— Nyah, nyah, nyah, nyah, nyah, nyah, nyah, nyah, nyah, nyah…
… Quand on n’a rien à faire et que le désespoir t’emmène, tu passe le temps comme il doit se faire (même rimer deviens chiant) … Le simple fait que je me suis mis complétement dans le noir total, en dit long sur mes efforts en vain. Après avoir rappelée, relancer encore et encore à des entreprises sans qu’elles prennent le temps de te répondre une seule fois, ça donne juste envie de rester allonger sans rien vouloir produire derrière… Peut être un petit coup dans ma chicha me fera du bien. Je me mis à rouler jusqu’à mon placard, déployant celle-ci à son utilisation principale. Je suis sûr qu’elle aura un goût bien meilleur après toutes les « cigarettes » et clope qui n’avais pas de goût la semaine dernière. Après avoir tout préparer comme il ce fallait, je pris une grande bouffée…
— C’EST DÉGEULASSE !!!
Je jetai ma pipe sur le sol, étant dégouter du goût qu’elle a. Je suis maudite ! C’est pas possible… On peut prendre mes « cigarettes », les marques de clope que je ne connais pas… Tout sauf ma chicha et mes cigarettes ! Ça doit être peut-être dû au tabac ou à la mélasse… Mais oui ! Je n’ai qu’à demander à Yaniko une clope ! Elle partagera volontaire !
Je sortie donc de mon appartement, me couvrant les yeux de la luminosité et de la chaleur qu’il fait. Je toquai avec insistance à sa porte, comme si je devais aller précipitamment aux toilettes.
— Yani, t’es là !? C’est Yaku ! Ouvre-moi, j’ai besoin de savoir absolument un truc ! s’il te plaît !!
Elle m’ouvrit finalement, étant à moitié endormie et à poil (met au moins un t-shirt la cheminée !).
— Il est super tôt… Qu’est-ce que tu veux ? Dit-elle, essayant de se réveiller en allumant une clope.
— Il est 11 heures ! Enfin, c’est pas la question ! T’aurais pas un paquet à neuf que t’as pas encore ouvert ? Une Mevius, ça fera parfaitement l’affaire ! Dis-je en bougeant dans presque tout les sens, étant à fleur de peau.
— Bien sûr… J’ai pus faire un stock avec ce que j’ai gagnée, nyah. Dit-elle en m’invitant à rentrer chez elle.
En rentrant dans son appartement, l’odeur de la cigarette, de la moisissure et de pet mal passé sont venu atteindre mes narines, me bouchant le nez avec ma main. En arrivant dans la pièce principale, le mur du fond à côté de la baie vitrée à maintenant un trône fait en paquet neuf de Mevius.
— Pourquoi t’as fait un trône avec t’es paquet de clope ? Dis-je, ayant piquer ma curiosité.
— Simple, comme ça ! Elle s’assied sur son trône, ouvrant un paquet à neuf, m’en jetant un encore non déballer. Quand je fini un paquet, je n’ai pas besoin de me lever pour en chercher nyah.
— C’est génial ! Dis-je en glissant la baie vitrée pour faire rentrée de l’air frais, étouffant dans son capharnaüm.
Je me précipitai d’ouvrir le paquet, m’en prenant une, l’allumant avec les mains tremblantes. Je pris directement une taffe, ne pouvant plus attendre la douceur de la nicotine venir dans mes poumons et ma tête…
— … Dit Yani, c’est normal que t’es clope on aussi aucun goût ? Dis-je en étant presque au bord des larmes.
— Fait mia gouter ça. Elle prit une cigarette du paquet fraichement ouvert, se l’allumant devant moi, se la fumant en une bouffée. Nion, elles sont comme je les aime !... T’es toute pâle Yaku, on dirait que ta vue un chien, nyah.
C’est pas possible… C’est pas possible. C’est pas possible !
— C’EST PAS POSSIBLE !!!
Je sortie en courant, descendant chez Kansai. Toquant frénétiquement à sa porte.
— J’arrive ! Qui est-ce ?!... Tiens, Yakuko ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? On dirait un chat de gouttière avec cette tête. Dit-elle en essayant de faire une blague.
— C’est pas le moment pour une blague ! Fille moi juste une de tes Pianissimo, je te rembourserai s’il le faut… s’il te plaît. Dis-je en me mettant à genoux devant elle, ayant accrocher mes deux mains à son pull.
Elle fût surprise de ma demande, caressant mes cheveux pour me « consoler ».
— Yaniko, sort de ce corps ! Dit-elle en ricanant légèrement, glissant sa main dans sa poche pour sortir de son paquet une de ces fameuses longues cigarettes. Tiens, pas besoin de me rembourser, c’est la dernière du paquet en plus, c’est toujours la meilleure.
— Si c’est la meilleure, alors elle aura forcément de l’effet ! Dis-je en me l’allumant directement, prenant une bouffée à en fumée la moitié de celle-ci.
En l’expirant, rien ne me venue. Ni le goût de la cigarette, ni ses effets… C’est quoi ce bordel ? Pourquoi ça m’arrive ? Qu’est-ce qu’il se passe avec moi. Je me levai, redonnant la clope à Kansai.
— D-Désoler de t’avoir dérangé. Je dois… Je dois faire une dernière vérification ! Dis-je en mettant à courir vers le konbini le plus proche d’ici.
— Attend Yaku ! On dirait que ta vue Bastet avec ta tête ! Dit-elle en essayant d’être drôle.
