La lumière venue attaquer mes yeux frustrés de ce qui s’est passé hier soir… Pourquoi le goût de cette « cigarette » n’était pas comme d’habitude ? Je ne comprends pas. Ça ne m’a jamais fait ça, peut-être elle a dû tomber dans de l’eau ou un truc dans le genre mais même ça, ça n’avait pas déroger l’effet de celle-ci… C’est trop bizarre… Plus j’y pense, plus ça me frustre ! Je me suis gigoté dans tous les sens, roulant sur le sol avant de me cogner contre ma table, regardant mes prisses d’hier avant de sourire de nouveau. C’est vrai, on mange ensemble ce midi avec Haru. Je me suis donc levée, allant me laver et choisie ma tenue du jour…
— Je n’ai pas beaucoup d’autre tenue, hormis mon habituel t-shirt bleu et mon jogging gris… Avec des baskets, ça devrait passer.
J’enfila le tout, étant prête pour aujourd’hui. J’envoya un message à Haru, souriant juste en ouvrant la boite de message. « Alors ? Toujours pour ? », envoya-je, attendant sa réponse (bien qu’il ne soit que 11 heures). Il me répondue dans la minute qui suit, avec un GIF d’un chat qui mange un paquet chips avec un qualité datant des débuts des années 2000, suivis d’un « bien sûr ! ». Cela me fit rire un petit coup avant que je lui envoie un autre message. « Super, alors à tout à l’heure », j’envoya un smiley de chat qui sourit avec le message, sortant de mon appart, toquant à celui de Hameko.
— Hame ! Tu es réveillée ? Dis-je en toquant tout en criant à sa porte.
Un bruit de fraqua de clavier fit irruption dans son logement, criant comme une folle devant son écran.
— Team de merde ! Pourquoi ta pas pris le spike ?! Espèce d’enculer ! t’as ruiné la game, sale con ! Dit-elle en jetant ce qui semble être son casque sur son bureau.
Les bruits de ses pas se rapprocha de sa porte d’entrée avant de l’ouvrir violement. Le visage crisper et frustrer de colère de Hame à quelque centimètre du mien.
— Qu’est-ce que tu veux ?! J’espère que ce n’est pas pour me demander de t’accompagner pour une petite balade de merde car là ! Je viens de perdre 3 games aujourd’hui et je ne suis mais pas, mais alors pas du tout d’humeur ! Dit-elle comme si s’était de ma faute.
Je soupire légèrement, montrant mes derniers messages a Hame.
— Tu te souviens du « beau gosse » d’hier soir ? On s’est donner rendez-vous au macdo au centre-ville, ça te-
Il n’a pas fallu une microseconde de plus pour qu’elle se mette dans sa salle de bain, claquant la porte juste derrière elle.
— J’en ai juste pour une minute ! Ne m’abandonne pas ! J’en ai vraiment pour pas longtemps ! Dit-elle, le bruit de l’eau coulant de sa douche s’allumant avant de s’éteindre tout aussi rapidement.
Elle est incorrigible celle-là. Des bruits d’éclats et de chutes se fit sortie d’entre ses murs, ainsi que des insultes mélanger à des miaulements colériques. Après 5 minutes, elle sortit finalement, prenant sa pose iconique « d’idole du Stream ».
— Me voi-Nyah !
— … C’est la même tenue. Dis-je en la voyant toujours dans son mini-short en jean, son gilet un peu trop grand et son crop top.
— Nyan ! C’est pas vrai ! J’ai mis un nouveau crop top. Elle tira sur le sien, le pointant du doigt en me regardant légèrement de travers. Le sale était bleu, lui il est rose ! Il y a une grosse différence !
— Comme tu veux. Dis-je en me déplaçant vers les escaliers, descendant sans l’attendre.
— Hé ! Attendant moi et puis ça compte vraiment pour un mec la propreté ! Hé, tu m’écoute ?! Dit-elle tout en me rejoignant à mes côtés, sortant de la cour pour prendre le métro.
Le court trajet entre la bâtisse et le centre-ville fût rallonger pars les nombreuses questions et réponse sur les mecs et Haru, n’arrêtant pas une seconde.
— Le savais-tu ? Les mecs préfèrent les filles mignonnes et plus réserver en global ? Je suis sûr qu’il tombera sous mon charme quand il sera devant moi. Dit-elle, gigotant sa queue et son bassin dans tous les sens, ses mains tenant son visage à force de trop rêver.
