passer pour le grand Voldemort en personne, afin de gagner des adhérents à sa cause ?


En terminant de lire l’article rédigé par La Gazette du Sorcier, Hermione Weasley penchait plutôt pour cette dernière hypothèse : celle d’un faux Voldemort. Et cela vint irrémédiablement lui donner de toutes nouvelles idées pour l’écriture de son prochain roman. Amoureuse des livres depuis tellement longtemps, il avait été évident qu’Hermione se tournerait vers le métier d’écrivaine après sa scolarité à Poudlard. D’ailleurs, celle-ci était même devenue assez rapidement une auteure à succès grâce à ses histoires romancées sur la vie de Harry Potter. Mais après une saga de sept tomes harassants, consacrée à son meilleur ami, qui l’avait conduite, suite à cela, à une décennie de pages blanches, cette enquête journalistique pour démasquer le prétendu Voldemort semblait lui redonner tout à coup goût à l’écriture. Depuis ce retour présumé du mage noir, jamais son travail d’écrivaine ne l’avait autant passionnée, et cela lui donnait par la même occasion l’idée d’écrire une suite romanesque aux aventures du célèbre sorcier. Hermione ne doutait pas du succès de son prochain livre, car ses ouvrages s’étaient si bien vendus dans le monde qu’elle avait même été obligée d’employer une moldue pour qu’elle publie à sa place, afin d’éviter que certains moldus, plus astucieux que d’autres, ne viennent à découvrir la véracité de ses écrits sur l’existence des sorciers.


Depuis donc une semaine maintenant, Hermione ne se consacrait plus qu’à l’écriture de son nouveau roman, en commençant par regrouper les différents articles qui parlaient du prétendu retour de Voldemort, afin d’avoir matière à écrire une intrigue. Cette huitième histoire n’en était encore qu’au stade de la gestation dans son esprit imaginatif mais, plume à la main, elle avait déjà gribouillé sur son carnet de notes le point le plus important qui serait le début de son futur roman : Un moldu assassiné par le sortilège impardonnable de l’Avada Kedavra.


Rose et Hugo aidant leur père Ronald à son magasin de farces et attrapes pour les vacances d’été, Hermione avait donc tout le silence voulu et nécessaire que lui offrait sa maison londonienne pour travailler des plus paisiblement à son nouveau livre. Assise en tailleur sur le parquet de son salon, elle feuilletait les pages de tous les journaux qui traitaient de cette affaire et était plongée dans une concentration sérieuse, autant par la lecture que par la prise de notes. Ce meurtre, attribué à Voldemort et auquel les journaux faisaient référence, aurait très bien pu passer pour un fait divers si la victime avait été une parfaite inconnue dans le monde des sorciers. Mais il s’était avéré que la victime en question, qui portait la marque des mangemorts scarifiée sur son torse et qui semblait pourtant avoir disparu de la surface de la terre depuis un peu plus de deux décennies, n’était autre que le cousin moldu du si renommé Harry Potter.


À partir de cette simple information, tous les esprits sorciers spéculèrent alors sur le fait que Voldemort pouvait très bien être revenu après toutes ces années pour se venger de sa défaite face à Potter. Après tout, il avait fallu attendre au moins dix ans avant son premier retour, et il n’était pas impensable que Voldemort ait attendu encore près de vingt ans pour revenir terroriser le monde des sorciers. Devant la panique qu’engendrait la situation, le Ministère de la Magie avait même essayé d’étouffer l’affaire au mieux auprès des moldus. Pour ce faire, de nombreux Oubliators furent envoyés en l’espace d’une seule nuit pour supprimer toute trace du souvenir de l’existence de la victime. L’entièreté de la famille moldue des Dursley fut donc soumise au sortilège d’Oubliette, ainsi que tous ceux qui avaient eu des relations avec Dudley parmi les moldus. En l’espace d’une seule nuit donc, Dudley Dursley disparut ainsi à jamais de la mémoire moldue. Le contraste entre le monde moldu qui ne se souvenait plus du tout d’un dénommé Dudley Dursley et du monde des sorciers, qui n’avait que ce nom à la bouche, était terriblement stupéfiant, voire même affreusement angoissant.