Mais qu’est-ce qui se passe avec moi ? Pourquoi tout ce qui avec du tabac ou non, n’as plus aucune saveur ? Pourquoi tout ce que je fume, ne me donne plus d’effet ou de goût ? Suis-je malade ? Non ! C’est pas possible, je l’aurais senti ! Est-ce que c’est dû au fait que c’est l’été ? Ça aurait pu alterner le goût de celles-ci, non ?... Faut être réaliste… C’est dû surement à mon suicide raté…
Je m’étais remis à marcher l’entement, atteignant un distributeur dans une ruelle vide, bien qu’on soit en plein milieu de journée. Je regardai les marques de cigarette, sortant un billet de 1000 Yen, le mettant dans la machine avant d’appuyer sur un bouton pour choisir une boite de Marlboro. C’est une source sûre ! Un Marlboro, ça ne changera jamais de goût, même après des années sans en avoir fumée !
Mais le paquet tomba contre la vitre de la machine, ce coinçant sous mes yeux. Bien que je tape sur la vitre ou fit trembler le distributeur, il ne bougea pas d’un poil, a presque à m’en n’arguer…
— BORDEL DE MERDE DE VIE DE MERDE !!!
Je mis un coup de pied dans la machine, me faisant mal par la même occasion… Tout ce que je voulais moi, c’était retrouvée ce petit plaisir dans cette fumée.
Je m’appuya donc contre la machine, m’avouant vaincue face à elle. Je me mis à regarder les nuages, admirant les oiseaux volés dans cette immensité de mer bleu qui est le ciel…
— Yaku ? Qu’est-ce que tu fais là ?
Haru était apparue de nulle part, dû moins, je ne l’ai pas vue venir. Ma queue se mis à remuer contre le sol, étant gêner d’avouer ce qu’il se passe. Il regarda la machine, remarquant le paquet bloquer, nous narguant comme il se doit.
— HA ! C’est chiant quand ça arrive, ça ! Ce genre de truc m’arrive tout le temps ! Dit-il en s’approchant de moi, sortant de sa poche un gratte dos télescopique.
Je me décalai, le laissant accéder à la trappe. Il glissa sa main à l’intérieur, déployant doucement la tige jusqu’à atteindre le paquet. Il le poussa délicatement, jusqu’à ce qu’il tombe de lui-même, atterrissant dans le panier.
— Hé voilà le travail ! Ce gratte dos fera toujours ses miracles… Ça ne va pas, Yaku ?
Je pris le paquet, le regardant dans ma main. Le film plastique qui le recouvre encore à neuf et non toucher par un autre individue ne me fit ressentir aucune émotion en le voyant. Alors que j’adore ça, les paquets encore non ouverts, sans traces d’une quelconque présence passer. Mais là, rien.
— Si, si, c’est juste… Je ne sais pas. Je me rassieds sur le sol, me réappuyant contre la machine, à me remettre à admirer le ciel.
Haru fit de même, s’installant à côté de moi, nos épaules se touchant légèrement. Après quelques minutes à ne rien dire, mes lèvres parlas à ma place.
— Tu veux fumer ? Dis-je avant de couvrir ma bouche avec mes mains, ne croyant pas ce que je viens de lui proposer.
— Pourquoi pas. Dit-il sans une once d’hésitation
— Q-Quoi ? Vraiment ? T’as pas l’air d’un fumeur pourtant…
— Ça m’arrive d’en griller une de temps en temps. Dit-il d’un ton enjouer, me prenant le paquet des mains pour l’ouvrir à ma place.
Il me mit une clope dans le bec et une dans le sien, nous l’allumant toute les deux avec un briquet Zippo qu’il sortie de la même poche où il avait ranger son gratte dos. Il prit une petite inspiration, avant de tousser comme si s’était la première fois qu’il en fumer une.
— J’ai plus l’habitude… En plus, elle fait déjà effet. Dit-il en la finissant, voyant sa tête tourner comme si c’était la clope avec le plus de nicotine au monde.
Bien qu’il s’amuse à fumer, moi, je n’essayai même pas d’en inspirer un tout petit peu. L’éteignant juste après. Il le remarqua, me regardant dans les yeux cette fois.
— Quelque chose ne va pas ? Dit-il en jetant son mégot dans un cendrier juste à côté.
— Non, c’est juste… Je suis désolée de n’avoir pas répondus à tes messages ces deux derniers jours…
Je me mis à regarder le sol, étant honteuse de n’avoir pas répondu aux messages de la personne qui s’inquiète le plus pour moi ces derniers temps.
— Hé, t’en fait pas.
Il me donna un petit coup d’épaule, me souriant comme si cela ne valait rien.
— Ce n’est rien, moi aussi j’ai eux des moments au fond du trou. Dit-il en me redonnant le paquet de Marlboro. Si tout était si simple, alors quelle serais la raison de ma vie. Dit-il avec un petit sourire mélancolique, ce remettant à regarder le ciel.
C’est vrai, tout n’est pas aussi simple. C’est moi-même qui me suis mis des bâtons dans les roues, et c’est à moi de me les retirer pour continuer à avancer dans ce monde.
Je rangea ma clope dans le paquet pour en sortir une autre, me l’allumant, prenant une simple petite bouffée…
— C’est le pied… Dis-je simplement, expirant ma fumer avant de poser ma tête sur l’épaule d’Haru.
Juste ma tête poser sur son épaule, sur sa douce épaule. Une épaule sur la quelle m’appuyer, une épaule sur la quelle je peux avoir confiance. Une épaule qui ne me juge pas, une épaule qui m’accepte malgré mes incalculable défaut.
Haru arrêta de bouger, regardant en face de lui comme s’il allait à la guerre…
— Ah ! Désoler ! Je- j’ai !- C’est à cause de la cigarette ! Dis-je en pointant le mégot complétement siphonner de tout tabac et de papier.
