Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 166 : Un nombre **

Par bzllrose

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Chapitre 166 : Un nombre  **


Je tire donc sur sa tête pour la rejeter en arrière et je me glisse contre sa gorge pour l’y embrasser sensuellement, en savourant le coup d’œil que je jette sur ses yeux fermés et ses lèvres qui s’entrouvrent sous le désir.

J’aime qu’il soit toujours si prêt, si désireux, si brûlant…

-         Là… sur le parquet… ? C’est là que tu veux que nous le fassions… ? murmure-je contre sa gorge.

-         Là, sur le parquet, confirme-t-il sans ouvrir les yeux.

Je retire donc lentement son haut, je passe mes mains sur son torse, je me régale de ses muscles qui se tendent doucement à mesure qu’il intègre que nous allons coucher ensemble ici et maintenant.

-         Tu aimes ça… ? susurre-je.

-         J’adore ça.

-         Tu aimerais me faire l’amour tous les jours… ?

-         Tous les jours, murmure-t-il.

Mes poils se hérissent d’envie et je plonge contre ses lèvres pour le laisser m’embrasser avec toute son excitation tandis qu’il attrape ma robe pour la passer par-dessus ma tête.

-         Tu m’as pourtant bien délaissée ces derniers jours…, le taquine-je une fois que je suis en culotte sur lui.

-         Ça n’arrivera plus, répond-il en posant des baisers sur mes clavicules.

Je frissonne plus fort lorsque ses mains reprennent leurs caresses dans mon dos nu, lorsqu’elles remontent sur mes seins, qu’il les attrape et les presse gentiment au gré de son envie qui grimpe en flèche. Il attrape finalement mes fesses pour me mettre sur les genoux et je me repais des baisers qu’il pose désormais sur mes seins à sa hauteur, je me crispe déjà lorsqu’il pose sa main sur mon intimité pour la caresser à travers le tissu fin de ma culotte.

-         Ça n’arrivera plus, répète-t-il.

-         Ah bon… ?

-         Oh non… parce que j’aime beaucoup trop ça, chuchote-t-il en glissant ses doigts sous le tissu pour me toucher correctement.

-         Tu es un pervers, souffle-je contre sa joue.

Il glisse deux doigts en moi et je couine doucement avant de dévorer sa joue sensuellement en profitant de ce qu’il m’offre déjà.

-         Oui…, confirme-t-il.

Je souris contre sa peau et il baisse son short d’une main pour se libérer, mais je suis joueuse ce soir.

-         Touche-toi, chuchote-je.

Il entrouvre les yeux en fronçant légèrement les sourcils, pas rebuté par mon envie, simplement interrogateur.

-         Touche-nous en même temps, précise-je.

Un joli sourire lascif s’étire sur ses lèvres et je frémis lorsqu’il obéit en se caressant sans arrêter de me faire du bien. Mes yeux tombent sur ce qu’il se fait, j’aime voir sa grande main faire ça, entendre son souffle qui accélère…

-         C’est sexy…, commente-je, conquise.

-         Vraiment ?

-         J’aime imaginer que c’est ce que tu fais lorsque je ne suis pas là, admets-je en mordant ma lèvre.

-         Et j’aime le faire en pensant à toi…

Je mords ma lèvre plus fort, ses doigts me stimulent plus intensément à mesure que mon excitation grimpe et je perds la tête à l’idée qu’il se fasse ça en pensant à moi lorsque je ne suis pas avec lui… Evidemment, je me tends des pieds à la tête en moins d’une minute, et il me fait jouir de sa main en se touchant face au spectacle, qui est sans doute un peu trop excitant, parce que je note qu’il ralentit carrément ses gestes sur lui pendant mon orgasme.

Lorsque j’atterris du septième ciel, il a repris son mouvement régulier et je suis affamée à l’idée que nous commencions à peine les préliminaires et que je vais jouir encore et encore ce soir. Ayant été satisfaite une première fois, j’ai envie d’en profiter pour admirer ce qu’il est en train de se passer devant moi.

-         J’aimerais te voir faire, correctement…, confie-je en rougissant.

Il sourit un peu plus et la seconde suivante, il retire sa main de mon intimité pour s’appuyer en arrière sur un bras, m’offrant une vue imprenable sur son torse dessiné, alors qu’il se caresse en me regardant. Je recule pour avoir une jolie vue sur lui, pour le voir regarder mes seins en se touchant et bon sang, qu’il fait déjà chaud…

-         Caresse-toi, ordonne-t-il.

-         Quoi ?

