(Les chapitres de cette histoire contenant deux astérisques (**) dans le titre sont les chapitres contenant des scènes “-18ans”. Vous pouvez les sauter si vous n’aimez pas ça, je m’arrange pour qu’ils modifient le moins possible la trame de l’histoire ! 😊 )
Il m’embrasse toujours avec sa douce agressivité mais ses mains glissent le long de mon corps pour attraper mes fesses, pour les empoigner avec force et me presser contre lui. Je ne peux que visualiser ses mains pleines de tatouages, visualiser son allure et je donnerais cher pour voir la scène de l’extérieur.
Il me tire jusqu’à sa porte sans rompre notre baiser et j’attrape sa nuque pour m’y suspendre à moitié, pour le laisser m’entrainer dans son antre comme un prédateur, alors que jamais une proie n’aura été aussi volontaire que moi. Il ouvre d’une main, me rentre à l’intérieur avec urgence et je n’ai même pas la curiosité de regarder sa chambre, je m’en moque comme de ma première chemise tant qu’il y a un lit et Kai.
Dès que je sens mes jambes entrer en contact avec son sommier, il interrompt notre baiser et il relève à peine le visage du mien :
- Pas de regret ? Il est encore temps de te sauver…, halète-t-il à voix basse en me regardant de ses pupilles immenses.
- Je te l’ai dit Kai… j’attire les crétins comme des aimants… c’était écrit…, murmure-je.
Il se fend d’un beau sourire amusé mais je tire sa tête contre la mienne pour l’embrasser encore, férocement et avidement… Je l’embrasse les yeux entrouverts, parce que j’ai besoin de le voir m’embrasser avec passion, besoin de voir ses tatouages brouillons de prisonnier, ses bras musclés, mon vrai mauvais garçon, mon criminel… Le feu brûle dans mon intimité, je ne peux plus attendre une seconde.
Je tire sur son tee-shirt pour lui enlever et je révèle un peu plus de son corps de voyou. Je passe mes mains sur lui pour le sentir, je le laisse me dévorer, je vibre lorsque sa langue caresse mes lèvres, se lie à la mienne… et lorsqu’il attrape ma robe, je deviens presque fébrile d’excitation.
Je me retrouve en culotte et il me pousse dans son lit pour m’y faire tomber la seconde suivante.
Je suis allongée sur le matelas, déjà à bout de souffle, haletante, inquiète de ne pas lui plaire… mais il glisse ses yeux affamés sur mon corps en grimpant à genoux pour me rejoindre, avant de passer ses grandes mains sur moi, pour me caresser des seins aux hanches. Il attrape ma culotte, un signe plutôt encourageant, mais je suis encore inquiète, même quand il la retire pour me dénuder complétement. Il pose ses yeux entre mes jambes, il les remonte lentement sur mon ventre, puis ma poitrine, avant de reprendre ses caresses lentes sur ma peau, qui me font frissonner plus fort. Je suis à deux doigts de lui demander franchement si ce qu’il a sous les yeux lui convient pour me rassurer, mais il le fait tout seul, et très bien je dois dire.
- Putain… j’ai l’impression que je vais baiser un ange…, murmure-t-il en fronçant les sourcils.
- Et moi un diable, réplique-je en retrouvant enfin mon assurance.
- On en est pas loin, confirme-t-il en se penchant pour reprendre ses baisers divins.
Ses mots créent des loopings ininterrompus dans mon ventre, ils me font me tendre d’envie sous lui alors que j’essaie d’absorber ses baisers carnassiers et ses mains qui électrisent ma peau. Il se détache trop vite de mon visage, je suis à deux doigts de protester mais lorsqu’il descend ses lèvres sur ma peau, je me noie dans mon propre désir et j’attrape sa tête pour l’encourager à embrasser ma poitrine.
Il serre mes côtes avec force en suçant doucement la pointe de mes seins, je ne rate toujours rien du spectacle, je me gaine pour voir ses yeux mi-clos qui lèche ma peau aussi fort que sa langue, et il descend le long de mon ventre, qu’il mord une fois ou deux avec appétit.
- Cette peau est trop parfaite putain…, jure-t-il en me mordant gentiment une troisième fois avant de me lancer un regard brûlant.
Je ne peux même pas répondre, j’halète simplement et ça déclenche son sourire de vilain tandis qu’il descend plus bas.
Je ne peux toujours pas croire à ce qu’il est en train de m’arriver lorsque je vois sa tête de bandit qui glisse le long de ma cuisse en la mordant doucement, je n’en perds pas une miette, j’essaie de graver le moment pour toutes les prochaines fois où j’aurai envie de m’amuser un peu toute seule, mais dès que ses lèvres se posent entre mes cuisses, l’écran s’éteint. Je ferme les yeux pour ressentir ce qu’il me fait, je ne sais pas ce qu’il fiche avec sa langue, ni même avec ses lèvres, mais je pousse un cri aigu en relevant mes jambes de chaque côté de sa tête sous le plaisir.
- Tu aimes ça ? demande-t-il d’une voix coquine.
