Yaku Neko – Sides Stories

Chapitre 4 : 4mg : Balade, tabagisme, pacifique (2)

Par Megstre

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J’ai peu dormi cette nuit… Est-ce par le fait que je n’ai pas arrêter de pensais à comment ça se déroulerais avec Yani et Hame, ou juste par le simple fait qu’Haru viennent avec nous ? En même temps, il y a de forte chance que ce soit le bordel avec ces deux-là. Mais je pense qu’avec Haru, Hameko sera collée à ses baskets et évitera de faire des conneries, tandis que Yani… Elle est juste imprévisible. Si tu lui dis de ne pas faire, elle le fera quand même. Je fis une toilette de chat, me lavant et m’habillant fissa avec une simple chemise à manche coute marron foncer et un long short beige/jaune, enfilant mes baskets et installant mon sac blanc sur mon dos. En fermant l’appart derrière moi, Hame sortie avec un accoutrement… spécial ? Comment le décrire plus explicitement… Ce n’est pas vulgaire, mais clairement provocateur. Elle porte juste son mini short avec simple bandage qui recouvre toute sa poitrine (elle essaye d’imiter une Alpha ou quoi ?).


—    Alors, qu’est ce que tu en pense ? Dit-elle avec assurance, prenant des petites poses efféminer.


—    Habille-toi correctement ! J’te rappelle qu’on va aller en forêt ! Dis-je en lui mettant un coup de pied au cul.


—    Aïe, aïe ! C’est bon, si on a plus le droit de faire plaisir aux mecs maintenant !


Elle repartie à l’intérieur, se changeant convenablement, tandis que Yanis sortie avec un short de sport et son t-shirt blanc habituelle (mais un propre, cette fois).


—    Vous faites un bouqiant pas possible dès le matin toute les deux. Dit-elle en s’allumant une cigarette, la dernière du paquet comme si c’était un trésor national.


—    Désoler Yani, c’est juste qu’elle s’est pas habiller correctement pour ce qu’on allait faire.


—    J’ai bien le droit de montrer ma poitrine en valeur, nan ? Dit Hame en ressortant avec une chemise bleue et un short beige.


—    Montrer quoi, ce qui n’existe pas ? Dis-je en me moquant un peu d’elle, ricanant toute seule.


—    Contre son camp ma pauvre. C’est pas moi qui me suis fait confondre avec un mec. Dit-elle tout en prenant une pose « super mignonne ».


On se tua du regard, se complexant l’une sur l’autre sous le regard de Yani complétement à l’ouest.


—    Pas besoin de s’énervé pour si peu. Dit-elle en inspirant la nicotine de sa clope.


Hame et moi, on fixa juste sa poitrine. Sa grosse poitrine qui rebondit à chaque petit mouvement qu’elle fait. Dans le silence le plus total, on se mit d’accord sur un truc. C’est que… quoi que dise Yani sur les poitrines, on ne pourra pas la contre dire.

On prit enfin la route, marchand dans les rues encore endormies de Nyagamihara. Pendant qu’on marchait, Hameko me regarda fixement avec un air joueur et curieux.


—    Qu’est-ce que tu veux ? Dis-je en bayant, étant à moitié endormies.


—    Avoue que t’as fait que penser à lui ? Dit-elle en souriant avec un sourire de tirant.


—    N-N’importe quoi ! J’ai juste mal dormi, un point c’est tout. Dis-je en accélérant légèrement le pas.


—    T’énerve pas comme ça ! Surtout devant une idole comme moi, ça arrive d’être complétement à la ramasse avec les mecs. Dit-elle en me rattrapant, se mettant devant moi tout en marchant en arrière.


—    Tu viens parler ? T’arrêter pas d’effrayais les mecs à force d’être dans ton coin et de manger sur les toilettes. Dis-je en lui souriant en retour, gonflant légèrement mon torse.


—    Toi alors… ! Dit-elle en s’arrêtant, essayant de se calmer tant bien que mal. Une idole du Stream ne s’énerve jamais, même si la meuf en face d’elle a tout à fait tort.


On dirait un robot quand elle parle comme ça, je le jure sur toutes les marques de cigarette dans le monde… Après quelques minutes de marche, on arriva à la station de Sagamihara, attendant qu’Haru pointe le bout de son nez.


—    J’ai tellement hâte de revoir son visage si mignon. En plus, si on Stream ensemble, ça va faire augmenter mes vues tout en ayant un bon sujet de discussion ! Dit Hame en gigotant, se prenant en photo avec son téléphone, étant le centre d’attention de la station pendant quelques secondes.


C’est vrai que c’est une bonne idée de sortie que j’ai eue… Je me demande bien à quoi peut penser Haru quand on est à plusieurs et rien que tous les deux.


—    Salut tout le monde… Dit-il en bayant, ayant une petite mine en ce bon matin.


—    Salut Haruuuu ! T’as mal dormi ? Dit-elle en se rapprochant de lui, se collant autant qu’elle le peut.


—    Un peu, j’ai dû remplir des papiers jusqu’à assez tard… Dit-il tout en essayant de mettre un peu de distance entre eux, se bouchant légèrement les oreilles.


Quand il me remarqua, il se rapprocha de moi, me saluant lentement d’une main ballante. Je lui souris gentiment en retour, le saluant à mon tour.


—    Bon, vu que tout le monde est là, on va pouvoir y aller. Dis-je en me mettant en tête de groupe.


Tout le monde me suivis, se mettant dans la voie du train pour SekiroNyah (du moins, s’en approcher le plus possible). Sur le quai de celui-ci, ont attendu son arriver dans la douceur de la matinée. Yani commença à s’impatienter, n’ayant plus de clope pour se calmer, elle me jeta des coups d’œil entre Hame et Haru, étant intriguer du comportement de notre streameuse.


—    C’est mia ou elle est vachement proche de l’esclave ? Dit-elle en crachant un molard sur les rails.


—    Pour Hame, oui. Mais pour Haru… Pourquoi l’esclave au juste ? Dis-je en étant un peu curieuse.


—    Bah, c’est logique, non ? Dit-elle en étant surprise de ma question. C’est un employé esclavager qui travaillent toute la journée sans se reposer, Nyah ? Dit-elle en finissant de se gratter le ventre.


—    C’est pas faux, mais il n’a rien d’un esclave. Dis-je en le regardant, souriant à la journée qu’on a passée hier.


Yani se mit à sourire d’un air joueur, me chuchotant.


—    Vous avez baiser hier ? Dit-elle sans gêne, voulant clairement me titiller avec ce genre de chose.


—    Dit encore un truc comme ça, et je t’enfonce des paquets de clopes dans le trou de balle. Dis-je en étant un peu énervée.


Yani se recula d’un pas, ne voulant pas jouer avec le feu. Après ça, le train arriva, ouvrant ses portes juste devant nous. En montant à l’intérieur, on s’installa tous les uns à côtés des autres. Hame étant à ma gauche, Haru à ma droite et Yani à côté d’Haru. La voiture étant vide, étant seules pour discuter comme on le veut. Quand le train se mis en route, Hameko regarda Haru avec un air joueur tout en me regardant, ayant surement une question débile à lui poser sur moi.


—    Dit Haruru ? Dit-elle avec ce côté débile et joueuse quand elle demande quelque chose de personnelle (C’est quoi ce surnom débile qu’elle lui à donner ?).


—    Euh… Ouais ? Tu veux savoir un truc en particulier ? Dit-il en étant un peu gêner, voulant clairement pas savoir sa question.


—    D’après toi, entre Yaku et moi, qui a la plus grosse poitrine ? Dit-elle avec son ton joueur.


Je restai bouche bée en entendant ses mots, la voyant clairement qu’elle essaye de me torturer l’esprit avec ses jeux à la noix ! Haru ne dit rien, il la regarda un peu bizarre avant de regarder Yaniko pour ensuite revenir sur nous.


—    Yani… Dit-il en la pointant du pouce, ne voulant clairement pas répondre à cette question débile (je ne veux pas savoir la réponse pour être honnête).


—    Yani elle est hors ligue ! Dit-elle en s’énervant un peu avant de reprendre sa voix « mignonne ».


—    É-Écoute. Dit-il nerveusement, tournoyant une main dans le vide. Chaque poitrine est différente pour chaque femme et elles sont toute aussi jolie les unes que les autres, donc la taille, on s’en fiche-


—    Raba joie, répond juste à la question ! Dit Hame en s’énervant un peu. Moi ou elle ?!


Je le regarde en rougissant légèrement, le cœur battant de plus en plus vite juste en le regardant, mettant mes bras pour couvrir ma poitrine. Haru soupira un instant, avant de regarder face devant lui.


—    Hé puis merde !


