Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 60 : Le bain brûlant **

Par bzllrose

Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.


Chapitre 60 : Le bain brûlant **


Nous nous embrassons quelques minutes et dès que la température grimpe trop, je préfère en arrêter là pour m’éviter d’être trop frustrée. Je sais que si nous continuons, je voudrai sortir du bain pour coucher avec lui, mais j’aimerais qu’il profite de sa relaxation un maximum de temps plutôt que de s’en faire priver à cause de mes hormones.

Je m’écarte donc de lui en prétextant une envie soudaine de me prélasser dans l’eau, ce que je fais sous ses yeux amusés en m’allongeant peu à peu sur le dos en direction de l’autre bord de la baignoire.

J’ai évidemment sous-estimé la hauteur du bain en faisant une chose pareille puisque dès que je lâche sa main pour m’étendre dans l’eau pour de bon, je disparais sous la surface quelques secondes. Je ressors en crachotant sous ses éclats de rires alors qu’il attrape tout de même mes mains pour me stabiliser, sans cesser de se moquer.

-         Ce n’était pas prévu…, marmonne-je.

-         Je m’en suis douté, ricane-t-il encore.

Foutu pour foutu, puisque j’ai désormais les cheveux trempés, je les détache et je m’allonge pour faire la planche, profitant ainsi à deux cents pour cent du bain alors que je réfléchis aux questions que je pourrais lui poser dans les heures prochaines.  

-         J’ai une bien jolie vue d’ici, très appétissante, commente-t-il alors.

Le temps que je comprenne ce à quoi il fait allusion, il attrape mes hanches pour embrasser mon aine et sous la surprise, je me contracte si fort pour me redresser que je crée un mouvement d’eau qui déborde du bain. Ajoutons à ça le cri de souris perçant que je produis et je ne suis pas étonnée qu’il éclate encore de rire.

-         Pardonne-moi, je ne pensais pas que ça te surprendrait comme ça ! s’excuse-t-il.

Je suis sans doute plus rouge que je ne l’ai jamais été à l’idée qu’il ait posé ses lèvres aussi près de mon intimité, je suis tellement timide que j’essaie de sauver les apparences :

-         Oui, tu m’as surprise…, bafouille-je rapidement.

-         J’ai vu ça, répond-il en réprimant un nouveau rire.

Je me remets plus sagement dans la baignoire en m’asseyant à ma place, en face de lui, alors qu’il me couve de ses beaux yeux. J’essaie de calmer mon pouls qui dépasse des sommets et mon diable intérieur me fiche des coups de pelles violents de ne pas l’avoir laissé aller au bout de son idée… Et si je n’avais pas bougé ? Qu’aurait-il fait ? Aurait-il continué ses baisers  ? Aurait-il… ?

Je me flagelle en glissant mon regard sur l’extérieur et les flocons duveteux qui tombent par milliers. Maintenant que la surprise est passée, je m’en veux, car c’est clairement quelque chose que j’aurais eu envie de découvrir malgré ma timidité et je me mords les doigts de m’être redressée comme ça.

-         Tu es sublime aussi avec les cheveux mouillés…, commente-t-il d’un ton rêveur.

Je m’empourpre encore. Je ne comprends pas ce que j’ai bien pu faire dans ma vie pour fricoter avec un homme qui me complimente aussi souvent, c’en est ahurissant… Je ne suis pas quelqu’un qui possède une grande confiance en moi mais je dois dire que depuis que je le fréquente, elle augmente très significativement.

-         Merci… J’aimerais bien te revoir avec les cheveux en bataille moi aussi…, réponds-je en souriant.

Il s’exécute en plongeant la tête sous l’eau avant d’ébouriffer ses cheveux pour les mettre en désordre et je retombe amoureuse de lui dans la seconde.

-         Tu es trop beau Hunter, j’adore te voir comme ça…, roucoule-je.

Il me sourit simplement mais je le trouve tellement stupéfiant que c’est comme une secousse électrique. Entre ses cheveux en bataille, son torse nu, ses fossettes et ses yeux vert profond… C’est comme si je me prenais une claque, que je réalisais d’un coup à quel point il est anormal d’avoir un aussi bel homme dans la même baignoire que moi et les souvenirs vivaces de notre coucherie envahissent mon esprit. Plus je pense à ce que nous avons fait cette nuit et moins j’arrive à prendre sur moi, mon excitation grimpe en flèche, j’avais envie qu’il profite de ce bain mais je crois que je suis trop égoïste pour ça.

