Notre baiser se réchauffe déjà, nos langues se mêlent l’une à l’autre avec plus d’intensité. J’autorise enfin l’électricité du creux de mon ventre à se répandre dans mes veines pour créer de l’excitation pure. Je remonte mes mains jusqu’à sa mâchoire simplement pour la sentir s’agiter lorsqu’il caresse ma langue de la sienne de la plus sexy des façons.
Il passe ses mains sur mon dos doucement, il n’est pas assez aventureux à mon goût alors j’intensifie notre baiser pour essayer de le remuer, déployant toute ma sensualité. En réponse, il attrape mes hanches pour me hisser sur le plan de travail et mon corps vibre instantanément. Je suis bien plus à sa hauteur et je promène donc facilement mes mains sur son cou, puis sur ses épaules, que je caresse. Je visualise son torse nu et le désir envahit chacun de mes nerfs, il se répand comme le feu sur une trainée de poudre au souvenir de son corps, mais ses mains sont encore si sages…
Je glisse les miennes à son nœud papillon, que je défais rapidement avant de m’attaquer aux boutons de sa chemise. Je me laisse guider par mon envie et il glisse enfin ses lèvres jusqu’à mon cou alors que ses mains deviennent enfin un peu moins sage.
Je gémis doucement lorsqu’il aspire ma gorge entre ses lèvres, je savoure ses grandes mains qui se referment sur ma taille, la façon qu’il a de me caresser lentement mais intensément… Ça me plonge immédiatement dans mes souvenirs de notre nuit tous les deux, ça réveille mon intimité, mon diable intérieur s’étire lascivement à l’idée de ce qu’il pourrait se passer ce soir.
Je déboutonne toujours sa chemise à tâtons, mon souffle accélère de plus en plus et dès que je défais le dernier, son torse s’offre à moi. J’y glisse immédiatement mes mains pour sentir ses muscles, je penche la tête pour l’admirer et il me dévore plus agressivement alors que son souffle devient plus rapide. Mon sang chauffe drôlement, l’excitation se mêle au reste d’alcool et le cocktail est explosif, il me propulse dans la plus grande luxure, ce qui me pousse à glisser sa chemise de ses épaules pour l’en débarrasser complétement.
- J’ai envie de passer ma nuit à t’embrasser Hestia…, chuchote-t-il d’une voix tendue contre ma peau.
Nouvelle explosion de désir au creux de mon corps.
Je passe mes mains dans son dos et je le tire plus près de moi avec autorité, je le colle au plan de travail en regrettant de ne pas être assise au bord pour le sentir vraiment contre moi, pour recréer nos frottements qui m’avaient transportés… Je repense à sa main sur mon intimité et tout mon corps se tend et s’électrise tant j’en ai envie. Mais sa phrase m’interpelle tout à coup.
Chaque fois que je passe un cap dans la coquinerie de mes gestes ce soir, je trouve qu’il reste trop sage... Il n’a pas encore touché une seule partie de mon corps vraiment audacieuse, il n’a pas effleuré ma poitrine une seule fois, pas caressé mes fesses pour les empoigner… alors que j’adore qu’il le fasse… Je fais enfin le lien avec notre jeu de vérité et je m’inquiète soudain qu’il n’ose plus me toucher malgré notre conversation à ce sujet. S’il compte simplement m’embrasser cette nuit parce qu’il vient d’apprendre que je suis vierge… Oh seigneur non.
J’attrape ses joues pour le retirer de mon cou et l’embrasser plus chaudement encore que tout à l’heure, je donne tout, je me laisse aller à ma primitivité, je me laisse haleter contre ses lèvres, j’enfonce doucement la pointe de mes ongles dans sa peau et je le sens qui commence à flancher puisque ses mains remontent mes cuisses.
- J’ose espérer que tu vas faire un peu plus que m’embrasser Hunter…, chuchote-je d’une voix excitée.
Ses mains glissent enfin en direction de mes fesses mais je n’ai pas le temps de célébrer qu’on toque à la porte. Nous sursautons comme deux diables en nous regardant avec des yeux ronds une seconde avant qu’il n’éclate d’un petit rire nerveux :
- C’est le roomservice, je les ai appelé avant Winston ! explique-t-il.
Il cherche déjà son haut puisqu’il est torse nu mais je le pousse gentiment :
- Va dans la chambre, je vais ouvrir ! glousse-je.
