Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 99 : Cinq minutes de trop **

Par bzllrose

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Chapitre 99 : Cinq minutes de trop **


Les quelques minutes en voiture pour rentrer du gymnase s’effectuent dans une tension ahurissante. Nous nous lançons des regards séducteurs, nos mains ne cessent de se caresser, nos corps s’appellent.

Dès que la porte d’entrée se referme, nous nous sautons dessus.

Nos mouvements sont brutes et impatients, je retire son haut à même la porte alors que nous nous embrassons avec une passion brûlante, ma brassière rejoint le sol quelque part entre la cuisine et la porte de la salle de bain, et dès que nous en passons le seuil, je lui saute dans les bras alors qu’il me plaque contre le mur pour m’y embrasser férocement.

Son corps me manque déjà, ce partage à deux, son regard noir... Je me drogue de sa personne, de son souffle et de ses lèvres alors que nous nous caressons avec luxure. Dès que son portable se met à vibrer, je grogne de mécontentement mais il n’arrête pas ses baisers sulfureux :

-         Sous la douche ? halète-t-il.

J’hoche simplement la tête et il m’embrasse encore, jusqu’à ce que son portable vibre rapidement, sous un message, ce qui a le mérite d’attirer suffisamment son attention pour qu’il l’attrape pour le regarder. Dès que ses sourcils se froncent, je comprends que c’est fini et que je n’aurai pas ce que je veux, ce qui me frustre à un point inimaginable.

-         Ne me dit pas que …, commence-je.

-         Il me dit que c’est urgent, articule-t-il de son souffle court.

Ses sourcils sont toujours froncés sous l’inquiétude et j’attrape ses joues pour le remettre dans l’humeur en l’embrassant, ce qui ne marche pas franchement très bien puisque je vois qu’il est à des kilomètres de moi.

-         Je vais l’appeler, dit-il finalement.

-         Hunter ! geins-je.

-         Deux minutes, juste deux minutes Hestia, chuchote-t-il en m’embrassant.

J’affiche ma moue la plus boudeuse et il rit doucement en posant quelques petits baisers de plus sur mes lèvres :

-         Deux minutes, et je te rejoins sous la douche…, murmure-t-il.

Je retrouve un peu le moral face à cette petite promesse et son sourire s’agrandit lorsqu’il voit que ça marche :

-         Dans deux petites minutes, je viens te faire tout un tas de choses sous cette douche…, confirme-t-il en m’embrassant encore.

-         Quel genre de choses ? minaude-je pour essayer de le retenir.

-         Tu verras dans deux minutes, répond-il en posant un baiser sur mon nez.

Il me repose par terre puis sort de la salle de bain en décrochant alors que je soupire en finissant de me déshabiller moi-même. Je passe les deux minutes suivantes à tourner un peu en rond en l’attendant mais il ne vient évidemment pas. Je m’enfile donc sous la douche, bien décidée à bouder, mais dès que les deux minutes suivantes passent, je m’impatiente. Je commence à en avoir marre de toujours passer après ce fichu Winston.

J’ai bien compris qu’Hunter était son poulain, son bras droit même… mais au bout d’un moment, ce n’est pas à mon petit-ami de faire tourner la fichue boite de ce Winston. Ce type n’a qu’à se débrouiller un peu tout seul, comment faisait-il lorsqu’Hunter ne travaillait pas pour lui ? Il se débrouillait tout de même bien sans ! Et quand bien même, Winston a eu son petit prodige cinq minutes au bout de fil, ce que j’estime être largement suffisant. Ou bien Hunter a une idée pour régler le problème de Winston quel qu’il soit, ou bien il n’en a pas et il ne sert à rien d’épiloguer une heure de temps.

Je coupe l’eau avec détermination avant de m’enrouler dans une serviette et de gagner la chambre, bien décidée à ramener Hunter par la peau du cou sous cette douche. J’ouvre la porte sans la moindre hésitation et il tourne vivement la tête pour me dévisager de ses yeux choqués. Il a effectivement l’habitude que je respecte ses appels professionnels, mais pas ce soir.

-         Tu avais dit deux minutes, lâche-je simplement.

Il m’observe avec des yeux encore plus ronds, la bouche grande ouverte alors que j’entends les murmures étouffés de Winston au bout du fil qui continue sans doute ses explications ou ses plaintes.

J’hausse un sourcil et il affiche une mine contrite en agitant la main vaguement, comme pour me signifier qu’il ne peut pas raccrocher et qu’il en est désolé.

Oh il peut être désolé.

J’ai suffisamment attendu, j’ai suffisamment manqué des moments avec lui à cause de son maudit travail et je ne sais pas si c’est la frustration qui parle mais je suis bien décidée à ne pas attendre une minute de plus.

Je détache mes cheveux d’un geste pour les laisser retomber en cascade, puisque je sais que c’est ce qu’il préfère, et lorsque mes mains se posent sur ma serviette, Hunter a juste le temps de froncer les sourcils avant que je ne la laisse tomber par terre pour me dénuder complétement face à lui. C’est quitte ou double désormais.

Et c’est double qui l’emporte. Je le vois au fond de ses yeux avant même qu’il n’ait esquissé un geste, je vois que j’ai gagné dès l’instant où la serviette s’échoue sur le parquet. Ses yeux parcourent mon corps pendant quelques secondes, des secondes où il n’est déjà absolument plus dans son appel et j’ai donc la satisfaction de le voir raccrocher en plein milieu d’une phrase de Winston avant de jeter son téléphone sur son bureau.

