Danganronpa : Une autre version de l'histoire

Chapitre 5 : Chapitre 1 - Partie 3 : Je déteste avoir raison

Par Speicher

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              ATTENTION : (Je mettrai cet avertissement avant chaque chapitre) Cette fic vous spoilera à 100% les évènements de Danganronpa : The Animation, Il est donc FORTEMENT conseillé d'avoir vu cet anime ou d'avoir joué au jeu Danganronpa : Trigger Happy Havoc avant de lire cette fiction, il y aura quelques références mineures à l'anime Danganronpa 3 : The end of Kibougamine Gakuen via le personnage inventé. VOUS ÊTES PREVENUS !


MERCI DE LIRE CET AVERTISSEMENT !


Sur ce bonne lecture !


Chapitre 1 - Partie 3 :


Point de vue Aïko :


Nous nous retrouvâmes donc tous devant cette porte, cette porte rouge qui signifiait tant pour nos quinze vies.

La porte s'ouvrit sur un ascenseur dans lequel nous entrâmes, la porte se referma derrière nous et le sol trembla, indiquant que l'ascenseur avait commencé à descendre.

Je vis Sayaka du coin de l’œil, elle regardait Makoto qui se trouvait au centre de l'ascenseur, en réalité tout le monde le regardait, certains l'avaient déjà épinglés comme étant le coupable, d'autres cherchant dans son regard une preuve de la vérité …

Moi c'est Sayaka que je regardais … car à l'évidence son esprit était torturé, ses yeux ne mentaient pas.

Cela renforça encore plus ma suspicion envers elle … bien que cela me brisait le cœur d'accuser une camarade je devais le faire … pour le bien de tout le monde.

Nous arrivâmes dans une salle meublée de dix-sept pupitres et d'un siège de juge, comme au tribunal.

Sauf qu'ici le juge était une peluche-ours psychopathe et que la sentence sera irrévocablement la mort …

Je vis alors un portrait derrière l'un des pupitres : un portrait de Léon, barré d'une croix rouge sang.



Je serrai les dents, m'empêchant tant bien que mal de ne pas me jeter sur lui.



Je cherchais mon pupitre, en effet je me situais entre Mondo et Aoi.

Les pupitres étant disposés en cercle, nous nous faisions donc face à face, tout les quinze.



Nous nous regardions tous en chien de faïences, attendant que quelqu'un face le premier pas, ce que Mondo fit …



À ce moment là, je dû avouer que ce que je vis dans ses yeux me surpris au plus haut point, de l'espoir, l'espoir que j'innocente Makoto …

Mais si elle est vraiment la coupable comme je le pense alors pourquoi …

Peu importe …



Le silence tomba dans la salle, plus personne ne parlait …



Mais celle-ci se retourna vers moi.



Sayaka … j'étais presque sûre qu'elle était la coupable mais là …



La raison, je la connais … mais après tout ça …



Je regarda les autres, Mondo, Makoto … et Sayaka, qui me souriait, comme pour m'encourager à sortir cette lettre de ma poche.

Ce que je fis avant de la lire aux autres, la lettre de Sayaka …



Elle baissa la tête, il était impossible pour elle de le regarder dans les yeux à ce moment là.



… donc nous en étions à la conclusion de ce procès, je savais que ça ne pouvait que mal tourner de toute manière.



Mais pourtant quelque chose au fond de moi me poussa à relire cette lettre …



Oui … j'avais oubliée ce détail … c'est Sayaka qui a pris l'arme du crime dans la cuisine.



Ça me paraissait plausible mais … et les marques dorées sur les mains de Léon ? Et l'épée dorée ? Et aussi …



Non … il manque quelque chose !



Les autres me regardèrent, les yeux ronds …



J'ai enfin compris … au final, Kyouko m'avait pratiquement donnée la réponse …



Makoto, qui était regarda dans ses cheveux et …



De la peinture dorée, hein ? Je crois que je commence à comprendre …



Il hochèrent tous la tête.



Mais au lieu de la réponse à laquelle j’espérais, il n'y eut qu'un grand silence, tout le monde était figé, comme si j'avais lâchée une bombe dans la pièce …



C'est vrai … si elle est la coupable et que Léon est bel et bien mort dans sa propre chambre, elle a du le voir entrer à l'intérieur et devait donc savoir qu'il serait dans le couloir à ce moment précis.

Mais comment l'a-t-elle su ?

Non … je ne sais pas … je n'ai aucune preuve la-dessus …



Elle a raison, je ne peux pas prouver le contraire … et il est hors de question de risquer nos vies sur un coup de poker.