— Allo la terre, ici la lune. Rêve pas trop, tous les mecs ne sont pas comme ça. Dis-je en continuant de marcher avec un pas rapide.
Un sourire malicieux s’afficha sur le visage d’Hame, pouffant de rire tout en me regardant dans les yeux.
— Quoi ? Tu dis ça car tu as peur que je te le prenne ? Ou ça fait un bout de temps que tu le connais et que vous sortez ensemble ? Dit-elle en me donnant un petit coup de coude.
Je mis à rougir violement, m’énervant tout en la fusillant du regard, bafouillant légèrement.
— Q-Quoi ?! Pas du tout ! Mais où est-tu allais chercher ça ?! E-Et puis ! Je me calmai petit à petit, accélérant le pas… Même si c’était le cas, ça ne changerait rien.
— Oh vraiment ? Dit-elle un air enjoué. Donc si je sortais avec lui, tu ne dirais rien ?
Je me m’arrête un moment, puis repris la marche sans me tournée vers elle.
— Qu’importe, c’est chose là… ma voix baissa à chaque mot dit, disant presque dans un souffle. Je ne le mérite pas.
Hame resta dans son ton joyeux, mais arrêta finalement de posée des questions sur les mecs, marchant juste à mes côtés tout en me parlant de « Stream » et de « followers », mais mon esprit était déjà ailleurs. Je n’ai jamais pensé à ça, mais les garçons, je les ai toujours trouvés ringard. Au lycée, il était cruel et crue dans leurs façons de pensais ou d’être, sans parler que certains été lourds… Je ne sais pas si Haru est différent, mais ce jour-là, je l’ai trouvé…
— Yaku… Yaku. Yaku neko !! On est arrivé ! Ta l’air complétement à l’ouest ! Dit-elle étant devant moi, me regardant comme si j’étais devenue un genre de gros bloc qui gêne le passage.
— Ah, désoler. Je pensais à quelque chose d’autre. Dis-je en me grattant l’arrière de la tête, me forçant légèrement à sourire.
— Tu pensais à Haru, c’est ça ? Tu pensais à ce qu’il te prenne dans les bras tout en t’embrassant, c’est ça ? Hein, hein ? Dit-elle tout en se tortillant et imminant deux personnes se serrant dans ses bras.
… Cette garce ! J’aimerais qu’elle se pisse dessus pendant qu’on mange ! Je me mordue discrètement ma lèvre inférieure, retenant ma colère envers elle.
— Puis ce que je te dis que non !... Il devrait arriver dans quelques minutes normalement ! Dis-je en regardant l’heure sur mon téléphone, observant les alentours pour voir s’il arrive.
— Avoue que tu le trouve mignon aussi. Je sais très bien que tu ne veux pas avouer que tu le trouve beau. Dit-elle tout en remuant sa queue comme tout à l’heure, bougeant comme une pile, comme si ça allait le faire venir plus vite.
— Puis ce que je te dis que je n’ai pas fait attention à son physique ! Haru n’est qu’un simple ami-
— On parle de moi ?
Haru était apparue derrière moi, ayant posée une main sur mon épaule, me faisant sursauter sur le coup. Tandis que les yeux d’Hame s’illumina quand il apparue.
— C’est donc toi le beau gosse d’hier ?! J’avais pas du tout imaginé que t’était encore plus beau de plus près ! Dit-elle en se rapprochant de lui, le collant presque.
Il leva ses mains, étant gêner de la distance réduit d’un seul coup entre elle et lui. Cela ne me fit rien, juste l’impression de voir un mauvais K-drama. Il se rapprocha un peu plus de moi, ayant un peu plus d’espace pour respirer.
— J-J’suis pas sûr que je sois si beau que ça, haha. Ria-t-il, étant gêner de sa situation. Il me regarda finalement dans les yeux, me souriant. Ça vous dirait de manger ? Car je n’ai pas beaucoup de temps, le boulot ne m’attend pas vraiment pour tout dire.
— Bien sûr ! Répondis Hameko, s’accrochant à son bras, pressant sa petite poitrine contre celui-ci. Comme ça, on pourra mia discuter. Dit-elle en marchant avec lui à ses côtés, rentrant dans le fast-food sans gêne.