Je le fixe sans ciller alors que mes constantes grimpent doucement et dès qu’il croise mes yeux, qu’il constate que mon regard sur lui a changé, il pose doucement sa coupe sur le tabouret en me rendant mon regard chaud. Je sens pratiquement la tension sexuelle qui s’installe entre nous, ses yeux deviennent prédateurs, sa mâchoire se contracte doucement, ses poings posés sur les bords de la baignoire se serrent légèrement…

Il en a envie, il en meurt de toute façon d’envie depuis ce matin et moi aussi, alors je ne vois pas bien pourquoi j’attends. Je me lance, je lui tends simplement une main pour voir ce qu’il va en faire et je ne suis pas déçue puisqu’il l’attrape pour me tirer d’un geste ferme jusqu’à lui. Le mouvement est rapide, fluide, il me redresse de mon bord et j’atterris à califourchon sur ses cuisses où je l’embrasse sans autre forme de procès alors que la tension qui régnait entre nous depuis ce matin éclate magistralement.

Ses mains sont déjà coquines, ma langue plus taquine et la température grimpe en un claquement de doigts alors que ma peau frémit à l’idée que nous recommencions enfin nos bêtises de cette nuit. Après nous être retenus toute la journée, c’est comme si je sentais au fond de mon ventre que cette fois, je ne pourrais pas supporter que ça n’aboutisse pas, je ne pense plus qu’à ça. Je ne pense plus à lui comme mon parfait prince charmant mais comme l’homme indécemment sexy qu’il est, je ne pense pas à ses beaux yeux mais à son corps et je ne pense pas à ses sourires mais à sa langue qui chatouille mes lèvres.

Nous sommes à bout de souffle très rapidement, ses mains se promènent sur ma peau jusqu’à qu’il pose enfin ses doigts sur l’un de mes seins. Je me cambre pour me presser contre lui et dès qu’il capte ce signe très encourageant, ses avances explosent. Il prend mon sein dans sa main franchement pour en caresser la pointe de son pouce, son deuxième bras se referme derrière mon dos pour me tirer plus près de lui et je caresse sa nuque et ses épaules avec toute ma gourmandise. Je visualise chaque muscle, chaque parcelle de sa peau, son tatouage sexy, sa mâchoire, ses grandes mains, ses abdominaux…

Je détache mes lèvres des siennes simplement pour me plonger dans ses yeux noirs, ceux qui apparaissent lorsqu’il est aussi excité que maintenant, ceux qui changent son regard et font rugir mon ventre férocement.

-         Tu veux sortir… ? halète-t-il d’une voix grave.

Je n’ai pas envie de sortir, d’avoir à me sécher et à gagner la chambre, je suis trop impatiente et j’aimerais que nous n’ayons pas à rompre le moment, c’est de toute façon ce qui me retient depuis le début de notre bain. Je ne sais pas trop s’il est vraiment possible que nous le fassions ici, mais au cas où ce soit le cas, je préfère lui poser la question :

-         On ne peut pas faire ça ici… ? demande-je.

-         Oh bordel, grogne-t-il en sautant sur mes lèvres avec plus d’agressivité que jamais.

Ma question pourtant innocente a l’air de l’exciter plus fort que jamais. Il attrape ma hanche d’une main brute pour me presser contre sa masculinité et je ne réponds plus de rien alors que mes hormones éclatent et que je comprends clairement que oui, nous pouvons faire ça ici. Je trouve ça tellement coquin que j’en frissonne des pieds à la tête alors que nos intimités se rencontrent.

Il me bouge doucement contre lui, pour que nous nous caressions juste assez pour nous faire du bien mais pas assez pour que nous ne soyons pas frustrés. C’est aussi agaçant que délicieux et il me rend dingue très rapidement. Habituée à ce qu’il me propulse dans un autre monde en embrassant le creux de ma mâchoire, je lève la tête pour lui ordonner et il s’exécute sans doute avec un sourire coquin aux lèvres puisque je sens ses dents qui râclent ma peau une seconde avant qu’il ne l’aspire entre ses lèvres, m’envoyant tout droit dans cet autre monde que je cherchais.

Je ferme les yeux et je me laisse porter par les sensations qu’il m’offre. Je savoure le désir qui se répand en moi comme une rivière brûlante, j’aime que nos baisers soient si bruts, sentir ses mains aussi baladeuses…

J’aime tout ce qu’il se passe, l’érotisme saisissant de cette situation avec nos peaux mouillées qui glissent l’une contre l’autre et nos souffles bruyants qui résonnent plus fort que d’habitude avec le léger écho.

