Raider's stories

Chapitre 6 : La traque de Red Eyes Bull deuxième partie « Le prix de l'innocence »

Par Nephril

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Le village apparu au bout de la route comme un morceau oublié du vieux monde. Figées dans le temps, une dizaine de maisons bordaient encore les rues principales. Cependant la plupart d'entre elles n'étaient plus que des carcasses de bois, de briques et de béton lézardé. Certaines avaient perdu leur toit, d'autres ne tenaient debout que par miracle et quelques unes, aux façades éventrées, laissaient entrevoir des salons remplis de poussière, des vieux meubles renversés et du papier peint jauni. Le quartier était traversé par deux grand-rues dont l'asphalte fissuré était couvert de mauvaises herbes. Des carcasses de voitures, complètement calcinées ou couchées sur le flanc, encombraient certains passages, formant des obstacles naturels et des abris de fortune. Au centre du quartier, s'étendait entre plusieurs tas de ruines, un ancien terrain de basket grillagé. Le panier était tordu, le grillage déchiqueté par endroits et son revêtement craquelé était recouvert de feuilles mortes, de gravats et de détritus. Un peu plus loin, au bord d'une rue plus large, se trouvait l'ancien entrepôt de la brasserie locale : Dusty's Brew. Le bâtiment était massif, tout en briques rouges noircies par le temps. Sur un des murs, un gros logo à moitié effacé représentait une bouteille de bière coiffée d'un chapeau de cow-boy. Les portes métalliques du hangar étaient entrouvertes et certaines fenêtres du premier étage, brisées. Une vieille enseigne suspendue grinçait doucement dans le vent tandis que plusieurs vieux distributeurs automatiques vandalisés gisaient encore devant l'entrée. Dans l'autre direction, une grille rouillée servait d'entrée à un vieux cimetière. Des pierres tombales inclinées émergeaient des herbes hautes et un petit chemin de terre menait à une ancienne église aux vitraux fêlés dont le clocher fissuré dominait encore le village.

Même de loin, l'endroit semblait plus silencieux que tout le reste. Plusieurs maisons possédaient encore un étage partiellement intact ou un balcon en ruine offrant de bons postes de tirs et de surveillance. Chaque porte entrebâillée, chaque garage effondré, chaque jardin envahit d'herbes folles pouvait servir de cachette, d'abris ou de piège. Dans le quartier abandonné, régnait un silence pesant donnant ainsi l'impression que quelque chose observait encore derrière les fenêtres obstruées et noircies de crasse.

Juste devant nous se trouvait un grand magasin d'électronique. Ce dernier était difficilement accessible car le toit s'était effondré en traversant les deux étages du bâtiment. En face un escalier semblait encore praticable et menait à une ancienne salle d'arcade. Selon nos estimations, nous devions avoir une à deux heures d'avance sur le convoi de Red Eyes Bull. Il était temps de mettre en place notre embuscade. J'entrai dans une vieille armurerie, elle avait déjà été pillée mais j'y découvris tout de même un antique casier d'armes toujours scellé. Il était grillagé et fermé par un gros verrou lui-même bloqué par un cadenas. Bien sûr aucune clef n'était visible. J'annonçai ma trouvaille à mes camarades et Bobby vint m'aider. Il utilisa sa hachette pour forcer le verrou. Ce dernier céda mais l'arme, elle, se brisa.

Rick fouilla l'armoire et y trouva treize balles de calibre moyen, dix-sept de calibre léger et trois pour les gros calibres. Il y avait aussi une cellule énergétique. Je me postai en sentinelle à l'étage de l'armurerie car de là-haut, j'avais une vue dégagée sur l'entrée du village. Joy décida de se rendre à la salle d'arcade pour avoir elle aussi une position surélevée et une parfaite vision de la route principale. Une fois dans la pièce, elle remarqua aussitôt un trou béant dans le plancher, un banc gisant au travers et deux cadavres.

