Avertissement
Coucou tout le monde,
J'aurais dû publier ce chapitre beaucoup plus tôt. Mais je l'avais relu pour le corriger et je me suis rendue compte que ce chapitre ne me convenait pas. Quand je l'ai écrit, j'étais jeune, naïve et vraiment inexpérimentée. À présent, après relecture, le passage est trop mièvre et vraiment malaisant. Je l'ai quand même conservé car il représente un tournant dans la relation des deux protagonistes: Sakura se rend compte que le jeu de l'amour n'a rien à voir avec ses jeux d'enfants et Shaolan se rend compte que ses actes ne sont pas aussi anodins auprès des gens qu'il aime.
Sachez toutefois que Shaolan est un homme d'un autre temps, où la femme est un objet à convoiter et ses droits ne sont pas clairement établis dans ce monde antique. J'ai essayé de me mettre dans sa tête mais je ne suis pas en accord avec ses actes. C'est pourquoi ce passage a été très difficile à écrire. N'hésitez pas à prévenir les autorités compétentes si on bafoue vos droits ou encore qu'on ne respecte pas votre "non". Vous méritez d'être respecté.
Bonne lecture à tous!
Brûlé par sa propre flamme
La soirée vint trop lentement au goût d’une certaine jeune fille aux cheveux miel. Sa servante l’avait coiffée, habillée, légèrement maquillée pendant des heures. Toutefois, cela ne suffisait pas à combler l’impatience de la jeune femme. Elle avait hâte de reprendre son échange avec Shaolan ; le braver était son plaisir secret. Arriverait-elle à le faire craquer comme le racontaient certaines courtisanes au sujet de leurs amants ? Dans certains livres interdits qu’elle avait réussi à usurper, elle avait lu comment attirer le regard masculin. Un jeu des plus passionnant ! Où elle ne doutait en sortir gagnante. Il courberait l’échine et s’inclinerait devant sa perfection.
Ignorante des pensées calculatrices de sa maîtresse, Naoko l’apprêta comme il se devait. Les longs cheveux miel furent tirés, presque arrachés au ressenti de la belle torturée au nom de la beauté, pour être montés dans un chignon complexe où certaines mèches savamment ondulées encadraient son beau visage.
Un kimono somptueux, mélange de bleu et d’argent, l’habillait magnifiquement. Un magnifique obi de noir et d’argent ceinturait délicieusement sa taille fine. L’habit camouflait ses maigres atouts avec goût. La fille de cerisier contempla cette poitrine chétive pas encore vraiment épanouie et soupira d’exaspération : quand donc serait-elle vraiment femme ? Décidément, elle était trop maigre. Au milieu des autres concubines durant les séances de bain, elle se rendait compte que son corps n’avait pas encore atteint sa maturité. Elle était dénuée de charme aux formes pleines.
Naoko lui peignit les yeux d’une ligne noire et ses lèvres d’un rouge cramoisi discret. La jeune fille avait des zori à cause de sa grande taille. Elle était fin prête à affronter le monde chinois.
Elle glissa merveilleusement dans les couloirs tel un cygne suivit de près par sa servante et chaperonne, habillée de son éternelle robe noire. Les gardes de l’impératrice la menèrent vers la salle de réception.
Lorsqu’elle passa les lourdes portes en bois sculptées avec raffinement, Sakura eut un temps d’arrêt. La beauté offerte devant elle était plus splendide qu’au palais de son père. La table était dressée plus pour la beauté des yeux que pour la gourmandise ; la jeune femme se demanda si elle oserait utiliser la vaisselle d’or posée sur la table en bois de rosier. Des chaises, égales à des trônes, entouraient l’immense table aux pieds impressionnants.
Galamment, un domestique vint la placer. Elle était arrivée avant son compagnon de gauche ce qui l’intrigua. Être à la droite d’un homme signifiait beaucoup de choses, tout dépendait du rang de ce dernier. Qui l’impératrice avait-elle choisi pour se placer à cette place ? Quel honneur accordait-elle à l’être insignifiant qu’elle était ?