-         C’est souvent à ça que je pense quand je le fais… Je te vois te caresser… te toucher devant moi.

Je rougis jusqu’à la racine des cheveux automatiquement.

-         Je ne sais pas faire…, murmure-je.

-         Tu n’as qu’à faire ce que tu aimes que je te fasse.

Nous échangeons un regard, j’adore l’excitation que j’y lis et elle me donne la force d’obéir en refusant de me sentir ridicule. Je commence très doucement, timidement, je passe mes mains sur ma poitrine pour l’effleurer et dès que ses yeux se plissent presque, je réalise qu’il a bien le droit d’aimer me voir me toucher autant que j’aime le voir faire. Je prends encore un peu confiance et j’y vais avec plus d’assurance.

Les sensations ne sont clairement pas les mêmes que lorsqu’il le fait, mais c’est déjà ça et son regard noir me pousse de tout façon à continuer.

-         C’est tellement sexy…, geint-il d’une voix grave.

Toujours plus galvanisée par ses mots, je descends doucement une main le long de mon ventre, jusqu’à ma culotte, dans laquelle je me glisse.

-         Oh putain…, jure-t-il à voix basse.

-         C’est la première fois que je le fais, dis-je timidement.

-         Ça m’excite encore plus…

Et je le fais vraiment, timidement, mais je me caresse devant lui alors qu’il fixe ma main, les yeux plissés et les sourcils froncés. Il se caresse plus vite, plus fermement, respire plus érotiquement, visiblement plongé dans un doux fantasme et sa frustration explose au bout d’une petite minute.

-         Enlève-là, ordonne-t-il.

Entièrement à ses ordres ce soir, je me lève devant lui pour retirer ma culotte, que je jette un peu plus loin sans quitter des yeux ce qu’il se fait et la vue est encore plus excitante d’ici.

-         Viens-là, dépêche-toi, halète-t-il en fixant mon intimité avec gourmandise.

Les papillons se percutent dans mon ventre, mon excitation est déjà repartie dans les sommets et j’avance avec hésitation à mesure qu’il se baisse sur son bras en arrière, pour mettre sa tête à une hauteur qui ne laisse pas grand doute à ce qu’il veut me faire. Dès que je me retrouve au-dessus de lui, il ne quitte pas sa position, il se jette simplement contre mon intimité pour l’embrasser langoureusement en continuant de se faire du bien, appuyé sur son bras comme un dieu de luxure.

Je suis debout, à fixer entre mes yeux mi-clos l’orage sous mes yeux pendant qu’Hunter me dévore alors que je tiens sa tête pour m’y raccrocher.

Il me surprend sans cesse dans notre sexualité, il m’apprend tout, il m’ouvre des chemins que je n’aurais jamais même pu imaginer… Et il continue, il n’arrête jamais :

-         Tu sais ce dont j’ai envie ? demande-t-il d’une voix folle d’excitation.

-         Non, mais je veux le faire, réponds-je bravement.

Il s’allonge sur le sol devant moi en attrapant mes deux chevilles et je me laisse guider lorsqu’il déplace doucement mes jambes pour me pivoter dans l’autre sens, dos à la baie vitrée cette fois.

-         Mets-toi à genoux, ordonne-t-il dans un souffle.

Je m’exécute et je rougis plus fort lorsqu’il attrape mes hanches pour ramener mon intimité contre ses lèvres alors qu’il est allongé sous moi. J’ai devant les yeux son membre, et j’ai maintenant une idée très précise de son envie, même si je ne peux pas croire à ce qu’il est en train de me proposer. Il me mange pourtant avec gourmandise, sans attendre de moi que je le fasse si je n’en ai pas envie, mais j’en ai envie… Je me penche donc, je dégage son short au reste, j’attrape sa masculinité, et la seconde d’après, je glisse mes lèvres autour de lui pour lui rendre ce qu’il est en train de me faire, le faisant enfoncer ses doigts plus fort dans mes hanches.

 Je l’embrasse avec application, excitation, je suis folle de ce qu’il se passe encore entre nous et j’en profite même pour me servir de ma main libre qui ne serre pas son membre, pour caresser la zone au complet, pour essayer de lui offrir de nouvelles sensations moi aussi. Et vu comme son souffle s’affole contre ma peau sensible, il a l’air d’aimer ça… J’en suis même sûre, parce qu’au bout de quelques minutes, il se détache de moi pour reposer sa tête au sol :

-         Oh bordel ce que tu me fais… Mon cœur… c’est terriblement bon… c’est trop… Je veux te faire l’amour, j’ai besoin de te faire l’amour, tout de suite ! aboie-t-il finalement.

