D-Day

Chapitre 6 : Chapitre 6

Par DarkSpielberg

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Le haut-commandement venait d’achever la mise à disposition de sa base provisoire sur Gold beach, les ordres pourraient désormais être donnés et reçus plus efficacement. Chaque division avait son « emplacement réservé », James se dirigea vers celui de la 29éme. L’homme qu’il cherchait le trouva en premier.

- Sawyer !

- Général. (il se raidit respectueusement)

- Repos James. Je suis heureux de voir que vous vous en êtes tiré sain et sauf, ce qu’il s’est passé aujourd’hui…rien ne sait passé comme prévu…il y a eu tellement de…

- Venez en au fait Général, vous ne m’avez pas convoqué pour que j’entende vos lamentations sur le fiasco du débarquement à Omaha je me trompe ?

- Non, bien sûr que non, vous avez raison, venons-en au fait. Comme vous l’avez dit l’opération de débarquement sur la plage d’Omaha est un fiasco, les pertes sont énormes et à cette heure, malgré le déblocage des voies de sortie, la situation est toujours aussi dramatique.

- Pourquoi ne pas envoyer les blindés ?

- Nous avons des difficultés à les déployer, la plupart ne seront pas opérationnels avant au moins 4 heures.

- Avant 4 heures ! Mais c’est beaucoup trop tard !

- Et il y a pire, les éclaireurs ont signalé le départ d’un groupe de 6 panzers depuis une base Allemande à l’ouest, ils vont droit vers nous et quand ils arriveront, ce ne sera même plus la peine d’essayer de résister.

- Alors il faut les arrêter au plus vite !

- Exactement, c’est là votre mission.

- Mais comment ? Nous n’avons pas les armes et la formation pour.

- C’est pourquoi vous devrez trouver un groupe spécialisé, le plus proche se trouve dans le village de Valognes, c’est au nord-est, tenez regardez.

Il montra le point représentant le village sur une carte de la région, il était assez éloigné de la plage.

- Le groupe à été parachuté au mauvais endroit, comme la plupart des autres d’ailleurs, enfin bon, retrouvez-les, détruisez les panzers et revenez, c’est aussi simple que ça.

- Dégager Dog white semblait simple aussi, voyez comment ça à fini.

- je sais, je sais, mais là ce sera différent. 

- Je l’espère.

- James, si tu réussi, tu aura sauvé le monde de la tyrannie.

- Général, j’ai vu la seconde vague se faire pulvériser par ces salauds, une pure boucherie, une chose que j’espère ne jamais revoir.

- Moi non plus, croyez-moi, je déplore ce qui est arrivé aujourd’hui mais…

- Les ordres sont les ordres.

- Exactement.

Il y eut un instant de silence.

- James, tu es libre de refuser.

James regarda le sable pensivement pendant une dizaine de secondes, puis il releva la tête.

- J’accepte.

- Très bien. Je vous laisse constituer votre groupe, vous devrez être 9, ni plus, ni moins c’est clair ?

- Très clair Général.

- Revenez au plus vite, ne traînez pas, le temps est contre nous.

- il l’a toujours été Général.

Un soldat arriva en courant.

- Votre paquetage Capitaine, il a été réapprovisionné en vivres et munitions comme vous l’aviez demandé.

- Merci.

James installa son sac sur son dos.

- James…tu te rends compte que le sort de nos gars repose sur toi, le sort de la guerre?

- Oui je sais (il sortit une enveloppe) s’il vous plait, donnez cela à la famille de Goldberg.

- Je le ferai.

- Merci.

- Ca va aller ?

- Pourquoi ça n’irai pas ?

- Pour plein de raisons évidemment, comment veux tu aller bien en ce moment ?

- J’ai l’impression de vivre un cauchemar.

- Comme nous tous je te rassure.

- Mais tous les mauvais rêves se terminent un jour non ?

- oui, normalement.

- Alors pourquoi cela changerai ? J’y vais Général, je vous retrouverai avant 18 heures, à moins d’un empêchement.

- Bonne chance mon ami.

Ils se serrèrent la main et James quitta la « base », Simon, Bradley, Wesler et Sheppard l’attendait.

- Les nouvelles sont bonnes Capitaine ?

- Excellentes, nous repartons, mission d’importance stratégique, un groupe de panzers s’amène par ici, nous devons l’arrêter avec l’aide d’une unité spéciale qui a atterrie à Valognes.

- Tout un programme ! Et combien serons-nous ?

- 9.

- Nous sommes déjà 5 mais nous valons bien une vingtaine d’hommes !

- Je vais aller chercher parmi les bleus.

- Quelle déchéance !

- J’ai pas vraiment le choix.

Ils allèrent dans le coin où était rassemblées toutes les jeunes recrues quasi-inexpérimentées dans l’expérience de la guerre, recrutée uniquement pour que le chiffre soit plus gros qu’il ne devrait être.

- Regardez ça ! De vrais trous du cul !

- Tu vaux pas mieux Sheppard !

- Peut être mais moi je sais pourquoi j’me bat au moins !

- Ca va être dur de faire un choix, ils ont tous l’air de faire dans leur froc !

- Garde tes commentaires pour toi Sheppard, bon, à nous, dit James en s’adressant aux bleus, lequel d’entre vous a déjà affronté une situation de combat réel en dehors de celle-ci ?

Aucune main ne se leva.

- Ca commence bien, bon, qui sait manier une arme ?

7 mains se levèrent.

- Bien, c’est déjà mieux ! Continuons, les 7, avancez devant moi, bon, qui a des compétences de médecine ?

Une main se leva.

- O.k avance. Qui sait parler Français et Allemand ?

Une autre main se leva.

- O.k, et qui a des clopes sur lui ?

2 mains.

- Eh bien voilà ! Allez venez. Les autres euh…

Ils comprirent et se retirèrent aussitôt.

- 9 au départ, mais combien à l’arrivée ?

- Je parie sur 3, toi, moi et le Capitaine.

- Pari tenu, dix dollars ça te va ?

- Ca marche, au fait, Où t’a mis tes revues porno ?

- Dans mon sac mais les pages sont trempées.

- Ah, merde.

- Ca fait rien, les pages collaient de toutes façons.

Bradley et Simon discutaient eux aussi.

- Et le Capitaine t’en pense quoi ?

- C’est un bon officier, enfin il pète pas les plombs comme les autres j’veut dire. 

- Tu sais d’où il vient ?

- Aucune idée.

- T’a qu’à lui demander.

- Non, j’suis pas fou moi.

- Eh bien moi si.

- Simon attend ! Oh le con !

- Capitaine ! Eh Capitaine !

- Oui Simon ?

- Excusez-moi, mais avec Brad on s’demandait, d’où est-ce que vous venez ?

- De Montgomery en Alabama.

- Et vous faisiez quoi là-bas ?

- Si je te le disais tu ne me croirais pas.

- Dites toujours.

- J’étais…tu veux faire quoi après la guerre dis-moi ?

- Écrivain. Et reporter au New York Times mais ça c’est mon fantasme personnel.

- Ca ne m’étonne pas ! Eh bien tu es dans la bonne voie petit, continue comme ça !

- Merci mais vous ne m’avez pas répondu.

- Je ne te répondrai pas.

- Votre mère doit s’inquiéter.

- Bouge ton cul on y va.

Les quelques soldats assis se relevèrent et, après un dernier coup d’œil à la plage, ils s’enfoncèrent lentement à l‘intérieur des terres.




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