Il attrape sa chemise par terre avant de filer en riant et je saute sur mes pieds pour réceptionner notre commande. Il y a une bouteille de champagne et une grosse coupe en verre remplie de fraises, alors autant dire que le serveur me lance un regard drôlement amusé. Je rougis en le remerciant et en lui claquant surtout la porte au nez avant de filer en direction de la chambre.
Mais heureusement, je m’arrête à temps.
Mon diable intérieur affiche un sourire jusqu’aux oreilles alors que je me rappelle qu’Alma m’a poussé à mettre ma lingerie coquine… Voilà qui devrait annoncer la couleur et pousser Hunter à ne pas me traiter comme une petite chose fragile je crois…
Je baisse la petite fermeture de ma robe en soie pour la retirer et je me retrouve dans ma lingerie affriolante devant le miroir à côté de la porte d’entrée. Mon body en dentelle révèle discrètement tout mon corps si on y regarde de près, mais le fait que le tissu mette mes fesses en valeur « façon tanga » et que le décolleté plonge jusqu’à mon ventre révèle de sacrés atouts en première observation également…
Je me sens tellement belle, tellement sexy, j’ai envie du plus profond de mon cœur de lui faire plaisir, de l’exciter, de lui plaire… J’attrape le champagne et les fraises pour voir de quoi j’ai l’air et je glousse en me visualisant lui emmener comme une serveuse un poil nymphomane… En fait, ça me donne une douce idée…
J’attrape son nœud papillon que je noue rapidement autour de mon cou et le résultat est parfait. Il se distingue forcément très bien au-dessus de mon décolleté immense, et avec les fraises rouges qui apportent une touche de couleur… on dirait une diablesse de luxure. Je dompte rapidement mes longs cheveux, pour qu’ils tombent en deux jolies cascades ondulées sur ma poitrine puis j’attrape les coupes et la bouteille de champagne avant de le rejoindre dans la chambre. Je passe la tête par la porte discrètement et le meilleur cas de figure possible prend place.
La pièce est faiblement éclairée par la lumière chaude des pistes, on voit assez pour qu’il ne rate rien de ma surprise mais il fait assez sombre pour que ça gomme sans doute mes défauts. Il est dos à moi, face au mur vitré, il observe la neige tomber avec les mains dans les poches. Mes yeux glissent sur le beau tatouage le long de sa colonne vertébrale, ce tatouage si mystérieux, si sombre et qui lui va pourtant si bien… Ça ne manque pas de relancer mon désir au maximum et j’entre donc tout doucement pour me planter derrière lui.
- Vous avez commandé des fraises et du champagne Monsieur ? demande-je d’une voix séductrice.
Il se retourne avec un sourire aux lèvres mais il le perd instantanément lorsqu’il me découvre. Ses lèvres s’entrouvrent alors qu’il glisse ses beaux yeux sur mon corps et ça me fait rougir de plaisir tandis que je tiens la pose, en attendant patiemment qu’il réagisse mais il ne le fait pas, complétement sous le choc et j’espère sous le charme.
Comme il ne réagit pas, je me tourne pour poser le champagne et les coupes sur la table de nuit, afin de lui montrer stratégiquement mes fesses dénudées. Je pose également la coupe en verre pleine de fraises, en attrapant simplement une entre mes doigts avant de me retourner pour lui présenter :
- Et bien ? minaude-je. Vous ne voulez pas goûter une de ces fraises que vous avez commandées ?
- Si… je ne savais simplement pas que j’avais commandé la déesse qui va avec…, répond-il en approchant lentement.
Il se plante devant moi et pose les mains sur mes hanches, qu’il serre doucement entre ses doigts alors que je lui présente la fraise. Il la croque pour en prendre la moitié et je trouve ça tellement sexy que je mange la seconde partie alors que nous nous dévorons du regard. Il ne tient pas longtemps avant de glisser ses yeux sur ma poitrine, qu’il admire très clairement sans la moindre gêne.
- C’est ma surprise ? souffle-t-il en s’attardant sur mes seins tendus.
- Ça te plait … ? demande-je timidement.
- Si ça me plait…, murmure-t-il. Tu es absolument renversante, tu es sublime… Je n’ai jamais rien vu d’aussi…
Il ne termine pas sa phrase et ça me fait encore plus rougir.
- D’aussi ? minaude-je.
Il hausse un peu les sourcils alors que ses mains remontent le long de mes côtes pour me caresser, il a l’air vraiment chamboulé… charmé…
- Excitant, murmure-t-il au moment où il passe ses pouces sur mes tétons.