Complètement absorbée par ses lectures et sa prise de notes, Hermione faisait abstraction complète des bruits du monde extérieur, et il fallut une véritable série ininterrompue de coups à sa porte d’entrée pour la faire se replonger dans le monde réel. Portant instinctivement un regard sur sa montre au poignet, elle se demanda qui cela pouvait bien être à cette heure, si inappropriée pour des visites, que celle de midi. Elle se leva alors et se dirigea vers la source du bruit et, sans même regarder par le judas de la porte, elle ouvrit le battant pour arrêter au plus vite ce tintamarre. Sur le seuil se tenait Harry Potter. Ou plutôt l’ombre de ce dernier. La perte de Dudley avait en effet énormément affecté Harry. Même si les deux cousins avaient, durant leur jeunesse, été régulièrement en froid, Harry le considérait tout de même comme son frère. Après tout, ils avaient grandi ensemble. Et depuis sa mort, Harry n’était plus du tout le même ; il était devenu aussi triste et sombre que pouvait l’être un Détraqueur. La disparition de son cousin se ressentait même sur son visage. Son teint était devenu blanc, livide, et le noir profond de sa chevelure rendait encore plus apparente cette pâleur. Le blanc de ses yeux étaient légèrement injectés de sang, sans doute dû au manque de sommeil. Hermione avait vraiment du mal à reconnaître son meilleur ami, mais malgré son changement de physique flagrant, elle l’enlaça longuement avant de l’inviter à entrer.


Hermione ne fut pas surprise de sa présence, car elle s’était vite habituée à ses visites hebdomadaires. Il arrivait souvent en effet que Harry vienne rendre visite à Hermione afin de parler de tout et de rien, de discuter à bâtons rompus. En tant que meilleure amie, elle était la seule qui arrive à le comprendre réellement et en ces temps difficiles, elle se devait d’être là pour lui et de mettre de côté son travail d’écriture. Une fois Harry à l’intérieur de la demeure Granger-Weasley, Hermione se dépêcha de jeter un sortilège pour ranger hors de vue de son ami les papiers et les journaux qui formaient comme une seconde couche par dessus le grand parquet. Tous se plièrent alors comme par magie en avions en papier et volèrent un instant dans la grande pièce du salon avant d’emprunter les escaliers en bois qui menaient au premier étage de la maison. Cependant, Harry semblait absorbé par tout autre chose que ce tour de magie et Hermione le remarqua bien vite. Depuis qu’il était entré, celui-ci n’arrêtait pas de porter sa main à son front pour masser l’endroit où se trouvait encore sa cicatrice en forme d’éclair. Hermione lui proposa alors de s’asseoir en lui montrant le canapé de son salon et lui demanda : « Veux-tu que je te serve une tasse de thé ?

– Non merci Hermione, ça ira. » Finit-il par dire avec une voix si enrouée qu’on aurait dit qu’il n’avait fait que pleurer durant la nuit d’avant. Puis, s’installant dans le canapé couleur bleu Patronus, il cessa enfin de pétrir son front, mais demeura la tête baissée et le regard fatigué. Hermione vint peu après se mettre à ses côtés et, caressant amicalement son dos courbé, elle entama la conversation après quelques petites secondes de silence, qu’elle trouva d’ailleurs des plus insupportables : « Comment se passe l’enquête, Harry ? »


Ayant déjà prouvé à maintes reprises qu’il était parfaitement apte à contrer les adeptes des Forces du Mal, Harry Potter, qui était Auror depuis une bonne dizaine d’années maintenant, s’était en effet vu confier par le Ministère de la Magie l’enquête concernant l’assassinat de son propre cousin moldu. Et même si Hermione n’avait pas particulièrement apprécié cet ordre du Ministère qui impliquait Harry trop personnellement, à son avis, elle savait qu’avec un enquêteur tel que lui, le responsable de ce terrible crime serait très bientôt derrière les barreaux et finirait sa misérable vie à Azkaban, à se faire sucer son âme par les Détraqueurs. Après un temps d’attente qu’Hermione jugea encore une fois bien trop long, Harry répondit enfin à sa question :


« Ce n’est plus moi qui est en charge de l’affaire Dursley, déclara-t-il d’un ton indifférent.