Il se frappa violemment le derrière du crâne, s’évanouissant sur le coup, sa tête se posant sur mon épaule. Hame resta choqué de son geste tandis que Yani lui fit les poches pour savoir s’il n’a pas de cigarette sur lui. Je me mis à rire d’un coup, sachant que c’est lui tout cracher de ne pas répondre à ce genre de trucs débile. Sur le reste du trajet, je me reposai un peu avec lui, ayant ma tête poser sur la sienne, sous le regard frustrer et jaloux d’Hame (la prochaine fois, ne pose pas de question aussi conne). En arrivant proche de la station, je secoue légèrement Haru pour le réveiller. Il se redressa, se tenant l’arrière du crâne avec douleurs.


—    On arrive dans 2 minutes… Ça va ? Dis-je gentiment et doucement, ne le brusquant pas.


—    Ouais, juste la sensation de m’être exploser l’arrière de la tête, haha. Dit-il en se levant de son siège.


Je ricanai légèrement, me levant avec lui lors que le train s’arrêta, nous déposant à une petite station abandonner juste à côté de la forêt. On se mit directement en route, marchant dans la forêt tandis qu’Hame début un nouveau Stream avec sa perche.


—    Salut à tous, comment ça va aujourd’hui ? Bienvenue sur la chaine de Hame-Hame ! Aujourd’hui on explore une forêt très spéciale. Il paraît que c’est ici que vivent les Alphas.


—    C’est qui les Alphas ? Dit-Yani en me posant la question.


—    Tu te rappelles pas ? je te l’avais dit hier, ce sont les felinoïdes qui font la loi sur cette région. Tu sais, je t’en avais parler aussi avant que tu sois dé-euh… Avant que tu ne fume mes « cigarettes », celle qui on bon goût. Dis-je en sortant un paquet de cigarette en carton fait chez les alphas avec le logo de leur tribu dessus. C’est les Alphas qui cultivent les feuilles qu’il y a dedans.


—    C’est vrai qu’elle avait bon goût… Dit-elle avec un petit rire, se rappelant surement quand elle les avait fumées pour la première fois.


—    Ils sont sympas en générale, ils en donneront si vous en demandez gentiment. Dis-je tandis qu’Hame nous rejoins.


—    Et ils ne font que ça ? Dit Haru, étant un peu curieux.


—    Pas seulement. Ils font aussi un superbe alcool, mais leur spécialité reste le tabac. Justement, on est arrivées ! Dis-je en pointant du doigt le village, souriant à Haru. C’est le village du tabac, l’une des communautés de la zone spéciale numéro 6 où vivent les Alphas.


On commença à arriver dans le village, se rapprochant des bâtiments rustique et des champs de vignes. Les habitantes du village vaquant à leurs occupations, tandis que d’autre nous regarda en chuchotant… Je me demande bien ce qu’elles peuvent regarder comme ça.


—    Woah ! On dirait qu’on a découvert une civilisation perdue ! Dit Hame en filmant le village.


—    Oh ! Mais c’est Yaku, ça ! Dit une voix familière venue de derrière nous.


En nous retournant, Lani est planté là, à nous regarder avec un petit sourire de « bienvenue ».


—    Bienvenue chez nous. C’est des amies à toi ces trois-là ?


—    Oh ! Bonjour Cheffe, ça va bien ? Dis-je en me rapprochant d’elle avec les autres. Je vous présente la cheffe du village du tabac. C’est elle qui commande ici. Dis-je en laissant les autres se présenté.


—    Moi c’est Hame-Hame ! Dit-elle en prenant sa pose habituelle de streameuse.


—    Moi c’est Yaniko. Dit-elle en inclinant légèrement sa tête pour la saluer.


—    Et moi, c’est Haru Lim, enchanter. Dit-il en lui souriant.


La chef hocha de la tête, acceptant notre venue dans le village.


—    Moi c’est Lani, mais vous pouvez m’appeler cheffe, enchanter.


—    Désoler de venir vous voir sans prévenir. Est-ce que se serais possible de nous laisser prendre quelque feuille à fumer ? Dis-je en joignant mes mains, m’excusant en avance.


La cheffe souris, hochant de la tête.


—    Bien sûr ! C’est la saison des récoltes. On a beaucoup de feuille entrain de sécher en ce moment, vous pouvez vous servir.


—    Merci beaucoup ! Dis-je en m’inclinant vers elle, la remerciant de sa gentillesse.


—    Pendant que vous êtes là, ça vous dirait d’en apprendre plus sur notre village et notre méthode de culture. Dit-elle en s’adressant aux autres.


—    J’aime pas trop apprendre des trucs. Si on peut juste fumer, ça miarange. Dit Yani en décontraction total.


—    Ouais aller on fume ! Dit-Hame en avec enthousiasme.


—    Hé ! Du calme toute les deux, c’est pas très polie…


Je regardai la cheffe, ayant peur d’une punition qu’elle pourrait nous infliger avec leurs mots.


—    Ça sera rapide, ne vous inquiétez pas. Dit-elle en laissant passer ces insultes aux dessus d’elle.


Je soupir de soulagement, ayant eu peur qu’elle mette au bucher ces deux énergumènes.


—    Au fait, l’humain, je n’ai pas entendu ton avis. Dit-elle en le fixant comme s’il avait fait une grosse bêtise.


Haru réfléchi un petit instant avant de sourire.


—    J’aimerais bien apprendre comment on récolte le tabac et tous les processus et dériver de celle-ci, ça doit être super intéressant ! Dit-il avec enthousiasme.


La cheffe rigola de plaisir en entendant Haru, tapant son sceptre sur le sol.


—    En voilà un qui connait les bonnes choses !... Yaku, j’ai besoin de te parler, en privée. Dit-elle soudainement, marchant derrière une grande hutte.


Je la suivie sans m’opposée à elle, faisant un signe aux autres que je n’en ai pas pour longtemps. En rejoignant la cheffe derrière la hutte, elle regarda le ciel tout en posant une main sur sa poitrine.


—    Dis-moi, Yaku. Dit-elle en se retournant, ayant ses joues légèrement rosies et un sourire qu’elle a dû mal à cacher avec ses deux queues qui pivotent dans tous les sens avec ses tresses de chaque côté de son visage qui se lève à chacun de ses souffles. Ce jeune humain, nan, Haru… Il est célibataire ?... Yaku ?


Je ne pus que tirer une tête désespérer en entendant ses mots, voyant le cycle se répéter.


—    Pas vous aussi cheffe.


—    Pourquoi donc ? Il est en couple avec toi ? Ça ne serait pas étonnant après tout. Dit-elle avec réflexion, se tenant le menton tout en réfléchissant.


—    Pas du tout ! Dis-je nerveusement. C’est juste un ami ! Il n’y a rien de plus !


—    Dans ce cas, c’est bon. Je peux me le garder pour moi. Dit-elle presque à s’en baver dessus. Comment lui résister avec ce si joli visage et ce corps, Nyahah. Dit-elle tout en ce tressaillant avec ses queues.


Elle chie de la poussière la vielle et elle veut se taper un mec qu’elle a vue du premier regard ?! Mais qu’est-ce qu’elles ont avec lui ? Il n’est pas si beau à ce point, si ?


—    Sans vous vexez… Il se peut qu’il y ait un peu de concurrence. Dis-je en regardant là où se trouve Haru.


—    Comment ça ?... Que- ?!


Pendant qu’ont été en train de discuter en tête à tête, les autres femmes du village ont complétement encerclée Haru, étant défendue d’une Hameko enrager. En se rapprochant du groupe avec la cheffe, Haru essaya tant bien que mal de se sortir de cette situation.


—    C’est à ça que ressemble un homme ? Je n’en avais jamais vue. Dit une felinoïde tout derrière le troupeau.


—    Moi, c’est la première fois que j’en vois un aussi beau ! Il est tellement mignon et sexy ! Dit une autre tout s’imaginant des trucs dans sa tête.


—    Vous pensez qu’on pourrait se le partager si on le capture ? Dit une autre en sortant une corde de liane tressé.


En regardant la cheffe, je pus voir qu’elle s’énerva. Tapant seulement trois fois avec sa canne pour calmer totalement les autres felinoïdes, sont aura prenant tout le village, voire la forêt entière avant qu’elle ne se calme.


—    Voyons les filles. Il ne faut pas faire peur à nos invitées comme ça. Sinon, ils ne reviendront jamais, surtout ce Haru. Dit-elle tout en lui souriant gentiment.


Les felinoïdes se dissipèrent, reprenant leurs activités habituelles. Après que tout soit redevenue comme avant, Haru repris son souffle. Tandis qu’Hame, resta sur la défensive.


—    Merci cheffe ! J’ai cru que j’allais y rester ! Dit-il en se rassurant.


