D-Day

Chapitre 10 : Chapitre 10

Par DarkSpielberg

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La camionnette arriva en vue d’un village en ruines ressemblant étrangement à Valognes.

- C’est Carentan, dit James, on traverse le village et on s’arrête à deux kilomètres en périphérie.

En traversant le village, les soldats virent des cadavres brûlés ou dépecés d’hommes, de femmes, et d’enfants. Ils s’arrêtèrent de l’autre côté de la ville comme convenu.

- Simon tu va en éclaireur, dès que tu les vois arriver tu reviens nous le signaler au plus vite, les autres prépareront le terrain pendant ce temps.

Les soldats sortirent les armes et les munitions pour les poser à des endroits stratégiques, malgré leur relative grande expérience du combat, ils tremblaient de peur.

- Tout est installé Capitaine, que fait on maintenant ?

- On attend.

- Capitaine, j’espère que les hommes que nous avons perdu aujourd’hui ne serons pas morts en vain.

- Ils ne le seront pas, croyez-moi.

- Justement, j’ai du mal à vous croire. Êtes vous vraiment sûr au moins que les panzers passeront par ici ?

- Bien sûr que j’en suis sûr, vous avez bien vu pour le train.

- Oui, et voyez ce que cela nous a coûté. 

- Je ne pouvais pas prévoir ça.

- Oh si vous le pouviez, écoutez Capitaine, jurez-moi que les sacrifices de mes camarades ne seront pas inutiles.

- ILS ARRIVENT !! ILS ARRIVENT !! Hurla Simon.

- Ils ne seront pas inutiles, je le jure.

Pendant ce temps, les préparatifs continuaient du côté des hommes du Capitaine Harris.

- Capitaine, passez moi un panzershrek.

- Voilà mon gars, fais gaffe de pas trop t’éclater avec !

- Je ne vous garantis rien ! Dites, on aura besoin d’apprendre à tirer aux autres vous ne croyez pas ?

- C’est vrai, on aura besoin d’eux, eh les bleusailles ! Venez par ici.

Les hommes de James avancèrent.

- Mes chéries, je vous présente monsieur Bazooka, appelé plus communément par nos amis de l’ouest, Panzerschrek, c’est à dire, anti-char, avant de tirer vérifiez toujours qu’il y a une roquette dans le tube…

- C’est bon on est pas con à ce point là !

- …et vérifiez qu’elle est dans le bon sens, bande rouge vers l’arrière, tête pointue vers l’avant. Ensuite visez, et tirez.

- Quelle est la fréquence de tir de ces bijoux ?

- Le temps de recharger…1 tir par minute.

- Bordel ! 

- Eh ! C’est que ça en a dans le bide mais il faut le ménager sinon…

- On pourra attaquer un panzer chacun quasiment, en étant bien placé.

- Il ne faut pas qu’un tir pour venir à bout d’un panzer.

- Il faut croire que si !

- Placez vous de façon à les encercler.

James arriva.

- Il reste de la TNT ?

- Non, tout a été utilisé pour faire exploser la voie ferrée, vous savez, celle où sont morts Wesler et Bradley.

- Eh !Je n’y pouvais rien o.k ?

- Ah ouais ? Pourtant c’est bien vous qui donnez les ordres si je me souviens bien.

- Leur mort servira à sauver plus d’une centaine de vies, des milliers même.

- Oui mais pas la leur.

- C’était des soldats de valeur.

- C’était mes amis !

- Je suis désolé.

- Dés que cette mission sera terminée, je quitterai cette unité.

- Comme tu voudra.

- Et si vous m’en empêchez…je vous tuerai.

Sheppard s’éloigna avec un air courroucé. Tout le monde regardait James, il dit simplement :

- Allez, foutez le camp, dispersez vous, allez.

Un bruit sourd résonna alors au loin, le sol trembla, on entendait des grincements.

- Ils sont proches.

- Les voilà ! Couchez-vous !

Un panzer se montra, horrible monstre d’acier sans pitié. Les autres suivaient derrière, 2 puis 3, puis 4. Le bruit des chenilles faisait penser au passage de 3 escadrilles de B-29, il n’y avait pas d’escorte. Un cinquième passa, puis un sixième, et ce fut « tout ».

- Ils sont au complet.

- Alors que la fête commence ! Attendez mon ordre pour tirer.

 Ils étaient à 10 mètres de James et des autres soldats cachés derrière les buissons.

- Attendez. 

5 mètres.