- Oui ! crie-je sans la moindre hésitation.
- Oh putain… une bavarde… tout ce que j’aime…, s’amuse-t-il.
- Alors continue ! ordonne-je d’une voix aiguë.
Il s’exécute en riant et je prends mon foutu pied, je me tortille dans tous les sens en affichant sur mes paupières closes toutes les images que j’ai pu avoir de lui ce soir.
Son torse dans le jacuzzi, ses mains qui massaient mes épaules, la cigarette coincée derrière son oreille, son verre de whisky qu’il portait à ses lèvres, les yeux mauvais qu’il a posé sur Hunter, son coup de nerfs sur la route, ses années de prison… tout y passe et tout m’émoustille…
Il est le tocard d’or, le saint graal de ma collection de crétins… J’ai presque peur qu’il disparaisse, que tout ça n’aboutisse pas.
- Kai ! Je te veux tout de suite, viens-là, maintenant ! ordonne-je.
Il rit plus fort et je reprends enfin un peu mon souffle. Il attrape d’une main ce qu’il faut pour nous protéger dans sa table de nuit en embrassant mes hanches et lorsqu’il est opérationnel, son torse se pose sur le mien avec douceur.
- Mais je suis juste là bébé…, chuchote-t-il d’une voix chaude.
Nouveau tremblement de terre dans mon corps, nouvelle vague de désir aliénant, nouvelle contraction de mon intimité qui l’appelle avec violence maintenant qu’il est nu et prêt à me faire l’amour. Ma main libre attrape sa nuque pour écraser ses lèvres contre les miennes, la sienne s’occupe de le faire se glisser en moi et je gémis avec panache lorsqu’il réalise enfin le fantasme qui me dévore.
Je ne sais pas si c’est mon excitation démesurée qui rend la chose cent fois meilleure, mais ce qu’il se passe est en train de tout surpasser. J’ai l’impression d’être hors de mon corps tant ses coups de bassins brutes m’inondent de plaisir et tant je crie comme une dingue à en réveiller le bâtiment.
Je ne me reconnais pas, je n’ai jamais fait ça et je jurerais que c’est la malédiction du diable qu’il est qui pervertit mon être au complet.
Il irradie la luxure, le plaisir, le mal, l’interdiction, la sauvagerie…
Il me mord puis il m’embrasse, il me serre puis il me caresse, il me tord puis il me câline, il tire mes cheveux puis il me vénère… il me traite comme une chose pour mieux me traiter comme une reine la seconde d’après. Il mélange tout, la douleur, le plaisir, la domination, la soumission, la haine, l’amour… Il est un concentré explosif de toutes ces choses, un cocktail de sensations et de plaisir…
Il me fait grimper presque jusqu’à l’orgasme avant de me faire redescendre brutalement par d’autres moyens, il est en train de me rendre dingue, de me faire crier de plus en plus fort, jusqu’à en abattre sa main sur mes lèvres lorsqu’il me prend par derrière et qu’il me redresse contre lui :
- Tout le motel n’a pas à être réveillé par ton putain de plaisir bébé…, me chuchote-t-il d’une voix menaçante.
Je geins contre sa main, il croque le lobe de mon oreille, il accentue son déhanché pour me faire vriller et il enlève finalement sa main :
- Ou peut-être que si, lâche-t-il alors que mes cris reprennent.
Il joue de toute façon comme ça depuis que nous couchons ensemble, il souffle le chaud et le froid, il me retourne la tête, les sens, les nerfs… il est l’amant parfait.
Lorsque j’approche de l’orgasme pour la dixième fois, je le supplie de me laisser jouir et il grogne de plaisir en resserrant ses mains sur moi avant de me retourner pour la énième fois devant lui.
Il me met sur le dos, il reprend ses déhanchés dans la foulée et il se laisse surtout tomber au-dessus de moi pour suspendre son visage au-dessus du mien, alors qu’il passe son pouce sur mes lèvres brutalement, ses yeux gris plus chauds que le désert me dévorant avec appétit.
Il attrape finalement ma mâchoire d’une main ferme :
- Je baise un ange, hors de question que je ne le regarde pas dans les yeux lorsqu’il jouira, je suis sûr que ça porte bonheur putain ! souffle-t-il sur un ton insolent.
Il m’embrasse encore sauvagement, il se cadence parfaitement, l’orgasme remonte, et je ferme les yeux pour profiter. Dès que le plaisir atteint son paroxysme, à m’en déchirer en deux, je sais que je basculerai dans quelques secondes et j’ouvre donc les yeux pour me plonger dans son regard.
Quand il voit que j’ouvre les paupières pour lui permettre de me regarder dans les yeux pendant mon orgasme, les siens s’allument d’un éclat encore plus sombre, encore plus pervers, encore plus excitant.
Le plaisir explose, j’éclate dans le meilleur orgasme de ma vie, si puissant que les vagues de plaisir ne s’arrêtent plus.
Lorsque je m’affale sur le matelas, mon corps est complétement shooté et mes jambes tremblent comme des feuilles sans que je ne les contrôle.