Seulement …



Elle regarda sa main puis écarquilla les yeux …



Il faut que je réfléchisse … non … je ne vois pas …



Elle a dit ça plus tôt dans le procès, à propos de cette lettre … celle de Sayaka …

Mais je croyais qu'on avait tout vu ce qu'il y avait à voir sur cette lettre …

Il reste donc quelque chose ? Non … décidément je ne vois pas …

J'ai beau la regarder à l'endroit, à l'envers, j'ai beau la retourner …

Il y a quelque chose …

Il y a quelque chose au dos de la feuille …

Dans le coin supérieur droit, deux lettres écrites avec du sang : J.E



Les autres restaient figés … plus personne ne parlait … jusqu'à ce que …



Je dirigeai le levier vers une petite image représentant Junko, puis attendit que les autres fassent leur choix.

Enfin, un écran sorti du sol, la vidéo d'un passa, chacun de nos visages étaient sur la roulette, cette-dernière tourna, encore et encore, puis s'arrêta sur le visage de Junko, les mots « Félicitations » s'affichèrent en grand sur l'écran …

Donc nous avions eu raison … heureusement ou malheureusement …



Un interrupteur rouge sorti du sol devant Monokuma, l'ours prit un marteau en bois et l'abattit sur le bouton.

L'écran afficha une petite cinématique montrant une version pixelisée de Junko traînée par une version pixelisée de Monokuma.

Un bras métallique sortit d'une porte et saisit Junko par la taille puis la traîna Jusque dans une salle.

Monokuma nous fit la suivre dans ce qu'il appelait la « chambre d’exécution » …

Ce que je vis à ce moment là … tout comme la mort de Léon … je devrait probablement le supporter jusqu'à la fin de ma vie … un spectacle horrifique, voilà ce que nous proposa cette peluche démoniaque …


Punishment time : Fashion Victim


Junko fut traînée jusqu'à une estrade de défilé.

Des dizaines de Monokumas habillés en journalistes prenaient des photos et écrivaient des notes sur des calepins …

Les flashs crépitaient et plusieurs projecteurs étaient dirigés vers la top modèle qui fut totalement éblouie …

Tout à coup, la foule d'ours en peluche se mit en colère et commencèrent frapper le sol de leurs pattes , tant et si bien que le sol de l'estrade se mit à trembler encore et encore …

Les tremblements firent tomber Junko, elle n'arrivait pas à se relever tant les tremblements étaient puissants.

Soudain, les vis qui fixaient les projecteurs au plafond se détachèrent, faisant tomber une pluie d'objets métalliques sur la jeune fille.

Elle fut écrasée et n'eut aucune chance de survie comme pouvaient en témoigner l'énorme flaque de sang qui se formait sous le tas de métal …


Mes jambes se dérobèrent sous moi … Junko était morte à son tour, et ça avait été si … brutal …

Je ne pouvais tout simplement pas poser mon regard plus de trois secondes sur la scène de l’exécution …

Je sentis mes larmes affluer, quelqu'un était mort … encore, et je n'avais rien pu faire pour l'en empêcher … encore.

Je me sentais tellement inutile à ce moment précis …

Tout cela était juste trop … désespérant, oui c'était le mot : désespérant.

Mais c'était fini … j'étais là, à genoux en train de pleurnicher comme une madeleine devant les restes de mon ancienne « amie ».

Les autres aussi étaient choqués bien sûr, même Byakuya n'avait pu réprimer son air ébahi.

Puis enfin Monokuma reprit la parole …



Je sentis les autres commencer à sortir …

Moi je n'arrivais pas, j'avais beau essayer de me relever, mes jambes ne suivaient tout simplement pas.



Je réprimais un sanglot avant de me sentir soulevée de terre …



Ce n'était pas une question, mais une affirmation …



Jamais … ce dernier mot se coinça dans ma gorge …



Un promesse … la façon avec laquelle il l'avait faites, d'une voix inhabituellement calme, me montrait à quelle point il y accordait de l'importance.

Nous étions donc tous dans l'ascenseur, qui remontait vers la surface, nous donnant l'illusion que nous allions retrouver les habitudes que nous avions prises avant la mort de Léon.

Mais non … tout ça c'était fini … nous allons tous commencer à avoir peur les uns des autres, à devenir paranoïaques, ne sachant pas à qui faire confiance …

Plus jamais ça ne sera comme avant …

Ce premier procès nous avait décidément tous laissé une marque indélébile sur le cœur …


FIN DE LA PARTIE 1.

SURVIVANTS :14 sur 16





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