Le Maître des Éléments - Tome I : La malédiction de l'Atlantide

Chapitre 29 : Les Rebelles

Par DarkSpielberg

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Le chef des rebelles se nommait Vadys. Mais qui étaient les rebelles ? Et pourquoi s'étaient-ils rebellés ?


En voici la cause :


Après que Vana soit partie accomplir sa quête, suivie par Firenze, Vadys se rendit au palais pour parler au roi.

— Majesté, on m'a rapporté que Satan se régénère et que vous avez envoyé une fille de 15 ans le combattre. Est-ce bien vrai ?

— Presque.

— Comment ?

— Cette fille ne va pas combattre Satan. Elle va chercher à ramener la pierre de pouvoir de Satan. — Alors c'est pire ! Je refuse que nos vies soient entre les mains d'une fillette !

— Vous pensez pouvoir faire mieux qu'elle ?

— Bien sûr ! Envoyez-moi la seconder, il n'est pas trop tard si elle est à pied !

— Non. Je ne vous enverrai pas.

— Pourquoi ?

— Pour deux raisons. D'abord, Vana Zalys est partie en bateau et, à l'heure qu'il est, elle est déjà au royaume des Aztèques.

— Comment pouvez-vous en être sûr ?

— Cela est justement la seconde raison pour laquelle vous ne pouvez partir : J’ai envoyé un espion prêt à prendre la relève, au besoin.

— Qui est cet espion ? Ça ne peut être que l'un de mes hommes !

— Pas du tout. C'est le père Firenze.

— Ce fou ? Pardonnez-moi, mais il vous a ensorcelé !

— Pas du tout. Il a des atouts que personne ici ne possède.

— Lesquels ?

— Un pouvoir confié par le dieu qu’il vénère.

— Balivernes !

— Nous verrons bien.

— Et comment avez-vous pu choisir cette femme ?

— Ce n'est pas moi, c'est Dieu !

— Pff ! Dieu ! Il est faible ! Avec ou sans la pierre, nous mourrons quand même !

— Peut-être, mais moi, je crois que Dieu va se relever et vaincre à nouveau son ennemi.

— Si vous persistez à rester dans vos lubies, alors, je vous donne ma démission.

— Général, vous ne pouvez pas ! Je refuse !

— Ce n’est pas une demande. Je m'en vais dès maintenant, avec mes soldats. Ils me sont loyaux.

— Faites cela et je vous bannis !

— Alors, qu’il en soit ainsi ! Adieu, Majesté.


Et Vadys quitta Atlantis. Mais il n’était qu’un humain et, bientôt, Satan usa du charme des verbes et des promesses pour le convaincre de le rejoindre. Ainsi, il bascula et devint général en chef des armées du Mal.


Il avait accosté à minuit, avec la première vague de soldats.


Ils avaient progressé en silence, en évitant de tuer. Heureusement pour eux, Vadys connaissait tous les passages secrets de la cité.


« Bon, les gars, on va faire diversion. Partez semer l'anarchie en bas. Nous, on va s'attaquer au palais !


Vadys partit vers le palais. Arrivé au second niveau, avec ses hommes, il se heurta à quelque chose d’inattendu : Des citoyens s'étaient rassemblés et s'étaient armés de fourches, pioches et armes blanches pour les plus fortunés.


Mais les anciens soldats royaux étaient armés de lasers encore plus puissants que celui de Vana.


Ils tirèrent sur les citoyens qui s'effondrèrent aussitôt.


Pendant qu'ils étaient au second niveau, Vadys eut une idée. Il pensa :


« Après tout, pourquoi ne pas empêcher cette fille de faire son travail d'élue ?


Puis il parla tout haut :

« Soldats, allons à l'église ! »


Ils arrivèrent à l'église.


— Faites-moi sauter cette bâtisse !

— Oui, général !


Ils installèrent des tonneaux de poudre, tout autour du bâtiment.


Puis ils revinrent avec des torches, pour enflammer le tout.


« Alors, Vana Zalys, crois-tu avoir la moindre chance de gagner contre moi ? Je pense que ta mission s'achève ici.


Les tonneaux explosèrent.


Il y eut une gigantesque explosion.

Les débris volaient.


Quand le nuage épais de fumée se dissipa, le général put contempler son œuvre :


Toutes les maisons autour de l'église étaient détruites.


Quant à l'église... Elle était intacte.


Un sortilège l'avait visiblement protégée. Pas un sortilège de Firenze, un sortilège de Dieu lui-même.


— Non, c'est impossible ! S’exclama Vadys, horrifié.

— Il existe !

— Il va nous maudire !

— Fuyons !


Plus de la moitié des soldats prirent la fuite.


— Vous ne pouvez pas fuir, vous avez prêté serment !

— Nous avons fait serment de tuer les ennemis mortels, mais pas d’essayer de tuer un dieu immortel !

— Lâches ! Vous autres, amenez le bélier et ouvrez-moi les portes du Palais !


Un monumental bélier fut amené jusqu'au palais et tout le monde s’activa dessus pour enfoncer la porte.

« Allez, plus fort ! On y est presque !


La porte craqua et finit par céder.


La justice guerrière allait appliquer son droit.




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