ArcHunters

Chapitre 1 : Prologue

Par darklordi

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Dans ce monde, le mal existe réellement. Il se tapit dans l'ombre, mais aussi dans les endroits les plus anodins. Au-delà du voile de l'existence, là où les yeux et l'esprit ne peuvent voir, se trouvent des portes… Lorsque celles-ci s'ouvrent, les pires cauchemars deviennent réalité…


2025

Tokyo, Japon

1 h 00 du matin, heure locale


Fin octobre, un temps particulièrement maussade s'était abattu sur la capitale japonaise. La nuit était tombée, apportant avec elle un froid mordant et une pluie fine et agaçante venue des nuages ​​sombres qui parsemaient le ciel. Mais ce mauvais temps n'allait pas empêcher certains de quitter la chaleur de leur foyer pour s'amuser et faire la fête en ce début de week-end.

Du moins, c'est ce qu'avait prévu un homme d'une cinquantaine d'années. Les cheveux légèrement grisonnants, vêtu de son plus beau costume et de sa cravate, il avait passé la majeure partie de la soirée à arpenter les bars et les boîtes de nuit du centre de Tokyo. La raison ? Fêter une promotion tant attendue après plus de vingt ans de bons et loyaux services au sein de la prestigieuse entreprise informatique où il travaillait.

Ayant dépensé et consommé plus qu'il n'aurait dû, mais tenant encore debout, l'homme quitta la boîte de nuit où il se trouvait, jetant un coup d'œil à sa montre pour voir l'heure. Grâce à l'alcool, il ne souffrait pas trop du froid extérieur et scruta le trottoir à gauche et à droite dans l'espoir d'apercevoir un taxi. Mais il remarqua alors autre chose qui ne manqua pas de piquer sa curiosité.

À quelques mètres de lui se tenait une jeune femme d'une vingtaine d'années, aux longs cheveux noirs et raides tombant sur ses épaules. Très séduisante, elle était vêtue d'un épais manteau d'hiver légèrement déboutonné, dévoilant le haut d'une poitrine généreuse, et portait des talons hauts. La jeune femme semblait attendre, perdue, voire inquiète, et ne sachant où aller.

_ "Excusez-moi, mademoiselle… vous… vous êtes perdue ?" demanda l'informaticien, un peu éméché, mais non insensible au charme de cette femme.

Remarquant la présence de cet inconnu, la femme fut d'abord un peu surprise, mais acquiesça timidement. Elle mima également qu'elle ne pouvait pas parler et cherchait désespérément son chemin, mais que, malheureusement, son téléphone portable et son portefeuille avaient été volés pendant la soirée.

_ "Vous savez, ce n'est pas très prudent pour une fille aussi jolie que vous de se promener seule au milieu de la nuit…" fit remarquer l'homme. "Si vous voulez… vous pouvez venir chez moi et appeler la police pour leur raconter ce qui s’est passé…"

À ces mots, le visage de la jeune femme muette s’illumina. Elle sourit, reconnaissante envers cet inconnu bienveillant qui lui proposait son aide. Elle accepta et tous deux prirent un taxi qui les emmena hors du centre de Tokyo, dans un quartier résidentiel plus calme et moins fréquenté, surtout à une heure aussi tardive. L’informaticien habitait une maison individuelle dans ce quartier populaire et invita la jeune femme à entrer avec lui pour se réchauffer et se sécher.

_"Faites comme chez vous", dit l'homme en l'invitant à s'asseoir sur le canapé. "Si vous le souhaitez, je peux vous apporter quelque chose…" Il eut à peine le temps de se retourner et de se diriger vers la cuisine que la jeune femme lui attrapa le bras, l'obligeant à rester avec elle. Sans dire un mot, elle abandonna son air timide et apeurée pour adopter une attitude beaucoup plus aguicheuse, allant même jusqu'à écarter légèrement son manteau pour dévoiler davantage son décolleté. L'homme, encore sous l'effet de l'alcool, ne put réprimer une certaine excitation qui montait en lui. Celle-ci s'intensifia encore lorsque la femme rapprocha ses lèvres et commença à embrasser doucement son cou, prenant même une de ses mains pour qu'il touche un de ses seins.

_ "Waouh… eh bien, vous ne perdez pas de temps, n'est-ce pas ?" souffla l'homme avec excitation.

La jeune femme, séduisante et mystérieuse, le poussa alors sur le canapé, s'assit à califourchon sur lui et l'embrassa passionnément. Complètement séduit et persuadé de terminer la soirée en beauté, l'homme se laissa emporter par ses désirs primaires et commença à caresser la femme tout en l'embrassant en retour avec a même fougue.

Mais très vite, il se sentit étrangement bizarre, et ce n'était pas l'alcool. Un froid anormal envahit la pièce, accompagné d'une aura étrange et pesante qui l'étreignait comme des mains invisibles. Rouvrant les yeux, il se figea de peur. Les yeux de la jeune femme s'étaient mis à briller d'un rouge terrifiant, et un sourire morbide déforma ses lèvres tandis qu'elle le fixait comme un prédateur sur sa proie.

_ "Quoi… ?!" haleta l'homme.

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase et se retrouva plaqué sur le canapé, la femme l'immobilisant brutalement en le tenant à la gorge. S'approchant, la bouche grande ouverte, elle commença à inspirer. Immédiatement, l'informaticien fut paralysé par une force invisible, sentant ses forces l'abandonner peu à peu...

_ "Si j'étais toi, je ne ferais pas ça…"

Face à cette voix féminine qui s'était soudainement fait entendre, la mystérieuse femme aux longs cheveux noirs interrompit son festin macabre, scrutant frénétiquement les alentours comme une bête à l'affût, tandis que l'homme sous elle perdait connaissance. Elle aperçut enfin la source de la voix.