– Quoi ? Comment ça ? Depuis combien de temps ? » Enchaîna Hermione qui ne put contenir sa surprise. Elle avait vraiment et définitivement du mal à comprendre les décisions du Ministère. Harry s’empara alors du bras d’Hermione, et regardant sa montre, il tapota de son index osseux sur l’écran de verre en lui avouant : « Ça va faire presque sept heures maintenant. » Poussée par la curiosité, Hermione poursuivit cette conversation malgré le fait que Harry semblait ne plus vouloir continuer, puisqu’il s’était levé du canapé et était allé observer les photographies magiques qui reposaient sur le rebord de la cheminée familiale. Toujours assise sur son canapé, Hermione poursuivit donc :


« Pourquoi le Ministère t’a t-il retiré de l’enquête ? Tout ceci n’a vraiment aucun sens ! C’est la Ministre McGonagall en personne qui a tout fait pour que tu gères cette enquête, malgré le risque d’être trop impliqué personnellement. Et voilà qu’après une semaine, elle te la retire, alors qu’aucun suspect n’a encore été trouvé ? Par la barbe de Merlin, je hais les politiciens ! Un jour, c’est blanc et le lendemain, c’est noir… »


Hermione était tellement remontée de ce manque de respect de la part du Ministère envers son ami, qu’elle était même prête à faire de son prochain roman une satire de la politique magique. Mais Harry vint rapidement l’en dissuader quand il lui expliqua la réelle raison.


« Non Hermione, ça n’a rien à voir ! C’est moi qui ai demandé à ce qu’on me la retire. »


Hermione demeura muette un court instant devant cette révélation, et sans même réfléchir aux conséquences de ses paroles, elle déclara d’un ton presque accusateur :


« Tu as fait quoi ? »

Mais Harry ne répondit pas, et demeurait toujours le dos tourné à elle en observant les photographies animées. D’un ton beaucoup plus pédagogique, elle essaya alors de comprendre.


« Mais pourquoi ? Harry ? Pourquoi a-t-il fallu que tu fasses ça ? Tu es le meilleur des Aurors de ta génération ! Qu’est-ce qui te préoccupe à ce point ?

– Je ne suis plus le même depuis quelques temps… Finit-il par lâcher sans vraiment le vouloir.

– Que veux-tu dire ? » Mais un silence était retombé à l’intérieur de la demeure et Hermione dut réitérer sa question par trois fois pour obtenir enfin un début de réponse.

« Et si… et s’il était possible… que… Non, c’est absurde mais… Je n’arrive pas à l’expliquer sans ça… et si… et si Voldemort était toujours vivant ?

– C’est grotesque ! Déclara Hermione au quart de tour. Harry, Lord Voldemort n’est plus depuis bien longtemps. Ses pouvoirs ont à jamais disparu le jour où nous avons anéanti tous ses Horcruxes !

– Mais s’il restait encore quelque part un autre fragment de son âme ? Honnêtement, n’y as-tu jamais pensé ? »

L’idée ne lui avait effectivement jamais traversé l’esprit, mais d’entendre cette supposition fit naître en elle un léger doute. Cependant, Hermione se refusait encore à le déclarer ouvertement à son ami en deuil.

« Tu crois donc que c’est lui qui a tué Dudley ? Dit-elle.

– Oui et j’en suis convaincu ! Il n’y a pas d’autre explication. Voldemort est toujours vivant, et c’est lui qui est responsable du meurtre de mon cousin…

– Si réellement c’est le cas, même si j’ai du mal à y croire, dis-moi comment tu peux en être certain ? As-tu eu une vision de lui comme par le passé ? As-tu entendu de nouveau sa voix dans ta tête ? Dis-moi Harry, je suis là pour t’aider à y voir plus clair et tu le sais. »