- Attendez.

2 mètres.

- On y est les gars.

1 mètre.

- FEU !! Tout le monde !! Feu !!!

Tous les soldats surgirent et tirèrent leurs roquettes, les panzers n’eurent pas le temps de verrouiller leur canon sur leur cible, 4 explosèrent mais les 2 autres avaient simplement encaissé le choc.

- Rechargez !!

Les trappes des 4 panzers morts se soulevèrent.

- Attention !!

Ils eurent juste le temps de sortir leur fusil pour parer de justesse l’attaque surprise des quelques Allemands enfermés dans les Panzers.

Les canons des 2 panzers pivotèrent.

- Ca c’est ! Ça y’est !!

- Alors feu !!!

Nouvelle rafales, les derniers panzers explosèrent violemment de toutes parts.

Tout était fini.

La victoire était totale.

- On a réussi ! On a réussi !!

James regarda les débris de flammes et d’acier.

- Oui, on a gagné.

Il alla ensuite près de Sheppard.

- La mission est terminée Adrian.

- Je reviens à Omaha avec vous.

- Qu’est ce qui t’a fait changer d’avis ?

- Je me suis dit que…je m’ennuierai tout seul.

Les deux hommes rirent et s’étreignirent amicalement.

- Ca a été un sacré morceau ! Pas vrai Capitaine ?

- Tu l’a dit Simon.

Harris arriva et brandit un flacon argenté.

- Santé les gars ! Au D-day !

Les autres sortirent leurs gourdes d’eau, faute d’avoir mieux.

- Au D-day ! Reprirent ils tous en cœur.

Ils burent d’un trait, James regarda le lointain et dit :

- Allez les gars, il est temps de rentrer chez nous.

Le matériel et les armes furent rangé dans la camionnette, James demanda :

- Harris, vous avez un téléphone ?

- Oui, voilà.

- Merci…allô…allô QG me recevez vous ici James Sawyer.

- James ? Bon Dieu ! Comme je suis content de vous entendre !!

- Moi aussi Général, la mission est accomplie, les 6 Panzers ont été détruits.

- Excellent James revenez au plus vite, ça se calme enfin ici.

- Très bien, je suis content de l’entendre, nous allons enfin pouvoir…

- ATTENTION !!!

James leva la tête, 2 messershmidt fonçaient droit sur lui et les autres hommes.

- Seigneur !

Il lâcha le téléphone et courut se mettre à l’abri…une seconde trop tard. Les avions larguèrent deux obus, l’explosion projeta James en l’air et lorsqu’il retomba, ses deux jambes avaient été arrachées. Il hurla de douleur.

- Sheppard…Harris…vous m’entendez ?

Aucune réponse.

- Les gars…où êtes-vous ?

- Sie ist hier !

4 Allemands arrivèrent, leur regard se fixa sur les corps de leurs frères d’armes et sur ceux de leurs ennemis de guerre, l’un d’eux s’avança vers James le visage en larmes, il pointa son arme sur la tête de James et dit :

- Warum ? Warum so viel hass ?

Et il tira. James entendit le déclic de l’arme, juste le déclic. Avant le grand flash de lumière.  

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EPILOGUE

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Chère Madame Sawyer,


Aucune de mes paroles ne pourra vous consoler du chagrin que je vais vous causer avec tant de regrets.


Votre mari, James Thomas Sawyer, est mort lors du débarquement de Normandie,

 le 6 juin à 17 heures.


Il a servi dans une unité de combat dont le devoir était d’assurer la continuité du débarquement. Cette mission Madame, il l’aura accomplie en se battant jusqu’au bout.

Et sachez bien que si demain la guerre est gagnée, ce sera grâce à lui, à son sens du courage et à sa volonté de redonner au monde sa liberté.


James était un homme de bien, un homme doté d’une conscience prodigieuse et un grand ami pour moi. C’est pour cela que je veux que vous sachiez qu’en ces instants de malheur, je partage toute la douleur de cette mort avec vous.


Je comprends parfaitement votre désir d’en savoir plus sur les circonstances qui l’ont conduit à la mort, aussi je vous invite à venir me rencontrer dans mon bureau à Washington pour que vous entendiez la vérité telle qu‘elle est.


Veuillez croire en tous mes sentiments de bonne foi et de compassion envers vous dans cette terrible épreuve.


CHARLES .H. GERHARDT, 

Major Général de la 29éme division d’infanterie de l’armée des États-Unis d’Amérique




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