Mon corps au complet frémit et dès qu’il voit ma chair de poule, il attrape le creux de mon dos pour me tirer contre lui fermement. Un couinement ravi m’échappe alors qu’il attrape ma tête pour me plaquer contre son visage et sa seconde main descend de mon dos sur mes fesses nues pour les empoigner dans la foulée. Il m’embrasse enfin avec une ardeur brûlante, mon intimité s’agite en sentant sa main me caresser si près d’elle, elle en veut plus, elle veut qu’il me fasse ce qu’il m’a fait la dernière fois, j’en meurs d’envie, ça me dévore de l’intérieur.
Je caresse son torse que je dessine du bout des doigts jusqu’à la lisière de son pantalon de smoking. Dès que je défais sa ceinture, sa main sur ma joue rejoins la deuxième et il agrippe mes deux fesses pour me caler contre son bassin, il me presse contre son membre déjà au garde à vous et il fait littéralement vriller mon cerveau d’avoir la preuve concrète qu’il est dans le même état que moi. Notre baiser devient presque agressif, nous nous dévorons avidement, nous nous laissons consumer par notre désir et c’est trop bon.
Je descends enfin son pantalon pour que nous nous retrouvions en sous-vêtements, j’ai l’impression d’avoir attendu ce moment toute la journée, j’ai même l’impression de l’avoir attendu depuis notre soirée chez moi.
Il me soulève pour me hisser contre son bassin, j’enroule mes jambes autour de sa taille et mes bras autour de sa nuque pour nous coller. Ses bras se referment dans mon dos, il m’encercle totalement dans son étreinte et je ronronne de bonheur contre ses lèvres.
Il m’emmène jusqu’au lit, où il grimpe en me tenant toujours pour nous déposer sur le matelas où nous roulons une minute ou deux l’un contre l’autre en suivant simplement nos envies. Je suis parfois au-dessus de lui, où il caresse toujours plus divinement mon corps, parfois en-dessous, où il presse nos bassins l’un contre l’autre et où nous gémissons doucement en toute harmonie.
J’ai les yeux fermés mais je ne vois que lui, son image est gravée dans mon esprit pour toujours, je visualise ses yeux à tomber, son torse alléchant, son tatouage sexy…
Nos embrassades nous conduisent inévitablement à une envie irrépressible de nous caresser vraiment, plus intimement, et il adopte donc la position dans laquelle nous avions déjà fait des bêtises. Il s’allonge sur le flanc à côté de moi, pour libérer l’une de ses main qu’il pose sur mon ventre alors que mon cœur bat à se rompre.
Il me caresse ensuite avec légèreté, il parcourt mon corps à sa guise, le faisant réagir au quart de tour à chaque fois que ses doigts m’effleurent. Il quitte finalement mes lèvres pour descendre ses baisers le long de ma joue, puis de ma gorge, où il défait le nœud papillon qui s’y trouve d’une main experte alors que les chatouilles sur ma peau sensible m’électrisent un peu plus.
Une fois qu’il m’en a débarrassé, il le jette et reprend ses baisers en descendant le long de mon décolleté, sur ma peau nue qui l’appelle furieusement. Je sens chaque toucher de ses lèvres comme s’il me brûlait de la plus douce des façons, j’observe son visage parfait qui se promène sur mon corps, ses yeux mi-clos excités qui lorgnent sur ma peau entre ses cils sombres.
Lorsque ses lèvres atteignent mon sein, il l’embrasse un peu par-dessus la dentelle avant de décaler mon body pour le découvrir. La vision de son visage si proche de ma poitrine me rend dingue, j’aime son regard sur moi, j’aime voir de façon aussi évidente qu’il aime ce qu’il voit et je me tortille d’impatience pour rapprocher ses lèvres. Il n’hésite donc pas plus et il embrasse mon sein nu, il passe doucement sa lèvre inférieure sur mon téton, il s’amuse avec jusqu’à le prendre entre ses lèvres pour jouer avec de sa langue, alors que ses doigts se referment férocement sur ma peau.
C’est tellement érotique que je gémis, mon excitation crève des plafonds, mes cuisses se serrent pour essayer de soulager la tension de mon intimité et je me mets à respirer si fort que j’en rougis un peu. J’ai tellement envie qu’il me touche, ça me travaille trop durement, je ne peux pas supporter sa douce torture qui s’intensifie lorsqu’il suce doucement la pointe de mon sein. Il créé des petites vagues de plaisir qui résonnent jusque dans mon intimité et c’en est trop, j’attrape sa main sur ma hanche et je la descends moi-même où j’ai envie qu’elle soit, en rougissant plus fort que jamais.