Tandis qu’il commande tous les deux, je reste derrière, ayant réserver une table. Le pauvre, son visage montre clairement qu’il n’est pas allaise et qu’il n’aime pas ça… Ça ne doit pas être son truc le contact humain. En soit, on se ressemble sur certain aspect, même si ça se voit peu. Mais à la fois, on est si différèrent. C’est un grand homme dans un costume cravate, travaillant, pouvant sourire à la vie sans restriction. Il est gentil et serviable. Il n’attend rien en retour, juste, il fait ce qu’il lui semble juste… Tandis que moi… Moi c’est tout l’inverse. Je ne suis qu’une chômeuse sans cervelle qui n’arrive pas à voir la beauté de ce monde. Je suis égoïste à m’en ronger les ongles et une addicte à toute sorte de produit et à la clope… La seule chose qui nous unit, c’est notre solitude.
Ils arrivèrent avec les plateaux, Haru se posant devant moi avec Hame, étant toujours collée à lui (qu’elle pot de colle celle-là).
— Désoler pour l’attente, il y a eu une erreur avec la commande. Dit Haru, mangeant une frite directement.
— Ce n’est rien, j’ai l’habitude d’attendre. Dis-je en lui souriant, affichant un sourire presque radieux.
— Pas étonnant venant d’une chômeuse… Oups ! Dit Hame en mettant sa main devant sa bouche, comme pour donner l’impression que c’est sortie tout seul.
… LA PUTE !! Pourquoi elle est comme ça d’un coup ?! Je ne lui ai rien dit ou fait quoique ce soit ce matin !
Haru fut surpris de cette information, me regardant un peu inquiet.
— Vraiment ? Me dit-il, arrêtant de manger. Tu t’es fait virer ?
— O-Oui… M-Mais c’est pas grave ! Je peux en retrouver un si je cherche bien. Dis-je en levant les bras a mis-auteur.
— Tant mieux alors ! Me répondis-t-il, avant de lâcher un croc dans son burger, le mâchant de plus en plus lentement avant de se stopper, comme s’il avait réalisé quelque chose. Attends… T’es une fille ?
Ces simples mots me firent figer sur place, rougissant comme une tomate. Hameko explosa de rire, presque à en s’étouffer avec ses frites.
— NYAHAHAH !! Attend ! Désoler, c’était de trop ta réaction ! Comment- HAHAH ! Comment t’as fait Haru pour ne pas remarquer que c’est pas un mec ? Elle glissa à moitié sur sa chaise, étant presque sur le sol. Après, c’est vrai qu’elle s’habille et parle comme un mec, un vrai garçon manqué ! Elle se mit à rire plus fort, bougeant ses jambes et sa queue dans tous les sens.
Je baisse la tête, étant un peu gêner… En même temps, elle n’a pas tort. Les seules fois où je m’habille un peu près avec des vêtements féminins, c’était quand j’étais au lycée et une fois à un mariage. Ça ne m’a jamais vraiment plus être en mini-jupe ou en robe. J’ai toujours aimé porter des vêtements larges et simple. En plus de ça, mon physique ne m’aide pas non plus. J’ai une petite poitrine, un peu large d’épaule et en plus de ça, j’ai la voix parfois grave.
Haru fut lui aussi gêner, n’ayant pas reconnu que je sois une fille bien plus tôt.
— Je suis vraiment désolé ! j’avais pas du tout fait gaffe que t’en été une ! Dit-il en s’inclinant légèrement, posant ses mains sur la table.
— Ce n’est rien ! J’aide pas vraiment de ce côté… Mais maintenant que j’y pense, tu as dit hier que j’étais jolie ? Dis-je en me rappelant de notre conversation d’hier soir.
— Vraiment ? Mince, je voulais dire beau. J’ai encore du travail à faire sur la langue…
— Tiens, c’est vrai ça ! Dit Hame en ce remettant correctement sur sa chaise, ce penchant sur la table pour regarder Haru droit dans les yeux. T’as un petit accent, tu viens d’où exactement ?
— Hé bien… De Singapour. Dit-il en se grattant l’arrière de la tête, ayant l’air gêner qu’on lui pose la question. Ça fait 3 ans que j’habite au japon maintenant.
— Vraiment ?! Trop cool ! C’est pour ça cet accent si sexy. Dit Hame en frappant légèrement à répétition l’épaule d’Haru, sa queue ce déposant sur la cuisse d’Haru, sans être gêner de me regarder dans les yeux en train de le faire.