Ses questions s’envolèrent immédiatement lorsqu’elle rencontra les yeux avides de son compagnon à la table d’en face. Il était là, lui, Shaolan Li, en train de la dévorer des yeux sans retenue. Sakura n’eut aucun mal à deviner les pensées du jeune homme ; instinctivement, elle rougit. Elle détesta ce sentiment : en sa présence, elle se sentait comme une enfant ; or elle voulait être une femme pour le séduire et le prendre dans son jeu. Elle le voulait soumis à son amour !
Amour ? Elle sursauta à cette pensée. Etait-ce de l’amour ? Comment le savoir quand on n’a jamais été amoureux de sa vie ? Elle chassa cette idée farfelue de son esprit. C’était un jeu, juste un jeu. Timidement, elle lui sourit pour lui signifier qu’il avait son attention.
Le prince Li lui fit l’honneur de son sourire le plus charmeur. Soudain, ses traits se crispèrent en une grimace de dégoût. Shaolan fixa avec mépris la gauche de Sakura. Le verre qu’il tenait à la main tremblait sous la pression de sa colère. Interloquée, la jeune fille leva les yeux vers l’objet de cette haine. A peine avait-elle tourné la tête qu’une main gantée de blanc s’appuya trop familière sur son épaule.
-Enchanté de vous rencontrer, princesse Sakura. Je suis l’ambassadeur du Japon, Sôshi Tenjô. On m’avait vanté votre beauté, mais c’était loin de la vérité.
-Merci, monsieur l’ambassadeur. Je suis flattée, bafouilla-t-elle confuse par tant d’attention.
-Je vous en prie, appelez-moi Sôshi, dit-il avec un large sourire.
L’homme devait avoir trente ans, un âge respectable pour un ambassadeur. Ses cheveux noirs gominés étaient plaqués sur son crâne. Avec ses yeux noisette, il aurait pu être beau s’il n’y avait pas tant d’artifices dans son apparence.
Sakura comprit la fureur de Shaolan. Elle était à droite d’un Japonais, un Japonais célibataire en quête d’une épouse ! Cela signifiait beaucoup quant à sa place à cette table. Il n’était pas rare de préparer en amont une rencontre en apparence anodine autour d’une table qui conduirait au mariage. Elle connaissait son devoir et avait toujours su qu’un jour elle devrait se lier à un homme. Pourtant, une petite voix lui chuchota que cela aurait bien plus amusant d’exécuter son devoir avec jeune homme plus exotique de sa connaissance.
Tout au long du repas, Sôshi lui fit la cour sans retenue, vantant sa beauté, sa noble lignée et s’émerveillant à la moindre notion de savoir que détenait Sakura. La princesse ne put s’empêcher de songer à son père. Avait-il orchestré cette rencontre par-delà les mers ? Un frisson la parcourut. Cet homme était trop sûr de lui !
Au détour de la conversation, elle prit doucement son verre de vin de riz et le porta à ses lèvres. Cet homme l’ennuyait. Il n’avait que des compliments fades à offrir et se mettait en avant tel un paon. Elle profita de cette dérobade pour jeter un regard vers son ambition.
Shaolan les foudroyait du regard, délaissant la compagne que sa mère lui avait choisie. Bien que très belle, cette mandchoue paraissait insipide en comparaison avec la princesse. Il saisit son verre de saké, le but d’un coup et en réclama un autre.
Toute la soirée, la jeune fille avait senti la colère et la haine du Chinois envers eux. Elle ne pouvait lui montrer son intérêt sans provoquer le déplaisir de son compagnon. Ce dernier se faisait pressant, collant comme une sangsue. Comme elle aurait voulu discuter avec le prince Li. Elle s’inquiéta d’ailleurs un peu pour lui : Shaolan avait bu saké sur saké, son visage devenait rouge à cause de l’alcool.