— C’est rien. Dit-il en souriant, puis en ce mettant à rire. T’avais l’air d’en avoir vraiment besoin de cette cigarette.
Je regardai le mégot un petit instant, l’examinant comme si la réponse à mes problèmes se trouver dedans.
— Pas vraiment, non… C’est juste… C’est juste quelles n’avait plus d’effet quand je m’en fumais une et je ne sais pas pourquoi… Bizarre comme histoire, hein ?
Dis-je ne me grattant l’arrière du crâne, mes oreilles s’aplatissant d’elle-même. Haru ne dit rien, il réfléchie même, regardant le haut de ma tête.
— T’es peut-être tomber que sur de mauvaise cigarette mal fabriquée ou juste qui on prit l’humidité, c’est pas rare. Dit-il en ce relevant, me tendant la main. Du moment que ce n’est pas le paquet entier, ça va, non ?
Je sentis mes joues rosir légèrement, ma main prenant la sienne dans un petit courant d’air qui venue faire frémir le bas de mon échine. Un sourire chaleureux s’afficha sur ses lèvres, montrant un sourire aussi chaleureux que le sien.
— Ouais, et c’est encore mieux quand je le partage avec toi.
Ses joues pris une petite teinte rosée en entendant mes mots, grattant sa joue timidement avec sa main gauche tout en regardant ailleurs.
— S-Si tu le dis !... J’avouerais que c’est pas mal de fumer avec quelqu’un qu’on apprécie. Dit-il en marchant à mes côtés, profitant d’une petite balade entre amis pour passer le temps.
… C’est bien silencieux depuis qu’on à commencer à marcher autour du cartier. Ça doit faire 5 ou 10 minutes que c’est comme ça. Bien qu’il y ait des sujets qu’on aimerait éviter d’aborder, avec lui, ça ne me dérangerait pas d’en parler.
— Au fait, Haru. Pourquoi… Pourquoi es-tu venu au Japon ? Je veux dire… pourquoi Nyagamihara et pas Tokyo ? Ça fait pas trop de sens pour moi. Dis-je en agitant mes mains, voulant en savoir plus sur mon nouvel ami.
Il ne dit rien un petit instant, comme si ma question était un mur insurmontable. Comme s’il n’y avait pas de réponse à celle-ci. Bien qu’il prît une grande inspiration, les mots lui resta bloqué dans sa gorge. Je m’arrête donc devant lui, le regardant dans les yeux pour attendre sa réponse.
— Je t’ai parlé de mes difficultés ainsi que de mes peurs. Tu ne m’as pas jugée sur mon passé et mes erreurs, alors c’est aussi à moi d’en découvrir plus sur toi. Dis-je en essayant de rester sérieuse, ne cédant pas à ma peur du rejet.
Ses yeux s’écarquillèrent légèrement, ses poings se serrant avant de se relâcher sous la pression.
— On pourrait s’assoir ? Je… J’ai dû mal à en parler. Son regard se détacha du mien, regardant ailleurs tout en s’attrapant le bras droit avec sa main gauche, comme pour se retenir de chuter.
J’hocha la tête, allant nous assoir sur un petit banc à côté d’un chemin de fer, regardant les arbres en face de nous. Pendant plus d’une grosse minute, il fixa le béton, appuyant ses coudes sur ses genoux, son visage dans le creux de ses mains. Puis il se redressa, fixant un point au loin dans les arbres.
— J’ai… J’ai fugué, il y a 3 ans de cela. Dit-il en marquant une pause. C’est… Ça n’allait pas entre mes parents et moi. Ils voulaient que je fasse des études supérieures en médecine et qu’à la fin, que je me marie avec une fille d’ont je ne connais ni le nom, ni l’apparence, ni l’histoire. Tandis que moi, je voulais devenir Mangaka, faire des dessins pour redonner le sourire aux autres, voyager dans le monde pour rencontrer des personnes uniques comme toi, mais mes parents n’étaient en aucun cas de cet avis. Dit-il en me regardant un court instant, avant de se remettre à regarder le ciel. Je voulais m’enfuir, mais je n’avais pas l’argent et ils s’avaient que si je prendrais l’argent qu’il y avait sur mon compte en banque pour tout utiliser pour disparaitre dans la nature. Alors, ils ont vidé complétement mon compte et m’ont envoyé en internat, je n’avais encore que 17 ans à ce moment-là. Mais je ne me suis pas laisser abattre par mon sort, j’ai trouvé un job à mi-temps non loin de l’internat pour pouvoir économiser pour ma porte de sortie. Bien que j’étudier en même temps la médecine, j’appris le Japonais entre deux cours et pendant les repas. Je dormais peux voir pas, pendant des jours. Après deux ans de dur labeur, j’ai volé tous les documents à mon sujet ainsi que mon passeport à mon père, prenant un billet direct pour le Japon. Il était trop risqué pour moi de rester au centre de Tokyo. Ici, c’était l’endroit parfait pour commencer une nouvelle vie sans que mes parents puissent se doutais une seule seconde que je me trouve là. Dit-il avant de me regarder dans les yeux tout en essayant d’afficher son sourire tant bien que mal. Mais ils ne parlent pas Japonais et je suis sûr qu’ils se foulerons pas la cheville pour me retrouver, donc ça m’arrange bien, pour tout dire.
Bien qu’il essaye de cacher sa peur derrière son sourire, il ne put me la cacher complétement. Ma main se posa sur la sienne, la serrant avec douceur.