—    Ce n’est rien, c’est à moi de m’excuser. J’ai failli à mon devoir de cheffe en les laissant sans surveillance. Dit-elle en s’excusant platement devant Haru. La plupart de ces filles n’ont jamais vue un homme de leurs propres yeux, donc ça peut donner des situations cocasses quand elles en voient un, surtout aussi mignon. Dit-elle lui faisant un clin d’œil.


Il rigola gêner, avant qu’Hame s’impose devant Haru, voulant le « protéger ».


—    Pas touche, il est à moi ! Dit-elle tout en se dressant sa queue et sur sa pointe des pieds, imitant un chat intimidant.


—    Oh, vraiment ? Dit Lani, son aura meurtrière essayant de prendre le dessus avec un calme sans plus précédent.


—    En aucun cas je sors avec elle. Dit Haru tout en se mettant à côté de Yani, essayant de se sortir de cette situation.


Bien qu’elle ne soit pas en très bon termes, elles se calmèrent avant que ça ne dégénère et qu’elles ne se battent pour rien. La cheffe frappa une foi son bâton au sol, se raclant la gorge avant de se remettre à parler.


—    Bien ! Je vais vous expliquez la méthode de fabrication du village du tabac. D’abord on récolte les grappes et les feuilles séparément. Avec les grappes, on fait du vin et les feuilles on les mets à sécher. C’est un processus complexe qui met entre 3 à 6 mois. Ensuite, on retire les nervures des feuilles et puis on les haches très finement à la main. Dit-elle avant de sortir une pipe en bois, d’y mettre un peu de tabac avant de se l’allumer avec une allumette. Et c’est comme ça qu’on obtient du tabac de qualité. Ici, tout le monde participe de près ou de loin à la fabrication de ce tabac. Ceux qui nous aident pas, n’ont pas le droit de le fumer. Donc vous aussi, vous allez nous donner un coup de main. Dit-elle en finnisant par une bouffé de fumer.


—    Ça me soule déjà… Dit Yani en soupirant légèrement.


—    Yani, la politesse… Dis-je en étant un peu stressé.


Mais la cheffe ris en entendant ces mots, nous pointant avec sa pipe.


—    Vous devez vous rendre compte des efforts nécessaire à l’obtention d’une bonne cigarette pour l’apprécier à sa juste valeur. Aller, suivez-moi. Dit-Lani d’un mouvement de main, la suivant dans les vignes.


En arrivant dans celles-ci, la cheffe nous montra une pile de panier, un sourire au coin.


—    Vous allez faire des groupes de deux. Un qui ramasse les grappes et l’autre les feuilles. Et s’il le faut, vous pourrez échanger vos paniers pour varier la façon de récolter. Dit-elle en lançant un panier à Yaniko.


Elle l’attrapa, faisant une tête dépourvue.


—    Fait pas cette tête. Dit Lani. Si tu veux fumer, faut travailler !


—    Mais je travaille déjà pour fumer, nyah. Dit-elle en mettant le panier tresser sur son dos, allant dans les vignes seul.


Ça fait qu’on est 3 à ne pas savoir avec qui on vas aller. Hame attrapa un panier avant de prendre la main d’Haru et d’essayer de l’entrainer avec elle dans les vignes.


—    On fait équipe ? Ça sera super chouette, surtout avec moi à tes côtés. Dit-elle tout en fessant rebondir ses joues avec ses mains.


—    C’est que…


—    Aller, on va bien s’amuser ensemble ! On se vois presque pas, autant en profiter maintenant. Dit-elle avec insistance.


—    Viens avec moi. Dit Lani, en tirant sur le panier accrocher au dos d’Hameko. Je vais te montrer à toi et à Yani comment récolter les grappes correctement.


—    Quoi ?! Mais laissée moi au moins choisir avec qui je veux récolter ! Ne me laisse pas toute seule, Haruru !


Dit-elle avant de disparaitre avec la cheffe… Sans elle, je me serais retrouvée toute seule ou avec Yani (même si ça ne me dérange pas, c’est plus tôt pour Haru). Haru souffla, étant un peu soulager qu’elle soit partie.


—    Ouf ! Heureusement que la cheffe est super gentille. J’ai cru que j’allais passer la journée à l’entendre parler… Dit-il avant de ce reconcentré sur moi, prenant deux paniers pour m’entendre un. Tiens, ça sera plus pratique pour récolter avec ça. Dit-il avec un petit sourire, mettant son panier sur le dos.


—    Merci. Dis-je avec un petit sourire s’étirant sur mes lèvres.


Après ça, on prit une rangée dans les vignes. Haru, récoltant les grappes et moi, les feuilles. Bien que ce ne soit pas bien facile ou même intéressent au début, on trouve comment s’occuper et s’amuser pendant la récolte.


—    Désoler pour tout ça. Dis-je en récoltant, baissant un peu la tête. J’avais oublié pour les Alphas, surtout qu’Hame a dû encore ce foutre de moi.


—    Ce n’est rien et t’excuse pas pour ça. Dit-il en me jetant une petite graine sur ma joue, sur un ton joueur. Surtout que ce n’est pas de ta faute. Que ce soit pour Hame ou les autres felinoïdes. Surtout que la cheffe est super gentille à ton sujet.


—    Comment ça ? Dis-je en le regardant un peu surpris.


—    Ça ne se voit pas ? Elle avait l’air plus contrarié contre Yani et Hame que contre toi. Dit-il en se remémorisant ce qui c’était passer plus tôt.


—    C’est vrai… Après tout, ça fait pas mal de temps que l’on se connais. J’ai toujours été respectueuse envers elle et le village, surtout qu’elle m’a bien aidée quand j’été sur la paille. Dis-je en ricanant amèrement, faisant une fixette sur une feuille que j’ai ramassé.


Haru soupira légèrement, posant sa main sur mon poigner.


—    Hé… C’est du passé maintenant. Même si ce n’est pas forcément mieux aujourd’hui, ça ne pourra pas être pire qu’avant, non ? Dit-il en me souriant comme à son habitude.


… C’est vrai. Ça ne pourra pas être pire lors de mes journées derrière les barreaux ou même quand je n’avais plus un sou pour me payer de quoi manger. Ça ne fait que deux semaines que je n’ai plus de boulot, surtout qu’il me reste encore quelques économies. Je lâchai la feuille dans le panier, serrant la main d’Haru dans la mienne tout en le regardant dans les yeux.


—    Merci… Dis-je simplement, lui souriant en retour.


On resta un petit moment comme ça. À se regarder dans les yeux avant qu’on se mette à rougir légèrement, se remettant au travail.


—    C-C’est passionnant de ramasser les feuilles !


—    O-Ouais ! Dit-il en rougissant avec moi, continuant à ramasser les grappes.


Pourquoi je réagis comme ça ? C’est juste un ami, rien de plus… Au loin, j’entendue des filles du villages discuter, regardant Haru avec un regard demandeur.


—    Hé, c’est lui le fameux mec dont toutes les filles parlent depuis tout à l’heure ?


—    Oui. Il est sexy, pas vrai ? J’ai tellement envie de lui parler.


—    J’ai envie de le baiser moi.


—    Arrête de dire des conneries ! Il va nous entendre sinon !


Comment peuvent-elles parler d’Haru comme si c’était qu’un simple jouet ?! Il est plus que ça ! Il est plus que n’importe qu’elle personne que j’ai rencontrée à ce jour. Juste pacque qu’il est beau et il a du charisme il doit être traiter de la sorte ?! Je regarde intensément le groupe de filles, les tuant du regard. Je ne m’attendais pas à ce que cela marche, mais elles se tuent et sortit des vignes tout en chuchotant (surement à mon encontre). En revenant sur la récolte, Haru à remarquer ce que j’avais fait, montrant de la surprise sur son visage innocent.


—    Je… Euh… Je ne voulais pas-…


—    Ce n’est rien. Dit-il d’un petit geste de la main avant de se gratter la joue avec son index. Enfaite, merci de les avoir fait partir. J’ai… J’ai toujours eux dû mal avec les filles qui ne parlais que de mon physique. Dit-il soudainement, finnisant de remplir son panier. Pour être honnête, j’aime pas vraiment mon corps. Je ne me trouve pas moche ! Mais… des fois… j’ai l’impression que tout le monde me juge par mon physique et pas par qui je suis. Dit-il, se caressant le coude avec un sentiment de rejet de la société. Ça a l’air stupide, n’est-ce pas ?


—    Pas du tout. Enfaite… J’ai la même sensation, tout le temps. Dis-je à mon tour, mettant mes mains au niveau des oreilles, me les aplatissant. Que j’aille travailler ou juste acheter de quoi manger, j’ai toujours l’impression qu’on me juge physiquement… Pour être honnête, je déteste mon corps. Je le trouve peux attirant et le fait que je sois une felinoïde n’arrange pas les choses… Au moins, on se déteste tous les deux, ça nous fait un point commun en plus. Dis-je avec un petit sourire moqueur envers moi-même, regoûtant une nouvelle fois à une blague amère.