À l'entrée du balcon du salon se tenait une silhouette solitaire, appuyée contre un mur, une main dans la poche. C'était une jeune femme de dix-huit ans, d'une beauté ténébreuse, aux yeux bleus et aux cheveux mi-longs, d'un blanc argenté. Elle était vêtue d'une manière singulière : une chemise blanche surmontée d'un tailleur noir, rehaussé d'un nœud papillon noir au col. Elle portait également un pantalon noir, une ceinture en cuir, ainsi que des chaussures et des gants noirs. Son expression sereine, fermée et froide, son regard fixé sur la femme aux cheveux noirs, démontrait une grande force. Cette dernière, face à l'intervention de la jeune femme aux cheveux argentés, abandonna sa victime et se leva, affichant une hostilité bestiale, sifflant presque comme un chat et découvrant des dents acérées. La jeune femme aux cheveux argentés fit un pas en avant, toujours très calme, et jeta un rapide coup d'œil à l'homme allongé sur le canapé avant de se tourner à nouveau vers sa cible.

_ "S'en prendre à un pauvre type bourré… Franchement, tu me fais presque pitié, c'est pathétique", commenta la jeune femme aux cheveux argentés.

Face à cette remarque cinglante, la femme aux longs cheveux noirs se jeta sur elle pour l'attaquer, mais la jeune femme en tailleur noir, imperturbable, esquiva aisément son coup et répliqua aussitôt par un coup de pied circulaire magistral qui projeta son adversaire en arrière, la faisant violemment s'écraser contre un mur du salon.

_ "Tu devrais te rendre, crois-moi, tu t'épargnerais bien des souffrances", suggéra la jeune femme aux cheveux argentés, sans toutefois chercher à la convaincre.

Mais la jeune fille aux cheveux noirs n'écouta pas, sifflant d'hostilité et fixant plutôt du regard la petite table du salon, qui se souleva et fut projetée comme par une puissante force invisible droit sur la femme en tailleur. Celle-ci, dans un réflexe et une agilité quasi surhumaine, esquiva le projectile, qui se brisa en mille morceaux plus loin. La femme aux cheveux noirs tenta une nouvelle fois sa chance, utilisant ses pouvoirs télékinésiques pour soulever l'un des grands couteaux de la cuisine attenante au salon, avant de le lancer dans le dos de l'autre jeune femme. Mais une fois de plus, cette dernière fut sauvée par ses réflexes. Elle attrapa le couteau au vol avant qu'il ne la frappe, puis le projeta de toutes ses forces dans l'épaule de la femme aux cheveux noirs, qui se retrouva clouée contre le mur.

La jeune femme aux cheveux argentés se rua alors sur son adversaire, pressant fermement sa main gantée contre son visage, une lueur blanche émanant de sa paume. La femme aux cheveux noirs et aux yeux rouges luisants se mit alors à hurler de douleur sous cette lumière, dans un cri strident et inhumain, son visage commençant à se fissurer et à s'effriter, comme brûlé de l'intérieur. Puis, pour l'achever, la jeune femme aux cheveux argentés, de son autre main, lui transperça violemment la poitrine, détruisant son cœur. La jeune fille aux cheveux noirs se figea, puis fut entièrement réduite en poussière en quelques secondes.

Le silence retomba, et la jeune femme aux cheveux argentés, toujours calme et impassible, regarda les quelques cendres glisser entre ses doigts. Dégoûtant, pensa-t-elle. Elle s'approcha alors de l'homme, toujours allongé sur le canapé, et vérifia son pouls. Il respirait encore. Elle porta ensuite le doigt à son oreille et reçut une communication du petit appareil qui y était dissimulé.

_ "Beau travail, Yuna. Finement mené.", dit une voix masculine à travers l'appareil.

_ "Une simple charognarde en quête d'âmes à dévorer. Rien de vraiment inquiétant", répondit la jeune femme aux cheveux argentés s'appelant Yuna. "L'homme qu'elle s'apprêtait à tuer respire encore. Je ne lui ai pas laissé le temps de le vider de son énergie vitale. Je ne détecte aucune trace d'éther corrompu dans son corps, il n'y a donc pas eu de tentative de possession."

_ "Tant mieux. Une mort innocente ça fait toujours désordre dans un rapport," ajouta la voix masculine. "Il ne devrait pas avoir de séquelles, et puis, avec tout l'alcool qu'il s'est enfilé, la gueule de bois carabinée qui l'attend le convaincra que ce n'était qu'une hallucination ou un rêve bizarre… D'ailleurs, tu ressens aucune autre présence éthérée dans les environs ?"

_ "Non, et justement c'est étrange", admit Yuna. "En général, les esprits charognards comme elle voyagent toujours en groupe. Elle devait vraiment avoir la dalle pour risquer de chasser toute seule… Mais on ne peut pas exclure la possibilité que d’autres rôdent dans le secteur… Je vais continuer à patrouiller un peu."

_ "Ok, ça marche. Je termine mon rapport et je l’envoie au bureau pour confirmation de l’élimination de la cible", dit l’homme au communicateur.

_ "Compris. Terminé." répondit Yuna.

La communication se termina et, sa tâche accomplie, Yuna ressortit par le balcon et sauta sur le toit de la maison voisine avec dextérité et agilité, silencieuse comme une ombre. Après quelques pas, elle contempla d’un regard perçant l’étendue de la ville qui s’étendait devant elle, les hauts immeubles du centre-ville se dressant au loin comme d’immenses flèches de lumière dans la nuit noire. Une nuit idéale pour l'apparition des pires rejetons, à l'insu de tous... Une nuit comme tant d'autres pour la jeune femme... Une nuit de chasse.





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