— Avec mes parents… Ça n’a jamais été simple non plus. Dis-je en regardant nos mains serrer mutuellement. Pendant mon enfance, mes parents ne se disputais jamais voire peu, mais quand je suis rentrée au collège, ça commençait à s’effriter petit à petit. C’est quand je suis rentrais au lycée que tout a commencée à dégénérer. J’essaya de reprendre mon souffle, touchant mon épaule droite avec ma main gauche… C’est alors que j’ai commencé à fumer, puis à prendre ces « produits » … Quand mes parents l’on appris, ils m’on chassé de la maison et après ça, j’ai eu mon épisode derrière les barreaux… Dis-je en serrant la main d’Haru encore plus fort que tout à l’heure. Je suis toujours en contact avec eux, mais souvent, c’est pour recevoir des messages de comment j’ai été un échec dans leurs vie… Enfin ! Dis-je en me levant, entrainant Haru par notre main toujours lier. Tant que je serais là… Rien ne pourra te faire sombrer ! Dis-je en levant les bras, essayant de gonfler mes biceps bien que j’en ai peu.
Son visage s’illumina petit à petit, reprenant la couleur qu’il a, la couleur de l’espoir.
— Merci, Yakuko et ça vaut pour toi tu sais ? Dit-il en me pointant avec son index de la main droite, souriant à pleine dents.
On ricana gentiment de l’un et de l’autre, avant que nos deux estomacs se mit à gronder violement. On se regarda un peu gêner avant de se remettre à marcher.
— C’est vrai qu’il est midi. Dis-je en regardant l’heure sur mon portable. Surtout que je n’ai rien manger ce matin…
— Moi non plus… Pour être honnête, je suis sorti de chez moi un peu à la bourre pour un rendez-vous, en plus du fait que je m’inquiété que tu ne répondes pas à mes messages… Je n’essaye pas de te faire culpabilisée ! Dit-il en essayant de se rattraper. Je savais pas si tu le faisais volontairement ou non.
— Je… J’avais peur de te dire que je ne trouvais pas. Et que tu t’inquiète encore plus pour moi.
— Je suis sûr que tu trouveras. Dit-il avec son ton d’espoir et d’assurance. Ça va prendre un peu de temps, mais tu y arriveras, j’en suis sûr.
— Merci. Soufflais-je entre mes lèvres… Si tu veux, on peut manger chez moi ! J’ai récupéré des onigiris en promos et c’est la marque que je préfère en plus.
— Avec plaisir ! En plus, ça fait longtemps que je n’en ai pas manger. Dit-il juste à s’en imaginer le manger.
On marcha jusqu’à mon immeuble en discutant de plat de notre enfance. En traversant le portail de la cour ; Yani se tiens accroupie, entrain de regarder un insecte avant de le chopée, le mangée et rotée. Quand elle nous remarqua, sa mâchoire s’ouvrit complétement, regardant moi et Haru.
Mince, c’est vrai qu’on ne s’est pas lâcher la main ! Elle doit pensais que je le ramène pour faire des cochonneries ou des trucs dans le genre !! J’ai lâché la main d’Haru avant d’essayer de m’expliquer.
— C-C’est pas dû tout ce que tu crois, hein ?!... Haru ?
Le visage d’Haru était complétement crispé entre colère et envie, le voyant courir vers Yaniko avec détermination.
— TU ME DOIS EXACTEMENT 33,415 YEN LA CHEMINÉE !!!!
… Je m’en doutais un petit peu qu’il se connaissait tous les deux. Yani se mit aussi tôt à courir autour du bâtiment, mais c’est penne perdue pour une fumeuse comme elle contre un salarié énergique et déterminé. Il finit pars la rattrapée (en même temps, elle n’a pas tenue deux minutes avant de tomber à 4 pattes), la taclant au sol. Il se mit au-dessus d’elle et la chatouilla au niveau des reins, la faisant rire à s’en étouffée !
— Rend ! Moi ! Mon ! Fric !
— Je !... Peux… ! Nyah !... J’ai !... Tout !... Dépensé !... NYAHAHAHA !! Dit-elle en rigolant tout en s’étouffant de plus en plus.
Haru fini par lâcher l’affaire, remettant en place son t-shirt avant de revenir vers moi. Mais Yani était pas trop de cet avis, le narguant au passage.
— Bah alors, on nyabandonne déjà ? Hé, Yaku ! Tu pourras dire à ton mec qu’il ne reverra pas la couleur de son argent ? NYAHAHAH !!
Je me sentir rougir violement, agitant ma queue et mes oreilles dans tout les sens.
— C-C’est juste mon ami ! Rien de plus ! Dis-je en agitant mes bras en plus.
— Myabon ? Pourtant, vous vous teniez la main juste à l’instant ?
— Si mais…
— Des amis on pas le droit de se prendre la main ? Dit-il en la questionnant, voyant sans son regard juste un enfant qui apprend quelque chose de nouveau.
Yani ne dit rien, hormis le fait de s’allumer cinq cigarettes en même temps et d’expirer sa fumer juste après.
— Quand même, vous-êtes plus des gamianes.
— Même si ont été en couple, qu’est-ce que ça changerait ? Dit-il avec sérieux.
Bien qu’il le dît avec un visage neutre et plein de conviction, cella fit battre mon cœur encore plus fort… Que suis-je exactement à ses yeux ? Une simple amie ? Ou me voit-il… Autrement ? Le simple fait d’y penser me fait chavirée entre deux mondes si différents, sans que je puisse voir la clarté de chacun d’eux. Yani fini ses cigarettes, jetant ses mégots par terre.
— Pas grand-chose, c’était pour blaguer. Dit-elle en montant les marches pour rentrée chez elle. A plus tard, les amoureux !