—    Je ne trouve pas. Dit-il en me regardant dans les yeux, me regardant comme jamais il l’avait fait au paravent. T’es jolie. Pas que physiquement, aussi intérieurement. Dit-il en se grattant l’arrière de la tête. Je veux dire !... T’es gentille, attentionnée, drôle et cool quand tu le veux. Dit-il en prenant de plus en plus une petite teinte rosée à chacun de ces mots. Et puis… T’es plus tôt mignonne quand t’es toi-même. Dit-il en souriant de plus belle.

Mon cœur fit un bon en entendant ses mots, mettant mes mains sur ma poitrine tout en regardant son visage… Ce doux visage si bien veillant envers moi.


—    T’es vraiment cool, Haru. Dis-je en décalant une petite mèche de mon visage, le vent sifflant entre mes cheveux dorés. Pas seulement, t’es gentil, attentionné et bienveillant envers les autres, ainsi que moi… Tu es vraiment un mec incroyable. Dis-je en le regardant de nouveau dans les yeux, souriant avec admiration à la personne qu’il est.


Après quelque instant à se regarder dans les yeux, on se mit à rougir violemment l’un et l’autre, se mettant à regarder ailleurs.


—    On-On devrais rejoindre les autres, vu qu’on a fini. Dit-il soudainement, mettant son panier sur son dos.


—    F-Faisons ça ! Dis-je en étant un peu nerveuse, mettant aussi mon panier sur mon dos.


C’est devenu complétement gênant depuis qu’on a avoué ce qu’on penser de l’un et de l’autre. Je pense que j’arriverais plus à le regarder dans les yeux sans que ça ne devienne gênant entre nous.


—    O-On aurais dit le début d’un mauvais K-Drama, hein ? Dit-il en ricanant légèrement, me regardant.


—    Ou-Ouais, haha… Dis-je avant de regarder ailleurs, et lui aussi.


Pendant qu’on marcher pour retrouver les autres, le dos de nos mains s’effleura légèrement, me faisant légèrement sursauter à ce contact soudain. Bien qu’il fasse chaud, sa chaleur attira ma main vers la sienne. Mon petit doigt venant frôler le sien, avant de s’y accrocher comme une promesse silencieuse. Son petit doigt se sera réciproquement au mien, dans une douceur sans nom pour le décrire pleinement. Après un moment à marcher dans les vignes, on finit enfin par tomber sur les autres, lâchant notre prise pour éviter toute remarque désobligeante de la part de Yani. En se rapprochant d’elles, le panier de Yani est rempli à ras bord, tandis que celui d’Hame, est à peine commencée.


—    Pourquoi est-ce aussi dur de récolter ces machins !! Dit-Hame avec énervement, essayant tant bien que mal de récolter les grappes sur les vignes.


—    C’est plus facile que je le pensais. Dit-Yani en souriant, mâchouillant une feuille de tabac pour faire passer son envie de fumer.


—    On ne peut pas être bon dans tous les domaines. Dit Lani en riant légèrement, aidant Hame à récolter les grappes.


—    Après, fallait pas attendre grand-chose d’une streameuse qui reste enfermier chez elle, nyah. Dit Yani en se fourrant une autre feuille dans le gossier.


—    La ferme la cheminée !! Les trucs manuels, c’est pas mon truc, ok ?! Dit-elle en s’énervant de plus en plus.


Quand elle remarqua notre arriver, son comportement changea de nouveau, commençant à speeder tout en souriant à Haru.


—    Re Haruru ! C’était comment la récolte ? Dit-elle tout en remplissant de plus en plus son panier.


—    C’était cool, on s’est bien amusé de notre côté. Dit-il en lui souriant simplement, remarquant sa vitesse de récolte fulgurante quand elle lui parle.


—    Vraiment ? Ça devait être vachement chouette ! Justement, j’ai fini moi aussi, on va les stockés ? Dit-elle en mettant son panier sur son dos, se rapprochant d’Haru avant de s’accrocher à son bras.


On la regarda toutes surprise de cette prouesse, voyant sur le visage de la cheffe qu’elle-même, elle n’est jamais arrivée à un tel niveau dans toute sa vie. On se remis en route pour mettre à sécher les feuilles et mettre les grappes dans des tamis. Après ça, la cheffe nous fit assoir dans le bâtiment principal, devant une feuille de tabac et un couteau en pierre rustique.


—    Bien ! Maintenant que nous avons fini la récolte, nous pouvons passer au hachage de celle-ci. Dit-elle en nous montrant l’exemple. Après l’avoir bien hacher comme ça, il ne reste plus qu’à fumer. Dit-elle en sortant sa pipe et mettre le tabac qu’elle a fait elle-même dans le fourneau, se l’allumant directement.


—    Maintenant, c’est à vous de jouer ! Dit-elle en souriant.


—    Ça pas l’air si compliquer, nyah ! Dit Yani en prenant le couteau, commençant à découper sa feuille.


Après seulement quelque coupure dans celle-ci, la feuille ressembla juste un amas de feuille mort et non à du tabac.


—    Nyahahaha ! C’est trop drôle ! Dit Hameko en voyant le résultat final du travail de Yani.


—    J’suis désoler. Dis-je en voyant cette feuille gâcher.


—    Nan, c’est pas grave, ça arrive. Dit Lani en étant surprise que ce soit possible de gâcher une feuille sécher comme cela. Je la récupérais plus tard, rien n’est perdu avec le tabac, sauf quand on le fume, bien sûr. Dit-elle en la mettant dans un petit sac en toile de jute.


Haru fini d’hacher sa feuille dans son coin, s’essuyant le front avant de nous montrer son travaille d’un air peu satisfait.


—    Je crois que j’ai foirer moi aussi, dit-il en baissant la tête, ayant honte de ce qu’il a fait.


En regardant son travail, tout était incroyablement fin, chaque ligne de feuille étant parfaitement à la même dimension chacune des unes que des autres. Même Lani était surprise au point d’être bouche bée.


—    De toute ma vie, je n’ai réussi à faire cela qu’une fois et toi, tu réussis du premier coup sans difficulté… C’en ai presque troublant. Dit-elle en prenant le tabac fraichement haché, l’examinant de plus près.


—    Vraiment ? J’pensais vraiment avoir raté comme il se doit. Dit-il en se grattant l’arrière de la tête.


—    Tiens, voilà ta pipe. Dit Lani en lui tendant une pipe qu’elle sortit d’un autre petit sac en toile de jute.


Il la prit, la remerciant avec un sourire chaleureux. La cheffe lui répondant avec un clin d’œil un peu provocateur.


—    Et moi, c’est bien ? Dit Hame, montrant sa feuille toute contente d’elle.


—    C’est encore pire que Yani. Dit la cheffe en voyant la feuille complétement massacrée, sans que rien ne puisse la récupérer. C’est pas grave, comme je l’ai tout à l’heure, on ne peut pas être bon dans tous les domaines.


Je pris à mon tour une feuille, la hachant comme il se doit avant de laisser les autres admirer mes efforts.


—    C’est vraiment du joli travail, comme d’habitude, Yaku. Dit la cheffe en me souriant.


—    Elle est carrément mieux que la mienne ! Dit Haru en regardant ma feuille avec émerveillement.


—    N-N’exagérons rien… C’est juste que j’ai l’habitude et puis, elle n’était pas aussi bien que le tiens. Dis-je en souriant, recevant à cœur son compliment.


Tandis qu’on discuta, on pouvait entendre les dents d’Hame se frotter entre elle (surement énervée pour aucune raison apparente).


—    J’ai le droit de ressayer ? Promis, je la foire pas celle-là. Dit-Hame en joignant ses mains tout en suppliant la cheffe


—    Pourquoi pas, mais évite de la gâcher cette fois… Dit-elle tout en plaçant une nouvelle feuille devant ça zone de travail.


—    Merci beaucoup !


Elle se mit directement à la charcuter, la découpant méticuleusement. Ayant la forme d’un tabac parfaitement hacher.


—    Voilà le travail ! Ça mérite une bonne récompense, pas vrai ? Dit-elle en se rapprochant d’Haru comme si c’était lui qui faisait les activités.


—    Voilà pour toi. Dit la cheffe, lui tendant une pipe de son sac en toile.


—    Ha, merci ! Mais je pensais recevoir une petite récompense de la part de mon chère Haruru. Dit-elle en se trémoussant devant lui, le regardant intensément.


Le visage d’Haru exprimer tout sauf l’envie de lui donner quelque chose ou même de faire un geste vers elle. Puis il céda, posant sa main sur la tête d’Hame, la caressant légèrement.


