Ark:the new horizon

Chapitre 4 : Chapitre 4 — La loi du plus fort

Par Ballon

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Chapitre 4 — La loi du plus fort


Le lendemain matin, les premiers rayons du soleil traversèrent les ouvertures de la petite cabane en chaume.


Après une longue nuit agitée par les bruits de la jungle, Noa ouvrit lentement les yeux.


Il resta quelques secondes immobile, encore à moitié endormi.


Puis il aperçut Sirius.


Le survivant de 33 ans était adossé contre un mur de la cabane. Il tenait une pierre dans une main et une lance en bois dans l'autre. Avec des gestes précis, il aiguisait la pointe en silex.


Crac... crac... crac...


Noa se redressa.


— Tu fais quoi ?


Sirius leva les yeux vers lui.


— Je prépare notre journée.


Il termina d'aiguiser la lance, puis la lança à Noa.


Noa la rattrapa maladroitement.


— Tiens. On va chasser.


Noa regarda autour de lui.


— Et Émilie ?


Sirius se leva.


— Elle dort encore. On reviendra avant son réveil.


Noa hésita.


— Tu es sûr ?


— Oui. On ne va pas très loin.


Les deux survivants sortirent de la cabane.


L'air frais du matin contrastait avec la chaleur qui commençait déjà à monter. La mer était calme et les vagues venaient doucement mourir sur le sable.


Ils longèrent le bord de la plage.


Noa tenait sa lance à deux mains et observait constamment la jungle.


— Sirius ?


— Oui ?


— Je dois te dire quelque chose.


— Quoi ?


Noa inspira profondément.


— J'ai une phobie du sang.


Sirius s'arrêta quelques secondes.


Il regarda Noa.


— Une phobie ?


— Oui. Je supporte très mal d'en voir.


Sirius reprit sa marche.


— Il va falloir apprendre à gérer ça.


Noa baissa les yeux.


— Mais je ne veux pas tuer.


Sirius resta silencieux pendant quelques secondes avant de répondre :


— Ici, petit, tu n'auras peut-être pas toujours le choix.


Noa le regarda.


Sirius continua :


— Sur cette île, soit tu fais couler le sang... soit c'est le tien qui coule.


Noa n'apprécia pas vraiment cette réponse.


Mais avant qu'il puisse répondre, Sirius s'arrêta brutalement.


Il leva une main.


— Chut.


Noa se figea.


— Qu'est-ce qu'il y a ?


Sirius désigna discrètement l'horizon.


Plus loin, près d'un groupe de rochers, plusieurs structures étaient visibles.


Un campement.


Mais surtout...


Des silhouettes humaines.


— D'autres survivants, murmura Sirius.


Noa sentit son cœur accélérer.


— On devrait peut-être aller leur parler.


Sirius secoua la tête.


— Pas encore.


Il observa attentivement le camp.


Deux hommes montaient la garde à l'extérieur.


— Reste ici.


— Pourquoi ?


— Je vais vérifier.


Sirius s'accroupit puis commença à avancer lentement dans les hautes herbes.


Noa resta immobile.


Il vit Sirius contourner les rochers, disparaître derrière un arbre, puis progresser silencieusement vers le camp.


Quelques secondes plus tard...


Sirius surgit derrière les deux gardes.


Le premier se retourna.


Mais Sirius fut plus rapide.


Il le neutralisa avec sa lance.


Le deuxième tenta de saisir une arme, mais Sirius le mit également hors d'état de nuire.


Noa détourna immédiatement le regard.


Il ferma les yeux.


Il entendit seulement quelques bruits de lutte.


Puis le silence.


Quelques secondes plus tard, Sirius revint vers lui.


— C'est bon. Avance, petit.


Noa ouvrit lentement les yeux.


Il regarda Sirius avec inquiétude.


— Tu étais vraiment obligé de les tuer ?


Sirius ne répondit pas immédiatement.


Il regarda le campement.


— Ce sont des humains comme nous, oui.


Puis il fixa Noa.


— Mais qu'est-ce qui te dit qu'ils ne nous auraient pas tués ?


Noa resta silencieux.


Sirius continua :


— On ne connaît rien de cette île. On ne sait pas combien de tribus existent, ni leurs intentions.


Il ramassa une petite sacoche abandonnée près du camp.


— Maintenant, on fouille.


Les deux survivants entrèrent prudemment dans le campement.


Il était rudimentaire : quelques fondations en bois, un feu éteint, plusieurs coffres et quelques lits de fortune.


Noa observa les alentours.


— Ils étaient installés ici depuis longtemps...


Sirius ouvrit un coffre.


À l'intérieur se trouvaient des baies, des pierres, des fibres et quelques outils.


— Ils avaient déjà commencé à progresser.


Noa remarqua quelque chose au sol.


— Sirius...


Il désigna une série d'empreintes.


De grandes empreintes de pas.


Sirius s'accroupit et les examina.


Son expression changea.


— Ce ne sont pas celles d'un humain.


Noa s'approcha.


— C'est quoi ?


Sirius suivit les traces du regard.


Elles partaient du campement et se dirigeaient vers la jungle.


— Je ne sais pas.


Un grondement sourd résonna soudainement au loin.


Grrrrrrrrrrr...


Noa se figea.


— On devrait peut-être rentrer.


Sirius referma immédiatement le coffre.


— Oui.


Ils quittèrent rapidement le campement.


Mais avant de partir, Noa se retourna une dernière fois.


Il aperçut quelque chose au loin, entre les arbres.


Deux yeux brillants les observaient.


Puis la créature disparut dans la végétation.


Noa serra sa lance.


Il venait de comprendre une chose.


La chasse n'était pas le plus dangereux sur The Arks.


Le véritable danger venait peut-être de ce qui les observait.




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