S’apercevant de l’heure tardive, Sakura s’excusa auprès de l’ambassadeur et s’échappa pour se réfugier dans sa chambre. Suivant la scène, Shaolan termina d’un trait son breuvage et alla à la suite de sa belle. Il titubait à cause de l’alcool mais rien sur cette terre ne l’empêcherait de la retrouver. Son état d’ébriété brouillait son esprit logique ; seules les pensées refoulées au fin fond de son cerveau remontaient à la surface, libérées de toute entrave liée à la bonne éducation.
Comme dans un rêve, il chassa les domestiques sur son chemin, il déambula dans les couloirs, véritable labyrinthe garni de tapisseries et de soies. Enfin, il parvint jusqu’aux appartements des invités. Il était tard. Le silence lui provoqua des acouphènes assourdissants. Il avait la tête lourde. Le prince maudit l’alcool, le saké et lui-même de s’être ainsi abandonné au refuge de l’ivresse. Malgré tout, il frappa à la porte de la chambre. Une jeune fille en robe noire vint l’ouvrir. Il s’aperçut de son étonnement à ses yeux qui s’agrandirent.
-Que désirez-vous, monsieur ? demanda-telle peu confiante en cet invité surprise.
-Je veux voir la princesse Sakura ! rugit-il, la voix enrouée par l’alcool.
-La princesse se repose, seigneur.
-Qu’importe, je la réclame, elle doit se présenter à moi !
Il repoussa la frêle servante et pénétra dans la chambre aux lumières tamisées.
-Naoko, qui était-ce ?
Sakura s’approcha de l’entrée, les cheveux défaits, habillée d’un simple kimono léger. Elle étouffa un cri de surprise devant cette apparition. Dans un geste de protection, elle resserra les pan du tissu blanc, sorte d’entrave protectrice de sa vertu. Shaolan s’approcha plus près, encore plus près ; il sentait sa chaleur et son désir se fit violent dans son être faible.
-Je vous en prie, seigneur, vous devez partir !
-Sortez ! J’aimerais m’entretenir seul à seule avec elle, dit-il en la dévorant des yeux.
-Mais…
-Naoko ! Fais ce qu’il te dit, intervint Sakura en s’apercevant de son regard embué.
La jeune servante contempla avec incompréhension sa maîtresse ; mais, quand elle rencontra son regard courroucé, elle ne demanda pas son reste et fit le guet devant la porte, inquiète de la scène qui allait se dérouler dans la pièce.
Shaolan se sentit tout puissant devant cette enfant. Il la saisit par les épaules et l’attira violemment à lui. Il ne tenait plus très bien sur ses jambes, il dut s’appuyer sur la jeune fille pour ne pas tomber. Une fois stabilisés, leurs visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre. La tentation était bien trop grande pour qu’il puisse y résister. Il s’empara de ses lèvres avec sauvagerie.
Sakura sentit ses pieds décoller du sol : Shaolan la soulevait pour la plaquer contre son corps. La jeune fille divaguait ; elle n’avait jamais ressenti de sensations aussi fortes. C’était la première fois que quelqu’un l’embrassait. Et c’était si soudain !
Elle n’avait pas envie que cela cesse. Pourtant, dans un coin de sa tête, elle ne pouvait empêcher une sorte d’alarme retentir. Elle savait qu’elle ne contrôlait plus rien, que le jeu la dépassait complètement. Les sensations étaient certes inédites et faisaient battre son cœur plus fort. Elle savait au fond d’elle que quelque chose clochait, qu’il y avait un manque. Elle se sentait dupée.
Elle réussit à s’extirper de ses bras, le souffle court, le cœur en tambourin. Elle leva une main en guise de protection, s’assurant une certaine distance.
-S’il vous plaît, seigneur Li…
-Non, rugit-il, frustré.
-Je… Je ne veux pas… pas comme ça…
Shaolan lui attrapa la main. Celle-ci tremblait. Elle était si faible, si chétive. Elle était sa proie. Il l’attira de nouveau à lui, enserrant sa taille de son autre bras. Elle haletait contre lui, complètement démunie. Shaolan la contempla, même terrorisée, elle restait magnifique.