Il grogne presque en revenant se jeter sur mes lèvres alors que ses doigts se posent enfin sur moi et que je gémis plus vivement. C’est encore meilleur que la dernière fois, je l’ai tellement attendu, tellement désiré que son toucher me parait amplifié alors qu’il est pourtant au-dessus de mon body.
Ses doigts commencent leur douce danse, ses mouvements si délicieux qu’ils font rugir mon entre-jambe et qu’elle se prépare plus fort que jamais pour lui, pour ce que j’aimerais qu’il se passe ce soir…
Je descends une main assurée vers son caleçon et ses épaules se tendent plus fort lorsque je caresse son membre avec douceur. Cette fois, je n’ai pas envie de le toucher dans ses sous-vêtements, j’ai envie de le mettre nu et j’entreprends donc de tirer sur le tissu. Il se laisse faire, il m’aide même à le retirer et lorsqu’il se retrouve nu à côté de moi, je peux enfin le toucher correctement pour essayer de lui faire autant de bien qu’il m’en fait.
Ma main se place sur lui naturellement, je le touche comme la dernière fois mais ça n’a rien à voir. C’est tellement plus excitant sans son caleçon, je me rends mieux compte de sa taille, je peux bien mieux glisser ma main contre lui, aller plus vite… Il râle doucement de plaisir contre mes lèvres, son souffle devient plus féroce et il accélère son mouvement sur mon intimité en réponse, me faisant gémir à mon tour.
- J’ai envie de te mettre nue Hestia, grogne-t-il alors entre deux baisers.
Nouveau pic d’excitation au sein de mon corps et je me redresse immédiatement pour qu’il enlève mon body. Il tire doucement sur les bretelles en dentelles, j’apprécie la délicatesse dont il fait preuve pour ne pas abîmer le tissu alors que son corps au complet crie à quel point il est tendu et comme ça doit lui coûter.
Il le descend le long de mon corps et lorsque je soulève le bassin, il le dégage enfin d’un grand mouvement pour l’envoyer valser à travers la pièce. C’est un bonheur d’être nus l’un contre l’autre, je suis de plus en plus folle de désir et je me mets sur le flanc simplement pour être peau à peau. Il plonge dans mon cou pour l’embrasser alors que je ferme les yeux et que je savoure sa main qui me caresse de ma nuque à mes fesses sans contrainte. Je sens son intimité chaude contre la mienne et je me presse au maximum contre lui alors que sa langue dans mon cou chatouille mes nerfs et contracte mon corps.
Il me rallonge avec autorité pour glisser son regard sur ma nudité.
- Tu es absolument magnifique… tu es parfaite Hestia…, souffle-t-il en fronçant les sourcils.
- C’est toi qui l’es, réplique-je doucement en attrapant sa joue pour le tirer contre mes lèvres.
Je reprends mes caresses sur lui et il pose enfin sa main sur mon intimité nue, me faisant retrouver les sensations de la dernière fois en cent fois plus fortes puisque c’est incomparable lorsque nous sommes complétement nus l’un contre l’autre.
Nous nous caressons quelques douces minutes comme ça, il me fait un bien fou, il me transporte déjà très loin, je retrouve le plaisir ardent, celui qui m’indique qu’il m’emmène tranquillement vers la jouissance et qui me fait gémir comme une dingue. Il reconnait mes gémissements, il sait que je me rapproche parce qu’il accélère crescendo ce qu’il me fait pour m’y mener plus rapidement alors que ma main se resserre autour de lui et qu’il râle doucement de bonheur.
Il a l’air très clairement parti pour faire comme la dernière fois, ce que je trouve très respectueux mais qui ne me convient clairement pas. J’ai eu beau avoir une petite inquiétude la dernière fois puisque c’était ma toute première expérience, elle n’est plus présente. Je me suis rassurée, j’ai bien vu que notre relation intime ne l’avait pas fait fuir en courant, nous nous sommes encore rapprochés depuis et j’ai terriblement envie de lui, comme je n’ai jamais eu envie de quoi que ce soit dans ma vie.