-         Hunter..., marmonne-je contre ses lèvres avec urgence.

-         Tu veux arrêter ? halète-t-il dans un murmure.

Ses lèvres entrouvertes laissent échapper son souffle excité, ses yeux presque fermés sont fous de désirs et je sens son cœur qui bat fort dans sa poitrine sous mes mains. Je suis consumée par son sex-appeal, je l’embrasse férocement pour toute réponse et il me rend un baiser tout aussi impatient alors qu’une de ses mains se cale derrière ma tête pour presser nos visages l’un contre l’autre.

Nos embrassades sont plus qu’intenses, nous nous mangeons littéralement en nous serrant avec force l’un contre l’autre, nous sommes incapables de nous détacher une seconde le temps de le guider en moi et nous préférons nous remuer dans tous les sens au gré de notre baiser passionné jusqu’à ce que nos bassins trouvent le bon angle.

Comme hier soir, dès qu’il se glisse en moi, la sensation est si dingue que j’en ouvre la bouche pour expirer malgré notre baiser, et mes ongles se referment sur ses épaules comme des serres.

-         Ça va ? La position… ? s’inquiète-t-il dans un souffle.

-         C’est parfait, articule-je avant de me jeter sur ses lèvres en attrapant sa nuque à deux mains.

Il agite doucement le bassin tout en me remuant sur lui et je me crispe de plaisir en retrouvant la sensation. J’avais déjà oublié à quel point je me sens vivante et proche de lui lorsque nous couchons ensemble. C’est encore cent fois meilleur que ce dont je me souvenais, c’est encore plus beau et bon, encore plus magnifique de coucher avec l’homme qu’on aime de tout son cœur.

-          Hunter je…, commence-je.

J’ai envie de lui dire mais je ne peux décemment pas lui cracher à la figure que je l’aime dans un moment pareil… Imaginons qu’il panique… Bon sang Hestia ! Que tu es stupide !

-         Tu … ? souffle-t-il.

Des tas de réponses me viennent, toutes plus embarrassantes et impulsives les unes que les autres mais ses mouvements s’intensifient et nos plaisirs augmentent en flèche alors qu’il pose ses lèvres ouvertes sur ma joue pour mieux respirer tout en gardant un contact avec moi. Il halète doucement contre ma peau, si près de mon oreille que j’entends son souffle court aux premières loges. C’est encore plus sensuel, je n’arrive donc plus à réfléchir du tout et je me mets simplement la limite de ne pas lui dire que je l’aime en me laissant évoluer dans ma « vérité absolue » comme il dit :

-         J’aime faire ça avec toi, gémis-je doucement.

Je sens à nouveau ses dents contre ma joue et je peux visualiser d’ici son sourire en coin.

-         Oh moi aussi mon cœur…, répond-il de sa voix la plus grave.

Malgré notre essoufflement, nous nous embrassons encore, ajoutant un peu plus de désordre au délicieux chaos que nous sommes en train de créer. 

J’ai envie que nous accélérions, ce qui me fait réaliser que je peux bouger moi aussi, que mes genoux sont appuyés sur le fond de la baignoire et je me mets donc à remuer sur lui. L’explosion de plaisir est immédiate, aussi bien Hunter que moi rejetons nos têtes en arrière alors que je me mets à faire des mouvements bien trop délicieux puisque bien plus efficaces que les siens vu notre position. C’est assez chaotique pour commencer mais il se met à me guider avec ses mains pour me donner le rythme et je le suis sans me poser de question. C’est tellement dingue que je me mets à gémir bruyamment, ce qui ne manque pas de resserrer sa prise sur ma peau et de déclencher ses petits râles rauques de plaisir que j’adore.

-         C’est trop bon mon cœur, tu me fais un bien fou…, geint-il.

Ses mots déclenchent presque mon orgasme, ils déclenchent en tout cas l’énorme vague de chaleur de mon intimité, celle qui rend tous nos gestes encore plus intenses, qui envoie du plaisir dans mon corps à m’en faire perdre la tête, qui tend chacun de mes muscles doucement et qui annonce surtout mon orgasme imminent. Chacune de ses poussées en moi m’en rapproche, je peux presque sentir le moment où je bascule à chaque pénétration sans pourtant que ça n’arrive puisque mon rythme reste un poil trop lent. C’est en train de me rendre dingue, c’est tellement intense, tellement d’émotions, tellement de bonheur, tellement d’hormones, tellement d’impatience que je dis la première chose qui me passe par la tête, simplement pour qu’il me réponde de sa voix grave et essoufflée qui me fait perdre la tête :

-         Je veux être avec toi toute ma vie Hunter.