—    Bien joué… Dit-il, n’étant pas vraiment ravie de cet instant.


Tandis bien qu’Hame profitèrent du moment, je me sentis bouillir au plus profond de moi. Pas de maladie ou de honte, mais de quelque chose de plus profond... Je n’avais jamais ressenti ça à l’encontre de quelqu’un, pas à ce point. La cheffe et Yani le remarquèrent, n’osant pas intervenir pour calmer la situation. Bien que je tue Hame du regard, elle ne fit rien, même elle me provoqua d’un petit regard moqueur avant de revenir sur Haru.


—    Si tu veux Haruru, quand on rentrera, on passera la soirée ensemble, qu’est-ce que tu en- ?


—    Sans façon ! Dit-il d’un coup en enlevant sa main de la tête d’Hame. On peut fumer ? Dit-il en montrant sa pipe à la cheffe, voulant se sortir de cette situation.


—    Bien sûr. Dit la cheffe, faisant un signe de la main de laisser aller.


—    Super ! Dit Yani. Je vais pour fumer mia aussi, nyah !


—    Voilà pour toi. Dit Lani, lui tendant une autre pipe (combien elle en a au juste ?).


Tout le monde mit du tabac dans le fourneau et alluma pour le fumer. Yani fut la première à tout inspirer d’une traite avant de tout relâcher dans une vague de fumer bien épaisse.


—    Nyaah~… C’est trop bon ! Dit-elle satisfaite.


—    T’as vu ! C’est pas du tout pareil, hein ? Dis-je en me retirant une taffe, adorant le goût de ce bon tabac.


—    J’espère que vous sentez la différence. Dit Lani en souriant. Ce tabac, c’est la fierté de notre village. Son arôme est irrésistible-.


Elle se fit interrompre par les étouffements d’Hame, essayant de reprendre un peu d’air (pas étonnant pour une fille qui n’as jamais touché à une cigarette de sa vie).


—    Ça un goût ignoble ! Moi je préfère une cigarette électronique bien chimique que ce truc ! Vous voulez pas ajouter du menthol ou sais pas, n’importe quoi pour que ce soit- !


—    Nan mais espèce de grosse dingue ?! Dis-je en l’attrapant par le col. De qu’elle droit tu lui parle comme ça ?! C’est toute sa vie ce tabac !!


—    C’est pas grave, tout va bien. Dit-elle en se relevant. C’est cool, c’est cool, chacun ses goûts après tout. Si ça ne lui plaît pas, elle a bien le droit de le dire.


Hame se leva, se mettant avec elle pour la filmer avec sa perche pour ses abonnées.


—    Trop sympa la cheffe ! Un max de cœur dans le chat, aller ! Ouais ! Trop bien !


—    Je suis vraiment désolée pour tout ça cheffe. Dis-je en me levant à mon tour, m’excusant du mieux que je pus.


—    T’en fait pas. Dit-Lani en s’avançant vers Haru, me jetant un coup d’œil juste avant. Je ne vais pas m’énervé pour si et puis… C’est pas toi qui dit tout ça.


Je lui souris, hochant la tête pour m’excuser encore une nouvelle fois. Haru avait raison, la cheffe ne m’en veux pas à moi, elle est plus fâchée contre elle-même car elle n’arrive pas à plaire à tout le monde.


—    Alors dit moi, jeune homme. Tu le trouve comment, ce tabac ? Dit la cheffe en regardant Haru debout.


Haru releva lentement la tête, montrant des yeux rouges et un sourire indescriptible, toussant un des intervalles différents.


—    C’est *tousse*… trop~… bien *tousse*… Dit-il en essayant de se relever, rigolant tout seul.


… Quand il disait qu’il avait la cigarette blanche, il ne mentait pas. Lani se mit à rire soudainement, se tenant le ventre à force de rire.


—    C’est la première fois que je vois quelqu’un être défoncer au tabac ! C’est un chouette mec tu nous à ramener là, Yaku. Venez avec moi, je dois vous montrez quelque chose. Dit-elle en sortant de l’abri.


On l’a suivie, sortant avec elle (Haru fit du mieux qu’il put à cause de son trip au tabac).


—    Regarder de ce côté. Dit-elle en levant les yeux vers la grande pierre dresser en plein milieu de la forêt. Il s’agit du Mianolite. C’est en son sein que réside le dieu qui veille sur la tribu des Alphas depuis des générations. Dit-elle fièrement. Au fait, Haru. Dit-elle en tournant soudainement vers lui. Tu ne viens clairement pas d’ici, n’est-ce pas ?


—    Euh… C’est exact. Dit-il en se remettant toujours de son trip, reprenant ses esprits. Je viens de Malaisie, ou de Singapour si vous voulez que je sois plus précis.


—    Je me disais bien que tu étais étranger à ta façon de parler… Je me demandais s’il y avait pas des consœurs à travers le monde. Que ce soit des Alphas ou de simples felinoïdes. Dit-elle avec une pointe de curiosité.


Maintenant qu’elle le dit, je n’y avais jamais pensée. Elles ont peut-être voyagé ou d’autre ancêtres se sont installer dans le monde entier sans qu’on ne le sache nous-même. Haru réfléchi profondément, appuyant son visage fortement sur son poing, comme si le monde s’était posé dessus.


—    … Non. Je n’ai jamais vu de felinoïde en Malaisie dû à ses règles stricte. Et dans le reste du monde, c’est la même chose. En Europe, j’en ai déjà vue quelque unes, mais jamais installer là-bas… Pour être honnête, j’ai toujours cru que les felinoïdes était juste des femmes ou des hommes portant des oreilles et des queues comme accessoire. Ça m’a fait un vrai choque quand je suis arrivé au Japon quand on m’a donné un prospectus « contre les felinoïdes »… Dit-il en prononçant ces mots avec dégoût, voyant la tête déçue de la cheffe ainsi que la mienne. Je pense que c’est bien une des raisons pourquoi je reste au Japon et que je ne sois pas partie ailleurs, surtout pour ma vengeance. Dit-il en regardant Yani avec un visage colérique.


—    Tu veux te venger de quelqu’un ? Dit Yani tout en tirant une nouvelle fois sur sa pipe avec sa tête d’innocente.


On la regarda tous un peu surprise qu’elle n’est pas remarquée qu’on parle d’elle. Lani se racla la gorge, réattirant l’attention de tout le monde.


—    Reprenons là où j’en été… À l’époque où les conflits et des légions, notre dieu à miauler d’une voix solennelle pour faire revenir le calme. Désormais, il se contente de veiller sur nous en silence. Tout au long du processus de fabrication du tabac, nous prions notre dieu. Quand notre couteau s’abat sur une feuille, nous lui rendons grâce. Chaque geste que nous faisons est un acte de foi, une marque de piété et de dévotion envers notre protecteur. Nous lui témoignons de notre gratitude de pouvoir vivre en paix, ici, sur la terre de nos ancêtres. Elle leva vers son torse, montrant ses tatouages au dos de ses mains. Regarder ! C’est tatouage on aussi une signification. Miansanble, ils représentent le Mianolite se dressant fièrement vers le soleil, source de toute vie. Quand nous sommes troublées, nous contemplons ces tatouages et nous méditons sur notre place dans l’univers.

Bien que l’histoire de la culture des Alphas soit intéressante, je crains qu’une seule chose… La réaction de Yani devant des dessins qui ressemble à des parties génitales.


—    C’est une bite, nan ? Dit-elle après un court instant.


Putain, j’en été sûr ! Elle va nous foutre dans la merde encore une fois !


—    Et une chatte. Dit Haru en se grattant le menton.


… Pourquoi il a fallu qu’Haru s’y mette en plus ?!


—    C’est une bite… dit-il.


—    Et une chatte ! Dit-elle en finnisant sa phrase.


Un grand moment de silence se mit entre tout le groupe, avant que Lani sorte un pistoler ancien et tire juste entre Haru et Yani, détruisant une petite partie de la forêt. Son geste déclencha un peu la panique pour tout le monde (y compris Yaniko). Seul Haru resta complétement immobile, tournant lentement la tête derrière lui pour voir les dégâts avant de le reposé sur la cheffe.


—    C-C’était qu’une blague ! Ç-Ça ne ressemble pas tant que ça à un phallus et à un vagin !


—    PUTAIN, FERME TA GUEULE !! Dit-on en cœur, ayant déjà dit assez de méchanceté pour aujourd’hui.


—    Ça va, j’suis cool ! C’est pas la réflexion d’Haru qui ma déranger. Il est étranger, ça se comprend ! Dit-elle en le défendant un peu (elle a clairement le béguin pour lui, ça se voit). Bon… Si vous voulez vous faire pardonnez, suivez-moi. Dit-elle en commençant à marcher vers le Mianolite.