Outre mon intimité qui l’appelle, qui le veut en moi instinctivement, j’ai aussi envie de me lier avec lui plus symboliquement. Je veux que nous couchions ensemble, je veux que notre relation prenne ce tournant-là, je veux lui offrir ma première fois sans le moindre doute. Je veux même absolument qu’Hunter soit mon premier, quoi qu’il advienne entre nous par la suite, parce qu’il est mon premier amour et que j’espère du plus profond de mon cœur qu’il sera le dernier.
Lorsque je le lâche et que je me détache de ses lèvres, il ouvre des yeux complétement shootés par son excitation mais il arrête automatiquement ce qu’il me fait :
- Tu veux … arrêter ? demande-t-il d’une voix plus grave que d’habitude.
Nos souffles erratiques se mêlent, nos cages thoraciques s’agitent au même rythme alors que nous nous étions emmenés aussi près de nos orgasmes et pourtant, je ne vois que de la tendresse dans ses yeux.
- Je me sens vraiment bien avec toi…, souffle-je.
Un joli sourire s’épanouit sur ses lèvres :
- Moi aussi…, répond-il gentiment.
- Hunter… j’aimerais…, murmure-je.
- Qu’est-ce que tu aimerais… ? Dis-moi, je le ferai…
- J’aimerais qu’on essaie de …
Je vois qu’il comprend au fond de ses yeux et je vois aussi l’inquiétude qui s’y allume :
- Tu es sûre… ? demande-t-il avec toute sa douceur.
- Plus que sûre, affirme-je.
- Hestia, c’est une grosse décision… nous pouvons attendre, nous pouvons prendre notre temps…
Je ne me sens pas rejetée, son ton est trop tendre, je me sens juste incroyablement bien accompagnée et je l’embrasse une seconde avant de replonger mes yeux dans les siens :
- J’en ai très envie, murmure-je. Et je suis absolument certaine que c’est avec toi que j’ai envie d’essayer Hunter, j’ai une confiance absolue en toi, alors pourquoi attendre… ? Je sais que je ne le regretterai jamais…
- Je ne te donnerai jamais de raison de le regretter… Je te le promets.
- Tu en as envie toi aussi ? demande-je.
- Plus qu’envie, je te désire comme je n’ai jamais désiré quelqu’un Hestia…
C’est tout ce que je voulais entendre et j’attrape sa nuque avec douceur pour le tirer au-dessus de moi. Il se laisse faire et pose son bassin contre le mien en m’embrassant, soutenant son poids sur un de ses bras alors que sa main libre se pose sur ma joue.
Nos intimités se caressent, elles se câlinent aussi tendrement que nous alors que nos langues se mêlent. Il se déhanche tout doucement pour nous faire du bien alors qu’il caresse du bout des doigts ma joue. Je me sens tellement bien, tellement choyée que ça dépasse l’entendement. Je ne pourrais pas rêver de plus beau moment, je ne pourrais jamais regretter de coucher avec lui alors qu’il me traite comme sa princesse au quotidien... alors qu’il prend soin de moi comme personne ne l’a jamais fait dans ma vie.
Nos baisers deviennent flous, ils sont complétement guidés par la sensualité, il promène ses lèvres sur ma joue, nos langues se caressent l’instant d’après, ses dents effleurent ma mâchoire la seconde suivante… Nous sommes complétement camés l’un par l’autre, nous sourions entre nos baisers langoureux, j’aspire sa gorge pour finalement la mordre doucement, il glisse son nez contre le mien avant de replonger sur mes lèvres. Nous nous dévorons sensuellement quelques minutes tandis que son membre glisse contre mon intimité et dès que l’envie de lui devient trop forte, j’ouvre les yeux. Il le sent, parce qu’il me regarde lui aussi, nous échangeons un regard qui en dit long, qui nous connecte l’un à l’autre.
- Si tu es inquiète…, commence-t-il doucement.
- Je ne suis pas inquiète, pas avec toi, murmure-je.
Il me sourit avant de m’embrasser avec toute sa douceur et je me déhanche un peu pour que nos intimités se rencontrent enfin vraiment. Il se glisse délicatement en moi, avec une prévenance sans limite et la sensation dépasse toutes mes espérances.
Je m’attendais à de la douleur, ce qui a l’air d’être la norme pour les femmes, mais je découvre que ce n’est absolument pas mon cas. Je ne ressens pas même une petite gêne, et ça ne m’étonne finalement pas, puisque je ne fais jamais rien comme tout le monde.
