Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 135 : Des enfers au paradis **

Par bzllrose

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Chapitre 135 : Des enfers au paradis **


Cette vision de son visage transcendé alors que je tire sur sa lèvre me rend folle de désir. Lorsque je la relâche, il se jette sur mes lèvres plus férocement en se redressant sur un bras et je lui rends au centuple son baiser déjà plutôt chaud. L’embrasser de cette façon me remplit de bonheur – sans même parler de mon monstre intérieur qui se frotte les mains – j’ai vraiment l’impression de ne pas être une petite chose fragile qu’il est venu sauver mais la femme qu’il désire, et ça me fait un bien fou.

Cependant, les choses ne vont pas plus loin, alors que je sens son cœur qui tape contre sa poitrine, la tension dans ses muscles et l’envie qui s’échappe de chacun de ses gestes contre mes lèvres. Il me dévore toute crue et avant toute cette sombre histoire, je sais que sa main se serait déjà glissée sur mes seins ou mes fesses, ce qui me frustre autant que ça m’attriste. J’essaie encore, je reprends sa lèvre entre mes dents, je taquine sa langue plus sensuellement, je referme mes mains sur son avant-bras avec force, mais il n’y a rien à faire.

Si je ne le connaissais pas aussi bien, je pourrais penser que c’est parce qu’il n’a pas envie d’aller plus loin. Mais je sais que ce n’est pas son genre, je sais qu’il en a toujours envie, je sais surtout qu’il est comme ça quand il veut que ça aille plus loin justement…

Pourtant ça reste délicat, maintenant que je suis dans le rôle de celle qui doit faire les premiers pas de façon directe, je réalise que c’est terrifiant. Je me vois mal lui sauter dessus sans prévenir, je ne sais même pas comment lui signaler ce que j’aimerais, je meurs déjà de honte à l’idée qu’il y ait une petite chance qu’il ne veuille pas coucher avec moi… Bon sang, tout ça est trop compliqué, il est décidemment plus agréable d’être Princesse Hestia.

Je me mets donc à sa place, pour réfléchir à comment il me signale qu’il a envie de coucher lorsque nous nous échauffons.

 J’en soupire presque de frustration, parce qu’il n’a pas de poitrine que je peux caresser avec douceur et je pense qu’il ferait une drôle de tête si je me mettais à caresser ses fesses alors que je ne l’ai jamais fait… Je me creuse les méninges encore quelques secondes avant d’avoir l’idée de génie et je quitte ses lèvres pour lui présenter ma gorge, contre laquelle il se glisse sans hésitation pour y semer les baisers qui me chatouille agréablement à m’en faire fermer les yeux. Je laisse mon souffle erratique s’échapper bruyamment d’entre mes lèvres - quelque chose qui l’excite beaucoup habituellement – et ça fonctionne plutôt bien, parce que l’une de ses mains se glisse autour de ma gorge pour l’attraper alors qu’il remonte ses baisers brûlants jusque sous mon oreille, ce qui déclenche la chair de poule immédiate sur mes bras et ma nuque.

Mais… toujours rien.

Je commence à frustrer sévèrement, mon diable intérieur fait clairement la tête et mon intimité devient douloureuse tant elle est tendue par ces bêtises. Trop excitée cette fois, je pivote rapidement pour me mettre face à lui et plonger au creux de son cou, bien décidée à lui faire ce qu’il me fait puisque je n’ai pas d’autres idées pour le secouer. Je me promène sur sa gorge et même si je préfère lorsqu’il me le fait, j’aime bien ça. J’aime sucer sa peau, j’adore voir sa nuque se hérisser et je vénère à mon tour le souffle bruyant qui s’échappe de ses lèvres et ses sourcils légèrement froncés. Je remonte jusqu’à l’angle carré de sa mâchoire, puis jusque sous son oreille comme il me le fait et même si sa main glisse vers le bas de mon dos automatiquement, il l’arrête au creux de mes reins, juste avant mes fesses, ce qui fait rugir ma frustration. Ça me fait grogner contre sa peau, que je mords férocement, provoquant des frissons sur tout son corps et une expiration soudaine très séduisante.

Je relève la tête automatiquement, pour croiser son regard aussi excité que le mien, ses yeux complétement noirs de désir, nos lèvres entrouvertes qui s’effleurent… Une pulsation de plus dans mon intimité et je me décide à passer la seconde. J’y vais franchement, quitte à me prendre un refus, et je glisse une main sur son short, pour découvrir qu’il est tendu à craquer. Dès que ma main se referme sur lui, sa réaction est immédiate et il ne passe pas par quatre chemins, il glisse l’une des siennes sous ma nuisette pour effleurer mon intimité.

-         Putain mais tu es trempée… ! grogne-t-il de sa voix la plus excitée.

Autant dire que je m’y attendais pas et ses mots salaces font exploser le cerveau de mon diable intérieur. Puisqu’il vient d’ouvrir la voie, je ne perds pas plus de temps pour lui signaler ce que je veux :

-         J’ai envie de toi Hunter…, geins-je sous le plaisir que me procure la caresse de ses doigts.