— Cheminée de merde ! Dit-il en levant son poing vers elle, la jurant de presque tout les noms (des fois, elle mérite un peu).
Il se tourna finalement vers moi, s’étant un peu calmer.
— Pas possible… Désoler d’avoir dit tout ça a ton amie, c’était pas très classe de ma part.
— Ce n’est rien ! Dis-je en agitant mes mains dans tout les sens. C’est vrai que des fois, elle pousse le bouchon un peu trop loin… On monte chez moi ? Dis-je en m’avançant vers les escaliers.
Il reprit son calme habituelle, son sourire se remettant sur son visage. En voulant monter les marches, Haru regarda les boites aux lettres avant de se mettre à rire violement.
— HAHAHA !!! Comment on peut s’appeler comme ça ?! Easygoing Anal Angel ! Ils ont dû se tromper dans son nom ! HAHAHA !!
Il se tenue le ventre, ne pouvant presque plus respirer à force d’en rire. Son rire se transmis à moi, me mettant à rigoler tout d’un coup.
— Tu serais pas surpris de qui le porte, HAHA !!
— Attend, attend, attend ! On le dit à trois… Dit-il en commençant le décompte en même temps que moi.
— 1, 2, 3 ! Hameko ! HAHAHAHA !!!
Ont fini de monter les escaliers, finissant de rigoler de cette pauvre Hame qui doit, soit ragée devant une partie ou soit être sur les toilettes entrain de vider son estomac du repas de ce midi. En rentrant dans mon petit appartement, on enleva nos chaussures, se mettant autour de ma petite table.
— C’est sympa chez toi. J’ai souvent entendu dire que les filles avaient tendance à mettre le foutoir chez elle, mais ça ne doit pas être le cas.
— T’as pas vue celle de Yani, d’Hame et Aruko. Dis-je en allant chercher les onigiris dans le frigo, les mettant ensuite sur la table.
On mangea tout en se souhaitant un bon repas, dégustant ces délicieux onigiris. Haru remarqua à côté de la télé là cage à scarabée, souriant en la voyant.
— Tu as mis tes coléoptères dans une cage plus grande ?
— Ouais, ils ont plus d’espace comme ça, surtout que la plupart commencer à se battre, donc j’ai dû aller m’en acheter une plus grande. Dis-je en finissant de manger.
Son sourire pris une petite teinte mélancolique, son regard se perdant sur le lucane cerf-volant.
— Ça ne va pas ? Dis-je un peu inquiète.
— Si, si ! Ça va !... C’est juste… Maintenant, quand j’y repense, si je n’avais pas été là… Tu serais probablement… Il imita quelqu’un de pendu, ayant perdue son sourire en le faisant.
Je ne dis rien, sachant bien que c’est la vérité. Sans Haru, je serais morte à l’heure qu’il est. Sans lui, les autres aurez continuées de chercher où j’ai disparue. Ils auraient trouvé mon cadavre et aurez pleuré ma mort. Hame et Kansai n’aurais surement pas arrêter de pleurer ainsi que le proprio… Sans Haru, j’aurais pu blesser plus de personne que j’en aurais soulagé par ma disparition…
— Haru… Dis-je en regardant son visage, me rapprochant avant de le serrer dans mes bras. Merci… Pour tous ce que tu as fait à présent pour moi. Si tu n’avais pas fugué… Si tu n’avais décider de venir dans la forêt ce jour-là… J’aurais commis le pire et j’aurais surement blesser un tas de personnes dans mon entourage… Alors, merci, d’être mon ami.
Bien que je n’essaye pas de pleurer, les larmes me viennent, pleurant dans le creux de son cou. Ses bras venus créent une étreinte autour de ma taille, créant un lien solide entre ses deux mains pour ne pas me laisser partir aussi simplement de ses bras (en soit, ce n’est pas comme si j’était contre). Il se mit à pleurer légèrement, versant aussi quelques larmes.
— Ne fait, mais alors plus jamais ça, compris ? Car sinon, à qui j’enverrais des messages pour savoir si elle va bien ? A qu’elle amie je pourrais autant rigoler pour un rien ? Avec qu’elle amie je pourrais aller faire des activités que nul autres ne fait ?... T’es ma seule amie que je n’ai jamais eue alors, ne retente pas ce genre de chose, comprit ? Dit-il en séchant ses larmes et les miennes avec un mouchoir qu’il sortit de sa poche.
— O-Oui… Comment ça, ta seule amie ? Dis-je un peu surpris, ne comprenant pas ce qu’il veut dire par là.
— Bah… Ouais, t’es ma seule amie ici. Dit-il en relâchant son étreinte, nous laissant tous les deux de la place pour respirer. J’ai… Jamais vraiment eux d’amis, même étant bambin. Dit-il se grattant l’arrière de la tête, étant un peu timide à ce sujet. Même à ce jour, ça ce compte à peine sur les doigts d’une main et encore.
— Et Hame ou même Yani ? Tu ne les considère pas un peu comme tes amies ?
Il réfléchi un petit instant, croissant les bras tout en tapotant avec son index sur son coude.
— Hame est une chouette fille, mais elle reste pour moi qu’une copine, rien de plus. Et Yani… Son visage devenu complétement crispé, comme s’il était prêt à aller la tuer. Elle est clairement ma pire ennemie.
À ce point, c’est qu’elle à dû lui faire de ces crasses… Enfaite, pourquoi il la haïr autant ? Il doit bien y avoir une raison, non ?
— Elle à fait quoi exactement pour que tu la déteste autant ? Dis-je, étant clairement intrigué de savoir ce qu’a fait ma supérieure pour être détester à ce point.