Harry semblait avoir du mal à révéler ce qu’il savait. Son attitude trahissait son anxiété. Il prenait une photographie dans ses mains quelques instants, avant de la reposer presque aussitôt sur le rebord de la cheminée, puis il se mettait à faire de même avec un autre cadre. La minute d’après, il enfouissait ses mains dans ses poches avant de les ressortir à toute vitesse et de les plaquer contre ses hanches. Il faisait les cents pas près de la cheminée, mais demeurait toujours cependant dos à Hermione. Puis, prenant enfin une profonde inspiration, il dit d’une voix tremblotante et hésitante : « Hermione… J’étais présent quand le meurtre eu lieu… et… j’ai tout vu ! J’ai vu Voldemort pointer sa baguette vers Dudley… J’ai entendu son horrible voix prononcer le sortilège… Et je l’ai vu avec le bout de sa baguette taillader le torse de mon cousin pour graver dans sa peau meurtrie l’emblème des mangemorts… C’était comme si j’avais vécu un cauchemar… Tout était si réel… »


Hermione était d’autant plus choquée par cette annonce qu’elle commençait réellement à le croire. Et pour une fois, ce fut Harry qui demanda à Hermione de ne pas rester silencieuse et de répondre à ses questions.

« Est-ce que tu me crois ? Demanda-t-il presque avec un ton suppliant.

– Alors tu… tu es parvenu à te reconnecter à nouveau avec l’esprit de… » Hermione n’arrivait déjà même plus à prononcer le nom de Voldemort tellement elle craignait que cela ne soit vrai. Si Voldemort était encore en vie quelque part alors, ils allaient devoir à nouveau partir à l’aventure pour le trouver et l’éliminer une bonne fois pour toutes. Mais les choses avaient tellement changé depuis l’époque de leurs études à Poudlard… Hermione était désormais mère de deux enfants, et risquer de les perdre était une pensée si insoutenable pour elle qu’elle ne savait pas encore si elle était vraiment prête à sacrifier sa vie de famille pour sauver le monde des sorciers. Cependant, elle savait pertinemment au fond d’elle-même que jamais elle ne pourrait sciemment laisser Harry s’en charger seul.

« Alors ? Vas-tu m’aider ? Demanda-t-il d’une manière plutôt pressante, qui poussa Hermione à donner sa réponse presque immédiatement après la fin de sa phrase.

– Quoi qu’il arrive, je serai à jamais à tes côtés Harry, » dit Hermione avec la même solennité que si elle avait prononcé le serment inviolable. Mais soudainement, après ces paroles, Harry se mit à avoir des spasmes bien étranges, qui firent malencontreusement tomber au sol un cadre photographique, dont le verre se brisa instantanément sous l’impact. Tout son corps frêle s’était maintenant mis à trembloter, comme s’il venait à peine de sortir d’une douche glaciale. D’ailleurs, la pièce du salon elle-même semblait s’être considérablement refroidie. Une nouvelle atmosphère planait maintenant dans la pièce, et Hermione avait la très étrange et très désagréable sensation d’être observée. Elle se mit même à avoir des frissons, comme à l’approche d’un Détraqueur, quand bizarrement, un faible rire accompagné de toussotement sembla émaner de Harry. Cet étrange euphorie laissait présager le pire, car cette voix semblait directement sortir d’un souvenir cauchemardesque.


Et quand Harry se retourna et fit de nouveau enfin face à Hermione, ce dernier lui déclara d’une voix qui n’était plus la sienne : « Je suis… le Seigneur des Ténèbres ! » Quand il releva ses cheveux ébouriffés de son front, sa cicatrice en forme d’éclair se mit soudainement à briller d’une luminosité rougeâtre qui rappela la couleur d’un feu, aux yeux exorbités d’Hermione. Le regard de Potter se mit lui aussi à changer. Ses pupilles d’un vert émeraude se dilatèrent et se métamorphosèrent en ceux d’un serpent avec des fentes verticales. Son teint blafard le fut encore plus et le contour de ses yeux s’assombrit, ses joues se creusèrent davantage et son visage se rapprocha jusqu’à ressembler à celui d’un squelette. Il était horriblement affreux. Hermione resta tétanisée par une peur qu’elle n’avait jamais ressentie jusque-là. C’était comme si elle était sous un sortilège de pétrification, car en face d’elle, elle croyait voir le double de Tom Jedusor. Les traits du visage de Harry Potter semblaient avoir disparu au profit de ceux de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Se pouvait-il alors qu’elle ait réellement en face d’elle Voldemort ressuscité ?