—    Et si on ne veut pas ? Dit Yani en décontraction total.


La cheffe repointa son pistoler vers Yani, la faisant suivre de près son derrière (très efficace comme méthode). On la suivit donc, rejoignant le Mianolite, montant à l’intérieur de lui par des escaliers.


—    Je suis désolé… Dit Haru, étant derrière moi pendant qu’on monte les marches. Si j’avais pas dit ça, on n’en serait pas là.


—    Ce n’est rien. De toute façon, Yani aurais fini par le dire d’elle-même donc ça n’aurait rien changer. Dis-je en riant légèrement, me rendant compte que ce n’est pas si grave que ça.


—    Au moins, quand on se sortira de cette situation, ça nous fera une belle anecdote. Dit-il en riant légèrement.


Je rigolai aussi avec lui, continuant de monter les marches. Après quelques minutes à monter, on arriva finalement au toit du Mianolite, le vent soufflant fort et la vue dominant toute montagne qui s’y trouve.


—    J’en… Peux… Plus… ! Dit Hame en se mettant à quatre pattes sur la pierre en mousse.


—    Pas étonnant d’une streameuse cloitrer chez soi. Dit Yani en essayant d’allumer le tabac de sa pipe, mais échouant à cause du vent.


—    La ferme !! C’est toi qui nous as mise dans cette situation !! Dit Hame en se relevant, pointant du doigt Yani.


La cheffe se racla la gorge, attirant une nouvelle fois l’attention de tout le monde.


—    Très bien ! Vous allez porter ces harnais et sauter dans le vide. Dit-elle en pointant le vide, étant allonger sur le toit pour éviter de se faire emporter par le vent.


—    Quoi ?! Mais on va mourir si on fait ça ! Dit Hame en faisant de même.


Haru et moi, on les suivies dans leurs démarches, regardant seul Yani enfiler le harnais de sécurité. Lani lui attacha une corde tressée à la main à l’arrière de son harnais. Tandis que Yani essaye toujours d’allumer son tabac avec son briquet, mais échouant une nouvelle fois.


—    Le vent souffle trop fort. Je peux pas me l’allumier…


—    Vous êtes ici pour accomplir le rituel de clémence qui permet aux fauteurs de troubles de demander pardon au mianolite. Dit la cheffe en pointant le Yani puis, le vide. C’est très simple ! Il suffit de sauter dans le vide depuis le bord là-bas. C’est totalement sans danger, même les enfants y arrivent. Dit-elle tout fière d’elle.


Hame commença à hyper ventiler, gueulant comme une putois tout en s’accrochant à la mousse.


—    Jamais je ferais ça moi ! C’est hors de question ! En plus, c’est quoi ce truc ?! Dit-elle en examinant la corde de plus près. C’est même pas une vraie corde !!


—    Ce sont des lianes tressées. Elles sont très solides et élastiques. Dit-elle encore avec son air fier.


—    J’vais mourir, j’vais mourir, j’vais mourir ! Je veux pas mourir !! Haru, fait quelque chose !!


Tout le monde le regarda, mais il enfila le harnais pendant qu’Hame panique toute seule.


—    C’est génial ! On va pouvoir faire du saut à l’élastique ! Dit-il comme un enfant qui va faire un tour de manège pour la première fois de sa vie.


Le visage d’Hame se décomposa encore plus, étant la panique la plus totale.


—    Bon aller, dépêcher vous de sauter, qu’on en finisse. Dit-Lani étant un peu fatiguer d’entendre gémir Hameko.


—    Personne ne pourrait survivre à une chute pareille. Dit Yani en regardant Lani dans les yeux, hésitant à sauter.


La cheffe se mit à rire en la voyant hésiter.


—    Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as peur de la mort ? Il y a un ancien proverbe Alpha qui dit « Qui fait de la mort son ami, n’as plus à craindre pour sa vie ».


—    Si je meurs, je ne pourrais plus jamiais fumiais. Dit Yani en regardant le vide.


La cheffe se mit à rire de plus belle, se moquant un peu de Yani.


—    Si ça peut te donner du courage, si tu sautes je te donn-(aller ! Dit Yani en sautant dans le vide)-erais plein de tabac… Huh ? Lani fut surprise du geste de Yani sans prévenir.


On s’approcha tous du vide pour voir si elle n’allait pas s’écraser au sol. Bien sûr elle s’en sortie indemne, nous renvoyant la corde avec son harnais. Yani est vraiment cool, comme d’habitude ! C’est pas pour rien que c’est ma supérieure.


—    Elle n’a pas hésité une seule seconde. Elle n’a jamais peur ou quoi ? Dit la cheffe étant encore sous le choc du geste de mon amie.


Tandis qu’on resta à admirer le vide, Hame accrocha directement la corde à son harnais voulant absolument passer en deuxième. Elle sortit sa perche à selfie et se filma sans plus attendre une seconde.


—    Ho lala, non ! Des autochtones en colère me menace ! Je dois sauter dans le vide ou me laisser tuer par ces sauvages ! Dans les deux cas, je risque de mourir ! Sauf si mon Haruru d’amour viens me sauver… Dit-elle en le regardant avec un regard séducteur et un baiser dans le vent.


… Elle ne perd vraiment pas le nord celle-là. Comme je m’y attendais, Haru tira une sale tronche avant même de cracher à côté de lui, n’éprouvant pas la même chose pour elle. Et pour couronner le tout, la cheffe la poussa dans le vide d’un coup de pied. Elle tomba dans le vide tout en beuglant comme une folle, se lâchant par la même occasion, créant un magnifique arc-en-ciel… de pisse. Après quelques minutes, on remonta la corde, sans le harnais (elle a dû surement le souiller en plus).

Haru soupiras légèrement, riant pour se détendre.


—    Au moins, j’le fais après la pluie. Dit-il en accrochant la corde à son harnais, vérifiant bien qu’il soit mis.


—    Tu es sûr que tu veux sauter ? Dit Lani en le remettant en question. Tu n’as pas besoin de te faire pardonner au grand mianolite.


—    Je sais bien. Dit-il en la regardant. C’est juste que j’ai toujours voulu essayer le saut à la corde et puis, j’adore les sensations fortes. De toute façon qu’est-ce qu’il pourrait se passer de mal ? Dit-il en regardant le vide, hésitant un petit instant.


Il contempla la vue un moment, prenant son temps. Rien ne le retient de sauter ou non, mais c’est comme si quelque chose le retenait avec nous. Il se recula du vide, se rapprochant de moi avec un petit sourire mélancolique inhabituelle.


—    Yaku, s’il m’arrive quoique ce soit… Tu pourrais juste bruler tout ce qu’il y a chez moi ? Dit-il en me donnant un petit bout de carton, avec son adresse inscrite dessus. Il n’y a rien de spéciale ou de dangereux, c’est juste que… Je veux pas laisser une trace de ma vie là-bas, ça ne me ressemble pas à moi, cet endroit.


Ses yeux montrèrent clairement quelque chose de plus profond, mais il ne dit pas plus, se rapprochant du bord pour y sauter.


—    Haru ! Dis-je soudainement, sans vraiment savoir quoi lui dire en retour… Ne meurs pas, d’accord ?


Ses yeux s’écarquillèrent un peu plus avant que son sourire confiant revienne sur son visage.


—    Ouais ! Bon… Quand faut y aller…


Il sauta, se mettant en tailleur à mit saut dans la position d’un bouddha.

Décidément, il me surprendra toujours. Mais chacun de ses gestes ou de ses mots, valent bien plus que toute les « clopes » que j’ai pu fumer à présent.


—    Il te plaît bien, n’est-ce pas ? Dit-Lani en se collant à moi, voulant absolument tout savoir ce qu’il y a entre nous deux.


—    C’est juste un ami !... Mon ami… Dis-je en me sentant rosir légèrement des joues.


—    Tant craque complétement pour lui. Aller, avoue, j’vais pas te le voler. Il est mignon, mais j’suis trop veille pour toute ces conneries. Dit-elle en riant fort, me faisant sourire légèrement.


En soit, comme la dit Haru, je peux parler de mes soucis à la cheffe. Elle ne m’en veut pas et elle est sympa avec moi, après tout, je fais aussi un peu partie de la tribu maintenant.


—    Je dirais-…


—    YAHOUHOU !!!!!!! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!


Le cri fit résonner toute la forêt, faisant envoler tous les oiseaux qui résider dans les arbres… Ce cris… C’était celui de Haru, non ? la cheffe et moi, on se précipitèrent à descendre les escaliers. En arrivant au pied du mianolite, ont vus Haru allonger sur une civière en toile de jute, se tenant le coccyx de ses deux mains.


—    Qu’est-ce qu’il s’est passer ?! Dis-je en m’approchant d’Haru, étant en panique.