En dehors des bornes de jeu, il y avait des distributeurs d'argent et de nourriture ainsi que deux chariots ménagers qu'elle plaça dans l'escalier pour en bloquer l'accès. Dans la rue, Bobby et Rick placèrent des obstacles sur le chemin du convoi pour l'obliger à se diriger vers nous. La Grogne prit ensuite place dans une benne à ordures espérant ainsi prendre ses adversaires par surprise. Rick installa les deux trios de grenades qu'il avait ramassé un peu plus tôt dans l'armurerie. Il prit position dans le bâtiment en face du beffroi. Une fois à l'étage, il installa son piège à ours au sommet de l'escalier pour couvrir ses arrières. Par un mur défoncé, il put remarquer que l'établissement d'à côté était un ancien magasin contenant essentiellement des vêtements. Les deux bâtisses étaient cependant reliées par quelques planches branlantes.

Bien avant que nous ne pûmes distinguer quoi que ce soit, un bruit lointain nous parvint. Un grondement irrégulier de moteur fatigué, étouffé comme si on avait volontairement trafiqué un pot d'échappement pour le rendre plus silencieux. Ensuite, nous perçûmes les cliquetis métalliques de pièces mal fixées, le grincement de roues usées et le souffle lourd et bruyant des bêtes de somme. Il y avait aussi des éclats de voix rauques, les hommes avançaient sans chercher à être discrets. Le convoi apparut enfin dans la rue principale. Deux motos bricolées ouvraient la marche, leurs phares jaunâtres balayant les façades éventrées. Derrière venait une grande carriole tirée par deux rad-bœufs et chargée de sacs et de caisses. Il y avait aussi une grande cage métallique recouverte d'une bâche rendant son contenu difficile à distinguer. Autour, marchaient plusieurs pillards. Ils étaient armés et nerveux, leur regard constamment aux aguets. Au milieu d'eux se trouvait Red Eyes Bull. Un fusil était pendu à son épaule et un gros revolver était attaché à sa ceinture. Il portait un long manteau sombre et une lourde plaque en métal forgé protégeait son cœur et son épaule gauche. Même à cette distance nous ne pouvions ignorer ses lunettes de soudeur dont le reflet rouge vif des verres lui avaient valu son surnom. C'était bien notre homme, impossible de le confondre avec quelqu'un d'autre.

De mon point d'observation, je regardai le convoi et eu un hoquet de surprise. Une petite main dépassa de la bâche et saisit quelque chose dans le chariot avant de disparaître à nouveau derrière les barreaux de la cage.

Les motards s'engagèrent les premiers dans le passage tandis que le reste du convoi s'arrêtait un peu en retrait. Les pilotes ralentirent très fort lorsqu'ils atteignirent le beffroi. Ses fondations étaient tellement instables qu'à elles seules, les vibrations des moteurs pouvaient le faire s'effondrer. Les motards mirent pied à terre un peu plus loin et sifflèrent. À ce signal, le reste du convoi se remit en mouvement. Red Eyes Bull, qui s'était assis à côté du conducteur, descendit de la carriole, en fit le tour et se plaça derrière elle. Une fois qu'ils furent suffisamment engagés sur le chemin, Rick déclencha les explosifs et une formidable détonation résonna tout autour de nous. Les deux types à moto disparurent dans un épais nuage de poussière tandis que les gars qui accompagnaient le convoi se dispersaient pour se planquer là où ils le pouvaient. Ce qu'ils ignoraient c'est qu'en agissant ainsi, ils se mettaient à portée de nos tirs. Le conducteur du chariot resta sur son siège tandis qu'un autre homme armé tentait de calmer les bêtes affolées. Dans ce chaos le plus total Bobby, tel un taureau enragé, jaillit de sa benne à ordures en hurlant. Sous l'effet de l'adrénaline, il poussa la poubelle comme s'il s'agissait d'une boîte en carton, embarquant un des pouces noirs qui s'éclata contre un de ses coéquipiers. Les deux hommes grièvement blessés se retrouvèrent écrasés contre une des barricades. Joy toucha un autre gars en plein torse avec un tir de son Lucky Star. Il fut littéralement pulvérisé. Sans avoir le temps de comprendre ce qui lui était arrivé, il s'effondra avec un trou béant dans la poitrine.