En fait, notre fusion est même plutôt comme un soulagement, comme si je comprenais enfin pourquoi mon intimité me poussait aussi violemment à ça, ça me fait un bien que je ne saurais décrire. Il se déhanche doucement en moi, avec une lenteur qui me rend folle, il chatouille mes nerfs les plus sensibles alors que mon esprit déconnecte de bonheur à la vision de son visage. Il fronce légèrement les sourcils alors que de tout petits soupirs graves s’échappent de ses lèvres entrouvertes, il me regarde mais je vois qu’il est ailleurs, concentré sur ses sensations visiblement délicieuses et il affiche une moue plus que sexy.
- Ça va… ? vérifie-t-il d’une voix grave en continuant ses mouvements qui me transportent.
- Oui, c’est … c’est … encore mieux que ce que j’imaginais, souffle-je avec honnêteté.
Il a un petit sourire étourdi à mes mots mais il s’inquiète encore :
- Tu n’as pas mal ? C’est toi qui gères, toi qui décides, il faut me dire si tu n’es pas à l’aise ou si…
- Je n’ai pas mal, pas du tout, c’est… c’est incroyable Hunter… J’espère que tu… que pour toi c’est…, murmure-je d’une petite voix aiguë à cause de nos frictions délicieuses.
- Ça l’est pour moi aussi, c’est plus qu’incroyable même, bordel c’est… parfait.
J’ai un petit rire, presque hystérique à cause du plaisir qu’il me donne déjà, et il sourit comme un idiot avant de fondre sur mes lèvres pour reprendre nos baisers. J’ai bien du mal à me concentrer dessus, je suis complétement focalisée sur ses mouvements et lorsqu’il y va un peu plus franchement, il augmente mon seuil de plaisir au point que j’agrippe ses épaules avec brusquerie.
Ça l’encourage encore et il prend un rythme régulier en moi, il me fait vraiment l’amour cette fois et je ne peux même pas me contrôler alors que je découvre ce bel acte. Je gémis instantanément et ses doigts se referment plus fermement sur ma joue lorsqu’il m’entend prendre du plaisir. Je suis obligée de quitter ses lèvres pour respirer convenablement et je me laisse haleter sans honte contre son visage alors que mes yeux se ferment et que mon corps chante la plus douce des mélodies.
Le plaisir ne fait qu’augmenter, comme lorsqu’il me caresse, plus il se déhanche en moi et plus il s’intensifie, plus il devient viscéral et aliénant. Je ne saurais même pas dire combien de temps cette ascension prend, j’en savoure chaque seconde mais il me semble qu’il m’amène aux portes de l’orgasme rapidement, trop rapidement puisque j’aimerais que nous n’arrêtions plus jamais.
Pourtant, force est de constater que j’y suis, mes muscles se tendent, mon ventre se contracte furieusement et une douce chaleur démarre dans mon intimité. L’euphorie se mêle au plaisir, mon amour pour lui explose et j’ai besoin de lui dire :
- Hunter… je vais… je vais…, couine-je de mon souffle court.
- Vraiment ?! s’étonne-t-il.
- Oui !
J’en serre les dents en enfonçant mes ongles dans ses épaules et il s’agite plus précisément en moi, me donnant des coups de bassins plus intenses, plus transcendants… il ne m’en fallait pas plus.
Tout mon corps devient plus sensible, le plaisir explose, la vague ultime déferle sur moi alors que je me cambre en criant de soulagement. Je me prends de plein fouet l’orgasme, ses contractions délicieuses me secouent et j’entends Hunter qui râle de plaisir à son tour, jouissant en même temps que moi alors que nos lèvres s’effleurent, ce qui ne manque pas de parfaire ce moment à deux.
Je m’agite encore quelques secondes avant de me laisser retomber contre le matelas et le bonheur le plus pur s’abat sur moi. Tout mon corps se relâche, l’endorphine le détend à l’infini et j’ai l’impression d’être couchée dans un nuage alors qu’il s’allonge à côté de moi en posant un baiser sur mes lèvres.
J’attrape mollement sa nuque, piètre essai de le câliner mais je plane si fort que c’est pratiquement difficile. Il me prend dans ses bras pour me bouger un peu, je ne comprends même pas ce qu’il se passe mais quelques secondes plus tard, je suis calée contre son torse, sous la couette, et je peux donc me lover contre lui pour profiter de ce bien être absolu.
J’embrasse tendrement sa peau à disposition, sa clavicule je crois, et il embrasse le sommet de ma tête longuement en me serrant contre lui.