-Du calme, murmura-t-il.
Il lui embrassa tendrement le front, les tempes, les joues et déposa délicatement un baiser sur les lèvres rougies. Sakura sembla s’apaiser. Cette douceur lui permit de se ressaisir.
-J’ai toujours su que tu m’appartenais, chuchota-t-il à son oreille.
-Autant que vous m’appartenez, répliqua Sakura, blessée dans sa fierté par cette phrase.
Elle avait beau avoir peur de cette soudaine proximité, elle refusait de perdre la partie. Le jeu était bien trop intense. Elle aurait aimé dire « pause » ou bien tricher comme elle le faisait avec les petites princesses trop naïves. Aujourd’hui, c’était elle qui avait été trop naïve quant à l’effet qu’elle lui faisait.
Shaolan sourit à cette réplique mordante. La voilà, sa princesse ! Celle qui osait l’affronter, l’arrogante fille de cerisier.
Cédant à ses pulsions, Shaolan porta sa belle sur le lit tout en explorant le cou gracieux de baisers brûlants. Il la coucha sur les couvertures laissant promener ses mains sur ce corps juvénile. Sakura stabilisa les mains masculines sur ses cuisses. Sa fierté s’était envolée par la terreur de ce qu’il se passait. Elle désirait faire marche arrière. Elle n’allait pas perdre son honneur de cette manière.
-Non… non, bégaya-t-elle.
-Quoi ?
Gagné de nouveau par la colère, Shaolan monta à cheval sur elle, la maintenant prisonnière sur les couvertures. Il la secoua violemment comme si elle avait été une bête sauvage.
-Tu crois que je n’ai rien remarqué. Tu te permets d’amener ta petite frimousse royale à Pékin, de m’allumer et fricoter avec l’ambassadeur sans que je ne dise mot. Tu es une gamine, une Japonaise. Tu n’as même pas d’atouts digne d’une vraie femme !
Sur ces mots, il défit les pans du kimono de Sakura. Celle-ci poussa un petit cri aigu. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Le jeu n’était plus aussi amusant. La terreur la gagnait à une vitesse folle.
-Oui ! Tu es une enfant ! Tu râles et tu es impertinente. Pourtant, je…
Shaolan s’interrompit, conscient de ce que la folie était en train de le pousser à faire. Il déglutit. Un malaise indescriptible le prit à la gorge à la vue de cette enfant terrorisée sous lui. Il se dégoûta. Il resta un instant silencieux à l’observer, la bouche sèche, la capacité de parler rendue difficile sous le coup de l’émotion. L’effet de l’alcool s’estompait. Quand il reprit la parole, sa voix étai plus calme, un murmure soyeux aux oreilles.
-Et pourtant, ma douce, je te veux ! Je te veux pour moi seul ! Te savoir dans les bras d’un autre homme me rend malade ! Sakura, je crois que tu es mon destin.
Le prince Li desserra son emprise, il caressa tendrement le visage de la jeune fille. Délicatement, il remit les pans de tissu soyeux à leur place, masquant les trésors révélés plus tôt. Il s’affala sur le lit à ses côtés, la gardant dans ses bras ; il cacha son visage dans son cou, humant son odeur fruitée.
Le cœur de la fille de cerisier palpitait anormalement. Une seule idée tournait en boucle dans sa tête : il la désirait ! Elle avait gagné ! Elle avait peur. Elle ne contrôlait rien. Et elle avait gagné ! Il lui avait dit qu’elle était son destin.
Que devait-elle faire à présent qu’elle avait obtenu sa déclaration ? Elle avait apprécié ses caresses et ses baisers jusqu’à un certain point. Elle n’était pas prête pour le reste. Le jeu s’arrêtait-il ici ?