— Je ne vais pas aller par 4 chemins, elle à prétendue à chaque fois d’être à la rue et n’arrêter pas de demander de l’argent pour qu’elle puisse s’acheter à mangée pendant 1 an et quand j’ai découvert qu’elle était en fait complétement saine d’esprit et qu’elle se payait des clopes avec mon fric, elle a complétement disparue du jour au lendemain sans laisser de trace. Jusqu’à présent ! Il rit d’un rire aussi machiavélique que la malfaisance elle-même. Je compte me venger d’elle, sans pour autant la blesser et que ça lui colle à la peau pendant un bon bout de temps, HAHAHAHA !!
— … Tu serais pas un peu rancunier par hasard ? Dis-je en étant dubitatif.
— Non, pas du tout. Dit-il aussi neutre qu’il est, bien qu’il regardât ailleurs, sachant un peu au fond de lui que c’est la vérité.
Je me mis à ricaner gentiment, m’allongeant sur le sol tout en riant.
— Au moins, ce n’est pas comme si elle ne mériter pas une petite vengeance.
Il se mis aussi à rire doucement, s’allongeant aussi sur le sol avec moi. On observa le plafond sans décrocher un seul mot l’un à l’autre, profitant dû moment présent. Après quelque instant, on s’assoupies, étant fatigué par la chaleur de l’été qui traverse les fins murs de ce petit appart.
… Je me réveilla, après deux heures à dormir comme une pierre. Je me réveillai doucement, regardant le visage endormi d’Haru, sans un bruit… Maintenant que j’y pense, c’est la première fois que je ramène un gars chez moi (hormis Landlord). Plus je regarde son visage endormis, plus je me rends compte qu’il est mignon. Son visage est mince et un peu fermé, mais ses lèvres on l’air si douce en même temps et puis, le reste de son corps n’est pas si mal non plus, ses bras sont assez musclés et il n’a pas de ventre… Pourquoi ai-je le cœur qui bat si vite quand je le regarde ? Pourquoi il à l’air tellement, mais tellement-
— Euh… J’ai un truc sur le visage ? Dit-il en essuyant son visage avec son bras.
Je sursautai, bafouillant tout en jouant avec mes mains.
— P-Pas du tout ! C-C’est juste q-que t’avais l’air… paisible. Dis-je en soufflant ce dernier mot de mes lèvres, sentant mes joues rosir d’un seul coup.
Il sourit simplement, s’étirant avant de se lever pour aller sur le balcon. Je le rejoignis, prenant l’air avec lui.
— Ça fait du bien de se reposer le week-end comme ça. Dit-il en prenant une grande inspiration, regardant le ciel avec enthousiasme.
Je fis de même, restant comme ça un petit instant, avant que j’aperçu Yani nous regarder avec un sourire moqueur… Par pitié, ne viens pas déranger ce moment-
— Comment ils vont les miamoureux ? Vous avez fait des cochonneries ? Dit-elle en continuant de fumer sa clope, s’en rallumant une autre dès qu’elle l’eu fini.
— O-On à r-rien fait !! On a juste manger et dormis ! Dis-je en bougeant dans tous les sens.
— C’est pas ce que font les couples d’habitudes ? Dit-elle tout en buvant une gorgée dans sa canette de bière.
— Qu’est-ce qu’on en sait ?! Dis-je, commençant à mettre en colère.
— T’énerve pas ! Tu fais ce que tu veux avec ton mec, c’est pas comme si j’allais te le piquer. Dit-elle en disparaissant à l’intérieur de son appartement, sous mes injures à son encontre (qu’est-ce qu’elle peut être insupportable des fois !).
Avec le bruit de nos disputes, ont entendue des bruits de fracas dans l’appartement de Hameko, la voyant sortir sur son balcon.
— C’est pas possible ! Qui gueule à cette heure-ci !
Elle se pencha sur son balcon pour voir qui parler et quand elle vue Haru, elle changea complétement de teint de voix, reprenant son rôle de streameuse.
— Ho ! Salut Haruuuu ! Qu’est-ce que tu fais là ? T’es venu voir comment Yaku n’arrivais pas à trouver du travail ? Dit-elle en ricanant de sa blague pourris.
Cela me fit me renfermer un peu plus sur moi-même, me mettant un peu plus en arrière pour les laisser discuter. Bien que je le veuille, Haru me pris par le poignet, ni trop fort pour me faire mal, ni trop faible pour me laisser derrière lui.
— Salut, Easygoing Anal Angel !...
Le visage d’Hameko se crispa en entendant son nom, ne bougeant plus à ces mots.
— C-C-Comment sais-tu mon nom ?! C’est Yaku qui te la dit ?! Dit-elle en me pointant dû doigt comme si c’était moi qui avais choisi ce nom tous pourris.
— Pas du tout, tu sais, faut faire attention ou tu mets ton nom, surtout là où tu habites. Il se mit à rire, presque en pleurer en répétant le nom d’Hame à voix basse.
Elle devenue complétement rouge, se cachant derrière la taule de son balcon pour éviter de nous regarder dans les yeux.
— J-Je dois reprendre mon Stream ! À plus tard ! Dit-elle en claquant sa baie vitrée derrière elle, nous laissant tous enfin tous les deux.
Je pus enfin souffler, étant soulager qu’elle ne soit pas restée trop longtemps coller avec nous deux. Haru fit de même, rentrant avec moi à l’intérieur.
— Fiou ! J’ai cru qu’on n’allait jamais s’en débarrassée ! T’es pas d’accord… Yaku ?