Plus je les regarde, plus je me dis qu’ils vont bien ensemble. Même si je vois que certaine question posée par Hameko ne lui plaise pas, il n’a pas l’air d’être déranger par sa présence. Bien qu’on soit trois, j’ai l’impression d’être de trop, comme un fantôme qui aire. Plus ils discutent ensemble, plus j’ai l’impression de ne plus exister. C’était déjà le cas avant. J’avais tendance à m’effacer quand les autres discutais, à être dans mon coin, à ne pas déranger.
— La commande 12 !
— OUI !!
Je me suis levée instinctivement, étant devenue le centre d’attention du fast food. Hame est sur le point d’exploser de rire, tandis qu’Haru… était dans l’incompréhension total.
— Tu as commandé quelque chose ? Dit-il innocemment.
— Qu’est-ce que tu peux être innocent ! Dit-elle en pouffant de rire. Elle a un tic depuis son séjour en-
— J-Je dois y aller !...
Dis-je en me déplaçant vers la sortie, marchant, puis courant en sortant du restaurant sous le regard d’Haru, n’ayant pas compris mon geste. Je ne m’arrête pas de courir, les larmes coulant le long de mes tempes tandis que des voitures sont presque sur le point de m’écraser. En fait, c’est ce que j’aimerais qu’il m’arrive, j’aimerais tellement être invisible en ce moment même, ne plus être de ce monde !
Je m’arrêta finalement dans une petite ruelle sombre, reprenant mon souffle ainsi que de sécher mes larmes qui n’arrête pas de couler… Pourquoi ? Pourquoi mon passé ne peut jamais me lâcher ? Pourquoi quand je rencontre quelqu’un de normal, je ne peux jamais rester ami sans qu’ils puissent apprendre ce que j’ai pu faire par le passé ? Pourquoi je n’ai pas le droit au bonheur comme tout le monde ? Pourquoi il a fallu que je sois comme ça ? Si seulement… Si seulement j’avais le droit à avoir une deuxième chance…
— Yakuko ? C’est toi ?
Haru était à l’entrée de la rue, étant essouffler d’avoir couru jusqu’ici.
— Ha… ru ? Qu’est-ce… Qu’est-ce… qu’est-ce que tu fais là ? Dis-je en détournant mon regard du siens, séchant mes larmes.
— Pourquoi t’es partie d’un coup ? C’est par ce que j’ai dit que je n’avais pas remarquer que tu été une fille ? Dit-il en se rapprochant de moi.
— Quoi ?! N-Non, c’est pas ça ! C’est… Tu devrais m’oublier. Dis-je en me levant, partant à l’opposer de lui.
— Pourquoi donc ? J’ai fait quelque chose de mal ou dit un truc de travers ?
— JE SUIS UNE CRIMINEL !!
Ces mots sorties tout seule de ma bouche, mais pris d’une assurance que je n’avais plus sentis depuis si longtemps, me poussa à parler de mon passé à cet homme qui m’étais encore inconnue.
— Je… J’ai fait de la prison. C’est pour ça que je n’arrive pas à retrouver un bouleau. C’est pour ça que je me suis lever quand le serveur à appeler ce nombre… 12, c’était mon numéro de détenue. Je ne mérite pas d’être amie avec toi. Puis Hame et toi… Vous allez bien ensemble.
Dis-je en regardant le sol, tirant la manche de mon t-shirt à la jonction de mon coude, masquant les cicatrices de piqures faites par le passé. Quand Haru m’entendis déballer tout mon sac, il ne dit rien un moment. Juste, il se mit à rire fortement. Un rire qui ne respire pas la méchanceté ou bien qui a pour but de soulager, mais un rire remplie de douleurs et d’ironie. En levant la tête, je le vu se tordre de rire tout en pleurant, comme pour masquer quelque chose au plus profond de lui.
— Tu crois vraiment que je sortirais avec une fille comme elle ? Elle est gentille, mais elle n’est clairement pas cool par certain moment. Surtout qu’elle ne parle que de Stream et de sa communauté, elle me donne vraiment mal crâne quand elle n’arrête pas de miauler toute les deux secondes pour essayer de me draguer. Dit-il en reprenant son souffle à force de rire d’Hame, après avoir ris, il se calma, me regarda dans les yeux. T’as tuée quelqu’un ?
Dit-il calmement, ayant repris son sérieux et son calme habituelle.
— Hein ?! Jamais de la vie je tuerais quelqu’un ? Dis-je, étant surpris de cette questions soudaine.
— Alors séquestrer quelqu’un ? Vol à main armer ? Braquage ? Fraude fiscale ? Vente d’arme illégal ?