Elle tourna la tête. Shaolan avait les yeux mi-clos. Il était vaincu par ses émotions et l’alcool ingurgité. Il respirait contre elle, son souffle chatouillant sa peau. Elle aima cette vision de cet être fort et puissant qui était complètement à sa merci. Il s’était arrêté. Il ne l’avait pas poussée dans ses retranchements. Et, d’une certaine façon, il s’était excusé de son emportement. Apaisée par une telle pensée, elle se colla contre lui, l’obligeant à revenir sur le dos. Elle appuya sa tête contre le torse viril. Elle percevait le souffle chaud contre sa peau ; son désir se réveilla, son corps se décrispa.
La fille de cerisier se dénoua pour caresser l’épaule musclée. Elle se releva légèrement. Elle se mit au-dessus de lui, promenant sa main sur ce visage noble. Ses doigts fins repoussèrent des mèches folles.
Reprenant ses esprits, Shaolan s’empara de cette main douce et y déposa en son creux un baiser. Il aurait pu la prendre là, maintenant, sans qu’elle réfrène ses envies : il en était certain. Elle était confiante à présent. La princesse Sakura était à sa merci et il n’avait plus envie de mordre dans cette pomme juteuse. Ces gestes tendres, cette douceur, cette innocence avait calmé sa fureur. Il prit ce visage encore innocent entre ses mains.
-Comment fais-tu ? Moi qui suis si calme, je perds tout contrôle en ta présence. Tu m’enflammes, Sakura. Je ne devrais pas dire tout cela mais je ne peux m’en empêcher, murmura-t-il.
-Shaolan… Je ne sais… J’ai envie d’être avec toi, soupira-t-elle sous l’effet de cette tendresse.
Leurs lèvres se joignirent une nouvelle fois en un baiser passionné, plus délectable, plus savoureux que les premiers. Ils partagèrent ces délices, suçant cet acte comme un bonbon au miel. Leur flamme se raviva. Sakura entoura le cou de son aimé de ses bras, caressant sa nuque sensuellement. Shaolan céda encore, voyageant sur cette peau douce.
Brutalement, Shaolan écarta la belle. Il afficha un visage désolé. Elle ne méritait pas ça. Elle était à lui ; il l’avait gagnée par la ruse. Pourtant, cette perle devait-elle recevoir un tel déshonneur ? Et si le challenge était justement de la gagner aux yeux de tous.
Il se leva, frotta ses cheveux en bataille et la contempla, se perdant dans ses grands yeux verts charmants. Dieu, ce qu’elle était belle !
-Je te veux ! Tu seras à moi ! Un jour viendra où tu seras ma femme !
Un sourire fendit son visage ; ses yeux pétillèrent de joie. Elle tendit son bras vers cet homme qui la reconnaissait comme une femme, mieux un être humain. Il s’empara de cette main et l’attira vers lui. La serrant davantage contre son corps viril, il ne désirait plus ne faire qu’un avec elle alors que leur langue se mélangeait de façon exquise.
-Je dois partir ! déclara-t-il doucement en mettant fin au baiser.
Sakura approuva de la tête et le vit partir impuissante. Shaolan fit un signe à la servante pour qu’elle puisse retourner auprès de sa maîtresse. Le prince Li tangua en retournant à ses appartements. N’y tenant plus, il vomit ce que son estomac contenait. Il se sentit mieux sans être vraiment soulagé. Il n’aurait pas dû abuser de l’alcool de cette façon.
Il dormit difficilement. Au petit matin, il se réveilla avec une gueule de bois monumentale. Il reprit doucement ses esprits, et, lorsqu’il prit pleinement conscience de ses actes de la nuit, il se gifla à plusieurs reprises.
Comment avait-il pu laisser échapper une occasion pareille ? Qu’est-ce qui l’avait séduit en elle pour qu’il agisse aussi stupidement ? Se pourrait-il qu’il soit… ? Il n’osa aller plus loin dans son raisonnement.
Il se mit debout et admira le matin ensoleillé de cet été. Qu’allait-il faire à présent ? Reprendre sa misérable vengeance sur l’orgueil féminin ou se laisser gagner par ses sentiments ?