—    Tu vas pas le croire, nyah ! Dit-Yani en rajoutant du tabac dans sa pipe. La corde à lâcher après son premier rebond et il est tomber sur les fesses, donc on pense qui s’est péter le cul.


—    Vous êtes complétement malade ! Dit Hameko en sortant des buissons avec un nouveau bas, pointant du doigt la cheffe. Il aurait pu très bien mourir ! C’est de votre faute tout ça !


—    Hame, calme-toi ! Dis-je en m’interposant entre les deux, évitant une bataille entre la cheffe et Hame.


—    Laisse, Yaku. Dit Lani en m’écartant légèrement de son passage, regardant Hameko dans les yeux, prête à se battre.


La tension monta à son comble. Mes deux amies se tuant du regard sans que je ne puisse intervenir pour les calmées.


—    Arrêter ! Dit-Haru, se levant de sa civière, se tenant les fesses de douleur. C’est de ma faute. La cheffe ne m’a en aucun cas forcé à sauter, c’est moi qui l’ai voulu. Je connaissais les risques et j’ai quand même voulu le faire, même si mon instinct était contre… Alors… Il prit la main de la cheffe et celle d’Hame et les fis se serrer ensemble. Réconciliez-vous.


Les deux filles se regardèrent leurs mains serrer l’une dans l’autre, réalisant que ça ne vaut pas le coup de se disputer pour si peu.


—    J’suis désolée pour tout ce que j’ai pu dire aujourd’hui, c’était clairement pas sympas de part. Dit-Hame en se grattant l’arrière de la tête.


—    Tant fait pas, je reste aussi coller à de veille tradition qui n’ont plus aucun sens aujourd’hui…


Elle se regardèrent dans le blanc des yeux avant d’en rire. Haru posa une main sur la tête de chacune d’entre elle, les félicitant de leurs réconciliations.


—    Je suis content que vous ayez fait la paix toute les deux. Dit-il en avec un grand sourire, illuminant ce moment.


Hame et Lani fut surprise du geste avant de se regarder avec un sourire coquin en coin, venant se jeter sur Haru pour lui faire un câlin.


—    Mon Haruru d’amour à toujours les bons mots pour réconcilier tout le monde, c’est un mec en or ! Dit Hameko.


—    Il ferait un très bon chef s’il rejoignait les Alphas. Dit-elle en me lâchant un regard provocateur, voulant clairement voire ma réaction face à leurs gestes.


Je me sentis une nouvelle fois bouillir en les voyant faire, les tuants clairement du regard. Haru se tordue de douleurs, se détachant des filles avant de se remettre sur la civière.


—    C’est pas que je veux pas, mais j’ai les fesses en miettes. Il y a pas une infirmerie ou un truc dans le genre ? Dit-il en riant, étant gêner de la situation qu’il vient de s’en sortir.


—    Oui, les filles du village vont t’emmener dans une hutte pour voir ce qu’elles peuvent faire. Dit Lani en claquant des doigts, mettant en actions les autres Alphas.


Tandis qu’Haru ce fit transporter vers une hutte, la cheffe nous fit signe de la suivre dans son abri, se mettant sur son trône.


—    Ça alors, je ne m’attendais pas à avoir trois superbes sauts comme ça. J’m’incline devant ces prouesses, vous êtes dès notre maintenant. Revenez nous voir quand vous voulez ! Dit-elle en nous souriant.


—    J’y manquier pas pour refaire mon stock. Dis Yani la saluant de la main, la voyant ravie de cette information.


Tandis qu’Hame… est toute dépiter depuis tout à l’heure. Surement dû fait qu’elle s’est faite dessus (l’odeur dans le sac en dit long sur la commission). Avant qu’on sortit pour rejoindre Haru, Lani m’interpella avec un petit rire pensif.


—    J’ai fait un truc bizarre ? Dis-je en me pointant du doigt, voulant savoir pourquoi elle rit toute seule.


—    Nyhan, pas du tout. Je me disais juste que si tu venais à te marier avec ce beau gosse, venez faire votre cérémonie ici. Dit-elle en souriant à pleine dents, riant comme jamais je n’ai pu l’entendre avant.


—    C-C’est juste un ami ! Dis-je en devant aussi rouge qu’une tomate, me cachant derrière mon sac à dos.


—    Hé ! Il est à moi ! Personne ne me le prendra !! Dit Hame en se pointant avec son pouce.


—    J’en suis pas si sûr. Dit Lani en en s’appuyant sur son poing. Là-haut, il était ravi de passer après « celle qui pleure des arc-en-ciel ».


—    Vous l’appelez comme ça ? Dis-je en voulant me rajouter dans la blague. Chez nous, on l’appelle « la fée de la pisse ». Dis-je en ricanant légèrement, suivie de Yani et Lani qui se joignis à mon rire.

Hame voulus se défendre, mais elle se sentis trop honteuse et déprimer pour renchérir.


D’un coup, ont entendue des cris à l’extérieur, se rapprochant de nous. En sortant de l’abri, ont vu Haru courir tout en tenant son pantalon, sa ceinture manquant à l’appelle sur sa taille.


—    LES FILLES !! ON SE CASSE !! ELLES VONT M’EUNUQUE !! M’EUNUQUE !!!


—    Pourquoi tu dis ça ?! Dis-je en le rejoignant avec les filles, courant du mieux que j’ai pu (il court super vite !).


En regardant derrière moi, je vus un groupe d’Alphas à poil, courant après Haru à quatre pattes, le rattrapant petit à petit… PERSONNE N’AURAS LA QUEUE DE MON AMI !!! Je le pris sous mon bras, courant le plus vite que je pus avec ma force de felinoïde, les semant après quelque instant, sortant de la forêt avant que je ne le pose au sol, reprenant mon souffle avec lui.


—    Merci… Yakuko… J’ai cru… que j’allais… y rester ! Dit-il en se redressant, tenant son pantalon d’une main.


—    C’est… rien… Dis-je en me redressant aussi, inspirant profondément. Il s’est passé quoi… là-bas ? Dis-je de manière peu discrète.


Il n’en fallu pas longtemps pour qu’Haru affiche un visage dégouter et traumatisé de ce qu’il a vécue à l’infirmerie.


—    Franchement… J’ai pas envie d’en parler. Peut-être c’est le rêve de certain gars, mais pas le miens.


—    Aller, raconte, ça peut pas être horrible à ce point ? Dis-je en essayant d’en savoir plus.


Il hésita un moment, se grattant l’arrière du crâne.


—    Quand elles m’ont déposées à l’infirmerie, un groupe de femme son rentrée et se mit toute nue avant d’essayer d’enlever mon pantalon. Dit-il en le tirant un peu plus haut, ayant peur qu’il tombe devant moi. J’ai réussi à m’en sortir de là avec un petit laser que j’avais gagné à la superette pour une boite de céréale et après… tu connais la suite… Dit-il dans en évitant mon regard, ayant honte que ceci lui soit arriver.


Ça n’a pas dû être plaisant à vivre, surtout qu’il est blessé… Connaissant certaine Alphas, elles auraient pu très bien le pomper jusqu’à l’âme en moins de quelques minutes. Je me rapproche de lui, sortant une ceinture de mon sac, la lui passant.


—    Tiens, ça sera mieux pour marcher avec ça.


—    Merci, Yaku. Dit-il en me prenant la ceinture des mains, la bouclant autour de sa taille.


—    Au fait, Haru… J’hésita à lui demander ou même lui dire une simple chose, les mots restant dans ma gorge.


—    Oui ?... Dit-il, me regardant dans les yeux, attendant ma réponse.


—    Je… Laisse tomber, j’ai oublié ce que j’ai dit, ce n’est rien d’important. Dis-je en secouant de la tête, souriant avec un simple petit sourire.


—    Pour moi, ça l’est. Dit-il soudainement, voulant savoir ce que j’ai derrière la tête. Même si c’est ridicule, partage-le avec moi.


Mon cœur se mit soudainement à battre de plus en plus vite, me le tenant à travers ma peau, son regard posé dans le mien.


—    Ça te dirait de… de… de… de faire une sortie, qu’à deux… un de ces jours ? Dis-je en me sentant rosir et aussi devenir plus léger que l’air lui-même.


Qu’est-ce que je viens de proposer là ?! On dirait que j’ai proposé de faire un rencard en tête à tête en haut de la tour de Tokyo ! J’ai le cœur qui bat à mille à l’heure pour rien !


—    Bien sûr ! Du moment que je me pète pas le coccyx une nouvelle fois, je suis partant ! Dit-il enjouer, rigolant une nouvelle fois.


Je me mis aussi à rire, mais plus doucement que lui.


—    Je dois aussi inclure qu’elle ne se dérouleras pas chez les Alphas ? Dis-je en voulant le taquiner un peu.