Depuis toutes ces années, l’âme de Voldemort n’avait-elle fait que se terrer dans le corps de Harry, attendant patiemment le bon moment pour ressurgir ? Mais Harry semblait lutter de toute sa volonté contre cette force maléfique et il essayait tant bien que mal de garder le contrôle de son corps, malgré le fait que la puissance du mage noir soit véritablement stupéfiante pour quelqu’un qui était sans corps depuis plus de vingt ans. Puis Harry, ou plutôt Voldemort, se mit à pointer sa baguette magique lentement vers le front d’Hermione, qui elle, ne parvenait même plus à bouger tellement la peur la paralysait. Le bout de la baguette de Voldemort-Harry tremblait de manière très discrète, mais assez tout de même pour permettre à Hermione de constater que Harry semblait lutter ardemment pour retrouver la maîtrise de son corps. Harry était en effet tiraillé entre sa haine pour les nées-moldues de Tom Jedusor et son amour fraternel pour Hermione Granger. Et son corps tout entier, de son âme à son enveloppe charnelle, montrait qu’il n’arrivait pas à supporter ce conflit intérieur. Les yeux d’Hermione ne quittèrent donc pas ceux de son ami, car elle savait que son âme et son esprit étaient encore présents dans ce corps qui n’était plus le sien. Néanmoins, elle n’eut pas le temps d’agir et sa dernière vision du monde vivant fut celle d’un voile verdâtre qui s’abattit sur elle. La mort vint cependant à elle avec cette agréable vision qui faisait penser à une très belle aurore boréale, et la dernière chose qu’Hermione entendit fut la voix de Lord Voldemort en personne qui formula le sortilège mortel à son encontre.



Ainsi décéda Hermione Granger-Weasley en ce 31 juillet 2016, mais cette date allait revêtir la même importance au fil du temps dans le monde des sorciers que celle du 31 octobre 1981. Car en effet, ce jour-là, le maître des Forces du Mal avait une nouvelle fois lamentablement échoué face à son éternel rival. En effet, l’amour fraternel qui unissait depuis toujours Harry et Hermione était si intense et tellement puissant que l’effet produit fut quasiment le même qui s’était produit avec Lily Evans par le passé. Le sortilège impardonnable ricocha de Hermione sur Harry, les tuant certes tous les deux d’un seul coup, mais condamnant une fois de plus le dernier fragment de l’âme de Voldemort à l’errance. Celui-ci eu beau s’extirper de la carcasse du survivant à temps, il ne trouva cependant aucun corps vivant dans la demeure pour revivre de nouveau en symbiote. L’âme noire du mage des ténèbres survola alors un moment le salon à la recherche d’un objet à posséder. Mais quand Voldemort, reniflant l’odeur d’autres êtres vivants dans les maisons avoisinantes, s’apprêta à sortir de la demeure, Harry et Hermione, en âmes unies dans l’amour, bloquèrent ses allées et venues dans l’autre monde, et parvinrent à le cantonner à la maison londonienne des Granger-Weasley.


Suite à cet événement terrible, qui ne put d’ailleurs jamais être expliqué par les vivants, la maison se retrouva vite à l’abandon. Enfin presque… Car les âmes de Harry Potter et d’Hermione Granger-Weasley, à jamais liées dans la mort, passèrent leur immortalité entière à faire en sorte que l’âme du mage noir de Voldemort ne quitte plus jamais cette demeure. Avec le temps donc, la maison londonienne acquit ainsi la réputation d’être le lieu le plus hanté de Grande-Bretagne et même de l’Europe entière. La notoriété même de La Cabane Hurlante fit de plus en plus pâle figure face à La Tombe de l’Enfant Maudit, comme les gens avaient surnommé ce lieu qui avait vu périr le grand Harry Potter. Et, des simples adeptes du spiritisme aux adorateurs des Forces du Mal, personne ne parvint plus jamais à entrer dans la maison hantée, bloquant ainsi et pour toujours le fantôme de Tom Jedusor, qui ne put trouver d’autre refuge que cette ancienne maison des Granger-Weasley, et dut se contenter de passer son éternité à se lamenter sur son retour avorté.


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