— Tu m’as crue pour une Yakuza ou quoi ?! Bien sûr que non que je n’aie rien fait de tout ça !
— Alors pour moi, t’es pas une criminelle.
Ses mots me firent figer sur place, mon cœur ayant eu un battement de trop en l’écoutant me parler. Mais je repris mes esprits, fit un pas en avant, essayant de le dissuader de cette penser.
— Je prends de la drogue !... Je n’ai pas arrêté d’en prendre… Dis-je en rebaissant la tête, regardant ses pieds tout en cachant le plie de mon coude.
— Tu as fait du mal à ton entourage quand tu été sous l’influence de stup ? Dit-il doucement, son regard voulant en apprendre plus sur moi.
— Je… Une fois oui, mais je me suis excusé et elle me pardonner, mais ça n’excuse en rien mes actes.
La tension était palpable quand il était arrivé, mais depuis qu’il me parle, c’est comme s’il n’y avais rien que je ne pouvais lui dire. Comme si mon corps savait qu’il pouvait lui faire confiance.
— Tu sais… J’ai pus avoir l’occasion de voyager un peu partout dans le monde avec ma famille. En Europe, ils ne condamnent pas, voir peux ce qui consomme de la drogue, seulement les dealers. Pour moi, tant que tu en consommes dans ton coin sans faire chier le monde, ça passe non ? Dit-il d’un mouvement de main. J’ai testé une fois un peu d’herbe, mais ce n’était pas trop mon truc… Si tu crois que je te juge car tu as fait de la prison à cause de ça, alors sache que ce n’est pas le cas. Il me tendus sa main, la lumière du soleil se déposant dans la sienne, comme si c’était le destin qui voulait que je la prenne. Brille, ma grande. Ce serais dommage de se cacher pour toujours de ma vie.
Ses mots me frappèrent en pleine poitrine, d’un sentiment qui m’était encore inconnue. Quand ma main glissa sur la sienne, mes larmes se remire à couler abondamment. Sans que je ne sache pourquoi, je me suis jetée dans ses bras, pleurant encore plus fort, m’écroulant presque contre lui. Bien qu’il à été surpris de mon geste, il posa ses mains dans mon dos, me le caressant pour montrer qu’il est avec moi. Après quelque instant, mes pleures se calmèrent contre sa chemise et son étreinte. On se déplaça pour s’assoir sur les marches d’un escalier, étant toujours dans cette ruelle sombre, étant passer par les gens presser de la société.
— Tu te sens mieux ? Dit-il chaleureusement.
— U-Un peu… Désoler d’être partie avec une excuse aussi bidon. Dis-je en le lâchant finalement, m’excusant comme il se doit.
— T’excuse pas ! Dit-il en balayant sa main. En fait, merci d’être partie. Tu m’as permis de sortir et d’être un peu seul avec toi. Sinon, j’allais devenir fou avec ton amie ! Je n’arrive pas à la supporter quand elle joue son rôle de dragueuse ! Dit-il a presque s’en arracher les cheveux.
Son geste me fit rire, un rire sincère.
— Ne m’en parle pas ! Elle peut être vraiment casse pied quand elle reste dans son rôle de streameuse.
Dis-je en me mettant à rire incontrôlablement avant de m’arrêter d’un coup, réalisant quelque chose.
— Au fait… Pourquoi, tu pleurais quand tu riais ? Je veux dire… C’est pas à cause de moi, non ? Dis-je en le regardant dans les yeux, ayant repris une de ses mains dans la mienne.
Il fixa un petit moment devant lui, soupirant au poids des mots qu’il pourrait employer.
— C’est dû à un peu de tout. Dit-il desserrant sa main de la mienne. Enfaite… J’ai eu peur que si je ne te suivais pas… Jamais tu me reparlerais ou que tu commettes le pire. Il resserra ma main fort contre la sienne, à presque m’en faire ressentir toute ses émotions à travers elle. Pour être honnête, je n’aime pas mon boulot, ni ma famille… Mais depuis que je t’ai rencontré hier, t’es devenue importante pour moi. Je ne serais pas comment l’expliquer, mais j’ai la sensation que si je reste avec toi, le monde pourrait s’écrouler, je n’en aurais rien à foutre. Il me regarda dans les yeux, me souriant comme si j’était la plus belle chose au monde.
Ses mots firent bondir mon cœur à toute allure, mon corps étant presque en extase en entendant cela, la queue se balayant frénétiquement avant de venir discrètement au contact de son coude.