Une fois de plus, il dirige, parce que dès le moment où je me redresse de son membre et que j’entame un mouvement pour me retourner, il m’en empêche. Il pousse gentiment mes hanches vers son bassin pour me faire avancer et je m’exécute donc, avant de le laisser m’assoir sur lui alors que je lui tourne toujours le dos. Mon corps au complet crie d’allégresse lorsqu’il s’enfonce doucement en moi et il dégage rapidement mes cheveux sur ma poitrine, pour dégager mon dos qu’il observe sans doute avec toute son excitation.

-         Mmh… j’en rêvais aussi…, halète-t-il en attrapant mes fesses pour me cadencer sur lui avec douceur.

-         Ah bon… ? gémis-je doucement.

-         Oh oui… ton dos… ces fossettes au creux de tes reins… tes fesses… Tu m’excites tellement Hestia… c’est à peine croyable… je n’ai pas assez de tous les jours de l’année pour te faire l’amour comme j’en ai envie.

Il déclenche une salve de frisson phénoménale sur tout mon corps et je ferme les yeux en geignant, aussi transportée par ses mots que par ce que nous faisons alors que mon deuxième orgasme s’annonce.

Sa poigne se referme sur mes hanches, il me manie doucement, il modifie légèrement notre position, notre rythme, je ne sais pas ce qu’il fiche mais il fait en sorte de venir me chatouiller exactement là où il faut et mon corps s’enflamme en un claquement de doigt. Il me fait crier, trembler, et mon deuxième orgasme, toujours le plus intense, éclate au sein de mon corps alors que je m’agrippe à ses cuisses pour m’éviter de tomber à la renverse. Il en grogne littéralement, sans doute frustré de s’empêcher de venir alors que son excitation crève des plafonds, mais je m’en moque, par ce que ça signifie que je vais avoir le droit à un troisième round, et ça passe en tête de toutes mes fichues priorités.

Il m’agite doucement pendant les quelques minutes qui suivent, je ne sais même plus à ce stade s’il le fait pour se calmer ou pour laisser mon corps se remettre en marche, mais les deux fonctionnent, parce que nous repartons dans l’intensité peu à peu.

 L’une de ses mains lâche finalement mes hanches lorsqu’il se redresse pour mettre son torse contre mon dos. J’écoute son souffle rapide si près de mes oreilles, la caresse de son buste contre ma peau, le bonheur de nos intimités qui continuent de se satisfaire… Nous grimpons, nous nous tendons, mais mon rythme seul n’est pas assez rapide pour nous emmener vers la délivrance alors que nos corps ne demandent que ça.

-         Redresse-toi, ordonne-t-il dans un souffle.

J’obéis encore en me mettant à genoux et il me pousse gentiment en avant pour que mes mains tombent sur le canapé, électrisant de fait l’intégralité de mon corps lorsqu’il se met à genoux derrière moi.

Nous ne faisons pas mieux qu’Hunter pour l’efficacité et dès qu’il me prend par derrière à son rythme, avec sa force, sa vigueur, son déhanché… je ne tarde clairement pas à repartir dans les hautes sphères du plaisir sans rien avoir à faire.

Il a une main calée sur mon bassin pour le retenir, l’autre qui caresse grossièrement mon dos avec possessivité et j’entends à ses râles de plaisir qu’il est enfin en train de se donner un plaisir maximum qui me retourne. Il tient le rythme et je remercie le ciel pour sa condition physique, parce qu’en quelques minutes, nos souffles deviennent fous, mon corps se rompt sous le plaisir et dès que je bascule dans mon troisième orgasme de la soirée, il se fait percuter par le sien qui vaut visiblement le détour de ce que j’en entends.

Dès que nous terminons, il se laisse pratiquement tomber en pivotant pour atterrir dos contre le canapé, en m’attirant avec lui d’un bras autour de mon ventre pour me caler à côté de lui et contre toute attente, il éclate de rire, l’air complétement assommé par son plaisir.

-         Oh la vache ! s’exclame-t-il.

-         C’était si bon que ça ? glousse-je.

-         Oh bon sang oui ! Ça fait des jours que je ne pense qu’à ça ! Des jours que j’en rêve ! rit-il.

Il est hilare et il me fait toujours glousser comme une bécasse. Il attrape finalement ma tête pour embrasser ma tempe longuement et férocement tandis que je me presse contre lui avec bonheur.




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