Je fixe sa main toujours accrochée a mon poigner, souriant légèrement tout en sentant mes joues rosir de plus en plus. Quand il le remarqua, il l’enleva directement, levant ses bras en l’air.
— Ah ! Désoler, c’était pas volontaire !
— C-Ce n’est rien. Dis-je en secouant la tête, caressant mon poigner. Merci, de m’avoir défendue, c’était… cool.
La pièce devenue un peu plus silencieuse sous mes mots, rendant le moment un peu gênant. Haru fini par soupirer, me donnant un petit coup léger sur la tête sans me faire mal.
— Arrête de me remercier pour aujourd’hui, sinon, tu vas passer ta vie à le faire. Dit-il en me souriant, regardant dans un coin mon PC portable. Au fait, tu pourrais me montrer ton CV ? Car si ça se trouve, tu ne trouve pas à cause de ça. Dit-il en prenant le PC, le mettant sur la petite table.
Si ça se trouve, c’est le cas, j’ai déjà vu en long en large et en travers mon CV, mais peut-être qu’il y a quelque chose qui fait bloquer les recruteurs dessus.
— Oui, avec plaisir.
Je déverrouillai mon ordinateur, me mettant sur mon CV pour voir s’il trouve des défauts sur celui-ci. Après quelques minutes à le lire et l’observer. Il fit un sourire plus tôt satisfait.
— Il est excellent ! Je ne comprends pas pourquoi les entreprises ne te recrutent pas… Peut-être ta lette de motivation qui fait défaut...
Je le mis aussi tôt sur ma lettre de motivation, le laissant prendre le temps de lire en long et en large.
— … Non plus, ce n’est pas le problème de la lettre… Je sais que les felinoïdes ont du mal à trouver un simple job, mais avec un casier judiciaire, ça n’arrange pas non plus les choses… La seule chose que tu peux faire, c’est de relancer des demandes ou rappeler les entreprises.
Il fermis mon ordinateur, étant tous les deux vaincus par le monde du travail et cette chaleur étouffante. Je m’en doutais, ce n’était pas mon travail le problème, mais les exigences des entreprises sont assez strictes.
— Tu veux faire quelque chose d’autre que parler de travail ? Dit-il en ce mettant sur le côté, me regardant, étant toujours allonger.
Je réfléchie un petit moment, regardant ma télé et mon PC portable.
— Un film, ça te dit ? Dis-je en mettant aussi sur le côté, le regardant dans les yeux.
— Ouais, en plus, ça fait longtemps que je n’en ai pas regardé ! Dit-il avec enthousiasme, se mettant en tailleurs.
Mes lèvres affichèrent un sourire d’elle-même. Je connecte donc mon PC à ma télé, me mettant sur un site de streaming bien illégal (car faute de moyen pour en payer un vrai).
— Tu veux regarder quelque chose en particulier ? Dis-je, voulant savoir son avis.
Il réfléchi un petit instant, essayant de se souvenir du nom d’un film.
— Mhhh… Teke Teke. J’ai toujours voulu regarder ce film, mais jamais pu le voir dû au manque de temps ou dû à mes activités.
— Parfait ! On se regarde ça alors ! Dis-je en le cherchant, le trouvant sur le site.
Après avoir lancer le film, je m’installai confortablement à côté d’Haru, regardant attentivement avec lui.
A un moment dans le film, les deux personnages principaux se prennes la main, marchant dans les rues du petit village. Bien que ma main soit proche de celle d’Haru, mes convictions et mon corps vont à l’opposer de l’un et de l’autre, ne sachant pas la quelle céder ou résister sans que ça devienne gênant. Au moment de la tension commença à arriver avec l’apparition de Teke Teke, une pub coupa le film, mettant un film pour adulte avec des cris de plaisirs et des scènes avec le son de la télé à fond. POURQUOI MOI !!?? Je me jetai sur mon ordinateur essayant de fermer le site de streaming comme je pus. Quand j’arriva enfin à le faire, il était trop tard, le mal était fait. Le visage d’Haru est complétement rouge, regardant ailleurs comme si c’était intentionnelle.
Je repartis donc me rasoir à côté de lui, laissant un peu de distance tout en regardant ailleurs, étant toujours gêner de ce qu’il vient de se passer. Après un certain moment, je décidai de parler.
— J’ai… J’ai oubliée de mettre… l’antipub.
— C-C’est pas de ta faute. Les sites comme ça, avec ou sans, ils font toujours apparaitre ces pop-ups. C’est pas trop ça qui ma surprit, pour être honnête. Dit-il en se grattant la joue avec son index, rougissant de plus belle.
— Q-Quoi donc ? Dis-je intriguée, ne sachant pas de quoi il parle.
Il se mit à rougir de plus en plus, n’osant pas me regarder.
— C’est… C’est juste que quand ta essayais de fermer la fenêtre, t’arrêter pas de miauler. C’est la première fois que je t’entends faire ça… Ça m’a un peu… surpris.
… ÇA DEVRAIS ÊTRE MOI QUI DEVAIS ÊTRE GÊGNER, PAS TOI !! Je me mis à rougir instantanément, cachant mon visage dans le creux de mes mains. Après plusieurs minutes comme ça, Haru fini par me donner un coup de coude, souriant comme à son habitude.
— Il n’y a pas de quoi avoir honte, c’est normal après tout.
— J-Je ne trouve pas, j’ai toujours trouvé ça bizarre de miauler à cause de mes pulsions de felinoïde… Devant les felinoïdes, ça ne me dérange pas, mais devant d’autre personne surtout devant toi… J’ai honte.
Je recrobilla ma tête dans mes genoux, me fermant un peu plus, ayant encore plus honte de moi.