— … Merci. Dis-je discrètement avant de le regarder gentiment. Merci d’être rentré dans ma vie, Haru.
Il me sourit en retour. On resta ainsi un moment, regardant la vivacité de la ville suivre son cours tandis que nous prenons une pause dans cette petite ruelle sombre, comme si elle avait été créée exprès pour ce moment (comme pour une vielle romance). Au bout d’un moment, la montre d’Haru se mit à sonner, signalant la fin de sa pause.
— Merde ! Pourquoi maintenant ?! J’ai pas envie de repartir bosser… Ils ne me diront rien si je suis 30 minutes en retard… Dit-il d’un air penseur, se levant en se détachant de moi. J’ai presque rien mangé et toi aussi quand j’y pense. Tu veux manger quelque chose ? C’est moi qui offre et t’as pas intérêt à refuser ! Dit-il, sur un ton amuser et joueur.
Cela me fit sourire, me levant, marchant à ses côtés.
— Des rāmen au Lawson, ça te dirait ? Personne ne fait ça, donc on sera que tous les deux. Dis-je en souriant sincèrement à pleine dents.
Il me sourit aussi, nous réintégrant aux foules en mouvement.
— C’est une bonne idée ça, surtout que j’en mange peux ces derniers temps.
— J’aimerais éviter d’en manger trop souvent pour être honnête. Dis-je en rigolant légèrement.
On se dit des petites blagues sur le trajet, riant de tout et de n’importe quoi, sans vouloir parler de ce qui nous fait mal, pas pour l’instant. Tandis qu’on marche sa main est proche de la mienne, presque à venir à mon contact, mais je ne fis rien pour revenir à la douce chaleur de sa main et lui non plus. En arrivant au Lawson, on prit des rāmen de différents goûts chacun, il prit au bœuf et moi, au poulet. On s’installa à l’extérieur, sur une petite table de la supérette, dégustant nos plats respectifs.
— Ça fait du bien. Dit-il en mangeant proprement ses rāmen. Au moins, on peut discuter plus tranquillement avec moins de bruit en plus de cela. Dit-il en souriant, regardant le peu de passant qui défile dans les rues.
— Dès qu’on s’éloigne des grandes rues, il ne reste plus grand monde. Dis-je en regardant la rue avant de revenir sur lui. Au fait, tu as un rêve en particulier ? Dis-je en observant son visage, remarquant des cernes dû au manque de sommeil.
Il réfléchit un petit moment, finnisant ses rāmen avant de se tourner vers moi.
— Ouais. Le premier, c’était de me sentir libre. J’ai réussi à l’accomplir, mais maintenant, j’ai l’impression que je dois recommencer à retrouver cette liberté, haha… Mon deuxième rêve ?... C’est clairement enfantin ! Dit-il en riant, se grattant l’arrière de la tête tout arrêtant d’en parler.
— Tu sais, moi aussi j’ai eu des rêves enfantins et j’en ai réalisé alors que j’étais adulte. Dis-je, voulant vraiment en savoir plus sur lui.
Il prit une petite pause, n’étant pas complétement sûr de lui s’il veut en parler ou non. Finalement, il prit une petite inspiration, prenant son courage à deux mains.
— Je veux devenir Mangaka ! Dit-il en regardant son bol. J’ai… C’est pathétique comme rêve quand on y pense ? Je ne sais même pas dessiner, mes histoires ne tiennes jamais debout et elles n’ont aucune saveur.
Il se frotta les cheveux, étant gêner de la confession de son rêve. Je pris une petite inspiration, le regardant dans les yeux.
— Je ne trouve pas. Dis-je avec sincérité, le faisant me regarder dans les yeux. Je veux dire… Si tu persévère, tu réussiras.
Son regard s’illumina un peu plus, ses yeux gris s’écarquillant à mes mots. Il finit ses rāmen en un rien de temps, s’essuyant d’un simple geste ses mains et son visage.
— Ça vaut aussi pour toi, tu sais ? Dit-il, toujours avec ce sourire habituelle (si chaleureuse et insouciant).
— Avec mon passé, c’est dur maintenant de vivre un rêve-
— Dit pas de connerie ! Il ne faut jamais abandonner, jusqu’à la toute fin car qui sait ? Peut-être tu le réaliseras. Son enthousiasme pris le dessus, me regardant avec ce regard.