-         Putain moi aussi, grogne-t-il.

Je me fais instantanément engloutir par un orgasme, encore plus intense que la veille, c’est tellement fort que l’intégralité de mon corps se contracte avec violence et je gémis si fort que j’en aurais sans doute honte si je n’étais pas à ce point en train de m’envoler vers le paradis. Hunter me suit alors que je suis encore secouée de plaisir, je l’entends gémir de soulagement et je sens ses épaules qui se contractent sous mes mains qui sont toujours posées dessus.

Et enfin, j’y suis, le doux paradis. Tout mon corps se relâche et je me fais envahir par le bien être le plus complet alors que je m’accroche à sa nuque pour m’écraser contre lui. Ses bras se referment autour de mon dos et je me love au creux de son cou pour reprendre mes esprits.

*

L’eau refroidit peu à peu, nous restons un sacré moment enlacés comme ça à profiter de notre bonheur jusqu’à ce qu’il embrasse tendrement mon épaule plusieurs fois, ce qui déclenche un grand sourire sur mes lèvres.

-         Tu n’as pas froid ? demande-t-il dans un murmure inquiet.

-         Mais non, mens-je doucement.

Il me connait visiblement mieux que je ne l’imagine parce qu’il resserre sa prise autour de mon dos en se redressant. Je me laisse sortir du bain en enroulant mes jambes autour de sa taille et en gardant mon nez calé contre sa gorge. Une minute plus tard, il m’enveloppe dans une grande serviette chauffée par le radiateur et je glousse contre sa peau, tellement bien que j’en deviens euphorique. Il a même la prévenance de remonter la serviette sur mes cheveux mouillés avant de m’entrainer jusqu’à la chambre où il nous cale sous la couette. Nos corps chauds créent immédiatement une petite atmosphère étouffante et je m’y repose encore un bon quart d’heure avant d’ouvrir les yeux.

Je suis plus que surprise de constater que nous sommes dans la chambre secondaire et je tourne la tête vers lui avec de grands yeux interrogateurs.

-         Je ne voulais pas qu’on mouille nos draps pour cette nuit…, se justifie-t-il.

-         Tu es trop intelligent, glousse-je. Je ne sais même pas comment tu peux être capable de réfléchir !

Il éclate de son petit rire doux que j’adore avant de me caresser le dos de ses doigts.

-         Je ne sais pas trop, je crois que je ne réfléchis pas quand il s’agit de m’occuper de toi, c’est naturel…, dit-il pensivement. Je ne pouvais même pas envisager de te laisser dormir dans des draps mouillés cette nuit, cela va sans dire.

-         Je suis ta princesse ! glousse-je encore.

-         Evidemment, je te l’ai assez dit…

Je m’étends de tout mon long sur son corps pour profiter de sa peau chaude et je me redresse pour admirer son magnifique visage étourdi par l’orgasme.

-         Tu es beau…, murmure-je tendrement en caressant ses joues.

-         Tu es superbe, réplique-t-il.

Je suis toujours complétement shootée par les hormones il faut croire, parce que je continue de dire ce qu’il me passe par la tête :

-         J’ai toujours cru que le sexe était quelque chose de long et barbant, souffle-je.

-         Ah… ? répond-il en m’interrogant du regard.

-         C’est tellement plus court et intense que je ne le pensais, je ne comprends pas comment mes amies peuvent aussi mal me décrire la chose…, continue-je pensivement.

-         Je ne sais pas… je suppose que c’est différent pour tout le monde… chacun a sa perception, et ça dépend de l’alchimie des partenaires… 

-         Je n’en sais rien, admets-je en haussant les épaules.

-         Et on s’en fiche. Tout ce qui compte à mes yeux, c’est que tu passes un bon moment, mais… tu as l’air de me dire que c’est le cas, répond-il timidement.

-         C’est le cas, plus que ça même, c’est extraordinaire. Et pour toi… c’est… comment avec … moi ? demande-je d’une voix si faible qu’elle est à peine audible.

-         C’est parfait Hestia, comme ça ne l’a jamais été pour moi, comme je n’aurais jamais pu penser que ça le soit un jour…

Je rougis de plaisir et nous nous embrassons tendrement.




Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurset producteurs respectifs.
Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement etles auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit.

2026 © Fanfiction.fr - Tous droits réservés