— Je ne trouve pas. Dit-il en en grattant l’arrière de la tête. Je trouve ça un peu mignon même. Quand c’est complétement intentionnel et en continue comme avec Hame, ça devient lourd voir gênant. Mais quand c’est pas voulu et qu’il y a une situation bien embarrassante comme celle-là, ça na rien de gênant, même c’est plus tôt mignon.
Je sortie ma tête de mes genoux, regardant son visage rayonnant en parlant de ça, me sentant un peu plus légère. D’un coup, quelqu’un toqua à ma porte, me faisant sursauter. Je suis donc levée, allant voir qui est-ce. En ouvrant la porte, Yaniko ce tiens devant moi, étant un peu agiter.
— Yani ? Qu’est-ce qu’il se passe ?
— Mialors… Tu vas pas microire, miais il se peut que j’aie plus de cigarette. Alors je me demandais s’il ne t’en restait pas un peu, nyah.
… Incorrigible…
— Attend, ne me dit pas que t’as fumé tout ton trône en moins d’une journée !
— J’aimerais dire ça, miais, j’ai une fuite d’eau et elle a tremper tout une partie de mon stock, donc il est infumiable, nyah. Et quand je l’ai remarqué, ça ma tellement stressé que j’ai tout fumée ce qui était encore potable, nyah…
Pas étonnant venant de Yani. Je lui donnai le reste du paquet de Marlboro, la regardant s’en griller une directe en face de moi.
— C’est pas mes préférés, miais ça feras l’affaire.
— En te connaissant, tu vas toute les fumer d’ici ce soir. Dis-je en n’étant pas surprise.
Franchement, elle n’aurait pas pu débarquer à autre moment… En soit, ça nous à permis à Haru et moi de nous sortir d’une situation bien gênant tout les deux… Je manque aussi de clope quand j’y pense et j’ai presque plus un rond pour pouvoir m’en payer… Je ne vois qu’une solution.
— Demain, on ira rendre visite aux Alphas. Dis-je attirant l’attention de Yani, me regardant surprise.
— Les Alphas ? Miais pourquoi ?
— T’as envie d’avoir un nouveau stock de cigarette gratos ?
— Je te suis ! Elle n’hésita même pas une seconde pour me répondre.
Je soupirai, souriant légèrement.
— Alors on ira demain, ça nous permettra de faire un petit stock et de passer une bonne journée entre amies.
— Je peux venir ? Dit-Haru, s’étant déplacer dans le couloir pour s’intégrer à la discussion. Ça ma toujours intriguer comment son arriver les arrivés les felinoïdes en ce monde.
— Pas de soucie-.
— Je peux venir moi aussi ?! Dit-Hame en sortant brusquement de son appartement, ne paraissant pas du tout suspect à écouter aux portes.
Un long silence se mit entre nous quatre, étant brisé par Hame fermant sa porte.
— J-J’ai juste entendue quand j’allais sortir pour m’acheter un petit snack, nyah. Dit-elle en prenant à moitié sa pose « d’idole ».
— Si tu le dis… Il n’y a pas de soucis, tu peux venir avec nous. Dis-je étant un peu gêner de la voir se mettre en spectacle.
— Super ! Dit-elle en repartant dans son appartement.
— T’était pas partie chercher un truc à manger ? Dit-Haru, se penchant sur le mensonge grotesque de cette pisseuse de streameuse.
— B-Bien sûr que si ! J-J’ai juste oubliée mon portefeuille !... Le voilà ! Dit-elle en le sortant de sa poche de derrière. S-Salut ! Dit-elle avant de courir vers la superette la plus proche.
On la regarda partir, sans dire un mot de plus. Yaniko repartie dans son appart, allant finir de ce qu’il lui reste comme clope. Haru enfila ses chaussures, s’étirant légèrement avant de sortir de mon appart.
— Tu t’en vas ? Voulant savoir pourquoi il s’en va maintenant.
— Ah ! Ouais, je dois étendre mon linge et faire quelques petites choses pour mon appart.
— T’es sûr ? Tu pourrais rester dormir ici, ça ne me dérange pas. Dis-je avec un peu d’insistance.
— J’aurais bien aimé, mais j’ai vraiment des choses à faire et surtout, on ne dort pas le premier soir chez une amie. Dit-il en souriant, finissant de se préparer pour partir. Et puis, on se verra demain à la station… Dit-il en me faisant un clin d’œil. Repose-toi bien et à demain.
Je le vus partir, le voyant pour la dernière fois de la journée en prenant les escaliers. Je m’enfermai ensuite chez moi, nourrissant mes scarabées avec des écorces de pin et de sève pris dans les bois. Après quelque instant, je reçus un message d’Haru. « On se donne rendez vous à la gare du centre-ville ? Come ça, on prend tous en même temps le même wagon ». Je lui répondus aussi tôt « Ça marche, je le dirais aux autres, bonne soirée ». Envoyai-je, attendant sa réponse. « Super, alors à demain » Envoya-t-il, enchainant avec un autre message. « Au fait, merci pour aujourd’hui. Tu m’as permis de me libérer d’un poids que j’avais depuis pas mal de temps, ça m’a fait du bien de passer un peu de temps avec toi ». Je me sentis sourire toute seule en lissant son message « Ce n’est rien, après tout ce que tu as fait pour moi ». Il envoya un GIF, montrant un mec s’auto-électrocuté avec une prise suivie d’un « bonne nuit ». Je réagis avec un smiley qui souris et un qui dort, éteignant mon portable avant de me préparer un repas minimaliste, regardant mes scarabées manger et bougée dans leurs cage… Je n’ai qu’une envie, c’est d’être demain.