Ce regard, rah ! Ce regard qui ne juge pas, ce regard qui est à la curiosité d’un enfant, ce regard qui me fais sentir si légère quand je le regarde directement. Bien que j’hésitais à lui dire, je ne pus me retenir de le faire.
— J’aimerais… J’aimerais être importante. Pas seulement au travail, mais aussi pour mes amis et ceux qui compte sur moi. Dis-je en regardant le fond de mon bol à mon tour.
— Il y a bon début…
Cela me surpris, me faisant le reregarder dans les yeux, sous un rayon de soleil qu’un lui passe juste au-dessus de la tête.
— Vu que t’es devenue importante pour moi.
Son ton innocent dans sa voix me fit rougir légèrement mes joues. Le vent joue avec nos cheveux dans ce doux moment. Puis la montre d’Haru ce remis à sonner, nous sortant de notre bulle d’intimité. Il l’éteignit de nouveau avec agacement, ce levant tout en remettant sa veste cravate en place.
— Vraiment un travail de merde… Dit-il en jetant ses décher dans la poubelle du Lawson. J’suis vraiment désoler, mais je dois te laisser, sinon, je vais avoir de gros soucis. Dit-il en se rapprochant de moi, essayant de cacher ce qui me semble entre un visage frustrer et triste.
— Ne t’en fait pas. C’est normal, tu dois respecter tes horaires après tout. Dis-je en lui souriant, jetant aussi mes déchets par la même occasion.
Ce n’est pas la première fois que sa montre se met à biper. La première fois qu’on s’est rencontrer, elle avait bipé et même tout à l’heure dans la ruelle. Cette montre, elle interrompe de bon moment entre nous.
— Aussi, Yaku. Dit-il d’une voix de sa voix douce. J’espère que tu trouveras du travail rapidement et qu’ils ne t’acceptent ou virent pas pour ton passé.
J’hocha de la tête, lui souriant d’un sourire simple, mais assurer, sans plus aucune honte en moi.
— Oui, je le ferais.
— Tu m’appelleras, hein ? J’ai envie d’être le premier à le savoir ! Dit-il en commençant à s’éloigner.
— Promit !
Il s’éloigna de plus en plus de moi, me saluant quand la distance fut assez grande.
— HARU !... Criais-je, le faisant se retourner vers moi. Fait de ton mieux et aussi… Suit ton rêve !!
Je le vu sourire de plus belle, avant de ce mal dans la ruelle. Bien qu’il soit parti, je reste planté là comme une idiote, fixant toujours l’entrée de la ruelle où il est passé. Après quelques minutes, je me décide enfin de partir. Marchant dans les rues Nyagamihara, repensant à ses mots et son regard… Pourquoi j’ai le cœur qui bat comme un tambour ? Ça ne me fait pas mal, mais j’aurais dit que j’ai couru un marathon sans le vouloir… C’est vraiment une drôle de sensation… J’ai aussi l’impression d’avoir oublié quelque chose, mais quoi ?
…
— Madame… Madame. Madame ! Vous allez bien ? Vous êtes coincée ?
— LAISSE-MOI CHIER EN PAIX !! C’EST À CAUSE DE VOS BURGER QUE JE SUIS SUR LE TRÔNE !!!!
…
… Mouais, surement rien d’important. J’arriva finalement à l’immeuble, montant les marches pour rentrer chez moi. Mais en les montant, je croise Yani entrain de fumée (comme d’habitude) en haut de celle-ci.
— Coucou Yaku ! Je suis miais vraiment, miais vraiment désoler pour hier. Dit-elle en s’inclinant légèrement.
— R-Redresse toi, Yani ! Je t’en veux pas ! C’est juste… que… Ça allait pas fort, même maintenant pour être honnête. Dis-je en frottant mon coude avec ma main, regardant légèrement mes pieds.
— Je saviais pas que tu aimais chasser les scarabées et je t’ai traitée de gamiane pour ça… Tu me pardionne, nyah ? Dit-elle presque à en lâcher une larme.
Je souffle simplement dû nez, lui souriant avec le même sourire qu’Haru.
— Bien sûr que je te pardonne, tête de linotte. Dis-je en m’assaillant à côté d’elle.
Elle me sourit en retour, sortant son briquet de sa poche.
— Merci Yakuko ! T’es la meilleure ! Pour fêter ça, une petite taffe d’une nouvelle marque de cigarette, nyah !