La discrétion n'étant plus de mise, je criai à Bobby qui se trouvait juste sous ma cachette :



Je tirai ensuite sur un des deux types coincés par la poubelle, lui infligeant une terrible blessure à la tête. Rick prépara une bouteille incendiaire mais lorsqu'il voulut la lancer, elle dévia de sa trajectoire et s'écrasa contre le beffroi qui s'enflamma aussitôt. S'ensuivit un vacarme assourdissant quand le vieux bâtiment s'effondra sur lui-même. Un nuage dense de poussière s'éleva, obscurcissant le ciel et des décombres dégringolèrent, obstruant en grande partie les deux axes routiers. Cela ne sembla pas perturber nos adversaires. Le conducteur du chariot était vif. Ayant aperçu Joy, il dégaina sa carabine de combat et lui tira une balle en plein thorax. Rapide comme l'éclair, il se tourna vers La Grogne mais au moment de tirer, son arme lui échappa des mains. Pendant ce temps, une femme armée d'une grenade se jeta sur Bobby en hurlant :



Quand ils entrèrent en contact, la grenade explosa, tuant sa propriétaire sur le coup. Notre ami, lui, eu plus de chance et ne fut qu'étourdi lorsque la déflagration le projeta contre un mur proche.

Deux autres tireurs prirent Joy pour cible et elle fut blessée à la jambe gauche. Ils se planquèrent ensuite, l'un près d'une barricade dans le nuage de poussière qui n'était pas encore retombé et l'autre au bas du bâtiment où se trouvait Rick. Soudain un moteur vrombit et un des motards effectua une cascade par-dessus les débris. Aussitôt au sol, il se dirigea vers Red Eyes Bull qui grimpa derrière lui. Ils prirent la fuite vers la brasserie. Quand ils traversèrent le mur de poussière, le mouvement de l'air nous permit de voir que leur coéquipier gisait sous les décombres. Son véhicule semblait intact bien que couché quelques mètres plus loin. Sans attendre, Bobby sortit son flingue et atteignit la moto des pillards dans le pneu arrière. Elle partit en vrille mais son pilote parvint néanmoins à franchir les gravats. Des crissements et des hurlements de douleur nous parvînmes aussitôt après. Joy gravement blessée décida de bien se planquer à l'intérieur de la salle d'arcade. Elle inspecta rapidement la pièce et vit près du trou les deux cadavres front contre front. L'un semblait synthétique alors que l'autre était humain. Elle tenta de tirer ce dernier vers elle mais cela entraîna la chute des bancs et du second corps ainsi que celle d'un précieux sac. Sur le macchabée, elle trouva un briquet à essence et une poudre de soin. Elle retira son armure et à l'aide d'une pince, tout en serrant une ceinture entre ses dents, elle récupéra une à une les balles logées dans sa poitrine. Puis elle versa la poudre dans les blessures. Ses larmes coulèrent sans qu'elle puisse les retenir alors qu'elle ressentait une vive brûlure au thorax. Avec le briquet, elle alluma la poudre en criant sa souffrance. À demi-nue et épuisée par la douleur, elle loucha sur le distributeur de bouffe et n'eut plus qu'une envie, avaler ce Twinkie qui semblait n'être là que pour elle. Malheureusement quand elle eut introduit une pièce dans la machine, celle-ci se bloqua. Vociférant tous les noms d'oiseaux qu'elle connaissait, Joy La Sanguinaire s'assit dépitée et entreprit de remettre ses vêtements tout en reprenant son souffle.

