Dès que nous passons la porte de sa chambre de motel, la tension explose.
Il se jette sur moi avec son attitude de diable, l’attitude qui m’annonce que la prochaine demi-heure sera aussi sportive que délicieuse.
Je tire sur son tee-shirt pour le jeter dans un coin, il arrache presque ma robe, il me plaque contre le mur pour presser nos intimités tendues à craquer l’une contre l’autre et je gémis déjà.
- J’ai envie de te faire tellement de choses que je ne sais même pas par où commencer, putain ! halète-t-il.
- Commence juste, nous n’avons pas beaucoup de temps, le presse-je en tirant sur sa ceinture pour la détacher.
Il me recule jusqu’à son lit en m’embrassant agressivement et nous semons le reste de nos habits sur le chemin avec urgence. Dès qu’il me jette sur le matelas, je me redresse simplement pour attraper sa nuque et le tirer plus vite sur moi tandis qu’il me rallonge férocement.
D’une main brute et aveugle, il ouvre le tiroir supérieur de sa table de nuit pour attraper un préservatif et il l’enfile sans même lâcher mes lèvres, un autre de ses talents inouïs.
Nous ne nous perdons pas en préliminaires ce soir, la seconde suivante, il est en moi et il ondule aussi parfaitement des hanches qu’il le faisait sur la piste de danse.
- Dépêche-toi de chanter, bébé ! ordonne-t-il avec température au moment précis où je me mets à gémir comme une dingue.
Le retrouver est trop bon, j’ai l’impression que je n’ai jamais assez de lui, et que plus je le côtoie, pire c’est.
Je l’observe, les yeux émerveillés. Il est redressé sur un bras au-dessus de moi, sa deuxième main sur ma gorge, ses yeux sombres excités complètement fixés sur mon visage pendant qu’il me fait l’amour avec sa fausse brutalité.
Mon mauvais garçon qui ne serre pourtant pas trop fort sa main sur mon cou, qui me relève régulièrement la tête pour me tirer jusqu’à ses lèvres…
- Je te boufferais Julia…, grogne-t-il en croquant ma lèvre.
La douleur me picote, et associée à son visage de diable, elle m’excite un peu plus.
- Bouffe-moi ! halète-je.
Et il s’exécute, il attrape brusquement une de mes jambes pour la relever, puis la passer devant son torse. Lorsque mon mollet se retrouve à côté de sa tête, il le mord férocement en fermant les yeux, complètement guidé par ses instincts de panthère prédatrice.
J’ai un petit cri plus aigu que les autres qui le fait entrouvrir immédiatement les yeux pour vérifier que tout aille bien, une autre des choses que j’aime avec lui.
Il n’hésite jamais à jouer avec la douleur, mais il reste attentif à moi et à ce que je ressens.
- Ça va, bébé ? murmure-t-il en embrassant mon mollet.
Son inquiétude déclenche un immense sourire sur mes lèvres, et lorsqu’il le voit, il se penche rapidement plus en avant pour venir m’embrasser.
- Putain que j’aime ta souplesse…, commente-t-il avec un sourire en coin.
Il observe ma jambe, coincée entre nos deux corps, complètement remontée contre mon buste.
- Tu l’as toujours aimée ! confirme-je.
- J’aime tout chez toi, Julia. Je t’aime des pieds à la tête, je ne changerais rien, murmure-t-il avant de replonger sur mes lèvres.
Je manque pratiquement d’éclater dans l’orgasme dès que ces mots passent ses lèvres, un plaisir coupable auquel je ne m’attendais pas à avoir le droit.
Lorsqu’il voit ma réaction, il en joue comme le diable qu’il est :
- Tu aimes que je souligne tes putains de qualités ?!
J’aime surtout qu’il me dise qu’il m’aime, mais je ne cracherai pas sur le reste.
- Oui ! crie-je donc.
- J’aime donc ta souplesse…, murmure-t-il en appuyant sur ma cheville pour poser mon pied à côté de ma tête.
Il écarte ensuite ma jambe d’un grand coup de bras, pour que je la remette sur le côté et lui libère mon torse, où il pose ses lèvres sur ma poitrine pour l’embrasser férocement.
- J’aime tes seins… ils sont parfaits putain, je n’ai jamais vu ça… Je pourrais les bouffer tous les jours, mais je sais que tu n’aimes pas ça.
Il les embrasse plutôt que de les mordre, il prend leur pointe sensible entres ses lèvres pour les titiller de sa langue et je suis surprise de découvrir qu’il n’a jamais retenté de les croquer parce qu’il a compris que j’étais trop sensible.
- J’aime ton ventre… je pourrais le câliner pendant des heures…, murmure-t-il en passant son nez sur ma peau.
Il l’embrasse doucement une fois ou deux, il frotte sa joue contre, les yeux étourdis par son bonheur de le faire, comme une gentille panthère apprivoisée demandant des câlins.
Et soudain, il se met à genoux, puis il m’attrape pour me retourner ventre contre le matelas. Il redresse mes fesses face à son bassin et ses lèvres chatouilles les fossettes au creux de mes reins.
- J’aime ton cul… oh putain que j’aime ton cul bébé… et lui, j’ai le droit de le bouffer autant que j’en ai envie… Putain tu adores ça même ! grogne-t-il en mordant l’une de mes fesses avec appétit.
Et il a encore raison.
- J’aime tes jambes, j’aime tes bras… mais ce que je préfère bébé…, chuchote-t-il en se glissant dans mon intimité par derrière.
Il attrape ma gorge pour me redresser dos contre son torse et je dois me cambrer dans un angle improbable pour qu’il continue de se déhancher doucement en moi tout en pouvant poser ma tête contre sa clavicule.
Je lui offre mon visage en pâture, juste en dessous du sien, et il glisse ses lèvres entrouvertes sur ma joue :
- C’est ta foutue gueule d’ange, ton visage de poupée… Je n’ai jamais vu un visage aussi parfait que le tien… Ce visage est celui de la putain de femme de mes rêves depuis que je suis gosse… Ma belle au bois dormant… et lui je peux le manger, mais tout doucement.
Il croque ma joue avec délicatesse, puis ma mâchoire, avant de descendre ses dents au creux de ma gorge pour la sucer à plusieurs endroits.
Au moment où il souffle doucement sur ma gorge humidifiée par ses lèvres, la réaction qu’il cherche est immédiate et l’intégralité de mon corps se couvre d’une chair de poule ahurissante.
Son attention me dépasse, dans tout…
Je peux lui parler de n’importe quoi, il le retiendra ; je peux grimacer une fraction de seconde, il le verra ; je peux essayer de cacher que je n’aime pas un geste, il le saura ; je peux adorer quelque chose, il le notera.
- Je t’aime des pieds à la tête, Kai…, gémis-je.
- Oh putain… Ne me dit pas ça bébé, tu vas me faire venir ! grogne-t-il en se jetant contre mes lèvres.
- Je ne changerais rien chez toi, couine-je tout de même contre ses lèvres.
- C’est que tu es barrée ma Julia…, murmure-t-il.
Après un dernier baiser sur mes lèvres, il me pousse en avant pour me faire retomber à plat ventre contre le matelas, avant de s’allonger sur mon dos.
Son corps écrase légèrement l’intégralité du mien, ses mains sont posées de chaque côté de ma tête, m’offrant un visuel sur ses bras de prisonnier.
Ses lèvres se posent à la commissure des miennes pour me chatouiller de son souffle fou pendant que je crie comme la démente que je suis au creux de ses bras.