Incorrigible cette cheminée, mais faut dire que ça lui donne son charme. Elle me passa une clope et me l’alluma directement avant de faire de même pour elle. On prit une taffe toute les deux en même temps avant d’expiré.
— Elle est pas mial, mais pas mieux que mes Mevius !... Ça va Yaku ? Tu tousse fort.
J’essaya de reprendre mon souffle, mais la fumer que j’ai aspirer de travers m’en empêcha presque.
— Je *tousse*… C’est comme ça *tousse*… depuis *tousse*… hier soir.
— Miah ? Comment ça ? Dit-elle en penchant sa tête sur le côté.
Je fini de tousser, reprenant mon souffle.
— Aucune idée. J’ai essayé de fumer hier, mais ma « cigarette » n’avais pas de goût. Et celle-ci n’as pas l’air bonne non plus. Je soupire, étant frustré que cela m’arrive. C’est comme si quelque chose n’allait pas avec moi.
Yani se mit à réfléchir (plus tôt étonnant de sa part). Prenant une autre bouffée dans sa cigarette.
— Il s’est passé quoi après que tu sois partie dans les bois, Nyah ? Dit-elle avec sérieux, éteignant sa cigarette (elle m’étonne d’un coup).
J’hésita un petit instant, avant de prendre une petite inspiration.
— J’ai rencontré un gars dans en forêt. Dis-je simplement, jouant avec mes pouces entre mes mains. Il m’a un peu remonté le moral à sa façon en chassant avec moi. On a discuté et échanger nos numéros… Pourquoi tu me regarde comme un chat de Louis Wain ?
— Nian, pour rien. Juste, on dirais une fille d’un mauvais k-drama qui parle de son crush. Dit-elle en jouant avec sa cigarette dans sa bouche.
— Hein ?! C’est juste un ami ! Rien de plus ! Dis-je en me levant, partant pour rentrer chez moi.
— C’est clairemiant la réaction d’une fille de k-drama.
Je claque la porte de mon appart derrière moi, m’appuyant sur celle-ci pour reprendre mon souffle… C’est quoi ce sentiment bordel ?! Je n’ai pas arrêté de me sentir rougir en pensant ou parlant de lui !... Il est vraiment cool et gentil, mais je ne pense pas qu’il aime les felinoïdes. Il prenait ses distances pour partir et quand je me suis jetée dans ses bras, il a mis du temps à me serrer dans les siens et avec Hameko… MERDE !! Hameko !
Je sortie mon portable de ma poche et lui envoya un message. « Désoler d’être partie comme ça tout à l’heure », envoyais-je, recevant dans la minute qui suis sa réponse. « Ce n’est rien, j’ai poussé le bouchon un peu trop loin et puis, je t’ai manqué de respect plusieurs fois pour ce beau mec… au fait, tu penses qu’il a bien aimé « mon rentre dedans » ?? ». Je me suis mis à ricaner, ne voulant pas lui dire la vérité directement « je ne sais pas, je ne lui pas demander », envois-je avec un sourire au coin. « D’accord, dit moi quand tu referas une sortie avec lui, car j’aimerais tellement revoir ce beau visage ! Tu penses que je pourrais l’avoir dans mon lit un jour ? ». Je lui envoya un simple « va crever », avant de me mettre en sourdine, évitant de recevoir les messages de colérique d’Hame. J’envoya ensuite un message à Haru « Tu n’as pas était réprimandais par ma faute ? ». Il m’envoya un message après cinq minutes « Non, ils non même pas remarquer que je manquais lol », ce qui me fit rire en le lisant. Je répondus donc « Tant mieux alors. Travaille bien et aussi, merci pour aujourd’hui encore ». Il me répondus ensuite dans la minute « Ne me remercie pas pour ça. Aller, met toi aussi à la recherche d’emplois car sinon, tous mes encouragements auront été dit dans le vide ». Il a raison, je dois aussi me mettre au travail ! Fini de glander, maintenant, passe à l’action ! Je lui envoya un « D’accord, je fais ça et je te promets que tu seras le premier à le savoir ». Il me répondu avec un « fait de ton mieux », en voyant ça, je sourie comme une idiote. J’attrapa mon PC portable et l’alluma, me mettant au travail.
Tu verras, Haru. Je te montrerais ce qu’une felinoïde peut trouver comme bouleau malgré un passé douteux ! Je te promets d’obtenir un job avant la fin du mois !
… Ça fait maintenant 5 jours que j’ai envoyée des mails à 100 entreprises, aucune réponse de leurs pars.