Attirée par l'odeur du sang, je me laissai aller à mon instinct de goule. Je descendis de mon poste d'observation pour m'approcher des deux gars toujours coincés par la benne à ordures. Le plus proche put percevoir mon ombre par l'intermittence de quelques trous dans le mur mais seul mon souffle rauque lui parvint clairement faisant monter la terreur en lui. Puis il y eut un silence et enfin j'apparus à la lumière. Il eut à peine le temps de réaliser que j'étais une goule que je lui sautais au visage. Il hurla alors que je commençais à me repaître de lui. Nez, yeux, joues, je me gavai de son visage avec extase. C'était la première fois que je goûtais à la chair humaine et je trouvai ça délicieux. Je sentis une pulsion sauvage monter en moi et j’eus l'impression étrange d'entrer en communion avec toutes les autres goules. Cette sensation de puissance à l'idée d'ôter une vie, le sang coulant dans ma gorge comme un bon vin, s'en était presque orgasmique. Tandis que l'homme criait jusqu'à s'étouffer dans son propre sang, son acolyte derrière lui était terrifié à l'idée d'être le prochain. Je m'approchai lentement de lui, un sourire carnassier accroché à mes lèvres décharnées. Le type était dans la fleur de l'âge, entre dix-huit et vingt ans environ, en gros de la viande bien fraîche. J'écartai la poubelle avec une force que je n'aurais jamais imaginé avoir. Alors que je continuais d'avancer vers lui, le jeune homme tenta de mettre son flingue dans sa bouche pour se faire exploser la cervelle mais il était tellement tétanisé par la peur qu'il en fut incapable. J'envoyai son arme au loin tout en lui agrippant les cheveux. Je tirai sa tête en arrière et lui arrachai un bon morceau de chair au niveau de la jugulaire, le sang gicla et l'homme commença à s'étouffer. J'avalai sans même prendre le temps de mâcher en regardant ma proie droit dans les yeux puis je léchai sensuellement sa joue en remontant lentement vers son oreille que je déchiquetai d'un coup de dent. Il s'était mis à pleurer et tenta de hurler mais seuls des borborygmes et des bulles ensanglantées s'échappèrent de sa bouche avant qu'il ne passe de vie à trépas.


Rick visa un des trois survivants, le blessant à la tête avant de se planquer à nouveau sous la fenêtre. le blessé se mit alors à courir pour se réfugier dans une ruelle proche. L'homme resté près des ruines du beffroi avait vu notre jeune ami s'accroupir et se mit à tirer dans sa direction. Les balles transpercèrent les planches en bois de la façade et atteignirent Rick dans le torse. Le tireur rejoignit alors son pote dans la ruelle. Rick envoya sa dernière grenade là où les deux pouces noirs s'étaient réfugiés. Il espérait ainsi se débarrasser d'eux mais seul le plus proche fut touché. L'explosion lui arracha les jambes et il se retrouva au sol dans un hurlement quasi inhumain. Alors qu'il se vidait de son sang, il usa d'un Stimpack pour arrêter l'hémorragie. Son confrère quant à lui, profita de la confusion pour prendre la fuite et disparaître définitivement. Pendant ce temps, le chauffeur de la carriole récupéra son arme et ouvrit la cage pour en extirper un petit garçon d'environ huit ans qui se mit aussitôt à chialer. À l'entrée de la cage restée ouverte, d'autres enfants semblaient hésiter à tenter de s'échapper.



Bobby l'insulta copieusement.


La Grogne vit aussitôt les yeux de son adversaire flamboyer de colère. l'homme balança le gosse au sol et empoigna son fusil. Puis il se ravisa, voulant prendre son temps pour savourer sa vengeance. Il sortit un cigare de sa veste, l'alluma et se dirigea vers notre ami avec la ferme intention de le lui enfoncer dans les yeux. Bobby dévia le cigare d'un simple geste ce qui eut le don d'irriter encore plus son adversaire. Ce dernier tenta un coup de boule mais La Grogne l'évita et l'homme s'écrasa contre un mur. Bobby le chopa par le col et lui explosa la tronche sur le bord de la benne à ordures.