—    Si tu veux que je finisse eunuque, dit le moi ! Dit-il en couvrant son entre jambes, frissonnant de peur juste à y repenser.


—    Je blaguées… En tout cas, c’était-.


—    De quoi vous parlez tous les deux ? Dit Hame, nous ayant rattrapée avec Yani.


—    De tout est de rien. Dit Haru, me faisant un petit clin d’œil discret. On vous attendait.


—    Nyah, désoler du retard, vous couriez beaucoup trop vite pour mia. Dit Yani en toussant de tout son être après avoir fini de parler.


—    Fume moins et tu courras plus vite. Dit Hame encore un peu dépiter.


On se mit à rire Haru et moi, avant de reprendre la route pour la gare, s’installant dans la voiture pour rentrer chez nous. Hame s’installa avec Yani à côté d’elle, ayant trop honte de ce qu’il s’est passer aujourd’hui pour discuter avec Haru. Tandis que lui, il se tenus debout, accrocher à un porte-poigner pour ne pas tomber.


—    Tu peux t’assoir à côté de moi, ça ne me dérange pas tu sais. Dis-je en me décalant un peu.


—    J’aimerais bien, mais j’ai toujours le coccyx détruit. Juste fléchir me donne une douleur aigue dans les fesses. Dit-il avec une petite mine.


C’est vrai que j’oublie encore son accident… Je me levai, m’accrochant à son bras.


—    Comme ça, on est deux à rester debout… Dis-je en rougissant légèrement, resserrant un peu plus son bras contre le mien.


Il me regarda un peu surpris avant d’afficher son sourire habituelle, acceptant mon étreinte.


—    Sinon, c’était vachement sympa. Dit-il soudainement, étant quand même satisfait de la journée.


—    A part quelque petit accident, c’était sympa, on y retournera. Dis-je en regardant Yani et Hameko, leurs souriant.


—    Ouais bah moi, j’remets plus les pieds là-bas. Dit-elle dans ses dents.


—    Pourquoi tu dis ça ? Les alphas ton adorer, tu sais ? Dis-je avec un petit sourire moqueur, pouvant profiter un peu de la situation pour me moquer gentiment d’elle. Ils t’ont même trouvé un surnom « celle qui pleurent des arc-en-ciel » et t’as pris plein de vidéo… Dont une où tu dois l’air bien ridicule. Dis-je en ricanant légèrement sur la fin.


—    J’vais pas la posté celle-là !! Dit-elle en me faisant un doigt d’honneur à mon encontre. Au fait, vous savez ce que ça veut dire Alpha ? Dit-elle en baissant d’un ton, étant curieuse.


—    Alpha ? Dit Haru, ayant réveillé sa source de savoir. C’est la première lettre de l’alphabet grecque. Elle a plusieurs significations mais grossièrement, ça veut dire le premier ou le commencement. Dit-il sans même regarder son téléphone.


—    … Ouais, bah je trouve qu’ils se la pètent un peu. Dit Hame, rabaissant les Alphas.


—    Fait gaffe, sinon elle va venir te tirer dessus avec son rayon laser. Dis-je en ricanant un peu. Au fait Haru, t’as appris ça quand ? Dis-je étant curieuse, n’étant pas commun pour moi de savoir ce genre de chose.


—    Ah ça ? Quand j’étais partie en vacances avec ma famille. Je l’ai retenue car il fait partie de mon prénom en alphabet Grec. Dit-il avec une vague mélancolie de joie et de tristesse, étant relier à son douloureux passé.


Le ventre de Yani se mit à gronder violemment dans toute la voiture, attirant nos regards sur elle.


—    Hé, dit, j’ai faim. Dit-elle simplement, s’allumant à nouveau du tabac dans sa pipe.


—    On prend un truc à emporter, ça vous dit ? Dis-je en sortant mon téléphone, prête à commander.


—    Laisse tomber, j’offre le repas. Dit Haru. On peut aller où vous voulez, ça me va.


—    Moi, je veux du curry ! Le même que d’habitude ! Dit Hame en sortant de sa phase dans son coin.


—    Tu viens de chier dans ton froc et tu veux quand même manger un curry ? Dis-je en la taquinant.


—    J’ai pas- ! J’ai pas fait ce que tu dis ! Dit-elle en s’énervant un peu.


—    Vu l’odeur dans le sac, il y a solide et liquide. Dit-il en se retenant de rire de toute ses forces, regardant ailleurs comme si s’était la meilleure blague qu’il ait pu faire.


Je me rejoignis à son rire avec Yaniko, faisant bouder Hame à cause de ça. On passa la soirée au resto de curry, voulant nous faire légèrement pardonner Haru et moi. Après ça, Haru partie vers l’hôpital le plus proche, pour faire quelque radio de son arrière train. On rentra chez nous, mais avant que je ne rentre chez moi, Kansai m’interpella, sortant de chez Saori.


—    Yo, ça gaz ma grande ! Dit-elle en essayant de prendre une pose cool (plus ringard, mais reste cool). La sortie s’est bien passée ?


—    Ouais, c’était une superbe journée, je te raconterais ça surement demain. Dis-je en souriant comme une idiote, caressant ma main avec l’autre.


—    … C’est moi ou ma Yakuko est tombée amoureuse ? Dit-elle en rapprochant son visage du mien.


—    Q-Quoi ?! De quoi tu parles ? Dis-je en me sentant rougir, essayant de m’écarter d’elle.


—    C’est pas vrai ! C’est vraiment le cas ! Raconte-moi tout ! Il est comment ? C’est qui ? Aller, dit ! Il est sexy ? Dit-elle en se trémoussant comme Hame (on dirait un mauvais calque).


—    Pas du tout ! Je… Je l’ai rencontré que récemment, c’est un chouette type… un chouette ami. Dis-je en souriant légèrement, me caressant le coude.


—    … Donc il te plaît bien. T’aime quoi chez lui, aller, dit moi ! Dit-elle en insistant.


—    Ç-Ça te regarde pas ! Ce n’est qu’un ami, point barre ! Dis-je en poussant la porte de mon appart.


—    Hé au fait ! Dit-elle avant que je ne ferme la porte devant son nez, la retenant pour savoir ce qu’elle à me dire… La clope que je t’ai donnée la dernière fois, elle était vraiment immonde ! Même moi elle m’a dégouté… Au fait, pourquoi tu m’en supplier une au fait, t’es pas sur la paille à ce que je sache (pas encore du moins).


—    C’est juste… Que tout ce que je fumais après ma sortie dans les bois… ça avait pas de goût ou c’était juste dégueu et j’ai crue- Je m’arrêta de parler, comprenant soudainement quelque chose.

Kansai me sourit espièglement, me pointant du doigt.


—    T’as crue que t’étais tomber amoureuse, car t’en pince pour lui au plus profond de toi, pas vrai- ?


Je lui claquai la porte au nez, la fermant à double tour avant de m’installer sur mon futon, regardant mes messages. Haru m’as envoyé il y a 20 minutes de cela « J’ai fait ma consultation et je suis en arrêt pendant trois jours ! » suivis d’un smiley qui tire des confettis. Je souris devant son message, lui répondant « Super pour toi lol, repose-toi bien ». Il me répondu juste après mon message « Toi aussi et n’oublie pas, je veux être le premier à savoir que tu as obtenu un job ». « Oui, j’y compter bien. » répondis-je, hésitant à envoyer un dernier message « bonne nuit, mon héros ». J’éteignis mon téléphone, étant surexciter d’avoir envoyé ça. Ce goût légèrement honteux et à la fois si excitant que ça en fait vibrer mon cœur. Mon téléphone se mit à vibrer de nouveau, recevant un message d’Haru. « Bonne nuit, mon héroïne » suivis d’un smiley qui souris et qui dort. Je me sentis complétement rosir à son message, posant mon téléphone sur ma poitrine avant de re-rerager. Avec Haru, ça veut tout et à la fois rien dire, mais quelque part… Ça fait du bien de recevoir ses messages… J’aime ça, pour être honnête. En regardant mes notifications, je regardai la longue liste de refus de travail, soupirant de découragement. Qu’est-ce que j’attendais sérieusement ? Qu’on accepte une criminelle à la charge d’un poste de sécurité en ville ? Qu’est-ce que je peux être conne… Sans que je n’attende quoique ce soit, je reçue une notification sur mon mail, celle d’une entreprise, ayant accepté pour ma demande d’emplois… Demain, rendez-vous 9 heures… Je sors enfin du chômage !... Au fait, je me demande comment la cheffe à réglée cette histoire de son côté ?


…


—    Cheffe !... On peut baisser les bras ? Je ne les sens plus !


—    Ça fait deux heures qu’on est comme ça…


—    Vous apprendrez comme ça qu’on ne court pas à poil dans le village et encore moins derrière des invitées !!





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