Et enfin, je réveille la bête. Il se jette sur mes lèvres en me touchant plus intensément et je gémis en glissant ma main dans son short. Je l’attrape avec assurance et j’entame les va-et-vient qui le font respirer beaucoup plus fort, merveilleux son pour mes oreilles. La température grimpe de cent degrés, nos gestes s’accentuent et nous nous glissons enfin dans le plaisir brut.

Sa main entre mes cuisses ne m’a jamais donné autant de plaisir, sans doute à cause du temps que les choses ont pris à se lancer, de mon envie qui explose, du temps que ça fait que je n’ai pas ressenti ça et partagé ce plaisir charnel avec lui. Il n’y a soudain plus que ça qui compte, j’accélère mon mouvement, je le précise comme je sais qu’il apprécie la chose et la seconde d’après, il balance la couette au-dessus de nos têtes, sans doute pour étouffer les petits râles de plaisir qui s’échappent bruyamment de nos lèvres.

Dès que nous sommes couverts, je me sens beaucoup plus en « sécurité » vis-à-vis d’Eden et je me laisse aller à mes petits gémissements que je retenais, ce qui ne manque pas de l’exciter très fort. Il se bascule immédiatement au-dessus de moi pour s’appuyer sur un bras en continuant de me toucher de l’autre mais ce n’est déjà plus assez et je tire sur son short pour le baisser vulgairement avant d’attraper son bassin pour le tirer contre le mien. Ça le force à retirer sa main, qui rejoint la deuxième de chaque côté de ma tête tandis qu’il presse nos intimités l’une contre l’autre et que je soupire de bonheur. Nous ne sommes même pas déshabillés que son membre est déjà contre moi, qu’il me caresse avec, qu’il fait exploser mes terminaisons nerveuses jusqu’à ce qu’il se glisse en moi et que je pousse un petit cri de plaisir victorieux.

-         Chut ! rit-il avec hystérie en replongeant sur mes lèvres pour m’embrasser.

Mais je ne peux pas me retenir, je ne peux pas me taire alors qu’il me pénètre déjà durement et intensément, aussi tendu et excité que moi après nos préliminaires bien trop longs pour nos systèmes nerveux qui crèvent d’envie de jouir ensemble très rapidement. Il sort un de mes seins de ma nuisette pour le caresser, il se glisse contre ma gorge, il continue ses va-et-vient brutes et profonds et je deviens complétement folle.

-         Chut ! rit-il encore contre ma peau en continuant pourtant son action.

-         Tu plaisantes ou quoi ?! halète-je d’une voix aiguë en enfonçant mes ongles dans son dos.

-         Je… Putain je n’en sais rien, j’en ai tellement envie Hestia…, chuchote-t-il avec tension.

Nouveau pic d’excitation, pas loin de me propulser au sommet alors que ses mouvements sont plus lents que d’habitude et malgré leur férocité, moins bruyants. Moi en revanche, je suis loin de l’être et je suis obligée de caler mon nez au creux de son cou pour étouffer mes gémissements en priant pour que la couette attenue un peu plus le tout.

-         Je ne supporte plus d’avoir un coloc ! grogne-t-il d’un ton rageur.

Je glousse comme une hystérique contre sa peau et ce qu’il me fait est en train de me rendre tellement euphorique que mon sourire me déchire les lèvres tandis que je me tends des pieds à la tête.

-         Plus vite ! geins-je.

-         Tu vas me rendre fou Hestia ! vocifère-t-il en accélérant légèrement tout de même.

-         Il est à l’autre bout du salon ! Plus vite ! ordonne-je vivement.

Il obéit et à ce stade, nos ébats ne sont franchement pas discrets mais ils sont … mon dieu ils sont délicieux. Ce sont les meilleurs que nous ayons eu, le plaisir est intense, viscéral, explosif, interdit… Le tout est fou, sans doute parce qu’ils signifient que nous nous sommes véritablement retrouvés et que ça n’a pas de prix. Et il n’y a pas que le plaisir, il y a le bonheur d’être tous les deux, le bonheur de nous aimer aussi fort malgré la longue séparation, malgré les obstacles qui ont voulu nous séparer…

-         Je t’aime… oh bordel si je t’aime…, halète-t-il contre mes lèvres.

-         Je t’aime aussi !

-         Tu es toute ma vie, toute ma putain de vie Hestia, je t’aime tellement… Je ne vis pas sans toi, je ne le peux pas, je ne le peux pas ! grogne-t-il presque avec colère.

Et c’est comme ça qu’il m’envoie au septième ciel, en me servant son déhanché le plus parfait et le plus satisfaisant, en me disant qu’il m’aime et que je suis toute sa vie…

Mais que demander de plus qu’un homme qui nous fait passer des enfers au paradis simplement en revenant dans notre vie ?




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