Quand ce fut terminé, le conducteur s'écroula comme un tas de vieux chiffons. Je tirai sur le cul-de-jatte, le blessant à la tête mais sans abréger ses souffrances.



Par la fenêtre de son bâtiment, Rick inspecta les environs. Il vit les deux bécanes couchées au sol, toutefois Red Eyes Bull et le motard survivant avaient disparu. Ils étaient partis à pied mais laissaient une piste facile à suivre. En effet l'un des deux était blessé et tachait de sang les murs et le sol là où il s'appuyait pour se reposer.



Rick lui prit des mains sa carabine de combat petit calibre, puis avec un sourire sadique il abandonna le type à son sort. Tandis qu'il s'éloignait, il entendit le bruit caractéristique d'une grenade que l'on dégoupille. Le dernier pouce noir fut réduit en charpies par l'explosion. Une fois le calme revenu, Bobby attrapa le gamin toujours au sol et pétrifié de peur avant de s'approcher de la cage.



Seuls de petits cris et des sanglots lui répondirent. Sous la bâche, une fille, qui ne devait pas avoir plus de onze ans et qui répondait au doux prénom de Lucy, tentait de calmer ses camarades plus jeunes. Grâce et Ethan avaient respectivement neuf et dix ans. La petite fille était blessée au bras et la peur avait rendu le garçon agressif. Quant au gamin qui avait servi de bouclier humain, il s'appelait Milo.

Joy décida de fouiller la salle d'arcade avant de regagner la rue. Elle enclencha la sécurité de son flingue avant de se mettre à frapper la crosse sur les avaleurs de pièces des bornes de jeux. Elle récupéra ainsi cent-seize dollars qu'elle pourrait échanger contre des caps et mit la main sur quatre-vingt-un dollars supplémentaires lorsqu'elle s'en prit aux distributeurs de billets. Dans les poubelles elle trouva deux puffs de jet, un mentat et vingt-huit caps. Pour finir elle défonça le distributeur de bouffe et obtint enfin son Twinkie qu'elle savourera tout en fourrant dans son sac quelques autres barres énergétiques aux fruits secs recouvertes de chocolat. Pendant ce temps, nous fouillâmes les corps et récupérâmes : une carabine de combat avec trente balles de calibre léger, une batte en acier, un pistolet mitrailleur avec vingt-six balles calibre léger, deux couteaux de survie, des gantelets à lame, deux petites haches de jet, un fendoir et un total de cinq-cent-quatre-vingt-huit caps que nous partageâmes équitablement. Nous chargeâmes notre butin sur la carriole et nous nous mîmes en route en faisant l'inventaire de ce qu'elle contenait déjà.

Nous y découvrîmes des tonnes de vivres, de la bouffe à ne plus savoir quoi en faire : boîtes de conserve, eau, café, sodas et bières. Cela avait sans doute appartenu à Carla avant qu'ils ne la dévalisent. Il y avait aussi cent-quarante-trois caps dans une petite boîte. Pourtant, ce qui nous intéressa le plus à ce moment précis, fut le stock de médicaments. Une trousse de médecin, que j’échangeai contre celle que j'avais récemment abîmée, deux kits de premiers secours et six poudres de soin. Grâce à ce trésor inespéré, je pus aussitôt soigner tous les blessés. Nous clôturâmes la liste par un sac de couchage, une tente de voyage, quelques munitions supplémentaires et six bâtons de dynamite.

La traînée de sang que nous suivions nous emmenait vers la brasserie de Dusty's Brew. Si au début les rues empruntées étaient assez larges, les fuyards avaient fini par bifurquer vers de petites ruelles trop étroites pour notre nouveau chariot. Rick, qui était monté sur la moto toujours en état de fonctionner, partit en éclaireur pour nous trouver un chemin praticable. Fait inquiétant, plus nous nous approchions de la brasserie et plus les chemins étaient obstrués par de gigantesques toiles que seules des arachnides pouvaient produire. Il nous était malheureusement impossible de savoir s'il s'agissait de scorpioïdes ou de méga-tarentules.




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