L’instant d’après, je suis déjà dans ses bras à glousser tandis qu’il me jette pratiquement dans le lit en me grimpant dessus pour m’embrasser avec une passion dévorante. J’attrape sa tête pour passer mes mains dans ses cheveux encore humide, je racle mes ongles sur sa nuque avant de l’agripper pour le tirer contre mon visage plus fermement, je soupire de sentir son bassin tendu qui presse déjà contre mon intimité.

Mon excitation explose enfin dans mon corps maintenant que je sais que je vais être comblée et je me cambre lorsque ses baisers descendent sur ma poitrine. J’aime le sentir aussi brut, j’aime que ses dents se referment sur mes seins un peu plus fort que d’habitude, que ses lèvres y trainent alors qu’il respire bruyamment contre ma peau.

Il revient embrasser mes lèvres, qu’il caresse de sa langue sensuellement en reposant son bassin contre le mien :

-         Et ça ne pouvait pas attendre cinq minutes de plus ? souffle-t-il.

-         Hunter… ça ne peut même pas attendre une seconde de plus, réplique-je en baissant son short de quelques centimètres.

Il a un sourire plus coquin que jamais alors qu’il replonge sur mes lèvres tout en se glissant en moi, je me contracte déjà délicieusement en serrant sa nuque entre mes ongles, et enfin, enfin, il me fait l’amour.

Nos ébats sont en musique aujourd’hui, puisque Winston n’interrompt pas ses appels et le téléphone vibre sans interruption sur le bureau en produisant un cirque phénoménal qui finit par amuser Hunter :

-         Il doit penser que j’ai eu un problème pour raccrocher aussi subitement, souffle-t-il.

-         Tu as des problèmes que beaucoup t’envieraient…

J’aime nos voix basses et euphoriques, aussi graves qu’aiguës sous le plaisir qui nous percute, avec nos tons essoufflés, nos yeux groggy et nos baisers sensuels qui entrecoupent chacune de nos réponses.

-         Bordel, je n’en reviens pas de ce que tu viens de me faire…, murmure-t-il en croquant ma joue.

-         Ça te met en colère ? couine-je alors qu’il descend ses baisers jusqu’au creux de ma mâchoire.

-         Ça m’excite, répond-il d’une voix rauque avant d’aspirer ma peau.

Il ralentit ses coups de hanches pour les accentuer, tout en me rendant dingue au creux de ma gorge pour brouiller mon esprit et je me mets à gémir bruyamment, trop stimulée par le tout pour me taire.

-         Parfait… C’est exactement ce que je voulais, que tu gémisses, que tu nous couvres un peu ce bruit insupportable…, souffle-t-il contre ma peau.

Son souffle est frais sur ma peau humide, ses mots me retournent encore plus puisque je suis survoltée de me rendre compte qu’il sait très exactement comment me donner du plaisir. C’est tellement excitant que je crie un peu et il relève la tête :

-         Ça en revanche, je ne m’y attendais quand même pas, plaisante-t-il de son souffle court.

-         Ce sont… tes mots, articule-je difficilement en me crispant un peu plus.

-         Mes mots… ?

Il réfléchit un peu mais je suis incapable de continuer la discussion, ma respiration se coupe déjà trop sous mon corps tendu à craquer mais il en arrive vite à la bonne conclusion :

-         Tu aimes savoir que je sais comment te faire gémir mon cœur… ? commente-t-il d’une voix grave comme s’il n’en revenait pas.

J’hoche la tête en tirant la sienne pour l’embrasser encore, complétement transie d’admiration pour sa personne alors que le plaisir monte crescendo. Lorsqu’il détache ses lèvres des miennes, il me fixe de ses yeux les plus noirs et les plus coquins :

-         Mais mon amour, heureusement que je le sais. Et puis … je peux te faire jouir en une minute si j’en ai envie… au moment où je le souhaite, souligne-t-il en glissant ses yeux sur mes traits avec une faim dévorante.

-         Quoi… ? souffle-je d’une voix aiguë.

-         C’est ce dont tu as envie ? demande-t-il.

-         Mais comment ? couine-je.

-         Dis-moi juste ce que tu veux…, murmure-t-il en passant son nez le long de ma mâchoire.

Il a l’air tellement sûr de lui que je m’excite encore plus. J’adore quand nous couchons ensemble, je préfèrerais que ça dure plus longtemps avant l’apothéose pour en profiter, mais je suis tellement curieuse maintenant… Et puis, je dors ici ce soir, je passe la journée de demain avec lui… ce n’est pas comme si je n’allais pas avoir d’autres occasions de coucher avec lui.

-         C’est ce que je veux, halète-je.

-         Mais quelle coquine…

Ses coups de bassins se modifient, il accélère la cadence en changeant légèrement son mouvement et bon sang, je peux le sentir titiller exactement le point qu’il faut pour me rendre dingue. En fait, je suis littéralement folle de me dire qu’il « l’effleure » volontairement depuis que nous couchons ensemble simplement pour que je ne vienne pas trop vite alors qu’il a littéralement la clé entre les mains depuis le début. L’explosion de plaisir est immédiate, je déconnecte déjà mais il intensifie mon envol en prenant le bout d’un de mes seins entre ses doigts et en soufflant doucement au creux de ma gorge qu’il vient d’humidifier avec sa langue.

Le tout est explosif et j’éclate dans un orgasme soudain au bout de quelques secondes, lui donnant raison.




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